Richemont élargit son empire de la joaillerie avec l’acquisition de Vhernier

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Le géant suisse du luxe Richemont, propriétaire entre autres de la maison Cartier, se renforce dans la joaillerie en s’offrant l’italien Vhernier, annonce-t-il, sans dévoiler le montant de la transaction. 

Fondée en 1984, cette marque basée à Milan s’est fait connaître pour les formes «modernes» de ses bijoux – inspirés des courbes du corps humain et de la sculpture contemporaine – ainsi que pour la combinaison «inhabituelle» de matériaux alliant «des métaux précieux traditionnels et des gemmes» à des matériaux «non-conventionnels tels que le titane, le bronze et l’ébène», indique le groupe suisse dans un communiqué. Ses bijoux sont fabriqués à la main à Valenza, dans le Piémont, où l’entreprise puise ses origines, détaille Richemont, sans donner d’indication de chiffre d’affaires. La maison est également active dans l’argenterie à travers l’atelier milanais De Vecchi, fondé en 1935, qui fabrique des bijoux en argent et objets de décoration, dont des lampes, bougeoirs et vases. Depuis 2001, Vhernier appartient à la famille Traglio, précise le communiqué. Cette maison italienne s’appuie sur «une esthétique unique» qui «complète parfaitement notre collection existante de maisons de joaillerie de renom», a déclaré Johann Rupert, le président de Richemont, cité dans le communiqué. Déjà propriétaire des maisons françaises Cartier et Van Cleef & Arpels, Richemont s’était renforcé dans la joaillerie en 2019 en rachetant Buccellati, une autre marque italienne elle aussi basée à Milan. La joaillerie est la plus grosse division de Richemont en termes de chiffre d’affaires. Sur les neuf premiers mois de son exercice 2023/2024, les ventes de cette division se sont montées à 10,9 milliards d’euros, représentant près de 69% de son chiffre d’affaires. Le groupe – également présent dans l’horlogerie ainsi que dans la mode et accessoires – doit publier ses résultats annuels (clos fin mars) le 17 mai. Le rachat de Vhernier n’aura pas d’impact significatif sur l’actif net ou le résultat opérationnel du groupe durant l’exercice 2024/2025, précise Richemont. La transaction est sujette à approbation réglementaire, ajoute le groupe suisse, sans dire quand il espère finaliser ce rachat.