DS lance une grande berline pour se lancer sur le marché du «premium»

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Le constructeur automobile DS (groupe PSA), a dévoilé lundi à la presse une nouvelle grande berline fabriquée en Chine qui doit chapeauter sa gamme et aider à installer la jeune marque française dans l’univers du «premium» dominé par les groupes allemands. 

La DS9, longue de 4,93 mètres, se veut une vitrine des technologies de PSA, avec une puissance qui atteindra 360 chevaux en version hybride rechargeable (essence-électrique) à quatre roues motrices. 

Le modèle devait initialement être montré cette semaine au salon automobile de Genève, annulé en raison du nouveau coronavirus. 

La grande berline, qui offre des sièges massants et chauffants à l’arrière, et intègre une planche de bord gainée de cuir, se veut une «alternative» aux véhicules des allemands Audi, BMW et Mercedes qui dominent très largement le marché, a expliqué la directrice de DS, Béatrice Foucher. 

Elle a souligné que le constructeur ne communiquait pas d’objectif de ventes, car l’objectif est d’abord de crédibiliser la présence de DS dans le haut de gamme. «On sait bien qu’on est une marque dont la notoriété n’est pas encore extrêmement importante, il faut du temps pour installer nos modèles», a expliqué Mme Foucher. 

DS, lancée en 2014 comme marque distincte de Citroën avec qui elle était 

liée à ses débuts, veut «incarner le luxe français dans le monde automobile». 

Elle enregistre des volumes de ventes encore peu significatifs. 

Présente essentiellement en Europe, en Chine et dans certains pays d’Amérique latine, DS a vendu 62.500 véhicules l’an dernier dont près de la moitié en France. 

La marque compte seulement deux modèles actuellement, les 4×4 urbains DS3 Crossback et DS7 Crossback, lancés respectivement en 2019 et 2018. 

Le constructeur a prévenu à plusieurs reprises que son installation dans l’univers du haut de gamme pourrait prendre une vingtaine d’années. 

La DS9 sera commercialisée à partir du deuxième semestre 2020 à des tarifs qui n’ont pas été communiqués. La fabrication sera sous-traitée dans une usine de Shenzhen (Chine). Ce site, propriété de la coentreprise désormais dissoute de PSA avec le constructeur local Changan, est en cours de cession à une tierce partie. 

Les constructeurs français lorgnent sur le créneau du haut de gamme, convoité pour ses marges importantes, même s’ils ont échoué à y creuser leur 

sillon depuis au moins une quarantaine d’années.