Tesco pourrait vendre ses activités en Thaïlande et en Malaisie

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Le géant britannique des supermarchés Tesco a annoncé lundi envisager une vente de ses activités en Thaïlande et en Malaisie, une opération qui pourrait lui rapporter des milliards de livres tout en réduisant considérablement sa présence à l’international. 

Le numéro un du secteur au Royaume- Uni a indiqué dans un bref communiqué qu’après avoir reçu des marques d’intérêt, il a entamé «une évaluation de ses options stratégiques» dont «une possible vente». 

Tesco précise qu’aucune décision ferme sur son avenir dans cette région n’a encore été prise. 

Il compte dans ces pays quelque 2.000 magasins, dont 1.967 en Thaïlande sous l’enseigne Tesco Lotus et 74 en Malaisie, et y emploie 60.000 personnes. 

Des analystes cités par la presse britannique estiment que ces activités pourraient être valorisées à environ 7 milliards de livres. 

Cette vente, si elle se concrétise, marquerait une nouvelle étape pour Tesco qui réduirait un peu plus la voilure à l’international après être sorti de Corée du sud en 2015 et de Turquie en 2016. 

En dehors du Royaume-Uni et de l’Irlande, le groupe conserverait alors des 

activités en Europe centrale, en République tchèque, Slovaquie, Pologne et 

Hongrie. 

Le marché appréciait de son côté la nouvelle et l’action prenait 4,91% à 243,70 pence vers 09H00 la Bourse de Londres, même si certains analystes, à 

l’image de Michael Hewson, chez CMC Markets, émettaient des doutes. 

«Il est possible de s’interroger sur la stratégie de long terme du groupe avec cette décision, puisque ces activités pourraient avoir un bel avenir au 

moment où le marché britannique est de plus en plus concurrentiel», selon lui. 

L’annonce de Tesco intervient deux mois après celle, surprise, du départ de son directeur général Dave Lewis, qui quittera son poste à l’été 2020. 

Sous son impulsion, Tesco a mené depuis 2016 un plan de redressement centré sur les réductions de coûts afin de se relever d’années de performances financières décevantes et d’un scandale comptable. 

Ses résultats se sont d’ailleurs améliorés ces derniers temps notamment grâce à l’acquisition du grossiste britannique Booker. 

Le groupe a fort à faire au Royaume- Uni où il est confronté à une intense concurrence des enseignes allemandes de maxi-discompte Aldi et Lidl ou des 

distributeurs en ligne, qui tirent les prix vers le bas et contestent la domination des acteurs historiques. 

Tesco reste toutefois pour l’heure largement leader, avec une part de marché de 27%, selon les chiffres du cabinet Kantar portant sur les trois mois à début novembre.