Le groupe TF1 a présenté mardi de nouvelles offres publicitaires destinées aux PME, qui font pour l’instant leur promotion plutôt sur YouTube et les réseaux sociaux, dans l’espoir de contrer l’hégémonie de ces géants américains sur le marché de la publicité numérique.
Ce type d’annonceurs, PME et entreprises locales, «communique aujourd’hui quasi exclusivement sur YouTube, Facebook et les réseaux sociaux», et «nous voulons être les premiers à leur proposer une alternative», a déclaré François Pélissier, directeur général adjoint du groupe TF1, lors d’une conférence de presse. Pour cela, le groupe a ouvert le 1er avril des offres dédiées à ce type de clients sur son nouvel outil en ligne TF1 AdManager. Cet outil permet d’acheter des campagnes de pub ensuite diffusées sur les chaînes télé du groupe et sur sa plateforme de streaming TF1+. PME et entreprises locales peuvent désormais programmer une campagne à partir d’un montant de 1.000 euros, en définissant la zone géographique et le public qu’elles veulent cibler. Si elles ne disposent pas déjà d’un spot vidéo, elles peuvent utiliser un programme d’intelligence artificielle inclus dans TF1 AdManager, qui leur en crée un en s’inspirant de leur site internet. Selon M. Pélissier, ce nouveau dispositif lève les barrières qui empêchaient les petites entreprises d’avoir recours à la pub télé: son coût élevé et la difficulté à cibler des publics et des zones en particulier. Comme argument de vente, le groupe TF1 met en avant «la puissance» de ses programmes auprès du public, de Koh Lanta au JT de 13h00, axé sur l’information locale. «Le +Vu à la télé+, ça marche encore», a fait valoir M. Pélissier. Le marché de la publicité vidéo achetée par les PME et les entreprises locales est selon lui compris entre 1,4 milliard et 1,8 milliard d’euros, et va augmenter. Attirer les investissements publicitaires de ce type d’entreprises en additionnant une multitude de petits contrats «est la grande force des Gafa (géant du net, ndlr) jusqu’à présent», a souligné le responsable. Selon les chiffres de l’Observatoire de l’e-pub du SRI et de l’Udecam, des organisations professionnelles, le marché français de la publicité en ligne a représenté 12,4 milliards d’euros en 2025. Plus de trois quarts (74%) de ces recettes ont été captées par huit groupes, selon cette étude réalisée par le cabinet Oliver Wyman: Alphabet (Google, YouTube), Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp), Amazon, TikTok, LinkedIn, Snap, X et Pinterest.


