Après avoir atteint les sommets dans les années 70, la marque horlogère Kelton est activement de retour sur le marché depuis 2022. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer le repositionnement de la marque et de son offre avec Édith CHAPELLE, Directrice de la marque Kelton.
MEDIACOM’ Comment s’est opéré le retour de Kelton sur le marché ?
Édith CHAPELLE Relancer Kelton a représenté un vrai défi. C’est à Besançon, en 1955, que la marque est née. Kelton atteint des sommets dans les années 70 avec plus de 5 millions de montres vendues. En 2020, la marque renaît sous l’impulsion des actionnaires Laurent Dides et Alain Foglia. Plus de 2 millions d’euros ont été investis pour insuffler une nouvelle vie à cette marque historique. Dès 2022, la marque a commencé à dévoiler ses nouvelles collections, puisant dans l’esthétique qui a fait son succès dans les années 1970. Grâce à l’expertise et la créativité du designer Vincent Bergerat, chaque nouveauté reflète une subtile alliance entre héritage et futur.
MEDIACOM’ Ce retour s’accompagne-t-il d’une stratégie forte autour des collaborations ?
Édith CHAPELLE Kelton est associée à la Fondation de la Mer et reverse 10% des bénéfices réalisés sur la vente de son modèle 1955 30 ATM. La marque surprend et se réinvente à travers des collaborations prestigieuses. Associée à des marques emblématiques telles que Chapal, Micmac St. Tropez, ou encore plus récemment la célèbre Ines de la Fressange Paris, Kelton ne cesse de renforcer son identité tout en s’ancrant profondément dans la tendance. Ces partenariats témoignent de la capacité de la marque à marier son riche héritage à de nouvelles créations.
MEDIACOM’ Quelles sont les prochaines étapes de votre feuille de route ?
Édith CHAPELLE Nous préparons plusieurs projets pour la rentrée, notamment en matière de communication, ainsi qu’une refonte complète de notre site e-commerce. Sur la partie marketing, nous misons principalement sur les réseaux sociaux, l’influence et les relations presse. Concernant l’international, nous sommes déjà présents à Taïwan, au Maroc et au Japon. Le développement à l’export fait clairement partie de nos objectifs.
MEDIACOM’ Cherchez-vous à attirer un public plus jeune ?
Édith CHAPELLE Pas directement pour l’instant. Notre coeur de cible se situe aujourd’hui autour des 35- 45 ans. Nous préférons développer progressivement la marque plutôt que de vouloir séduire immédiatement la génération Z, qui est d’ailleurs une cible très volatile.
MEDIACOM’ Pourquoi mettre en avant la mention «conçu et assemblé en France» plutôt que «Made in France» ?
Édith CHAPELLE Nous pourrions légalement utiliser la mention «Made in France», mais nous préférons être totalement transparents. Les montres sont conçues et assemblées en France, notamment dans notre atelier de Lectoure, mais les composants proviennent majoritairement d’Asie. C’est un choix assumé, car nous voulons rester honnêtes avec le consommateur.


