Les partenariats dans le sport professionnel en France ont progressé en 2025, atteignant 1,78 milliard d’euros, le football étant au coeur de ce levier incontournable pour les marques, estime une étude publiée mardi par Sporsora et Nielsen. « On attendait un peu un effondrement du marché après Paris 2024, qui n’a pas eu lieu, les chiffres le prouvent », et ces Jeux ont au final « servi de tremplin pour un certain nombre de partenaires et ont ouvert le marché de manière plus mature », a résumé mardi Nicolas Keribin, responsable du marché France du cabinet spécialisé Nielsen Sports, lors de la présentation du « Panorama des partenariats sportifs en France ». Cette étude – réalisée par Nielsen Sports et Sporsora, organisation réunissant des acteurs de l’économie du sport – a passé au crible plus de 4.000 contrats actifs en 2025 et estime que le marché des partenariats sportifs est « en croissance de 6 à 8% » par rapport à 2024, soit un niveau « record ». Le sponsoring sportif (hors sport amateur) se place ainsi en troisième position des volumes d’investissements en communication de la part des annonceurs, derrière internet (10,9 milliards d’euros) et la télévision (3,5 milliards) mais devant la presse ou la publicité extérieure. Ces partenariats peuvent prendre la forme d’une marque présente sur le maillot d’un sportif, de panneaux publicitaires autour d’un terrain de sport, ou encore du « naming » d’un enceinte ou d’une compétition. Le football représente à lui seul près de 40% de ce marché en valeur, suivi
par les sports automobiles (17%), le rugby et le cyclisme (10% chacun). Le secteur automobile et les services financiers arrivent en tête des investisseurs, suivis par les compagnies aériennes et l’énergie. A noter aussi qu’un peu moins de la moitié (47%) des partenariats sportifs émanent d’entreprises françaises: 13% des investissements proviennent notamment des Etats-Unis, 6% du Qatar et autant de l’Allemagne. Mais l’augmentation des sommes investies et surtout celle des « tickets d’entrée » comporte également « un risque de marché à deux vitesses »: « 8% des deals vont générer près de 80% de la valeur totale du marché, il y a même moins de 1% des deals qui génèrent plus de 25% du marché », met en avant Nicolas Keribin.


