Edenred vise plus de 8% de croissance organique annuelle pour son chiffre d’affaires

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Edenred, maison mère de Ticket Restaurant, a annoncé viser plus de 8% de croissance organique annuelle pour son chiffre d’affaires et plus de 10% pour son excédent brut d’exploitation (Ebitda), dans le cadre de son nouveau plan stratégique pour la période 2019-2022. 

Ce plan baptisé «Next Frontier» est a été dévoilé mercredi dernier lors d’une journée investisseurs. Ces objectifs sont «ambitieux», a estimé le PDG Bertrand Dumazy lors d’une conférence téléphonique, et «rehaussés» par rapport au précédent plan («Fast Forward») 2016-2018 qui fixait des croissances du revenu et du bénéfice opérationnel respectivement «d’au moins +7% et +9%». 

«Nous sommes plus gros, notre portefeuille d’activités est beaucoup plus large qu’il y a trois ans, on est également devenus plus profitables», s’est-il félicité. «Notre capitalisation boursière a été multipliée par trois» et approche les «11 milliards d’euros», a-t-il ajouté. 

Le plan stratégique 2019-2022 prévoit «l’extension» et le «renforcement de la présence d’Edenred dans ses activités existantes, sur des marchés encore largement sous-pénétrés», une «accélération de l’innovation» et la «poursuite d’une politique d’acquisitions ciblées», détaille un communiqué. 

Présent dans 46 pays, la société française de services prépayés entend maintenant «exploiter le plein potentiel» de sa «plateforme d’intermédiation de services et de paiements à usages spécifiques», a résumé M. Dumazy. 

Edenred propose à ses clients des «avantages aux salariés», son activité historique avec notamment les tickets Restaurant et Cesu, représentant 62% de son chiffre d’affaires opérationnel. S’y ajoutent des «solutions de mobilité professionnelle» (26%) comprenant entre autres des services de paiements de péage -un marché sur lequel il est présent depuis 2016- et des «solutions complémentaires» (paiement inter entreprises…). 

Il entend désormais davantage cibler les PME et réaliser des «investissements importants» dans les nouveaux usages liés au numérique. 

Par lignes de métiers, l’activité d’«avantages aux salariés» devrait afficher une croissance organique annuelle «d’au moins 7%», et les «solutions de mobilité professionnelle» ainsi que les «solutions complémentaires» d’«au moins 10%», a détaillé le PDG, précisant qu’il s’agissait d’«indications» et non d’«objectifs». 

Edenred, qui dispose à l’heure actuelle d’une «réserve de cash de 1 à 1,5 milliard d’euros» pour des acquisitions, devrait pouvoir dégager «un milliard supplémentaire par an», a affirmé son PDG. 

Les objectifs dévoilés mercredi «doivent prendre en compte des incertitudes politiques et économiques qu’on ne sait pas mesurer aujourd’hui», a souligné le PDG d’Edenred. 

Vendredi dernier, la société a publié un bond de 20,7% de son activité au troisième trimestre à 393 millions d’euros et réaffirmé tabler sur «520 et 550 millions d’euros» de bénéfice opérationnel cette année.