Le directeur général du groupe Casino, Philippe Palazzi, appelle les candidats à l’élection présidentielle à faire du maintien des commerces de proximité une priorité. « L’avenir de la grande distribution, c’est la petite distribution ! », affirme-t-il dans un entretien accordé à La Tribune Dimanche, en faisant valoir que les évolutions des modes de consommation favorisent les achats à proximité au détriment des courses hebdomadaires en hypermarché. Evoquant aussi la nécessité du « lien humain », M. Palazzi « invite tous les candidats à l’élection présidentielle à s’emparer du sujet du maintien des commerces de centre-ville et en zones rurales ». Il suggère de faciliter l’accessibilité aux centres-villes, à travers des dispositifs comme les parkings-relais connectés à des navettes gratuites, et se dit favorable à l’ouverture des magasins le dimanche après-midi, sur la base du volontariat et avec une rémunération majorée pour les salariés. « Avant, quand les magasins étaient fermés ce jour-là, on attendait le lundi. Aujourd’hui, on achète dès le dimanche sur les plateformes de vente en ligne, c’est cela qui nous pénalise », remarque-t-il. Nommé à la tête du groupe il y a deux ans et demi, M. Palazzi indique que Casino a commencé à développer « une offre complète autour des courses du quotidien, de la restauration à emporter ou des services », incluant par exemple les relais-colis, la location de petits électroménagers ou le gardiennage de bagages. Mais il insiste surtout sur la restauration à emporter et annonce son « ambition de réaliser 50% de notre chiffre d’affaires d’ici dix ans dans ce domaine, grâce au snacking et aux plats à emporter (…) sans exclure des opérations de croissance externe ». Selon lui, « cette offre répond à de nouveaux besoins (car) les jeunes générations – comme les plus âgées – cuisinent moins qu’auparavant ». Il constate que « Monoprix est idéalement placé sur ce segment », que Naturalia, Franprix ou Casino (les autres marques du groupe, NDLR) proposent aussi de la restauration à emporter et que « toutes nos marques ont vocation à les imiter ».


