Casino creuse sa perte nette en 2025 mais améliore nettement sa rentabilité

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Casino creuse sa perte nette en 2025 mais améliore nettement sa rentabilité
Place de la Nation Illustration du logo de la marque de supermarchés CASINO © LP/Jean-Baptiste Quentin

Le groupe contrôlé par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky a vu sa perte enfler de 36,4% comparé à 2024, où elle avait atteint 295 millions d’euros. En cause, «l’abandon des hypermarchés et des supermarchés» décidé en 2024 et «tous les coûts» liés au plan de sauvegarde de l’emploi, qui s’est traduit par 2.200 licenciements, a expliqué le directeur général de Casino, Philippe Palazzi, lors d’une conférence de presse en ligne. Mais Casino «enregistre une très nette progression de sa rentabilité après une année intense de transformation», a insisté le dirigeant, se réjouissant d’un bénéfice brut d’exploitation (Ebitda) ajusté à 655 millions d’euros, en hausse de 13,7% sur un an, et d’un Ebitda ajusté après loyers payés de 198 millions d’euros (+77,3%). Cette progression repose notamment sur «l’assainissement du parc» de magasins avec «la sortie de 1.178 points de vente», les synergies entre les différentes marques du groupe ou encore «la massification des achats» permise entre autre par l’alliance avec Auchan et Intermarché via la centrale Aura Retail. Cette performance «illustre la bonne exécution de notre plan stratégique», s’est félicité M. Palazzi, pour qui le groupe (Monoprix, Franprix, Naturalia, Cdiscount…) s’est recentré «sur le bon marché, celui de la proximité, au bon moment». Le distributeur stéphanois avait annoncé en février le report de la publication de ses résultats annuels jusqu’au 31 mars au plus tard, invoquant «la poursuite des négociations» sur sa «structure financière». Il avait néanmoins 

publié son chiffre d’affaires 2025, de 8,26 milliards d’euros, en baisse de 2,5%, mais en légère hausse de 0,5% à périmètre comparable, un millier de magasins ayant été fermés ou vendus l’an dernier. Ces données financières sont «non arrêtées et non auditées» dans l’attente d’un accord sur la dette. Le groupe, tombé dans l’escarcelle de Daniel Kretinsky en 2024 après des années de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, et a engagé fin 2025 des discussions avec ses créanciers (banques et fonds anglo-saxons) pour diminuer ce montant. «Les négociations se poursuivent», a indiqué M. Palazzi, assurant avoir «très bon espoir qu’elles se terminent comme prévu d’ici juin». Dans sa dernière proposition rendue publique mi-mars, France Retail Holdings (FRH), détenu majoritairement par M. Kretinsky, réclame une dette contenue à 900 millions d’euros et un abandon de 500 millions d’euros de créances, en échange d’une augmentation de capital de 500 millions d’euros. 

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