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Meta poursuivi par Andrew Forrest pour briser son immunité sur les publicités frauduleuses

L’affaire oppose le magnat minier Andrew Forrest à la maison mère de Facebook et Instagram. Depuis 2019, des milliers de publicités mensongères sur Facebook ont utilisé l’image de cette célébrité australienne pour promouvoir de faux investissements en cryptomonnaies. Meta se défend en s’abritant derrière la Section 230 d’une loi de 1996, devenue un pilier de la protection juridique des réseaux sociaux puisqu’il les exonère de responsabilité concernant les contenus publiés par des tiers. Meta, dont la publicité a représenté en 2025 près de 99% de ses plus de 200 milliards de dollars de revenus, estime que cette protection s’étend à sa régie publicitaire. Si le montant des revenus provenant des annonces mensongères reste débattu, le groupe génèrerait jusqu’à 7 milliards de dollars par an grâce à des annonces qu’il classe lui-même à «haut risque» de fraude, selon des documents internes révélés par Reuters. «C’est la première affaire judiciaire où un verdict pourrait affirmer que Facebook n’a jamais été censé bénéficier de cette immunité pour ses activités publicitaires», a expliqué Simon Clarke, l’avocat d’Andrew Forrest. Les avocats du milliardaire demandent aussi à la justice de reconnaître que la Section 230 n’est pas applicable en l’espèce puisque, arguant que Meta a activement optimisé et personnalisé ces publicités avec ses propres outils d’intelligence artificielle, devenant co-auteur et non plus simple intermédiaire. Meta conteste et affirme n’avoir jamais contrôlé les annonces finales, celles-ci étant assemblées sur l’appareil de l’annonceur et non sur les serveurs du groupe. Jeudi, l’avocat d’Andrew Forrest a défendu, lors d’une audience préliminaire, un recours accusant Meta d’avoir volontairement détruit ou laissé s’effacer des données essentielles au dossier. La date d’un éventuel procès n’a pas encore été fixée. Cette affaire s’inscrit dans les nombreux coups de boutoir qui tentent de renverser ou limiter la portée de la Section 230. Le 10 avril, la Cour suprême du Massachusetts a jugé que ce texte ne protégeait pas Meta des poursuites liées à la conception d’Instagram. Et le 25 mars, dans un verdict sans précédent, un jury de Los Angeles a reconnu Meta et YouTube responsables d’avoir délibérement rendu leurs plateformes addictives pour les enfants et les adolescents. Les plaignants avaient réussi à contourner le bouclier en attaquant les fonctionnalités des plateformes comme les «likes», les notifications, le défilement infini ou la lecture automatique de vidéos. 

Guinée, Nigeria : Carrefour déploie son modèle de franchise en Afrique

Ces deux nouveaux accords se traduiront par «la transformation rapide», en Guinée, des sept magasins Imperial, et, au Nigeria, des quatre magasins Hypercity, qui changeront de bannière, a expliqué Patrick Lasfargues, directeur exécutif de Carrefour Partenariat International, cité dans un communiqué. 

«Le premier passage sous enseigne Carrefour est prévu le 15 avril 2026 à Conakry en République de Guinée et en septembre au Nigeria», plus grand marché d’Afrique avec plus de 230 millions d’habitants, selon le communiqué. 

A horizon 2028, Carrefour et ses nouveaux partenaires prévoient «l’ouverture de 20 nouveaux points de vente», selon M. Lasfargues. 

Ces accords, annoncés quelques mois après des partenariats similaires en Ethiopie et au Ghana, «illustrent la solidité et le dynamisme du modèle de franchise porté par le groupe Carrefour», selon le communiqué. 

Ils «marquent une étape importante dans la réalisation de l’objectif du plan Carrefour 2030 (dévoilé en février, NDLR) visant à devenir le premier +retailer+ (distributeur, NDLR) alimentaire en Afrique avec une présence dans 22 pays, et au total 60 pays dans le monde», est-il ajouté. 

Pour Esmad Soufane, directeur général d’Impérial Corporation Guinée, cité dans le communiqué, l’accord avec Carrefour «marque un véritable changement d’échelle» pour son groupe et contribuera «à la création de près de 1.000 emplois directs et indirects, tout en valorisant les produits locaux». 

Du côté d’Hypercity, le directeur général Sunny Chawla salue un partenariat qui permettra «d’offrir aux consommateurs locaux des produits de qualité, accessibles à tous». 

L’implantation de Carrefour en Afrique s’inscrit dans un contexte plus large de repositionnement à l’international. 

Soucieux de dégager davantage de rentabilité, le distributeur a notamment cédé Carrefour Italie l’année dernière et veut se recentrer sur ses principaux marchés: la France, le Brésil, et l’Espagne. 

Dirigé par Alexandre Bompard depuis 2017, Carrefour compte près de 15.000 magasins dans plus de 40 pays, dont une majorité en franchise ou en location-gérance, et a réalisé un chiffre d’affaires de 91,5 milliards d’euros en 2025. 

40%

40% des 20–35 ans déclarent faire plus confiance à un contenu clairement signalé comme collaboration commerciale. 

 Source : Étude heaven 

Chine : une croissance à +5% au 1er trimestre qui dépasse les attentes malgré les tensions mondiales

Ce résultat, scruté par les marchés, est publié au moment où les prix internationaux de l’énergie s’envolent en réaction à la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. Le conflit entrave le trafic maritime dans le détroit stratégique d’Ormuz, par lequel transitent un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux. Il perturbe les échanges de marchandises entre le Moyen-Orient et la Chine. Le produit intérieur brut (PIB) de la Chine, deuxième économie mondiale, a progressé de 5,0% sur un an sur la période janvier-mars, a indiqué le Bureau national des statistiques (BNS). Ce chiffre est supérieur à la prévision médiane d’économistes, qui était de 4,8%. L’économie chinoise «a connu un début d’année solide, démontrant une fois de plus sa résilience et sa vitalité», s’est félicité le BNS dans un communiqué. Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse cette semaine ses prévisions de croissance mondiale pour 2026, avertissant que l’économie planétaire devrait subir le contrecoup de la guerre au Moyen-Orient. La Chine amortit pour l’heure le choc énergétique mieux que d’autres pays asiatiques grâce à ses importantes réserves stratégiques de pétrole, à la diversification de ses approvisionnements et à son recours au charbon, selon des analystes. Mais elle pourrait pâtir du ralentissement économique mondial si la crise au Moyen- Orient perdure. 

Consommation et chômage : Pékin vise une croissance économique annuelle de 4,5% à 5% cette année – l’objectif le plus bas depuis des décennies. Le gouvernement reste aux prises avec une crise persistante dans le secteur immobilier, un ralentissement durable de la consommation et un chômage important chez les jeunes. Dans son rapport publié cette semaine, le FMI a revu à la baisse sa prévision de croissance pour la Chine cette année, la ramenant à 4,4%, 0,1 point en-dessous de l’objectif du gouvernement. Des données publiées cette semaine par les Douanes chinoises ont montré que la croissance des exportations a fortement ralenti en mars, signe que la guerre au Moyen-Orient commençait à avoir un impact. Le BNS a annoncé jeudi d’autres chiffres économiques, pas forcément rassurants. La croissance des ventes de détail, principal indicateur de la consommation, a ralenti plus qu’attendu en mars, soulignant les difficultés du gouvernement à relancer les dépenses des ménages. Elles ont progressé de 1,7% sur un an le mois dernier. Un groupe d’économistes interrogés par Bloomberg tablaient sur 2,4%. De son côté, la production industrielle a connu en mars un taux de croissance de 5,7% en glissement annuel. C’est davantage qu’anticipé par Bloomberg (5,3%) mais sensiblement moins que le chiffre enregistré précédemment sur la période janvier-février (6,3%). 

Hermès : -1,4% au T1, pénalisé par les changes et les tensions au Moyen-Orient

A taux de change constant, le chiffre d’affaires du sellier-maroquinier progresse de 6%, l’effet défavorable des changes représentant 290 millions d’euros. 

«Dans un contexte géopolitique sous tension, la maison Hermès garde son cap», déclare le gérant du groupe Axel Dumas, cité dans le communiqué. L’activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, «a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient», a précisé à des journalistes le directeur général finances, Éric du Halgouët. «On avait une très belle croissance à deux chiffres en janvier et février, le mois de mars a marqué un coup d’arrêt puisque notre activité s’est trouvée en recul de 40%», «principalement aux Émirats arabes unis», a-t-il détaillé, précisant que le groupe opère dans six magasins dans cette zone qui représentent «4% des ventes du groupe». Les ventes aux Royaume- Uni, en Italie et en Suisse ont également souffert de cette guerre car Hermès y a un «proportion significative de clientèle du Moyen- Orient», selon le directeur finances. Les ventes en France, en baisse de 2,8% à 347 millions d’euros sont pénalisées par «le ralentissement des flux touristiques, notamment en mars», selon le communiqué. Pour les autres régions, les ventes en Amérique, Japon et Europe hors France «réalisent de belles progressions», «malgré le ralentissement des flux touristiques en lien avec les événements survenus au Moyen- Orient». La zone Amérique «réalise un premier trimestre exceptionnel, avec une croissance équilibrée dans tous les métiers, tant aux États-Unis, qu’au Canada ou en Amérique du Sud», avec un chiffre d’affaires en hausse de 6,4% à 739 millions d’euros. Le chiffre d’affaires au Japon en baisse de 3,9% (mais en hausse de 9,6% à taux de change constant) atteint 404 millions d’euros grâce à la clientèle locale. En Europe hors France, le chiffre d’affaires est en hausse de 7,6% à 538 millions d’euros, soutenu par la demande locale également. Le chiffre d’affaires en Asie hors Japon baisse de 4,6% (mais augmente de 2,2% hors effet de change) à 1,88 milliard d’euros avec une Grande Chine (qui inclut Hong Kong, Taïwan, Macao et la Chine) qui «poursuit une légère croissance». 

Live Nation condamné pour monopole, Ticketmaster dans la tourmente

Le juge chargé de l’affaire lancée en mai 2024, Arun Subramanian, doit désormais déterminer les mesures à prendre pour casser ce monopole, qui pourrait aller jusqu’à la cession de salles de concerts voire la vente forcée de Ticketmaster. «Pendant trop longtemps, Live Nation et Ticketmaster ont tiré avantage des fans et des artistes en augmentant les prix des billets et en étouffant toute concurrence menaçant leurs positions», s’est félicitée Letitia James, procureure générale de l’Etat de New York, citée dans un communiqué. Selon elle, le jury a estimé que les clients avaient été surfacturés de 1,72 dollar par billet vendu du fait de ce monopole. La période examinée allait de mai 2020 à l’année 2024. Les pénalités (financières et/ou cessions d’actifs) doivent être fixées à l’issue d’un procès distinct devant le magistrat. Live Nation a rappelé dans un communiqué que plusieurs motions devaient encore être examinées par le juge – qui les avait volontairement repoussées post-verdict du jury – et a indiqué compter faire appel en cas de «décision défavorable» sur ces requêtes. L’entreprise a également précisé que le trop-perçu de 1,72 dollar – montant qu’elle rejette – concernait uniquement 257 salles, représentant 20% du total de billets vendus, et uniquement des billets vendus à des particuliers, dans certains Etats, ces cinq dernières années. Dans ces conditions, elle estime le montant maximal à 150 millions de dollars, qui peut être triplé par le juge. En 2010, Live Nation avait racheté Ticketmaster avec l’aval du ministère de la Justice, sous conditions. Le groupe est depuis accusé d’abuser de sa position dominante sur les marchés de l’organisation de spectacles et de la billetterie. L’action Live Nation a terminé la séance de mercredi en baisse de 6,29% à la Bourse de New York. 

Accord partiel : Le procès, intenté par le gouvernement, 39 Etats et la capitale Washington, avait débuté en mars à New York, avant d’être interrompu au bout d’une semaine quand le ministère de la Justice et Live Nation ont annoncé avoir conclu un accord à l’amiable, qui prévoyait notamment que Live Nation verse 280 millions de dollars d’indemnités et cède treize salles. Sept Etats ont rejoint cette transaction hors tribunal (Arkansas, Iowa, Mississippi, Nebraska, Oklahoma, Caroline du Sud et Dakota du Sud). Mais les autres plaignants ont décidé de poursuivre le procès, qui s’est achevé mercredi. «Face au recul de l’application des lois antitrust par l’administration Trump, ce verdict montre jusqu’où les Etats peuvent aller pour protéger nos citoyens des grandes entreprises qui utilisent leur pouvoir pour augmenter illégalement les prix et escroquer les Américains», a réagi le procureur général de Californie, l’élu démocrate Rob Bonta. «Un jury a repéré la vérité que nous connaissions depuis longtemps: Live Nation et Ticketmaster enfreignent la loi ce qui coûte des millions de dollars aux consommateurs», a souligné Letitia James, qualifiant la décision de «victoire emblématique». A l’audience, le patron d’AEG Presents, principal concurrent de Live Nation, avait déclaré que les frais moyens sur la vente d’un billet de concert atteignaient 25% du prix facial aux Etats-Unis, contre 15% en Europe. 

Coiff&Co dévoile son rebranding avec Dagobert 

Coiff&Co (322 salons en France, groupe Provalliance) opère un virage stratégique avec un rebranding majeur et une campagne média ambitieuse. Au programme : une nouvelle signature décomplexée, un prix d’appel unique à 21,90€ et un territoire créatif résolument décalé. L’agence Dagobert signe la nouvelle plateforme de marque de Coiff&Co, conçue pour toucher le coeur de cible : les familles attentives à leur budget. La promesse ? L’assurance d’une coupe qui marche à tous les coups, pour partir à l’assaut de la vie avec le sourire, à partir de 21,90 € (tarif unique homme/ femme pour shampoing + coupe; 15 € pour les enfants). 

Jinka condamné à 200.000 € pour exploitation non autorisée des données de Leboncoin

À qui appartiennent les annonces locatives publiées sur les plateformes, à ces dernières ou aux agences immobilières ? C’est la question à laquelle a répondu la justice, saisie séparément par SeLoger et Leboncoin. 

Les deux sociétés reprochaient à Jinka d’utiliser les offres qu’elles hébergeaient sans leur autorisation. 

De son côté, l’application gratuite, que son fondateur Marc Lebel présente comme un «Google de l’immobilier», défend qu’elles seraient la propriété des agences qui les publient. 

Dans les deux décisions de première instance puis en appel – en décembre 2025 pour SeLoger, également devant la cour d’appel de Versailles -, la justice a estimé que les plateformes étaient des bases de données, au sens du code de la propriété intellectuelle, protégées par le droit d’auteur, auquel Jinka a porté atteinte. 

L’application a été condamnée en appel à verser 60.000 euros de dommages-intérêts à SeLoger. 

Jinka devrait se pourvoir en cassation concernant la décision rendue mardi, selon son fondateur. 

«Alors que Leboncoin refuse l’accès à ses données pour Jinka, il ouvre parallèlement l’intégralité de son catalogue à Google et signe un accord stratégique avec OpenAI pour intégrer son catalogue dans ChatGPT», relève Jinka dans un communiqué. «La situation est alarmante : les géants technologiques mondiaux bénéficient d’un accès illimité à la donnée immobilière française, tandis que la FrenchTech se voit entravée», regrette l’entreprise. Elle déplore une «obsolescence législative» de la réglementation sur les bases de données, issue d’une directive européenne de 1996. 

La start-up estime que le droit des bases de données «manque de clarté à l’ère du numérique, et plus encore face à l’essor de l’intelligence artificielle». 

Marc Lebel regrette que les deux plateformes considèrent Jinka, qui leur apportait du trafic jusqu’à ce qu’elle retire leurs annonces, «comme un concurrent». «Aujourd’hui, il y a une crise du logement, donc il y a énormément d’arnaques», relève-t-il. 

Or son activité s’appuie, selon lui, sur des algorithmes permettant d’identifier les doublons et les fausses annonces. 

Jinka, créée en 2020, revendique quatre millions d’utilisateurs et des annonces «issues de plus de 5.000 sites immobiliers», dont Gens de confiance, LocService ou Maisons & appartements. 

Kering lance «ReconKering» pour relancer Gucci et restaurer sa désirabilité

Cette stratégie, élaborée par le nouveau directeur général Luca de Meo, était très attendue compte tenu de la mauvaise passe que connaît le groupe depuis des années, plombé en particulier par les contre-performances de Gucci. Le plan de Kering s’étale jusqu’à 2030 et ne comporte aucune mesure radicale. Parmi ses objectifs, Kering affirme vouloir plus que doubler son taux de marge opérationnelle «à moyen terme» afin qu’il atteigne au moins 22%, sans toutefois préciser l’échéance exacte. A titre de comparaison, cela reviendrait à atteindre le même taux de marge opérationnelle que son rival français LVMH. Selon son plan, c’est «d’ici fin 2028» que Kering «entrera dans une phase de croissance renouvelée et durable». Le groupe, qui a entamé une transformation l’an dernier sous l’égide de l’Italien Luca de Meo, veut aussi consacrer 5 à 6% de son chiffre d’affaires au développement de la croissance interne durable de ses maisons et envisage des acquisitions ciblées. Autre indicateur que Kering scrutera avec attention, le ROCE, pour retour sur capitaux employés, que l’entreprise veut voir au-dessus de 20%. Cet indicateur, rarement publié explicitement par les grands groupes dans leur compte de résultat, permet de mesurer la performance d’une filiale en fonction du capital investi. Le groupe vise également une croissance de ses ventes plus rapide que celle du marché, ce qu’il qualifie de «surperformance progressive», sans donner davantage de précisions. 

«Désirabilité» : Au coeur de cette stratégie figure la «désirabilité», à savoir la capacité des produits à séduire les clients, un concept que le groupe met en avant comme «clé de la croissance future». Kering veut donc mesurer «l’image de chaque marque» pour permettre «à chaque maison de suivre sa dynamique, de se comparer à ses pairs et d’activer des leviers ciblés». Et au premier rang des marques dont la «désirabilité» doit être relancée se trouve Gucci, marque phare du groupe dont les difficultés pèsent lourd dans les comptes de Kering ces dernières années. Si la maison italienne a une nouvelle PDG, Francesca Bellettini, ainsi qu’un nouveau directeur artistique – Demna Gvasalia a présenté sa première collection à l’automne -, l’essai doit encore être transformé. Au premier trimestre, les ventes de Gucci ont chuté de 14%. Le chiffre d’affaires total de Kering a reculé de 6% sur cette période, stable à données comparables. La marque italienne, qui génère environ 40% du chiffre d’affaires du groupe, va voir son «offre de maroquinerie renforcée» avec des «standards de qualité plus élevés». «Des stratégies locales plus ciblées et un modèle de distribution optimisé permettent à la marque d’être plus pertinente sur ses marchés, de renforcer son exclusivité et de garantir sa rapidité d’exécution», affirme Kering. Par ailleurs, l’entreprise envisage des acquisitions «visant en priorité à renforcer le savoir-faire, l’intégration verticale et la sécurisation des matières premières», précise-t-elle, sans donner le montant qui pourrait être consacré à ces opérations. 

Allbirds : +600% en Bourse après l’abandon des chaussures au profit de l’IA

L’entreprise avait annoncé le 30 mars la cession, pour environ 39 millions de dollars, de la propriété intellectuelle – sa marque – ainsi que d’actifs et engagements immatériels à American Exchange Group (AXNY). 

La finalisation, suspendue au feu vert des actionnaires et des régulateurs, doit être finalisée au deuxième trimestre. 

Mais elle n’avait donné aucune indication concernant son avenir. 

Elle a annoncé mercredi un accord définitif avec un investisseur institutionnel non identifié prévoyant un financement convertible de 50 millions de dollars, qui devrait aboutir dans le courant du deuxième trimestre. 

Ce financement «va permettre à la société de pivoter ses activités vers une infrastructure de calcul pour intelligence artificielle», a-t-elle indiqué dans un communiqué. 

Mercredi, vers 15H20 GMT, Allbirds prenait 607,63% à 17,62 dollars à la Bourse de New York. 

Son objectif à long terme, a-t-elle expliqué, est de devenir un fournisseur de GPU-as-a-service (GPUaaS) – qui permet aux clients de bénéficier d’une puissance de calcul dédiée et sécurisée en cloud sans avoir à gérer l’infrastructure elle-même, ainsi que de services d’intelligence artificielle. 

Pour marquer cette métamorphose de spécialiste des chaussures confortables fabriquées en matériaux durables (laine, canne à sucre, pulpe d’arbres, etc) en entreprise de la tech, elle compte prendre le nom de «NewBird AI». 

Une assemblée générale extraordinaire des actionnaires est prévue le 18 mai pour entériner ces changements ainsi que le versement d’un dividende exceptionnel au troisième trimestre, selon le communiqué. 

«Le taux de disponibilité des centres de données a atteint un plus bas historique en Amérique du Nord et la capacité qui va arriver d’ici mi-2026 est déjà complétement attribuée», a relevé Allbirds. 

«NewBird AI est conçu pour aider à combler cet écart», a-t-elle poursuivi. En parallèle, la marque de chaussures Allbirds va ouvrir un «nouveau chapitre» avec AXNY, qui détient une trentaine de marques de vêtements et accessoires comme Aerosoles, White Mountain, American Exchange, Urban Skin, etc. 

Allbirds, dont le siège est à San Francisco, a été créée en 2015 et est cotée depuis 2021. 

Sur les neuf premiers mois de 2025, elle a généré un chiffre d’affaires de 104,78 millions de dollars (-21,7% sur un an) et une perte nette de 57,70 millions. 

Meta poursuivi par Andrew Forrest pour briser son immunité sur les publicités frauduleuses

L’affaire oppose le magnat minier Andrew Forrest à la maison mère de Facebook et Instagram. Depuis 2019, des milliers de publicités mensongères sur Facebook ont utilisé l’image de cette célébrité australienne pour promouvoir de faux investissements en cryptomonnaies. Meta se défend en s’abritant derrière la Section 230 d’une loi de 1996, devenue un pilier de la protection juridique des réseaux sociaux puisqu’il les exonère de responsabilité concernant les contenus publiés par des tiers. Meta, dont la publicité a représenté en 2025 près de 99% de ses plus de 200 milliards de dollars de revenus, estime que cette protection s’étend à sa régie publicitaire. Si le montant des revenus provenant des annonces mensongères reste débattu, le groupe génèrerait jusqu’à 7 milliards de dollars par an grâce à des annonces qu’il classe lui-même à «haut risque» de fraude, selon des documents internes révélés par Reuters. «C’est la première affaire judiciaire où un verdict pourrait affirmer que Facebook n’a jamais été censé bénéficier de cette immunité pour ses activités publicitaires», a expliqué Simon Clarke, l’avocat d’Andrew Forrest. Les avocats du milliardaire demandent aussi à la justice de reconnaître que la Section 230 n’est pas applicable en l’espèce puisque, arguant que Meta a activement optimisé et personnalisé ces publicités avec ses propres outils d’intelligence artificielle, devenant co-auteur et non plus simple intermédiaire. Meta conteste et affirme n’avoir jamais contrôlé les annonces finales, celles-ci étant assemblées sur l’appareil de l’annonceur et non sur les serveurs du groupe. Jeudi, l’avocat d’Andrew Forrest a défendu, lors d’une audience préliminaire, un recours accusant Meta d’avoir volontairement détruit ou laissé s’effacer des données essentielles au dossier. La date d’un éventuel procès n’a pas encore été fixée. Cette affaire s’inscrit dans les nombreux coups de boutoir qui tentent de renverser ou limiter la portée de la Section 230. Le 10 avril, la Cour suprême du Massachusetts a jugé que ce texte ne protégeait pas Meta des poursuites liées à la conception d’Instagram. Et le 25 mars, dans un verdict sans précédent, un jury de Los Angeles a reconnu Meta et YouTube responsables d’avoir délibérement rendu leurs plateformes addictives pour les enfants et les adolescents. Les plaignants avaient réussi à contourner le bouclier en attaquant les fonctionnalités des plateformes comme les «likes», les notifications, le défilement infini ou la lecture automatique de vidéos. 

Guinée, Nigeria : Carrefour déploie son modèle de franchise en Afrique

Ces deux nouveaux accords se traduiront par «la transformation rapide», en Guinée, des sept magasins Imperial, et, au Nigeria, des quatre magasins Hypercity, qui changeront de bannière, a expliqué Patrick Lasfargues, directeur exécutif de Carrefour Partenariat International, cité dans un communiqué. 

«Le premier passage sous enseigne Carrefour est prévu le 15 avril 2026 à Conakry en République de Guinée et en septembre au Nigeria», plus grand marché d’Afrique avec plus de 230 millions d’habitants, selon le communiqué. 

A horizon 2028, Carrefour et ses nouveaux partenaires prévoient «l’ouverture de 20 nouveaux points de vente», selon M. Lasfargues. 

Ces accords, annoncés quelques mois après des partenariats similaires en Ethiopie et au Ghana, «illustrent la solidité et le dynamisme du modèle de franchise porté par le groupe Carrefour», selon le communiqué. 

Ils «marquent une étape importante dans la réalisation de l’objectif du plan Carrefour 2030 (dévoilé en février, NDLR) visant à devenir le premier +retailer+ (distributeur, NDLR) alimentaire en Afrique avec une présence dans 22 pays, et au total 60 pays dans le monde», est-il ajouté. 

Pour Esmad Soufane, directeur général d’Impérial Corporation Guinée, cité dans le communiqué, l’accord avec Carrefour «marque un véritable changement d’échelle» pour son groupe et contribuera «à la création de près de 1.000 emplois directs et indirects, tout en valorisant les produits locaux». 

Du côté d’Hypercity, le directeur général Sunny Chawla salue un partenariat qui permettra «d’offrir aux consommateurs locaux des produits de qualité, accessibles à tous». 

L’implantation de Carrefour en Afrique s’inscrit dans un contexte plus large de repositionnement à l’international. 

Soucieux de dégager davantage de rentabilité, le distributeur a notamment cédé Carrefour Italie l’année dernière et veut se recentrer sur ses principaux marchés: la France, le Brésil, et l’Espagne. 

Dirigé par Alexandre Bompard depuis 2017, Carrefour compte près de 15.000 magasins dans plus de 40 pays, dont une majorité en franchise ou en location-gérance, et a réalisé un chiffre d’affaires de 91,5 milliards d’euros en 2025. 

40%

40% des 20–35 ans déclarent faire plus confiance à un contenu clairement signalé comme collaboration commerciale. 

 Source : Étude heaven 

Chine : une croissance à +5% au 1er trimestre qui dépasse les attentes malgré les tensions mondiales

Ce résultat, scruté par les marchés, est publié au moment où les prix internationaux de l’énergie s’envolent en réaction à la guerre menée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran. Le conflit entrave le trafic maritime dans le détroit stratégique d’Ormuz, par lequel transitent un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux. Il perturbe les échanges de marchandises entre le Moyen-Orient et la Chine. Le produit intérieur brut (PIB) de la Chine, deuxième économie mondiale, a progressé de 5,0% sur un an sur la période janvier-mars, a indiqué le Bureau national des statistiques (BNS). Ce chiffre est supérieur à la prévision médiane d’économistes, qui était de 4,8%. L’économie chinoise «a connu un début d’année solide, démontrant une fois de plus sa résilience et sa vitalité», s’est félicité le BNS dans un communiqué. Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse cette semaine ses prévisions de croissance mondiale pour 2026, avertissant que l’économie planétaire devrait subir le contrecoup de la guerre au Moyen-Orient. La Chine amortit pour l’heure le choc énergétique mieux que d’autres pays asiatiques grâce à ses importantes réserves stratégiques de pétrole, à la diversification de ses approvisionnements et à son recours au charbon, selon des analystes. Mais elle pourrait pâtir du ralentissement économique mondial si la crise au Moyen- Orient perdure. 

Consommation et chômage : Pékin vise une croissance économique annuelle de 4,5% à 5% cette année – l’objectif le plus bas depuis des décennies. Le gouvernement reste aux prises avec une crise persistante dans le secteur immobilier, un ralentissement durable de la consommation et un chômage important chez les jeunes. Dans son rapport publié cette semaine, le FMI a revu à la baisse sa prévision de croissance pour la Chine cette année, la ramenant à 4,4%, 0,1 point en-dessous de l’objectif du gouvernement. Des données publiées cette semaine par les Douanes chinoises ont montré que la croissance des exportations a fortement ralenti en mars, signe que la guerre au Moyen-Orient commençait à avoir un impact. Le BNS a annoncé jeudi d’autres chiffres économiques, pas forcément rassurants. La croissance des ventes de détail, principal indicateur de la consommation, a ralenti plus qu’attendu en mars, soulignant les difficultés du gouvernement à relancer les dépenses des ménages. Elles ont progressé de 1,7% sur un an le mois dernier. Un groupe d’économistes interrogés par Bloomberg tablaient sur 2,4%. De son côté, la production industrielle a connu en mars un taux de croissance de 5,7% en glissement annuel. C’est davantage qu’anticipé par Bloomberg (5,3%) mais sensiblement moins que le chiffre enregistré précédemment sur la période janvier-février (6,3%). 

Hermès : -1,4% au T1, pénalisé par les changes et les tensions au Moyen-Orient

A taux de change constant, le chiffre d’affaires du sellier-maroquinier progresse de 6%, l’effet défavorable des changes représentant 290 millions d’euros. 

«Dans un contexte géopolitique sous tension, la maison Hermès garde son cap», déclare le gérant du groupe Axel Dumas, cité dans le communiqué. L’activité dans les magasins du groupe, en croissance de 7%, «a perdu presque 1,5 point de croissance lié aux événements au Moyen-Orient», a précisé à des journalistes le directeur général finances, Éric du Halgouët. «On avait une très belle croissance à deux chiffres en janvier et février, le mois de mars a marqué un coup d’arrêt puisque notre activité s’est trouvée en recul de 40%», «principalement aux Émirats arabes unis», a-t-il détaillé, précisant que le groupe opère dans six magasins dans cette zone qui représentent «4% des ventes du groupe». Les ventes aux Royaume- Uni, en Italie et en Suisse ont également souffert de cette guerre car Hermès y a un «proportion significative de clientèle du Moyen- Orient», selon le directeur finances. Les ventes en France, en baisse de 2,8% à 347 millions d’euros sont pénalisées par «le ralentissement des flux touristiques, notamment en mars», selon le communiqué. Pour les autres régions, les ventes en Amérique, Japon et Europe hors France «réalisent de belles progressions», «malgré le ralentissement des flux touristiques en lien avec les événements survenus au Moyen- Orient». La zone Amérique «réalise un premier trimestre exceptionnel, avec une croissance équilibrée dans tous les métiers, tant aux États-Unis, qu’au Canada ou en Amérique du Sud», avec un chiffre d’affaires en hausse de 6,4% à 739 millions d’euros. Le chiffre d’affaires au Japon en baisse de 3,9% (mais en hausse de 9,6% à taux de change constant) atteint 404 millions d’euros grâce à la clientèle locale. En Europe hors France, le chiffre d’affaires est en hausse de 7,6% à 538 millions d’euros, soutenu par la demande locale également. Le chiffre d’affaires en Asie hors Japon baisse de 4,6% (mais augmente de 2,2% hors effet de change) à 1,88 milliard d’euros avec une Grande Chine (qui inclut Hong Kong, Taïwan, Macao et la Chine) qui «poursuit une légère croissance». 

Live Nation condamné pour monopole, Ticketmaster dans la tourmente

Le juge chargé de l’affaire lancée en mai 2024, Arun Subramanian, doit désormais déterminer les mesures à prendre pour casser ce monopole, qui pourrait aller jusqu’à la cession de salles de concerts voire la vente forcée de Ticketmaster. «Pendant trop longtemps, Live Nation et Ticketmaster ont tiré avantage des fans et des artistes en augmentant les prix des billets et en étouffant toute concurrence menaçant leurs positions», s’est félicitée Letitia James, procureure générale de l’Etat de New York, citée dans un communiqué. Selon elle, le jury a estimé que les clients avaient été surfacturés de 1,72 dollar par billet vendu du fait de ce monopole. La période examinée allait de mai 2020 à l’année 2024. Les pénalités (financières et/ou cessions d’actifs) doivent être fixées à l’issue d’un procès distinct devant le magistrat. Live Nation a rappelé dans un communiqué que plusieurs motions devaient encore être examinées par le juge – qui les avait volontairement repoussées post-verdict du jury – et a indiqué compter faire appel en cas de «décision défavorable» sur ces requêtes. L’entreprise a également précisé que le trop-perçu de 1,72 dollar – montant qu’elle rejette – concernait uniquement 257 salles, représentant 20% du total de billets vendus, et uniquement des billets vendus à des particuliers, dans certains Etats, ces cinq dernières années. Dans ces conditions, elle estime le montant maximal à 150 millions de dollars, qui peut être triplé par le juge. En 2010, Live Nation avait racheté Ticketmaster avec l’aval du ministère de la Justice, sous conditions. Le groupe est depuis accusé d’abuser de sa position dominante sur les marchés de l’organisation de spectacles et de la billetterie. L’action Live Nation a terminé la séance de mercredi en baisse de 6,29% à la Bourse de New York. 

Accord partiel : Le procès, intenté par le gouvernement, 39 Etats et la capitale Washington, avait débuté en mars à New York, avant d’être interrompu au bout d’une semaine quand le ministère de la Justice et Live Nation ont annoncé avoir conclu un accord à l’amiable, qui prévoyait notamment que Live Nation verse 280 millions de dollars d’indemnités et cède treize salles. Sept Etats ont rejoint cette transaction hors tribunal (Arkansas, Iowa, Mississippi, Nebraska, Oklahoma, Caroline du Sud et Dakota du Sud). Mais les autres plaignants ont décidé de poursuivre le procès, qui s’est achevé mercredi. «Face au recul de l’application des lois antitrust par l’administration Trump, ce verdict montre jusqu’où les Etats peuvent aller pour protéger nos citoyens des grandes entreprises qui utilisent leur pouvoir pour augmenter illégalement les prix et escroquer les Américains», a réagi le procureur général de Californie, l’élu démocrate Rob Bonta. «Un jury a repéré la vérité que nous connaissions depuis longtemps: Live Nation et Ticketmaster enfreignent la loi ce qui coûte des millions de dollars aux consommateurs», a souligné Letitia James, qualifiant la décision de «victoire emblématique». A l’audience, le patron d’AEG Presents, principal concurrent de Live Nation, avait déclaré que les frais moyens sur la vente d’un billet de concert atteignaient 25% du prix facial aux Etats-Unis, contre 15% en Europe. 

Coiff&Co dévoile son rebranding avec Dagobert 

Coiff&Co (322 salons en France, groupe Provalliance) opère un virage stratégique avec un rebranding majeur et une campagne média ambitieuse. Au programme : une nouvelle signature décomplexée, un prix d’appel unique à 21,90€ et un territoire créatif résolument décalé. L’agence Dagobert signe la nouvelle plateforme de marque de Coiff&Co, conçue pour toucher le coeur de cible : les familles attentives à leur budget. La promesse ? L’assurance d’une coupe qui marche à tous les coups, pour partir à l’assaut de la vie avec le sourire, à partir de 21,90 € (tarif unique homme/ femme pour shampoing + coupe; 15 € pour les enfants). 

Jinka condamné à 200.000 € pour exploitation non autorisée des données de Leboncoin

À qui appartiennent les annonces locatives publiées sur les plateformes, à ces dernières ou aux agences immobilières ? C’est la question à laquelle a répondu la justice, saisie séparément par SeLoger et Leboncoin. 

Les deux sociétés reprochaient à Jinka d’utiliser les offres qu’elles hébergeaient sans leur autorisation. 

De son côté, l’application gratuite, que son fondateur Marc Lebel présente comme un «Google de l’immobilier», défend qu’elles seraient la propriété des agences qui les publient. 

Dans les deux décisions de première instance puis en appel – en décembre 2025 pour SeLoger, également devant la cour d’appel de Versailles -, la justice a estimé que les plateformes étaient des bases de données, au sens du code de la propriété intellectuelle, protégées par le droit d’auteur, auquel Jinka a porté atteinte. 

L’application a été condamnée en appel à verser 60.000 euros de dommages-intérêts à SeLoger. 

Jinka devrait se pourvoir en cassation concernant la décision rendue mardi, selon son fondateur. 

«Alors que Leboncoin refuse l’accès à ses données pour Jinka, il ouvre parallèlement l’intégralité de son catalogue à Google et signe un accord stratégique avec OpenAI pour intégrer son catalogue dans ChatGPT», relève Jinka dans un communiqué. «La situation est alarmante : les géants technologiques mondiaux bénéficient d’un accès illimité à la donnée immobilière française, tandis que la FrenchTech se voit entravée», regrette l’entreprise. Elle déplore une «obsolescence législative» de la réglementation sur les bases de données, issue d’une directive européenne de 1996. 

La start-up estime que le droit des bases de données «manque de clarté à l’ère du numérique, et plus encore face à l’essor de l’intelligence artificielle». 

Marc Lebel regrette que les deux plateformes considèrent Jinka, qui leur apportait du trafic jusqu’à ce qu’elle retire leurs annonces, «comme un concurrent». «Aujourd’hui, il y a une crise du logement, donc il y a énormément d’arnaques», relève-t-il. 

Or son activité s’appuie, selon lui, sur des algorithmes permettant d’identifier les doublons et les fausses annonces. 

Jinka, créée en 2020, revendique quatre millions d’utilisateurs et des annonces «issues de plus de 5.000 sites immobiliers», dont Gens de confiance, LocService ou Maisons & appartements. 

Kering lance «ReconKering» pour relancer Gucci et restaurer sa désirabilité

Cette stratégie, élaborée par le nouveau directeur général Luca de Meo, était très attendue compte tenu de la mauvaise passe que connaît le groupe depuis des années, plombé en particulier par les contre-performances de Gucci. Le plan de Kering s’étale jusqu’à 2030 et ne comporte aucune mesure radicale. Parmi ses objectifs, Kering affirme vouloir plus que doubler son taux de marge opérationnelle «à moyen terme» afin qu’il atteigne au moins 22%, sans toutefois préciser l’échéance exacte. A titre de comparaison, cela reviendrait à atteindre le même taux de marge opérationnelle que son rival français LVMH. Selon son plan, c’est «d’ici fin 2028» que Kering «entrera dans une phase de croissance renouvelée et durable». Le groupe, qui a entamé une transformation l’an dernier sous l’égide de l’Italien Luca de Meo, veut aussi consacrer 5 à 6% de son chiffre d’affaires au développement de la croissance interne durable de ses maisons et envisage des acquisitions ciblées. Autre indicateur que Kering scrutera avec attention, le ROCE, pour retour sur capitaux employés, que l’entreprise veut voir au-dessus de 20%. Cet indicateur, rarement publié explicitement par les grands groupes dans leur compte de résultat, permet de mesurer la performance d’une filiale en fonction du capital investi. Le groupe vise également une croissance de ses ventes plus rapide que celle du marché, ce qu’il qualifie de «surperformance progressive», sans donner davantage de précisions. 

«Désirabilité» : Au coeur de cette stratégie figure la «désirabilité», à savoir la capacité des produits à séduire les clients, un concept que le groupe met en avant comme «clé de la croissance future». Kering veut donc mesurer «l’image de chaque marque» pour permettre «à chaque maison de suivre sa dynamique, de se comparer à ses pairs et d’activer des leviers ciblés». Et au premier rang des marques dont la «désirabilité» doit être relancée se trouve Gucci, marque phare du groupe dont les difficultés pèsent lourd dans les comptes de Kering ces dernières années. Si la maison italienne a une nouvelle PDG, Francesca Bellettini, ainsi qu’un nouveau directeur artistique – Demna Gvasalia a présenté sa première collection à l’automne -, l’essai doit encore être transformé. Au premier trimestre, les ventes de Gucci ont chuté de 14%. Le chiffre d’affaires total de Kering a reculé de 6% sur cette période, stable à données comparables. La marque italienne, qui génère environ 40% du chiffre d’affaires du groupe, va voir son «offre de maroquinerie renforcée» avec des «standards de qualité plus élevés». «Des stratégies locales plus ciblées et un modèle de distribution optimisé permettent à la marque d’être plus pertinente sur ses marchés, de renforcer son exclusivité et de garantir sa rapidité d’exécution», affirme Kering. Par ailleurs, l’entreprise envisage des acquisitions «visant en priorité à renforcer le savoir-faire, l’intégration verticale et la sécurisation des matières premières», précise-t-elle, sans donner le montant qui pourrait être consacré à ces opérations. 

Allbirds : +600% en Bourse après l’abandon des chaussures au profit de l’IA

L’entreprise avait annoncé le 30 mars la cession, pour environ 39 millions de dollars, de la propriété intellectuelle – sa marque – ainsi que d’actifs et engagements immatériels à American Exchange Group (AXNY). 

La finalisation, suspendue au feu vert des actionnaires et des régulateurs, doit être finalisée au deuxième trimestre. 

Mais elle n’avait donné aucune indication concernant son avenir. 

Elle a annoncé mercredi un accord définitif avec un investisseur institutionnel non identifié prévoyant un financement convertible de 50 millions de dollars, qui devrait aboutir dans le courant du deuxième trimestre. 

Ce financement «va permettre à la société de pivoter ses activités vers une infrastructure de calcul pour intelligence artificielle», a-t-elle indiqué dans un communiqué. 

Mercredi, vers 15H20 GMT, Allbirds prenait 607,63% à 17,62 dollars à la Bourse de New York. 

Son objectif à long terme, a-t-elle expliqué, est de devenir un fournisseur de GPU-as-a-service (GPUaaS) – qui permet aux clients de bénéficier d’une puissance de calcul dédiée et sécurisée en cloud sans avoir à gérer l’infrastructure elle-même, ainsi que de services d’intelligence artificielle. 

Pour marquer cette métamorphose de spécialiste des chaussures confortables fabriquées en matériaux durables (laine, canne à sucre, pulpe d’arbres, etc) en entreprise de la tech, elle compte prendre le nom de «NewBird AI». 

Une assemblée générale extraordinaire des actionnaires est prévue le 18 mai pour entériner ces changements ainsi que le versement d’un dividende exceptionnel au troisième trimestre, selon le communiqué. 

«Le taux de disponibilité des centres de données a atteint un plus bas historique en Amérique du Nord et la capacité qui va arriver d’ici mi-2026 est déjà complétement attribuée», a relevé Allbirds. 

«NewBird AI est conçu pour aider à combler cet écart», a-t-elle poursuivi. En parallèle, la marque de chaussures Allbirds va ouvrir un «nouveau chapitre» avec AXNY, qui détient une trentaine de marques de vêtements et accessoires comme Aerosoles, White Mountain, American Exchange, Urban Skin, etc. 

Allbirds, dont le siège est à San Francisco, a été créée en 2015 et est cotée depuis 2021. 

Sur les neuf premiers mois de 2025, elle a généré un chiffre d’affaires de 104,78 millions de dollars (-21,7% sur un an) et une perte nette de 57,70 millions.