Après une phase de consolidation de ses expertises sur le marché, l’agence Choses Communes s’apprête à déployer un repositionnement au début de l’année 2026. Zoom sur le fonctionnement et les créations de l’agence avec Baptiste BOURGAIN et Edwin MOOTOOSAMY GUILLEMANÉ, Fondateurs de Choses Communes. Propos recueillis par Kevin Lheritier.
MEDIACOM’ Quelles sont les expertises déployées par l’agence Choses Communes ?
Baptiste BOURGAIN Avec Edwin, on se connaît depuis longtemps : nous nous sommes rencontrés au CELSA, en 2011. Il y a trois ans, nous avons décidé de nous lancer dans une nouvelle aventure professionnelle en lançant notre propre agence. Nous proposons divers services: Conception (accompagnement éditorial, direction de production), Production (production exécutive, réalisation, post-production, motion design) et Stratégie (Direction de création, planning stratégique).
MEDIACOM’ Comment se compose votre portefeuille clients ?
Edwin MOOTOOSAMY GUILLEMANÉ L’agence Choses Communes collabore avec un panel assez large d’annonceurs. Nous avons ainsi travaillé avec des marques comme Sciences Po, Bel, Le Pot Commun, Club Med, Chaumet, Evaneos, mais aussi avec des agences comme Pixelis ou Bona fidé. Dernièrement, nous avons signé le film de marque de l’école Condé. En allant chercher dans l’univers du clip et du cinéma, nous avons proposé une approche émotionnelle et un rendu mêlant vidéo, photo et travaux d’étudiants.
MEDIACOM’ Comment se structure l’agence Choses Communes ?
Baptiste BOURGAIN En fonction des projets, nous allons faire appel à des équipes spécialisées pour être au plus près des attentes de nos clients. Au total, pratiquement une dizaine de personnes compose l’équipe. L’agence se structure petit à petit, c’est notre volonté. L’idée n’est pas d’être dans une course à la croissance aveugle. Notre volonté est de faire monter nos talents en compétence.
MEDIACOM’ Quel est le processus d’accompagnement mis en place ?
Edwin MOOTOOSAMY GUILLEMANÉ Lorsque nous rencontrons un client, nous l’accompagnons dès l’écriture du brief. L’idée est de travailler main dans la main avec le client. Nous assurons ensuite la demande du client, de A à Z. Allier la conception et la production nous permet de proposer des idées qui sortent du lot. Surprendre par des références de la pop culture, c’est notre marque de fabrique. Par exemple, pour la DIRISI (Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de la Défense), nous avons pitché une idée originale avec pour référence un clip d’Orelsan («L’odeur de l’essence») devant un général! Et c’est ce qui a fait la différence pour la campagne.
MEDIACOM’ Dans ce contexte, l’IA est-elle une aide en interne ?
Baptiste BOURGAIN Nous utilisons l’IA pour accélérer certaines phases de production. Néanmoins, nous ne l’utilisons pas encore pour générer des films ou des images. En travaillant sur des sujets institutionnels, nous avons besoin que nos contenus soient incarnés, et non générés artificiellement. Il faut montrer les vraies gens, dans de vraies situations. Lorsque nous sommes en compétition, nous pouvons utiliser l’IA pour aider à la visualisation de notre idée finale. L’utilisation, ou non, de ces technologies devient un véritable sujet de discussion avec nos clients.
MEDIACOM’ Quel premier bilan pouvez-vous tirer de l’année 2025 ?
Edwin MOOTOOSAMY GUILLEMANÉ 2025 est une très belle année pour Choses Communes, avec de beaux projets réalisés. En interne, l’équipe s’est agrandie, et nos talents continuent de gagner en compétence. C’est une fierté, car nous misons beaucoup sur le collectif. Cette capacité d’intégrer des éléments culturels à nos créations vient du collectif. Nous avons des profils différents et nous mettons nos idées en commun. Côté business, si 2025 a donné lieu à une croissance marquée, nous ne voulons pas griller les étapes. Et nous préparons un début d’année 2026 très prometteur.
MEDIACOM’ Quels sont les premiers chantiers pour 2026 ?
Baptiste BOURGAIN Nous planchons encore sur le sujet, mais l’idée est de repositionner l’agence au début de l’année 2026 en donnant une nouvelle impulsion à Choses Communes. Pour ce faire, nous allons ajuster le branding de l’agence, tout en renforçant la patte de Choses Communes : faire de l’institutionnel à haute valeur ajoutée en allant chercher des inspirations du côté du clip, du cinéma, du documentaire.


