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Casino en léger recul mais en progrès à périmètre comparable

Le distributeur Casino a réalisé un chiffre d’affaires de 1,95 milliard d’euros au premier trimestre, en repli de 2,7% sur un an mais en légère hausse (+0,3%) à données comparables. Les marques de proximité (Monoprix, Franprix, Casino et Naturalia) ont affiché une baisse de 2,2% pour leur chiffre d’affaires total (1,71 milliard d’euros) et une hausse de 0,6% à données comparables, selon un communiqué publié par la société. Le groupe aux sept marques (Casino, Monoprix, Franprix, Naturalia, Vival, Spar et CDiscount), contrôlé par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, a affiché une amélioration de sa rentabilité, avec un bénéfice brut d’exploitation (Ebitda) ajusté à 110 millions d’euros, en hausse de 10,4%. Après loyers payés par le groupe, l’Ebitda est de 0,9 million d’euros, contre une perte de 16 millions au premier trimestre 2025. Casino « confirme son objectif de retour à l’équilibre du cash-flow libre (le flux de trésorerie disponible: NDLR) avant frais financier en 2026 ». Quant aux « discussions sur le renforcement et l’adaptation de la structure financière », elles « se poursuivent avec les créanciers et FRH » (France Retail Holdings, détenu majoritairement par M. Kretinsky et actionnaire principal de Casino) avec pour objectif de « parvenir à un accord de principe au plus tard d’ici fin juin », a répété le groupe. Tombé dans l’escarcelle de Daniel Kretinsky en 2024 après des années de surendettement, Casino doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, et a engagé fin 2025 des discussions avec ses créanciers (banques et fonds anglo-saxons) pour diminuer ce montant.

Giorgio Armani : chiffre d’affaires en baisse en 2025,  mais amélioration de la rentabilité

Le chiffre d’affaires du groupe Armani a baissé en 2025, année de la disparition de son fondateur Giorgio Armani, à l’image de l’ensemble du secteur du luxe, mais sa rentabilité a augmenté avec davantage de ventes dans ses propres magasins, a annoncé l’entreprise. Le chiffre d’affaires a reculé de 4,6% en 2025, à 2,2 milliards d’euros, mais sa rentabilité brute (Ebitda) a augmenté de 3%, à 152,7 millions d’euros, a indiqué dans un communiqué le groupe Armani, dirigé depuis octobre 2025 par un proche de Giorgio Armani, Giuseppe Marsocci. Le groupe (marques Giorgio Armani, Emporio Armani, A|X Armani Exchange ou encore EA7) a indiqué avoir confirmé « sa stabilité et sa solidité managériale avec une baisse contenue des ventes et une rentabilité opérationnelle en amélioration », lors d’une année marquée par les turbulences géopolitiques et « les difficultés probablement structurelles du secteur de la mode ». En 2025, « nous avons continué à opérer au mieux dans le sillage stratégique indiqué par M. Armani, avec une gestion saine et sans forcing, comme le confirment les composantes qualitatives de nos ventes, dans une optique quiconsidère le groupe sur le long terme et pas orientée vers la maximisation du profit immédiat », a souligné Giuseppe Marsocci dans le communiqué. En intégrant les produits Armani vendus sous licence (lunettes, parfums), le chiffre d’affaires des marques est estimé à plus de 6 milliards d’eurosdans le monde. Les ventes en direct ont progressé globalement à taux de change constants en 2025 de 2%, tandis que les canaux indirects enregistrent une baisse de 7%, ce qui reflète « la prudence raisonnable des partenaires de distribution dans le contexte global du marché », selon Armani, mais « va de pair avec la stratégie de sélectivité et de qualité de la distribution du groupe, en place depuis plusieurs années déjà ». « Nous sommes confrontés à un possible changement structurel de l’approche du luxe et de la mode de la part des consommateurs actuels et potentiels », a souligné Giuseppe Marsocci. « Nous sommes toutefois optimistes, car plus que jamais l’identité de l’entreprise et de la marque se reflète dans les principes fondateurs que M. Armani a établis dans son testament d’entreprise », soit un « modèle de beauté et d’élégance discrète et intemporelle » et « l’idée d’une entreprise solide et prudente » qui « se révèlent extrêmement actuelles, voire plus pertinentes que jamais au regard de l’époque que nous vivons », a poursuivi le directeur général du groupe Armani.

E-commerce : Rakuten cherche un repreneur pour sa marketplace française

Le site de vente en ligne Rakuten, anciennement PriceMinister, cherche en priorité un repreneur en France mais envisage sa fermeture en cas d’échec, a indiqué sa direction, confirmant une information du magazine Capital. « Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin de l’activité depuis une dizaine d’années, malgré les efforts et investissements continus du Groupe Rakuten en France », a déclaré la filiale française de l’entreprise japonaise, précisant que 180 salariés sont concernés par ce projet. Rakuten France « a présenté le mardi 7 avril dernier aux représentants dupersonnel un projet de cession ou d’arrêt de son activité de marketplace (site d’e-commerce, NDLR), en France », a précisé l’entreprise dans une déclaration officielle. « La reprise des activités par un acquéreur est privilégiée, dans la continuité des investissements et innovations menés ces dernières années pour soutenir le développement de la marketplace de Rakuten en France. A défaut, la fermeture de l’activité serait envisagée » à partir du troisième trimestre 2026, a-t-elle poursuivi. Rakuten est un site d’e-commerce généraliste, vendant des appareils électroniques, de l’électroménager, des jouets, des vêtements, du mobilier, etc. Le groupe japonais Rakuten avait acheté PriceMinister en 2010 et avait investi depuis « pour compenser les pertes, moderniser la plateforme, et développer des solutions avancées pour renforcer le service grâce à l’intelligence artificielle ». Mais face à un « marché en rapide mutation », ses efforts n’ont pas suffi puisque « le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur la même période », chiffre la direction. Le groupe Rakuten a indiqué se réorienter stratégiquement « vers l’innovation dans les télécommunications avec Rakuten Symphony, les contenus numériques avec Rakuten Kobo, son application de communication Rakuten Viber,ainsi que son solide portefeuille d’activités diversifiées en France et dans toute l’Europe ». Rakuten a été créé en 1997 au Japon et oeuvre dans l’e-commerce mais aussi les télécommunications, la publicité ou encore l’intelligence artificielle. Le groupe emploie plus de 25.000 personnes dans 30 pays pour un chiffre d’affaires de plus de 11 milliards d’euros, peut-on lire sur son site.

Amazon lance sa propre offre logistique et devient un concurrent direct de UPS et FedEx

Amazon a annoncé le lancement d’une offre de services logistiques indépendante de celle de sa plateforme de commerce en ligne, un coup de tonnerre pour les grands acteurs du secteur. Après s’être initialement appuyé sur les spécialistes du transport et de la livraison, Amazon a progressivement développé, depuis le milieu des années 2000, une chaîne logistique propre pour mieux maîtriser ses coûts. Aujourd’hui, le groupe de Seattle (nord-ouest) possède une flotte de dizaines de milliers de camionnettes, plus de 80.000 remorques de camion et 100 avions cargo. Il contrôle aussi un maillage de plus de 350 centres logistiques dans le monde et peut prendre en charge, dans le monde entier, le transport de biensde leur lieu de production jusqu’à la livraison au client final. Jusqu’ici, ce dispositif était entièrement dédié aux produits vendus sur la plateforme de commerce électronique. En créant une nouvelle filiale, Amazon Supply Chain Services (ASCS), le groupe propose maintenant son infrastructure à toutes les entreprises. « La chaîne d’approvisionnement n’est pas qu’une fonction au sein d’Amazon, c’est essentiel à un parcours de shopping exceptionnel », a déclaré Peter Larsen, vice-président d’ASCS, cité dans le communiqué. « Nous pensons pouvoir offrir les mêmes optimisation de coûts, fiabilité et rapidité qu’aux clients (de la plateforme) Amazon », a-t-il affirmé. ASCS compte déjà plusieurs clients, notamment le spécialiste des produits d’hygiène Procter & Gamble ou le conglomérat industriel 3M. Cette évolution stratégique fait d’Amazon un concurrent frontal pour les poids lourds de la livraison de plis et de colis. A la Bourse de New York, les investisseurs sanctionnaient ainsi durement UPS (-9,37%) et FedEx (-8,56%), mais aussi les spécialistes de la logistique XPO (-5,95%) et GXO (-13,11%). De son côté, Amazon gagnait 1,14%.

Showroomprivé reste dans le rouge malgré sa transformation

Showroomprivé (SRP Groupe) a annoncé une perte nette d’environ 31 millions d’euros avec une baisse de 13% de son chiffre d’affaires en 2025, alors que ses ventes continuent de s’effriter début 2026. L’acteur de la vente événementielle reste donc dans le rouge après une perte nette de 133 millions d’euros en 2024. En 2025, son chiffre d’affaires s’élève à 559 millions d’euros, en baisse de 13,5%. Le groupe européen explique notamment ces mauvaises performances en raison de la « concurrence accrue avec le développement des plateformes d’ultra fast fashion en France » sur le marché de la vente en ligne. Initialement prévus pour le 25 mars dernier, les résultats annuels du groupe ont été repoussés « par la nécessité de laisser aux commissaires aux comptes le temps nécessaire pour finaliser leurs travaux d’audit », avait justifié en mars Showroomprivé. Pour faire face à ces vents contraires, le groupe avait dit envisager un projet de réorganisation qui « pourrait entraîner jusqu’à 121 suppressions depostes (soit 11% de ses effectifs, NDLR) pour motif économique au cours du deuxième trimestre 2026 ». Il a également cédé sa participation majoritaire en décembre dans la plateforme de mode The Bradery « pour une valeur de 22 millions d’euros ». En outre, Showroomprivé renégocie sa dette bancaire de 40 millions d’euros et son remboursement a été prolongé de deux ans dans le cadre d’un protocole de conciliation signé en janvier. Son PDG, David Dayan, indique dans le communiqué que dans ce « marché en mutation », Showroomprivé a « engagé une transformation en profondeur ». A savoir le « recentrage sur les offres à plus forte valeur, (la) montée en puissance de (leurs) relais de croissance, la refonte de (leur) organisation commerciale, accélération sur la data, la technologie et l’IA. » « Nos résultats 2025 reflètent cette phase de transition », estime encore ledirigeant. Mais au premier trimestre 2026, son chiffre d’affaires continue de baisser (-5,78%) pour s’établir à 105,3 millions d’euros. Créé en 2006 et basé en France, Showroomprivé est un acteur européen de la vente événementielle en ligne spécialisé dans la mode et collaborant avec plus de 3.000 marques.

Starbucks relève ses objectifs après un bénéfice en forte hausse (+33%)

Le géant américain des cafés Starbucks a relevé ses objectifs annuels après des résultats meilleurs qu’attendus au deuxième trimestre de son exercice décalé 2026, en particulier un bond de 33% de son bénéfice net. « Le deuxième trimestre a marqué le tournant dans notre retournement tandis que notre (plan d’entreprise) Back to Starbucks a tiré la croissance de notre chiffre d’affaires et de notre bénéfice », a commenté Brian Niccol, PDG du groupe, cité dans un communiqué. Le chiffre d’affaires a augmenté de 8,8% à 9,53 milliards de dollars et le bénéfice net ressort à 510,9 millions de dollars, contre 384,2 millions sur la même période un an plus tôt. Le consensus des analystes de Factset tablait respectivement sur 9,17milliards et 484 millions de dollars. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, donnée favorisée par les marchés, le bénéfice net s’établit à 50 cents, contre 41 cents un an plus tôt et un consensus de 43 cents. Dans les échanges électroniques après la fermeture de la Bourse de NewYork, l’action Starbucks bondissait de 4,99%. « Nous avions été clairs sur le fait que l’amélioration du chiffre d’affaires se produirait en premier, avec une croissance du bénéfice qui suivrait dans la foulée », a remarqué M. Niccol, affirmant qu’il restait « encore du travail à faire ». « Mais nous sommes ravis de voir que le cumul de la croissance par rapport aux périodes précédentes et la discipline en matière de coûts commencent à se voir dans les marges », a-t-il relevé. M. Niccol avait pris en septembre les commandes de Starbucks, qui était alors en difficulté depuis plusieurs mois. Il avait insisté sur la nécessité pour l’entreprise de « changer fondamentalement (sa) stratégie », une mutation symbolisée par ce plan « Back to Starbucks ». Au deuxième trimestre, la marge opérationnelle est passée en un an de 6,9% à 8,7%. Du fait des performances sur le trimestre, le groupe a de nouveau relevé ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice fiscal. Le chiffre d’affaires à nombre comparable de boutiques devrait ainsi augmenter d’au moins 5% (au moins 3% auparavant) et le bénéfice net par action à données comparables devrait être compris entre 2,25 et 2,45 dollars (2,15 à 2,40 auparavant).

Pernod Ricard renonce au rachat de Brown-Forman

Le groupe français de vins et spiritueux Pernod Ricard a annoncé l’échec des discussions pour racheter son concurrent américain Brown-Forman, propriétaire notamment de la marque de whisky Jack Daniel’s. « Ces discussions ont pris fin et n’ont pas abouti à un accord, les entreprises n’étant pas parvenues à s’entendre sur les conditions », a écrit le groupe français dans un communiqué. Dans un communiqué distinct, Brown-Forman a confirmé l’échec des négociations, celles-ci ayant achoppé sur l’incapacité des parties à s’accorder sur « des conditions acceptables par chacune ». « Nous avons l’intention de créer de la valeur sur le long terme pour tous nos partenaires en nous concentrant sur nos priorités stratégiques etopérationnelles », a indiqué le groupe américain. « Cela passe par le déblocage d’une croissance future en élargissant notre empreinte géographique, en continuant à bâtir des marques qui font écho chez les consommateurs et en renforçant l’efficacité opérationnelle », a-t-il poursuivi. Lorsque leurs négociations avaient été annoncées fin mars, dans un contexte morose pour les boissons alcoolisées à travers le monde, les deux groupes avaient précisé qu’il n’y avait aucune garantie qu’elles aboutiraient favorablement. Brown-Forman avait évoqué « une fusion entre égaux », bien que Pernod Ricard soit un groupe de plus grande taille, et avait affirmé explorer « régulièrement » des « opportunités stratégiques ». Les deux géants sont respectivement valorisés à plus de 15 milliards d’euros (17 milliards de dollars) pour Pernod Ricard et à environ 12 milliards de dollars pour Brown-Forman. Une dizaine de jours plus tard, le Wall Street Journal (WSJ) écrivait que le groupe américain Sazerac, qui produit et commercialise plus de 500 marques de spiritueux, avait contacté Brown-Forman pour une « possible entente ». Sollicités à l’époque, Sazerac et Brown-Forman n’avaient pas souhaité faire de commentaire. De nouveau contactés, ils n’ont pas répondu dans l’immédiat. Sazerac est une entreprise familiale ayant près de 400 ans d’histoire. Elle dispose de distilleries dans le monde entier, en particulier dans le Kentucky (Etats-Unis), à Cognac (France) ou encore à Goa (Inde). Pernod Ricard, maison mère de l’emblématique pastis mais aussi de la vodka Absolut ou du whisky Jameson, a revu mi-avril à la baisse ses objectifs annuels, parlant d’une « année de transition avec une amélioration des tendances au deuxième semestre ».

FreeWheel lance Partner Portal

FreeWheel, société du groupe Comcast et l’une des principales plateformes technologiques mondiales dédiées à la publicité dans le streaming, annonce aujourd’hui le lancement de Partner Portal, un hub centralisé permettant aux partenaires de créer, tester et déployer des solutions à destination des éditeurs premium. Partner Portal accélère l’innovation en facilitant la création d’applications spécialisées, adaptées aux besoins de chaque éditeur, au sein de la plateforme FreeWheel, couvrant des domaines tels que l’optimisation, la planification et l’automatisation, pour répondre aux besoins spécifiques de l’écosystème TV premium. DanAds et Watching That comptent parmi les premiers partenaires à s’intégrer à Partner Portal.

Gunsmoke annonce le lancement de son offre dédiée au Creative Live Content

L’agence Gunsmoke, agence de production audiovisuelle, annonce le lancement de son offre dédiée au Creative Live Content, une verticale dédiée à l’incarnation visuelle et créative des moments forts de la communication d’entreprise. Gunsmoke a déjà commencé à accompagner des agences évènementielles comme Publicis Live, Havas Events et Hopscotch mais aussi de grandes marques et institutions internationales dans leurs projets de Creative Live Content : les Worldwide Meetings (WWM) de L’Oréal, le Festival International du Film de Jeddah, Renault, Audemars Piguet, le Sommet de la Santé et le Sommet de la Francophonie 2024.

Un nouveau bureau présidé par Alban Duron et un conseil renouvelé pour l’association les Relocalisateurs

L’association Les Relocalisateurs annonce l’élection d’un conseil renouvelé ainsi que d’un nouveau bureau sous la présidence d’Alban Duron, avec pour mission de faire changer d’échelle la relocalisation des investissements publicitaires au bénéfice des médias français et de leurs parties prenantes dans les territoires. Sont élus au bureau : Alban DURON, président, succédant à Bruno RICARD, Dorothée CAULIER, secrétaire générale, succédant à Virginie SAPPEY, Sophie DOBEL, trésorière, succédant à Alban DURON. Sont élus ou réélus au conseil d’administration, en plus des membres du bureau : Florence LE LIBOUX, Didier QUILLOT, Bruno RICARD et Virginie SAPPEY. Alexis GOUJON demeure directeur général de l’association.

Casino en léger recul mais en progrès à périmètre comparable

Place de la Nation Illustration du logo de la marque de supermarchés CASINO © LP/Jean-Baptiste Quentin

Le distributeur Casino a réalisé un chiffre d’affaires de 1,95 milliard d’euros au premier trimestre, en repli de 2,7% sur un an mais en légère hausse (+0,3%) à données comparables. Les marques de proximité (Monoprix, Franprix, Casino et Naturalia) ont affiché une baisse de 2,2% pour leur chiffre d’affaires total (1,71 milliard d’euros) et une hausse de 0,6% à données comparables, selon un communiqué publié par la société. Le groupe aux sept marques (Casino, Monoprix, Franprix, Naturalia, Vival, Spar et CDiscount), contrôlé par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, a affiché une amélioration de sa rentabilité, avec un bénéfice brut d’exploitation (Ebitda) ajusté à 110 millions d’euros, en hausse de 10,4%. Après loyers payés par le groupe, l’Ebitda est de 0,9 million d’euros, contre une perte de 16 millions au premier trimestre 2025. Casino « confirme son objectif de retour à l’équilibre du cash-flow libre (le flux de trésorerie disponible: NDLR) avant frais financier en 2026 ». Quant aux « discussions sur le renforcement et l’adaptation de la structure financière », elles « se poursuivent avec les créanciers et FRH » (France Retail Holdings, détenu majoritairement par M. Kretinsky et actionnaire principal de Casino) avec pour objectif de « parvenir à un accord de principe au plus tard d’ici fin juin », a répété le groupe. Tombé dans l’escarcelle de Daniel Kretinsky en 2024 après des années de surendettement, Casino doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, et a engagé fin 2025 des discussions avec ses créanciers (banques et fonds anglo-saxons) pour diminuer ce montant.

Giorgio Armani : chiffre d’affaires en baisse en 2025,  mais amélioration de la rentabilité

Le chiffre d’affaires du groupe Armani a baissé en 2025, année de la disparition de son fondateur Giorgio Armani, à l’image de l’ensemble du secteur du luxe, mais sa rentabilité a augmenté avec davantage de ventes dans ses propres magasins, a annoncé l’entreprise. Le chiffre d’affaires a reculé de 4,6% en 2025, à 2,2 milliards d’euros, mais sa rentabilité brute (Ebitda) a augmenté de 3%, à 152,7 millions d’euros, a indiqué dans un communiqué le groupe Armani, dirigé depuis octobre 2025 par un proche de Giorgio Armani, Giuseppe Marsocci. Le groupe (marques Giorgio Armani, Emporio Armani, A|X Armani Exchange ou encore EA7) a indiqué avoir confirmé « sa stabilité et sa solidité managériale avec une baisse contenue des ventes et une rentabilité opérationnelle en amélioration », lors d’une année marquée par les turbulences géopolitiques et « les difficultés probablement structurelles du secteur de la mode ». En 2025, « nous avons continué à opérer au mieux dans le sillage stratégique indiqué par M. Armani, avec une gestion saine et sans forcing, comme le confirment les composantes qualitatives de nos ventes, dans une optique quiconsidère le groupe sur le long terme et pas orientée vers la maximisation du profit immédiat », a souligné Giuseppe Marsocci dans le communiqué. En intégrant les produits Armani vendus sous licence (lunettes, parfums), le chiffre d’affaires des marques est estimé à plus de 6 milliards d’eurosdans le monde. Les ventes en direct ont progressé globalement à taux de change constants en 2025 de 2%, tandis que les canaux indirects enregistrent une baisse de 7%, ce qui reflète « la prudence raisonnable des partenaires de distribution dans le contexte global du marché », selon Armani, mais « va de pair avec la stratégie de sélectivité et de qualité de la distribution du groupe, en place depuis plusieurs années déjà ». « Nous sommes confrontés à un possible changement structurel de l’approche du luxe et de la mode de la part des consommateurs actuels et potentiels », a souligné Giuseppe Marsocci. « Nous sommes toutefois optimistes, car plus que jamais l’identité de l’entreprise et de la marque se reflète dans les principes fondateurs que M. Armani a établis dans son testament d’entreprise », soit un « modèle de beauté et d’élégance discrète et intemporelle » et « l’idée d’une entreprise solide et prudente » qui « se révèlent extrêmement actuelles, voire plus pertinentes que jamais au regard de l’époque que nous vivons », a poursuivi le directeur général du groupe Armani.

E-commerce : Rakuten cherche un repreneur pour sa marketplace française

Le site de vente en ligne Rakuten, anciennement PriceMinister, cherche en priorité un repreneur en France mais envisage sa fermeture en cas d’échec, a indiqué sa direction, confirmant une information du magazine Capital. « Ce projet s’inscrit dans un contexte de déclin de l’activité depuis une dizaine d’années, malgré les efforts et investissements continus du Groupe Rakuten en France », a déclaré la filiale française de l’entreprise japonaise, précisant que 180 salariés sont concernés par ce projet. Rakuten France « a présenté le mardi 7 avril dernier aux représentants dupersonnel un projet de cession ou d’arrêt de son activité de marketplace (site d’e-commerce, NDLR), en France », a précisé l’entreprise dans une déclaration officielle. « La reprise des activités par un acquéreur est privilégiée, dans la continuité des investissements et innovations menés ces dernières années pour soutenir le développement de la marketplace de Rakuten en France. A défaut, la fermeture de l’activité serait envisagée » à partir du troisième trimestre 2026, a-t-elle poursuivi. Rakuten est un site d’e-commerce généraliste, vendant des appareils électroniques, de l’électroménager, des jouets, des vêtements, du mobilier, etc. Le groupe japonais Rakuten avait acheté PriceMinister en 2010 et avait investi depuis « pour compenser les pertes, moderniser la plateforme, et développer des solutions avancées pour renforcer le service grâce à l’intelligence artificielle ». Mais face à un « marché en rapide mutation », ses efforts n’ont pas suffi puisque « le nombre de clients a baissé de 33% en 10 ans et le trafic a reculé de 42% sur la même période », chiffre la direction. Le groupe Rakuten a indiqué se réorienter stratégiquement « vers l’innovation dans les télécommunications avec Rakuten Symphony, les contenus numériques avec Rakuten Kobo, son application de communication Rakuten Viber,ainsi que son solide portefeuille d’activités diversifiées en France et dans toute l’Europe ». Rakuten a été créé en 1997 au Japon et oeuvre dans l’e-commerce mais aussi les télécommunications, la publicité ou encore l’intelligence artificielle. Le groupe emploie plus de 25.000 personnes dans 30 pays pour un chiffre d’affaires de plus de 11 milliards d’euros, peut-on lire sur son site.

Amazon lance sa propre offre logistique et devient un concurrent direct de UPS et FedEx

Amazon a annoncé le lancement d’une offre de services logistiques indépendante de celle de sa plateforme de commerce en ligne, un coup de tonnerre pour les grands acteurs du secteur. Après s’être initialement appuyé sur les spécialistes du transport et de la livraison, Amazon a progressivement développé, depuis le milieu des années 2000, une chaîne logistique propre pour mieux maîtriser ses coûts. Aujourd’hui, le groupe de Seattle (nord-ouest) possède une flotte de dizaines de milliers de camionnettes, plus de 80.000 remorques de camion et 100 avions cargo. Il contrôle aussi un maillage de plus de 350 centres logistiques dans le monde et peut prendre en charge, dans le monde entier, le transport de biensde leur lieu de production jusqu’à la livraison au client final. Jusqu’ici, ce dispositif était entièrement dédié aux produits vendus sur la plateforme de commerce électronique. En créant une nouvelle filiale, Amazon Supply Chain Services (ASCS), le groupe propose maintenant son infrastructure à toutes les entreprises. « La chaîne d’approvisionnement n’est pas qu’une fonction au sein d’Amazon, c’est essentiel à un parcours de shopping exceptionnel », a déclaré Peter Larsen, vice-président d’ASCS, cité dans le communiqué. « Nous pensons pouvoir offrir les mêmes optimisation de coûts, fiabilité et rapidité qu’aux clients (de la plateforme) Amazon », a-t-il affirmé. ASCS compte déjà plusieurs clients, notamment le spécialiste des produits d’hygiène Procter & Gamble ou le conglomérat industriel 3M. Cette évolution stratégique fait d’Amazon un concurrent frontal pour les poids lourds de la livraison de plis et de colis. A la Bourse de New York, les investisseurs sanctionnaient ainsi durement UPS (-9,37%) et FedEx (-8,56%), mais aussi les spécialistes de la logistique XPO (-5,95%) et GXO (-13,11%). De son côté, Amazon gagnait 1,14%.

Showroomprivé reste dans le rouge malgré sa transformation

Showroomprivé (SRP Groupe) a annoncé une perte nette d’environ 31 millions d’euros avec une baisse de 13% de son chiffre d’affaires en 2025, alors que ses ventes continuent de s’effriter début 2026. L’acteur de la vente événementielle reste donc dans le rouge après une perte nette de 133 millions d’euros en 2024. En 2025, son chiffre d’affaires s’élève à 559 millions d’euros, en baisse de 13,5%. Le groupe européen explique notamment ces mauvaises performances en raison de la « concurrence accrue avec le développement des plateformes d’ultra fast fashion en France » sur le marché de la vente en ligne. Initialement prévus pour le 25 mars dernier, les résultats annuels du groupe ont été repoussés « par la nécessité de laisser aux commissaires aux comptes le temps nécessaire pour finaliser leurs travaux d’audit », avait justifié en mars Showroomprivé. Pour faire face à ces vents contraires, le groupe avait dit envisager un projet de réorganisation qui « pourrait entraîner jusqu’à 121 suppressions depostes (soit 11% de ses effectifs, NDLR) pour motif économique au cours du deuxième trimestre 2026 ». Il a également cédé sa participation majoritaire en décembre dans la plateforme de mode The Bradery « pour une valeur de 22 millions d’euros ». En outre, Showroomprivé renégocie sa dette bancaire de 40 millions d’euros et son remboursement a été prolongé de deux ans dans le cadre d’un protocole de conciliation signé en janvier. Son PDG, David Dayan, indique dans le communiqué que dans ce « marché en mutation », Showroomprivé a « engagé une transformation en profondeur ». A savoir le « recentrage sur les offres à plus forte valeur, (la) montée en puissance de (leurs) relais de croissance, la refonte de (leur) organisation commerciale, accélération sur la data, la technologie et l’IA. » « Nos résultats 2025 reflètent cette phase de transition », estime encore ledirigeant. Mais au premier trimestre 2026, son chiffre d’affaires continue de baisser (-5,78%) pour s’établir à 105,3 millions d’euros. Créé en 2006 et basé en France, Showroomprivé est un acteur européen de la vente événementielle en ligne spécialisé dans la mode et collaborant avec plus de 3.000 marques.

Starbucks relève ses objectifs après un bénéfice en forte hausse (+33%)

Le géant américain des cafés Starbucks a relevé ses objectifs annuels après des résultats meilleurs qu’attendus au deuxième trimestre de son exercice décalé 2026, en particulier un bond de 33% de son bénéfice net. « Le deuxième trimestre a marqué le tournant dans notre retournement tandis que notre (plan d’entreprise) Back to Starbucks a tiré la croissance de notre chiffre d’affaires et de notre bénéfice », a commenté Brian Niccol, PDG du groupe, cité dans un communiqué. Le chiffre d’affaires a augmenté de 8,8% à 9,53 milliards de dollars et le bénéfice net ressort à 510,9 millions de dollars, contre 384,2 millions sur la même période un an plus tôt. Le consensus des analystes de Factset tablait respectivement sur 9,17milliards et 484 millions de dollars. Rapporté par action et hors éléments exceptionnels, donnée favorisée par les marchés, le bénéfice net s’établit à 50 cents, contre 41 cents un an plus tôt et un consensus de 43 cents. Dans les échanges électroniques après la fermeture de la Bourse de NewYork, l’action Starbucks bondissait de 4,99%. « Nous avions été clairs sur le fait que l’amélioration du chiffre d’affaires se produirait en premier, avec une croissance du bénéfice qui suivrait dans la foulée », a remarqué M. Niccol, affirmant qu’il restait « encore du travail à faire ». « Mais nous sommes ravis de voir que le cumul de la croissance par rapport aux périodes précédentes et la discipline en matière de coûts commencent à se voir dans les marges », a-t-il relevé. M. Niccol avait pris en septembre les commandes de Starbucks, qui était alors en difficulté depuis plusieurs mois. Il avait insisté sur la nécessité pour l’entreprise de « changer fondamentalement (sa) stratégie », une mutation symbolisée par ce plan « Back to Starbucks ». Au deuxième trimestre, la marge opérationnelle est passée en un an de 6,9% à 8,7%. Du fait des performances sur le trimestre, le groupe a de nouveau relevé ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice fiscal. Le chiffre d’affaires à nombre comparable de boutiques devrait ainsi augmenter d’au moins 5% (au moins 3% auparavant) et le bénéfice net par action à données comparables devrait être compris entre 2,25 et 2,45 dollars (2,15 à 2,40 auparavant).

Pernod Ricard renonce au rachat de Brown-Forman

Le groupe français de vins et spiritueux Pernod Ricard a annoncé l’échec des discussions pour racheter son concurrent américain Brown-Forman, propriétaire notamment de la marque de whisky Jack Daniel’s. « Ces discussions ont pris fin et n’ont pas abouti à un accord, les entreprises n’étant pas parvenues à s’entendre sur les conditions », a écrit le groupe français dans un communiqué. Dans un communiqué distinct, Brown-Forman a confirmé l’échec des négociations, celles-ci ayant achoppé sur l’incapacité des parties à s’accorder sur « des conditions acceptables par chacune ». « Nous avons l’intention de créer de la valeur sur le long terme pour tous nos partenaires en nous concentrant sur nos priorités stratégiques etopérationnelles », a indiqué le groupe américain. « Cela passe par le déblocage d’une croissance future en élargissant notre empreinte géographique, en continuant à bâtir des marques qui font écho chez les consommateurs et en renforçant l’efficacité opérationnelle », a-t-il poursuivi. Lorsque leurs négociations avaient été annoncées fin mars, dans un contexte morose pour les boissons alcoolisées à travers le monde, les deux groupes avaient précisé qu’il n’y avait aucune garantie qu’elles aboutiraient favorablement. Brown-Forman avait évoqué « une fusion entre égaux », bien que Pernod Ricard soit un groupe de plus grande taille, et avait affirmé explorer « régulièrement » des « opportunités stratégiques ». Les deux géants sont respectivement valorisés à plus de 15 milliards d’euros (17 milliards de dollars) pour Pernod Ricard et à environ 12 milliards de dollars pour Brown-Forman. Une dizaine de jours plus tard, le Wall Street Journal (WSJ) écrivait que le groupe américain Sazerac, qui produit et commercialise plus de 500 marques de spiritueux, avait contacté Brown-Forman pour une « possible entente ». Sollicités à l’époque, Sazerac et Brown-Forman n’avaient pas souhaité faire de commentaire. De nouveau contactés, ils n’ont pas répondu dans l’immédiat. Sazerac est une entreprise familiale ayant près de 400 ans d’histoire. Elle dispose de distilleries dans le monde entier, en particulier dans le Kentucky (Etats-Unis), à Cognac (France) ou encore à Goa (Inde). Pernod Ricard, maison mère de l’emblématique pastis mais aussi de la vodka Absolut ou du whisky Jameson, a revu mi-avril à la baisse ses objectifs annuels, parlant d’une « année de transition avec une amélioration des tendances au deuxième semestre ».

FreeWheel lance Partner Portal

FreeWheel, société du groupe Comcast et l’une des principales plateformes technologiques mondiales dédiées à la publicité dans le streaming, annonce aujourd’hui le lancement de Partner Portal, un hub centralisé permettant aux partenaires de créer, tester et déployer des solutions à destination des éditeurs premium. Partner Portal accélère l’innovation en facilitant la création d’applications spécialisées, adaptées aux besoins de chaque éditeur, au sein de la plateforme FreeWheel, couvrant des domaines tels que l’optimisation, la planification et l’automatisation, pour répondre aux besoins spécifiques de l’écosystème TV premium. DanAds et Watching That comptent parmi les premiers partenaires à s’intégrer à Partner Portal.

Gunsmoke annonce le lancement de son offre dédiée au Creative Live Content

L’agence Gunsmoke, agence de production audiovisuelle, annonce le lancement de son offre dédiée au Creative Live Content, une verticale dédiée à l’incarnation visuelle et créative des moments forts de la communication d’entreprise. Gunsmoke a déjà commencé à accompagner des agences évènementielles comme Publicis Live, Havas Events et Hopscotch mais aussi de grandes marques et institutions internationales dans leurs projets de Creative Live Content : les Worldwide Meetings (WWM) de L’Oréal, le Festival International du Film de Jeddah, Renault, Audemars Piguet, le Sommet de la Santé et le Sommet de la Francophonie 2024.

Un nouveau bureau présidé par Alban Duron et un conseil renouvelé pour l’association les Relocalisateurs

L’association Les Relocalisateurs annonce l’élection d’un conseil renouvelé ainsi que d’un nouveau bureau sous la présidence d’Alban Duron, avec pour mission de faire changer d’échelle la relocalisation des investissements publicitaires au bénéfice des médias français et de leurs parties prenantes dans les territoires. Sont élus au bureau : Alban DURON, président, succédant à Bruno RICARD, Dorothée CAULIER, secrétaire générale, succédant à Virginie SAPPEY, Sophie DOBEL, trésorière, succédant à Alban DURON. Sont élus ou réélus au conseil d’administration, en plus des membres du bureau : Florence LE LIBOUX, Didier QUILLOT, Bruno RICARD et Virginie SAPPEY. Alexis GOUJON demeure directeur général de l’association.