Zaion, spécialiste français de l’IA agentique appliquée à la relation client, annonce l’acquisition de Dydu, pionnier français des agents conversationnels. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer ce rapprochement et la feuille de route avec Amaury LELONG, Directeur général de Zaion.
MEDIACOM’ Quelle est l’expertise de Zaion ?
Amaury LELONG Zaion est le spécialiste français de l’intelligence artificielle agentique pour la relation client. Notre mission est d’aider les entreprises à optimiser leurs interactions clients grâce à une technologie spécialisée et souveraine. Notre plateforme, conçue pour les environnements critiques des grandes entreprises, permet d’automatiser les interactions clients et d’assister les conseillers en temps réel, avec un haut niveau d’exigence en matière de sécurité, conformité et performance. Nous produisons 25 millions d’agents d’intelligence artificelle (IA) par an.
MEDIACOM’ En 2026, Zaion se développe avec l’acquisition de Dydu. Que représente cette opération ?
Amaury LELONG Nous venons en effet d’annoncer l’acquisition de Dydu, pionnier français des agents conversationnels. Cette opération nous permet d’élargir notre plateforme multicanale et de renforcer notre attractivité auprès des grandes entreprises en quête de solutions performantes, indépendantes et sécurisées. Les équipes de Dydu rejoignent celles de Zaion pour former un collectif d’environ une centaine d’experts dédié au développement et au déploiement de solutions souveraines.
MEDIACOM’ Avec cette acquisition, comment évoluent vos offres ?
Amaury LELONG L’acquisition de Dydu réunit deux expertises technologiques complémentaires : le leadership historique de Zaion sur le canal vocal et les environnements critiques, et le savoir-faire reconnu de Dydu sur les agents écrits et la conception no-code. Cette complémentarité permet désormais de proposer une plateforme unifiée couvrant l’ensemble des canaux de la relation client (téléphonie, web, mobile et messageries) au sein d’une architecture cohérente et industrialisable, adaptée à des déploiements de grande ampleur. À l’issue de cette opération, ce sont plus de 100 grandes entreprises qui auront accès à cette plateforme unifiée.
MEDIACOM’ Dans cette démarche, l’intelligence artificielle est-elle un atout ?
Amaury LELONG Dans un contexte où de nombreux acteurs mettent en avant la puissance brute des modèles de langage, Zaion défend une conviction : la performance provient d’abord de l’orchestration (la coordination de plusieurs agents d’int et modèles spécialisés, mobilisés selon la tâche) afin d’obtenir le meilleur équilibre entre efficacité opérationnelle, qualité d’expérience, maîtrise des coûts et objectifs de souveraineté. Zaion combine ainsi, selon les besoins, des briques NLU/ASR spécialisées, des modèles légers optimisés (SLM) et des modèles de langage (LLM) lorsque cela est pertinent.
MEDIACOM’ Automatiser sans déshumaniser, est-ce un défi ?
Amaury LELONG Au-delà de cette acquisition, Zaion s’inscrit comme un acteur industriel et assure l’amélioration continue des modèles et l’adaptation des parcours selon les performances mesurées, grâce à une équipe d’intégration experte et un Lab IA interne, avec un objectif constant: automatiser sans déshumaniser, en concentrant l’intervention humaine sur les situations à plus forte valeur ajoutée. L’humain doit rester au coeur de la relation client.
MEDIACOM’ Avec ce développement, quels sont vos objectifs ?
Amaury LELONG L’intégration de Dydu permet à Zaion d’accélérer son développement, tant sur le plan produit que sur le plan commercial, notamment grâce au franchissement d’un cap majeur avec un ARR combiné supérieur à 10 millions d’euros, seuil clé pour une plateforme B2B à forte intensité technologique, mais aussi à la vente croisée des solutions des deux entités auprès de leurs bases clients respectives, et à la proposition d’un guichet unique d’intelligence artificelle agentique pour la relation client. Sans oublier les synergies produit et go-to-market visant à accélérer les déploiements à grande échelle. Ainsi, Zaion vise l’atteinte de la rentabilité d’ici à l’été 2026.


