Le géant français du luxe Kering, en pleine transformation, a annoncé lundi la création d’une entité rassemblant ses maisons de joaillerie, destinée à structurer et à accélérer leur développement, selon un communiqué.
Cette nouvelle entité rassemblera les maisons Boucheron, Pomellato, Dodo et Qeelin, ainsi que les capacités industrielles de Kering, dont celles du fabicant de joaillerie Raselli Franco «en cours d’intégration et qui est appelé à jouer un rôle central grâce à son savoir-faire d’excellence et à ses technologies de pointe», fait valoir le communiqué.
Le rachat par étapes de Raselli Franco avait été annoncé en décembre, marquant «l’ambition» de Kering dans le domaine de la joaillerie, avait alors indiqué le directeur général du groupe, Luca de Meo.
Kering Jewelry constituera une plateforme intégrée destinée à soutenir la croissance des maisons, fait valoir le groupe de luxe.
«Cette organisation permettra également au groupe de tirer parti de nouvelles opportunités dans cette catégorie, y compris pour ses maisons de mode et de maroquinerie», ajoute-t-il.
Jean-Marc Duplaix, actuel directeur des opérations de Kering, est nommé directeur général de Kering Jewelry, avec effet immédiat, en plus de ses responsabilités actuelles.
Les directeurs généraux des maisons de joaillerie «lui reporteront directement, renforçant ainsi la cohérence stratégique et la coordination opérationnelle».
Kering (Gucci, Yves Saint Laurent,
Balenciaga…), qui a vu son bénéfice net divisé par plus de dix en 2025, est lancé dans une restructuration depuis l’arrivée en septembre de Luca de Meo, l’ancien dirigeant de Renault.
La réorganisation interne passe notamment par une simplification de la structure du groupe, certaines fonctions revues, et des synergies entre les marques.
Début mars, le groupe a ainsi annoncé la création de deux nouveaux pôles, l’un dédié à l’industrie et l’autre aux clients, destinés eux aussi à renforcer l’efficacité opérationnelle de l’entreprise.


