Les trois opérateurs français Bouygues Telecom, Free et Orange ont affirmé jeudi que les négociations pour le rachat commun de leur concurrent SFR se poursuivaient, sans «aucun accord» à ce stade.
communiqué commun, à des «rumeurs de presse» à la suite d’un article de BFM affirmant qu’il envisageait de revoir son offre de rachat à la hausse, à 20 milliards d’euros.
En octobre, les trois opérateurs avaient annoncé vouloir racheter «la plupart des actifs de l’opérateur SFR», pour un montant de 17 milliards d’euros.
Cette offre intervient dans le contexte de la restructuration de la dette colossale de la maison-mère de SFR, Altice France, dont le milliardaire Patrick Drahi est actionnaire majoritaire.
Elle pourrait aboutir à une reconfiguration totale du marché français des télécoms.
Mais à ce stade, Bouygues Telecom, Free (Groupe Iliad) et Orange ont simplement confirmé «l’existence de discussions» avec Altice. «Des travaux de due diligence (ensemble des vérifications sur la situation d’une société dans le cadre d’une reprise, ndlr) ont été engagés depuis début janvier 2026», ont-ils précisé.
Mais «les conditions juridiques et financières de la transaction ne font l’objet d’aucun accord à date», ont-ils ajouté. «Il n’y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord», ont prévenu les opérateurs, qui ont ajouté qu’une communication interviendra «le moment venu sur l’évolution du projet».
Les trois entreprises souhaitent égale
ment acheter d’autres actifs d’Altice France, mais n’envisagent pas le rachat total du groupe.
Dans le détail, selon l’offre déposée en octobre, Bouygues Telecom et Iliad reprendraient les activités de SFR dédiées aux entreprises, tandis que les ventes aux particuliers ainsi que les infrastructures et les fréquences seraient partagées entre les trois opérateurs.
Le réseau mobile de SFR en zone non dense serait géré exclusivement par Bouygues Telecom.


