Intermarché vise 40% de ses ventes en MDD d’ici trois ans

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Intermarché vise 40% de ses ventes en MDD d’ici trois ans

Troisième distributeur alimentaire en France, Intermarché ambitionne de devenir «la marque préférée des Français en MDD», a assuré le patron du groupement, Thierry Cotillard, lors d’une conférence de presse. «Cela va être une belle compèt’ avec Carrefour, avec Leclerc, parce que tout le monde a ça en tête», a-t-il reconnu. 

Les marques de distributeurs, par opposition aux marques nationales comme Danone ou Nestlé, gagnent du terrain dans le caddie des Français depuis la crise inflationniste liée à la guerre en Ukraine. 

Et cette dynamique pourrait se poursuivre avec la guerre au Moyen- Orient. Selon une étude du cabinet NielsenIQ publiée, ces marques représentaient 35,6% du marché des produits de grande consommation en 2025, contre 33,7% en 2022, et 45,5% en volume, contre 43,8% en 2022. 

Chez Intermarché, les MDD constituaient 31,7% des ventes en 2022, et 35,2% actuellement, selon M. Cotillard. 

Leurs ventes ont cru de 5% sur un an pour atteindre 7,3 milliards d’euros en 2025. 

Un chiffre qui pourrait atteindre «10 milliards dans deux trois ans» grâce à la reprise de 600 points de ventes notamment auprès de Casino, selon le dirigeant. 

Pour atteindre les 40% de chiffre d’affaires, le groupe mise sur une politique de prix attractif, l’innovation et des engagements en matière de santé, avec des glaces au Nutri-Score A, par exemple, ou envers les agriculteurs. 

Intermarché, qui a déployé le dispositif Origin’Info, logo facultatif indiquant l’origine géographique des aliments, sur 300 produits, vise sa généralisation d’ici fin 2028. 

Le distributeur va également lancer en juin une gamme d’hygiène/beauté (OkClean) avec des produits composés d’ingrédients naturels et, en septembre, la gamme «Je réduis!» pour des produits à impact carbone réduit, comme des feuilles de lessive ou des tablettes de choviva, un substitut du chocolat fabriqué à partir de graines de tournesol. 

Intermarché s’appuie sur ses 54 usines, d’où proviennent 41% de ses produits à marque propre, «en moyenne 32% moins chers» que les marques nationales, et qui «permettent de sécuriser les approvisionnements» selon M. Cotillard. 

Dans cette logique, il a annoncé l’acquisition prochaine d’une société de négoce en bovins, Béchet bétail, qui réalise 170 millions d’euros de chiffre d’affaires. 

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