Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour le géant britannique de la publicité WPP, rival du français Publicis, aux performances en déclin face à la montée de l’IA et désormais rétrogradé à la Bourse de Londres après avoir vu la valeur de son action s’effondrer.
WPP sortira de l’indice vedette londonien, le FTSE 100, pour intégrer le FTSE 250, moins prestigieux, a annoncé le London Stock Exchange Group mercredi. Le changement sera effectif à partir du 22 décembre. Le groupe, qui affiche le plus gros recul de toutes les entreprises de FTSE 100 depuis le début de l’année, en baisse de quelque 65%, peine notamment face à l’essor de l’IA et des réseaux sociaux, qui affecte la demande pour les agences traditionnelles. Le britannique a vu son chiffre d’affaires baisser légèrement en 2024, à 14,7 milliards de livres (16,8 milliards d’euros). Son bénéfice net, qui s’était affaissé un an plus tôt, avait cependant rebondi grâce à une baisse de ses coûts. Il enchaîne depuis les résultats décevants et avait annoncé en juin le départ de son directeur général Mark Read, après 7 ans en poste. Il a été remplacé début septembre par Cindy Rose, qui a dénoncé des performances «inacceptables» mais assuré que le groupe «prend des mesures pour y remédier». «Nous allons rendre notre offre beaucoup plus simple, plus intégrée, basée sur les données et l’IA, proposée à un prix compétitif et conçue pour générer de la croissance et des résultats commerciaux pour nos clients», a-t-elle affirmé en octobre. «Le groupe s’est fait un nom en proposant des idées novatrices à ses clients, mais en 2025 il n’a pas su trouver l’inspiration nécessaire pour se remettre sur les rails», résume Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell. «L’ampleur du défi à relever est immense. L’entreprise est déjà fortement fragilisée, et la sortie annoncée du FTSE 100 (…) vient couronner une année catastrophique pour l’agence de publicité», selon lui.


