Le géant américain du jouet Mattel a publié mardi des résultats en baisse et sensiblement inférieurs aux attentes pour le troisième trimestre, affecté par un décalage des commandes du commerce de détail, mais n’en a pas moins confirmé ses prévisions annuelles.
Les investisseurs ont mal réagi à cette communication et, dans les échanges électroniques postérieurs à la clôture de la Bourse de New York, le titre abandonnait plus de 5%. Le chiffre d’affaires ressort en baisse de 6%, à 1,74 milliard de dollars, assez loin des 1,83 milliard projetés par les analystes, selon un consensus établi par FactSet. Le bénéfice net du groupe s’affiche à 278 millions de dollars, en chute de 25% sur un an. Le groupe d’El Segundo (Californie) a souffert d’un décrochage des ventes de jouets pour les enfants en bas âge (-25% sur un an) ainsi que des poupées (-11%), selon un communiqué. Comme lors du trimestre précédent, la ligne de la poupée vedette Barbie a été boudée (-17%). Seuls les véhicules et petites voitures ont tiré leur épingle du jeu (+8%). Sur le plan géographique, l’Amérique du Nord a été le mauvais élève du groupe, avec une contraction de 12% de son chiffre d’affaires, de loin la moins bonne performance par régions. A l’inverse, la région Asie-Pacifique (+11%) et l’Europe, Moyen-Orient et Afrique (+5%) ont brillé. «Notre activité américaine a été pénalisée au troisième trimestre par un décalage de tout le commerce
de détail dans sa stratégie d’approvisionnement», a indiqué le PDG Ynon Kreiz, cité dans le communiqué. Le dirigeant avait déjà fait état d’une tendance similaire au deuxième trimestre. Confrontés à l’incertitude des droits de douane imposés par Donald Trump, des détaillants hésitent à passer leurs commandes habituelles et repoussent une partie de leurs achats. Le directeur financier Paul Ruh a néanmoins confirmé les prévisions financières de Mattel sur l’ensemble de l’exercice. L’entreprise table toujours sur une croissance de son chiffre d’affaires annuel comprise entre 1% et 3%.


