Le géant britannique de la publicité WPP a dit constater un ralentissement de son activité aux Etats-Unis, lié à de moindres dépenses du secteur de la tech, et annoncé un bénéfice semestriel divisé par plus de deux, plombé par des dépréciations immobilières.
WPP affiche un bénéfice net part du groupe de 112 millions de livres au premier semestre, plombé notamment par des dépréciations dans son portefeuille immobilier.
Son chiffre d’affaires progresse quant à lui de 6,9% à 7,2 milliards de livres. Le groupe, grand concurrent du français Publicis, revoit à la baisse la prévision de croissance de son chiffre d’affaires pour l’année complète.
WPP a constaté «une accélération de la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, à l’exception des États-Unis, impactés (…) par la baisse des dépenses des clients dans la technologie et certains retards» dans les projets du secteur, a indiqué le directeur général Mark Read dans un communiqué.
Le groupe a renoué avec la croissance de ses ventes en Chine au deuxième trimestre, mais plus lentement que prévu, précise-t-il.
La baisse de dépenses de publicité de la tech «est malvenue mais pas tout à fait surprenante, étant donné que les entreprises sont en mode attentiste (…) à un moment où la demande est très difficile à anticiper», estime Sophie Lund-Yates, analyste de Hargreaves Lansdown.
«Après la chute des valeurs technologiques l’année dernière, le secteur a procédé cette année à d’importantes
réductions de coûts», parmi lesquelles «les dépenses publicitaires», complète Victoria Scholar, analyste chez Interactive Investor, un facteur qui s’est ajouté à la reprise «plus difficile que prévu» de la Chine, deuxième économie mondiale.
WPP indique avoir mené une revue de son portefeuille immobilier qui s’est traduite sur la période par une charge de 180 millions de livres liée à des dépréciations de baux immobiliers, principalement aux États-Unis.
Pour l’année complète, le groupe dit s’attendre à un impact de 400 millions de livres.
Mais le groupe a aussi «remporté de nouvelles missions commerciales majeures avec des clients tels que Reckitt, Mondelez, easyJet, Lloyds Banking Group, Pernod Ricard et le deuxième plus grand annonceur indien, Maruti Suzuki», fait valoir le patron.
Le groupe avait été touché de plein fouet par la crise sanitaire en 2020 alors que ses clients, les grandes entreprises, étaient contraints de se serrer la ceinture et taillaient dans leurs budgets de communication.


