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A. TISSANDIER (Marie-Antoinette) : «Créer une collaboratrice générée par l’IA qui aura autant son mot à dire que les autres»

Convaincue que l’IA peut devenir une réelle alliée professionnelle, l’agence Marie-Antoinette a dévoilé sa créatrice de contenus générée par l’IA : MarI-Antoinette. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer ce développement avec Alvina TISSANDIER, Partner & Chargée du Développement de l’agence Marie-Antoinette

MEDIACOM Comment l’agence répond-elle au quotidien aux besoins de ses clients ? 

Alvina TISSANDIER Pour répondre aux demandes de nos clients, nous déployons de multiples expertises : Relations Publics, Influences Sociales, Évènements Retentissants, Stratégie et Création. Notre meilleure force de frappe est l’hybridation de nos savoir-faire. Ces experts visent au quotidien l’excellence opérationnelle tout en s’attachant à avoir un coup d’avance sur des métiers et secteurs ultra concurrentiels. 

MEDIACOM Comment se compose votre portefeuille clients ? 

Alvina TISSANDIER L’agence Marie-Antoinette accompagne une trentaine de clients à l’année. Nous avons fait le choix il y a 14 ans de ne pas nous spécialiser dans un secteur ou un métier. Ce qui fait la richesse de nos clients et donc de nos consultants. Nous avons aujourd’hui 5 secteurs majeurs : la Food, la Tech, le Retail, l’Art de Vivre et Acteurs du Changement. 

MEDIACOM En ce début d’année, Marie Antoinette dévoile son ambassadrice générée par l’IA. Quels sont les objectifs de cette innovation ? 

Alvina TISSANDIER Cette innovation incarne ce qui a façonné dès le premier jour l’ADN de l’Agence : le pas de côté. Alors que tous les communicants se battent pour acter si l’IA sera un allié ou pas pour notre métier, nous avons préféré faire autrement : créer une collaboratrice générée par l’IA qui aura autant son mot à dire que les autres sur ces sujets. Puisque l’IA est au coeur des discussions, autant lui donner une voix ! Cette activation permet aussi à notre Studio de Création de toujours avoir un coup d’avance sur les nouvelles technologies et d’embrasser une culture d’innovation. 

MEDIACOM En quoi est-ce une opportunité business ? 

Alvina TISSANDIER Au-delà du coup de com’ créatif et d’une vitrine pour le studio, nous sommes persuadés qu’à terme MarI-Antoinette pourra collaborer avec des marques en tant que créatrice de contenus. L’ultra personnalisation des contenus, ce que chaque annonceur recherche sur les réseaux sociaux, sera rendu possible grâce à l’IA pour générer ces campagnes. 

MEDIACOM Quelle va être la mission de MarI-Antoinette ? 

Alvina TISSANDIER Notre ambassadrice MarI-Antoinette aura trois missions : être la porte-voix des actualités de l’agence, être dénicheuse de nouvelles tendances, et enfin être créatrice de contenus pour de futures partenaires. 

MEDIACOM Comment l’agence va-t-elle accompagner la gestion du compte et du talent MarI-Antoinette ? 

Alvina TISSANDIER Pour atteindre nos objectifs, nous avons décidé de mettre les experts adaptés en charge du projet : une social media manager senior pour prendre en main la gestion du compte Instagram, une DA experte en IA pour générer nos visuels, une planneuse stratégique pour ne passer à côté d’aucun signal faible. Toute l’agence est mobilisée. 

MEDIACOM Avez-vous déjà des retours de clients sur cette nouvelle ambassadrice ? 

Alvina TISSANDIER Beaucoup d’entre eux ont reconnu le pas de côté de l’agence ! Ils sont ravis que nous préemptions le sujet de cette manière et sont bien sûr volontaires pour créer des collaborations avec MarI-Antoinette ! 

MEDIACOM En quoi l’IA devient-il un sujet de plus en plus important en interne et pour vos clients ? 

Alvina TISSANDIER En interne, l’IA permet aux collaborateurs d’aller au bout de leurs idées en mettant enfin une image sur ce qu’ils proposent sans dépendre d’un DA. Les clients se projettent mieux. Certains sont curieux et ont besoin de mieux comprendre. D’autres souhaitent une vraie utilisation de cette IA pour générer des campagnes créatives plus rapidement et à moindre coût. 

A. DETOURS (Captain Wallet) : «Reach wallet de 10 à 15% la première année, 10 fois plus important que l’emailing»

Captain Wallet, leader du marketing sur wallet mobile, annonce avoir converti au wallet 80 nouvelles marques en 2023, avec plus de 13.500 campagnes effectuées. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la feuille de route et les atouts du wallet avec Axel DETOURS, Cofondateur de Captain Wallet. 

MEDIACOM’ Quel bilan tirez-vous de l’année 2023 ? 

Axel DETOURS En 2023, Captain Wallet signe une très belle année en ayant converti au wallet 80 nouvelles marques et enseignes tous secteurs d’activités confondus. Au total, ce sont plus de 250 marques et enseignes qui ont intégré notre solution dans leur stratégie marketing mobile pour booster leur chiffre d’affaires et renforcer la relation client. En 2023, le gain de 80 nouveaux clients s’est traduit par une hausse de 40% de notre chiffre d’affaires. Nous avons signé des marques emblématiques dans les secteurs du retail, de la restauration, du tourisme, de la distribution, de l’alimentation et de la prévoyance comme Superdry, La Mie Câline, Air Caraïbes, Aesio Mutuelle, Du Bruit dans la cuisine, Jardin d’Acclimatation, Euromaster, Brico Pro, Oh My Cream, Aquarelle, Diesel, Camper, Taxi G7, Sushi Shop… 

MEDIACOM’ Comment évolue l’usage du wallet ? 

Axel DETOURS En 2023, ce sont plus de 13.500 campagnes marketing via le wallet qui ont été réalisées par les enseignes, soit une progression de +264% en un an (3.724 en 2022). Notons aussi que 255 millions de notifications push ont été envoyées aux clients wallétisés pour les informer, par exemple, du début des promotions (+42% sur un an). Pour rappel, 20,5 millions de consommateurs ont une carte de fidélité ou tout autre support marketing dans le wallet de leur smartphone via la solution de Captain Wallet. Un chiffre en hausse de 50% par rapport à 2022. 

MEDIACOM’ En quoi l’intégration par Brevo booste-t-elle votre activité ? 

Axel DETOURS Notre succès commercial a été largement facilité par notre intégration au sein de Brevo, en janvier 2023. Nous pouvons ainsi accéder à un marché encore plus grand. Nous visons aussi l’international, notamment en Allemagne. Les US représentent bien évidemment un marché qui nous attire aussi, mais sur un plus long terme. 

MEDIACOM’ Pour les marques, quels sont les atouts du wallet ? 

Axel DETOURS Captain Wallet permet aux marques et enseignes de dématérialiser n’importe quel support (carte de fidélité, coupon promotionnel, invitations, cartes de tiers payant…) dans le wallet mobile, en quelques clics, et de les connecter directement à leur CRM. Une fois la dématérialisation effectuée, Captain Wallet accompagne les enseignes dans la diffusion d’informations ou campagnes marketing via des push notification, programmés et personnalisés sur le mobile des clients. 

MEDIACOM’ Cette solution nécessite-t-elle un investissement important ? 

Axel DETOURS Notre panier moyen est autour de 20.000 à 25.000 euros la première année. Ce n’est pas un énorme investissement par rapport à d’autres canaux. L’avantage principal est notre reach rapporté à la performance du wallet : nous dématérialisons 10 à 15% d’une base de données sur le wallet la première année, et l’ensemble de ces clients augmente sa récurrence d’achat de 77%. Le wallet conjugue ainsi une expérience client et un très fort ROI. 

Dividendes en hausse : Carrefour chouchoute ses actionnaires malgré les défis

 Le distributeur français Carrefour a estimé mardi s’être bien sorti d’un «environnement difficile» de forte inflation en 2023 et annoncé choyer ses actionnaires avec notamment une augmentation des dividendes. 

 Les ventes du groupe coté au CAC 40 ont progressé de 3,6% à 94,1 milliards d’euros dans un «contexte d’inflation particulièrement élevée en Europe et en Argentine». Son bénéfice net ressort en forte hausse en 2023, de plus de 23% à 1,66 milliard d’euros, grâce à la cession de ses dernières activités sur le continent asiatique, à Taïwan. Sans cette cession, la rentabilité des activités du distributeur ressort en baisse, en raison notamment du coût d’une réorganisation en Europe et de la fermeture en cours de magasins au Brésil. Carrefour prévoit le paiement d’un dividende de 0,87 euro par action, «en hausse de 55%». En outre, il annonce «un nouveau programme de rachat d’actions de 700 millions d’euros sur 2024», année lors de laquelle il estime qu’il devrait «bénéficier de conditions de marché plus favorables en Europe». En 2023, le groupe qui a racheté les enseignes Cora et Match ainsi qu’une trentaine de magasins Casino indique avoir versé 481 millions d’euros de dividendes, et dépensé 802 millions d’euros pour racheter ses actions. Ces mesures sont contestées par les organisations représentatives du personnel, notamment au regard de sa politique de passage de nombreux magasins en location-gérance et en franchise, ce qui consiste à céder la gestion à des tiers (tout en restant en général propriétaire du fonds de commerce). Au total, ce sont, selon la CFDT, «305 magasins (80 hypers et 225 supermarchés)» qui ont ou vont être «cédés à des repreneurs et plus de 23.000 salariés qui sont sortis des effectifs» de Carrefour en France. Interpellée le 13 février par le député (Liot) du Nord Benjamin Saint-Huile au sujet de cette politique, la ministre déléguée à la Consommation Olivia Grégoire avait indiqué que «la situation des franchisés Carrefour est bien identifiée et suivie de près par le gouvernement», et que «les services de l’Inspection du travail ont été mobilisés pour vérifier que le droit du travail est strictement respecté». 

ALDI lance une campagne publicitaire dédiée à la qualité de ses marques propres

ALDI reprend la parole pour mettre en avant la qualité de ses marques propres qui sont au cœur de son business model et représentent 90% des références en magasins. L’intention est aussi de ne pas confondre ces marques propres avec les marques 1er prix des concurrents qui, elles, ont pour principe de privilégier le coût à la qualité afin de proposer un prix le plus bas possible. Pour compléter le dispositif 360° orchestré par l’agence média WaveMaker, MOGUL (groupe TBWA) a développé un contenu digital spécifique qui va plonger des consommateurs et des influenceurs au cœur des cuisines ALDI pour, là-aussi, goûter et regoûter des produits ALDI. La campagne est en ligne depuis le 11 février 2024.

Sun lance une campagne inédite

La marque Sun lance une campagne d’affichage publicitaire créative et décalée à découvrir au Citadium, à Paris. Imaginée par l’agence Mullenlowe Londres, cette nouvelle campagne vise à montrer qu’une bonne entente sur l’organisation du lave-vaisselle peut révéler certaines compatibilités amoureuses. En effet, selon une récente étude (février 2024), menée par la marque avec l’institut de sondages OpinionWay, 83% des Français ont de fortes attentes autour des tâches ménagères dans leur couple et 71% d’entre eux indiquent qu’ils se sont déjà disputés avec leur partenaire à propos de leur façon de ranger le lave-vaisselle. Pour adresser cette génération plus exigeante que ses ainés, la campagne d’affichage sera accompagnée d’un large dispositif digital et social media. De plus, une campagne d’influence multiplateforme sera active avec des créateurs de contenus incontournables des 18-35 ans.

La Confédération Nationale de l’Élevage (CNE) lance une nouvelle campagne de communication avec Ogilvy Paris

La Confédération Nationale de l’Élevage (CNE), en partenariat avec les trois interprofessions INTERBEV, le CNIEL et l’ANICAP a fait appel à Ogilvy Paris pour lancer une campagne afin de rappeler les forces et les contributions positives de nos élevages français de vaches, chèvres et brebis : « Nos élevages, il y a de quoi en être fiers ». La campagne, composée de 4 annonces presse diffusées en PQR et PQN ainsi que de vidéos de 7 secondes diffusées sur les réseaux sociaux, a été lancée le 5 février dernier. Elle sera également visible lors du Salon de l’Agriculture, du 24 février au 3 mars 2024.

L’agence Publicis Luxe se renforce avec le duo Christine Milan et Alexis de Montaigu

L’agence Publicis Luxe se renforce pour accélérer le déploiement de son offre partout dans le monde et accompagner de façon toujours plus agile ses clients à l’international. Cette accélération est portée par un duo formé de Christine Milan, DGA en charge du planning stratégique à l’international et d’Alexis de Montaigu nouvellement arrivé comme Global Client Lead sur le compte Lancôme International & Chief Growth Officer. A ce titre il pilotera la stratégie d’intégration et de croissance de l’offre luxe de Publicis à travers le monde et en particulier sur le marché nord-américain.

14,1%

La part RSE s’élève à 14,1% en TV, dépassant la moyenne globale, tandis qu’en presse et en radio, elle se situe respectivement à 10,5% et 8,4%

Source : Baromètre RSE Kantar Média

Crise pour le prêt-à-porter milieu de gamme en 2023

 Le volume des ventes dans le secteur de la mode a reculé de 4% en 2023, année de crise pour le prêt-à-porter milieu de gamme, selon un bilan présenté jeudi à l’Institut Français de la Mode (IFM). 

 chiffre d’affaires des entreprises d’habillement et de textile (hors accessoires) a lui diminué de 1,3% en 2023 par rapport à 2022, s’établissant à environ 27 milliards d’euros – alors que les prix ont augmenté d’environ 3%. Dans le détail, la chaussure perd 4,9%, le linge de maison 4,2%, la lingerie 3,8%, l’habillement femme 1,5% et l’enfant 0,5%. Seule la mode homme tire son épingle du jeu avec +0,6%. Sans surprise, les chaînes spécialisées de centre-ville ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 4,6% en 2023. Depuis plus d’un an, le prêt-à-porter milieu de gamme (55% du parc de magasins en France) traverse une profonde crise se traduisant par des fermetures de boutiques, des redressements judiciaires voire des liquidations. En 2023, 782 points de vente de chaînes spécialisées ont fermé et 191 du côté des indépendants, révèle l’IFM. La pandémie, l’inflation – avec des «arbitrages de consommation défavorables à la mode» – et la surdimension du parc de magasins par rapport à la demande expliquent cette «refondation de l’écosystème de la mode», selon Gildas Minvielle, directeur de l’observatoire économique de l’IFM. Mais aussi la montée en puissance de la vente en ligne et de la seconde main, ainsi que la multiplication du nombre d’acteurs (Zara, H&M, Uniqlo et l’ultra fast fashion). Certains acteurs s’en sortent quand même dans ce paysage sinistré: les grands magasins, les magasins populaires et alimentaires type Monoprix et E.Leclerc et les chaînes de grande diffusion (Kiabi, Gemo, etc.). Selon une étude consommateurs de l’IFM, les Français plébiscitent Decathlon, Kiabi, H&M, Nike et Intersport pour leurs achats de mode en magasins. Et Amazon, Vinted, Decathlon, Zalando et SheIn pour les achats en ligne. Les ventes en ligne de mode en général reculent de 4,9% en 2023, un «retour à la normale» entamé en 2022 après deux années très dynamiques en raison de la pandémie en 2020 et 2021. A eux seuls, les géants d’Internet que sont l’américain Amazon, les chinois SheIn (ultra fast fashion) ou encore Temu (généraliste) totalisent 4% du marché de l’habillement en France. Ils captent 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires, ce qui est «d’autant plus important (qu’ils) enregistrent de fortes progressions», avertit M. Minvielle. 

Y. LAWSON (Edelman France) : «Les Français demandent de la transparence de la part des marques»

L’agence Edelman France a dévoilé son Trust Barometer pour l’année 2024, qui révèle un nouveau paradoxe au coeur de la société: l’innovation contribuerait à une nouvelle ère de prospérité mais aggraverait en l’état la relation de confiance entre les Français, les dirigeants et les experts dans les entreprises et la population. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer ce baromètre avec Yoni LAWSON, head of tech chez Edelman France.

MEDIACOM’ 

Quelle est la vocation du Trust Barometer d’Edelman ? 

Yoni LAWSON 

Le Trust Barometer d’Edelman analyse le niveau de confiance des citoyens dans les entreprises, les gouvernements, les ONG et les médias dans près de 28 pays. En presque un quart de siècle de recherche sur la confiance, nous avons identifié quatre grands thèmes. Cette année, nous sommes arrivés à un cinquième thème majeur : l’innovation en péril. Non pas à cause des technologies elles-mêmes, mais de la façon dont elles sont intégrées ou pas à la société. 

MEDIACOM’ 

L’innovation est rapide et omniprésente, est-ce inquiétant pour les Français ? 

Yoni LAWSON 

La France se distingue singulièrement parmi les 28 pays analysés dans notre dernier Trust Barometer. Les niveaux de confiance dans l’innovation sont parmi les plus bas au monde. Ce n’est pas tant l’innovation qui est en cause, mais la manière dont elle est implémentée dans la société qui est questionnée par les Français. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, ils ne sont que 46% à faire confiance aux entreprises pour introduire l’innovation en France, 59% pensent que le gouvernement ne possède pas les compétences nécessaires pour réguler l’innovation, et seuls 49% des Français font confiance à l’Union Européenne, dont l’une des missions est de réguler l’innovation. Et pourtant, les Français ont une grande confiance dans le secteur de la technologie (67%) ou de la santé (77%). Néanmoins, la confiance dans un secteur ne garantit pas la confiance dans ses innovations. 

MEDIACOM’ 

La transparence, sujet qui concerne aussi les marques, est-elle recherchée par les Français ? 

Yoni LAWSON 

En effet, les Français demandent également de la transparence de la part des marques. Ils doivent communiquer les avantages et les inconvénients des nouvelles technologies et de l’innovation. C’est même une exception française dans le Trust Barometer. C’est l’action de confiance n°1 pour que les marques soient considérées comme de vrais acteurs du changement. 56% des Français demandent également aux CEOs de s’attaquer aux changements qui se produisent dans la société, et pas seulement ceux qui se produisent dans leur entreprise. Les employés veulent ainsi voir les dirigeants de leur entreprise prendre des positions publiques sur les questions liées à l’innovation technologique. Et surprise, les 3 principales préoccupations sont toutes liées à l’IA : la mise à niveau des compétences, l’usage éthique de la technologie et l’impact de l’automatisation sur l’emploi. Un enseignement à retenir alors que l’IA va prendre une place de plus en plus importante dans la société. 

MEDIACOM’ 

Les entreprises prennent-elles conscience du besoin de communiquer différemment sur ces innovations technologiques ? 

Yoni LAWSON 

L’acceptation de l’innovation est en jeu. Nous vivons à une époque où la société absorbe simultanément des ruptures technologiques et sociétales. Le fil est ténu car les citoyens peuvent percevoir l’innovation comme un progrès ou alors susciter un rejet. Il faut donc garantir que l’innovation apporte la promesse d’un avenir meilleur. Cela veut dire porter une attention particulière autant à l’invention qu’à sa mise en oeuvre. Convaincre, expliquer la science, gérer les impacts et relever le défi de la désinformation. Les dirigeants des entreprises ont un rôle essentiel à jouer, ils doivent aborder les conséquences sociétales plus larges, telles que l’impact sur l’emploi, et répondre aux préoccupations éthiques. 

A. TISSANDIER (Marie-Antoinette) : «Créer une collaboratrice générée par l’IA qui aura autant son mot à dire que les autres»

Convaincue que l’IA peut devenir une réelle alliée professionnelle, l’agence Marie-Antoinette a dévoilé sa créatrice de contenus générée par l’IA : MarI-Antoinette. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer ce développement avec Alvina TISSANDIER, Partner & Chargée du Développement de l’agence Marie-Antoinette

MEDIACOM Comment l’agence répond-elle au quotidien aux besoins de ses clients ? 

Alvina TISSANDIER Pour répondre aux demandes de nos clients, nous déployons de multiples expertises : Relations Publics, Influences Sociales, Évènements Retentissants, Stratégie et Création. Notre meilleure force de frappe est l’hybridation de nos savoir-faire. Ces experts visent au quotidien l’excellence opérationnelle tout en s’attachant à avoir un coup d’avance sur des métiers et secteurs ultra concurrentiels. 

MEDIACOM Comment se compose votre portefeuille clients ? 

Alvina TISSANDIER L’agence Marie-Antoinette accompagne une trentaine de clients à l’année. Nous avons fait le choix il y a 14 ans de ne pas nous spécialiser dans un secteur ou un métier. Ce qui fait la richesse de nos clients et donc de nos consultants. Nous avons aujourd’hui 5 secteurs majeurs : la Food, la Tech, le Retail, l’Art de Vivre et Acteurs du Changement. 

MEDIACOM En ce début d’année, Marie Antoinette dévoile son ambassadrice générée par l’IA. Quels sont les objectifs de cette innovation ? 

Alvina TISSANDIER Cette innovation incarne ce qui a façonné dès le premier jour l’ADN de l’Agence : le pas de côté. Alors que tous les communicants se battent pour acter si l’IA sera un allié ou pas pour notre métier, nous avons préféré faire autrement : créer une collaboratrice générée par l’IA qui aura autant son mot à dire que les autres sur ces sujets. Puisque l’IA est au coeur des discussions, autant lui donner une voix ! Cette activation permet aussi à notre Studio de Création de toujours avoir un coup d’avance sur les nouvelles technologies et d’embrasser une culture d’innovation. 

MEDIACOM En quoi est-ce une opportunité business ? 

Alvina TISSANDIER Au-delà du coup de com’ créatif et d’une vitrine pour le studio, nous sommes persuadés qu’à terme MarI-Antoinette pourra collaborer avec des marques en tant que créatrice de contenus. L’ultra personnalisation des contenus, ce que chaque annonceur recherche sur les réseaux sociaux, sera rendu possible grâce à l’IA pour générer ces campagnes. 

MEDIACOM Quelle va être la mission de MarI-Antoinette ? 

Alvina TISSANDIER Notre ambassadrice MarI-Antoinette aura trois missions : être la porte-voix des actualités de l’agence, être dénicheuse de nouvelles tendances, et enfin être créatrice de contenus pour de futures partenaires. 

MEDIACOM Comment l’agence va-t-elle accompagner la gestion du compte et du talent MarI-Antoinette ? 

Alvina TISSANDIER Pour atteindre nos objectifs, nous avons décidé de mettre les experts adaptés en charge du projet : une social media manager senior pour prendre en main la gestion du compte Instagram, une DA experte en IA pour générer nos visuels, une planneuse stratégique pour ne passer à côté d’aucun signal faible. Toute l’agence est mobilisée. 

MEDIACOM Avez-vous déjà des retours de clients sur cette nouvelle ambassadrice ? 

Alvina TISSANDIER Beaucoup d’entre eux ont reconnu le pas de côté de l’agence ! Ils sont ravis que nous préemptions le sujet de cette manière et sont bien sûr volontaires pour créer des collaborations avec MarI-Antoinette ! 

MEDIACOM En quoi l’IA devient-il un sujet de plus en plus important en interne et pour vos clients ? 

Alvina TISSANDIER En interne, l’IA permet aux collaborateurs d’aller au bout de leurs idées en mettant enfin une image sur ce qu’ils proposent sans dépendre d’un DA. Les clients se projettent mieux. Certains sont curieux et ont besoin de mieux comprendre. D’autres souhaitent une vraie utilisation de cette IA pour générer des campagnes créatives plus rapidement et à moindre coût. 

A. DETOURS (Captain Wallet) : «Reach wallet de 10 à 15% la première année, 10 fois plus important que l’emailing»

Captain Wallet, leader du marketing sur wallet mobile, annonce avoir converti au wallet 80 nouvelles marques en 2023, avec plus de 13.500 campagnes effectuées. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la feuille de route et les atouts du wallet avec Axel DETOURS, Cofondateur de Captain Wallet. 

MEDIACOM’ Quel bilan tirez-vous de l’année 2023 ? 

Axel DETOURS En 2023, Captain Wallet signe une très belle année en ayant converti au wallet 80 nouvelles marques et enseignes tous secteurs d’activités confondus. Au total, ce sont plus de 250 marques et enseignes qui ont intégré notre solution dans leur stratégie marketing mobile pour booster leur chiffre d’affaires et renforcer la relation client. En 2023, le gain de 80 nouveaux clients s’est traduit par une hausse de 40% de notre chiffre d’affaires. Nous avons signé des marques emblématiques dans les secteurs du retail, de la restauration, du tourisme, de la distribution, de l’alimentation et de la prévoyance comme Superdry, La Mie Câline, Air Caraïbes, Aesio Mutuelle, Du Bruit dans la cuisine, Jardin d’Acclimatation, Euromaster, Brico Pro, Oh My Cream, Aquarelle, Diesel, Camper, Taxi G7, Sushi Shop… 

MEDIACOM’ Comment évolue l’usage du wallet ? 

Axel DETOURS En 2023, ce sont plus de 13.500 campagnes marketing via le wallet qui ont été réalisées par les enseignes, soit une progression de +264% en un an (3.724 en 2022). Notons aussi que 255 millions de notifications push ont été envoyées aux clients wallétisés pour les informer, par exemple, du début des promotions (+42% sur un an). Pour rappel, 20,5 millions de consommateurs ont une carte de fidélité ou tout autre support marketing dans le wallet de leur smartphone via la solution de Captain Wallet. Un chiffre en hausse de 50% par rapport à 2022. 

MEDIACOM’ En quoi l’intégration par Brevo booste-t-elle votre activité ? 

Axel DETOURS Notre succès commercial a été largement facilité par notre intégration au sein de Brevo, en janvier 2023. Nous pouvons ainsi accéder à un marché encore plus grand. Nous visons aussi l’international, notamment en Allemagne. Les US représentent bien évidemment un marché qui nous attire aussi, mais sur un plus long terme. 

MEDIACOM’ Pour les marques, quels sont les atouts du wallet ? 

Axel DETOURS Captain Wallet permet aux marques et enseignes de dématérialiser n’importe quel support (carte de fidélité, coupon promotionnel, invitations, cartes de tiers payant…) dans le wallet mobile, en quelques clics, et de les connecter directement à leur CRM. Une fois la dématérialisation effectuée, Captain Wallet accompagne les enseignes dans la diffusion d’informations ou campagnes marketing via des push notification, programmés et personnalisés sur le mobile des clients. 

MEDIACOM’ Cette solution nécessite-t-elle un investissement important ? 

Axel DETOURS Notre panier moyen est autour de 20.000 à 25.000 euros la première année. Ce n’est pas un énorme investissement par rapport à d’autres canaux. L’avantage principal est notre reach rapporté à la performance du wallet : nous dématérialisons 10 à 15% d’une base de données sur le wallet la première année, et l’ensemble de ces clients augmente sa récurrence d’achat de 77%. Le wallet conjugue ainsi une expérience client et un très fort ROI. 

Dividendes en hausse : Carrefour chouchoute ses actionnaires malgré les défis

 Le distributeur français Carrefour a estimé mardi s’être bien sorti d’un «environnement difficile» de forte inflation en 2023 et annoncé choyer ses actionnaires avec notamment une augmentation des dividendes. 

 Les ventes du groupe coté au CAC 40 ont progressé de 3,6% à 94,1 milliards d’euros dans un «contexte d’inflation particulièrement élevée en Europe et en Argentine». Son bénéfice net ressort en forte hausse en 2023, de plus de 23% à 1,66 milliard d’euros, grâce à la cession de ses dernières activités sur le continent asiatique, à Taïwan. Sans cette cession, la rentabilité des activités du distributeur ressort en baisse, en raison notamment du coût d’une réorganisation en Europe et de la fermeture en cours de magasins au Brésil. Carrefour prévoit le paiement d’un dividende de 0,87 euro par action, «en hausse de 55%». En outre, il annonce «un nouveau programme de rachat d’actions de 700 millions d’euros sur 2024», année lors de laquelle il estime qu’il devrait «bénéficier de conditions de marché plus favorables en Europe». En 2023, le groupe qui a racheté les enseignes Cora et Match ainsi qu’une trentaine de magasins Casino indique avoir versé 481 millions d’euros de dividendes, et dépensé 802 millions d’euros pour racheter ses actions. Ces mesures sont contestées par les organisations représentatives du personnel, notamment au regard de sa politique de passage de nombreux magasins en location-gérance et en franchise, ce qui consiste à céder la gestion à des tiers (tout en restant en général propriétaire du fonds de commerce). Au total, ce sont, selon la CFDT, «305 magasins (80 hypers et 225 supermarchés)» qui ont ou vont être «cédés à des repreneurs et plus de 23.000 salariés qui sont sortis des effectifs» de Carrefour en France. Interpellée le 13 février par le député (Liot) du Nord Benjamin Saint-Huile au sujet de cette politique, la ministre déléguée à la Consommation Olivia Grégoire avait indiqué que «la situation des franchisés Carrefour est bien identifiée et suivie de près par le gouvernement», et que «les services de l’Inspection du travail ont été mobilisés pour vérifier que le droit du travail est strictement respecté». 

ALDI lance une campagne publicitaire dédiée à la qualité de ses marques propres

ALDI reprend la parole pour mettre en avant la qualité de ses marques propres qui sont au cœur de son business model et représentent 90% des références en magasins. L’intention est aussi de ne pas confondre ces marques propres avec les marques 1er prix des concurrents qui, elles, ont pour principe de privilégier le coût à la qualité afin de proposer un prix le plus bas possible. Pour compléter le dispositif 360° orchestré par l’agence média WaveMaker, MOGUL (groupe TBWA) a développé un contenu digital spécifique qui va plonger des consommateurs et des influenceurs au cœur des cuisines ALDI pour, là-aussi, goûter et regoûter des produits ALDI. La campagne est en ligne depuis le 11 février 2024.

Sun lance une campagne inédite

La marque Sun lance une campagne d’affichage publicitaire créative et décalée à découvrir au Citadium, à Paris. Imaginée par l’agence Mullenlowe Londres, cette nouvelle campagne vise à montrer qu’une bonne entente sur l’organisation du lave-vaisselle peut révéler certaines compatibilités amoureuses. En effet, selon une récente étude (février 2024), menée par la marque avec l’institut de sondages OpinionWay, 83% des Français ont de fortes attentes autour des tâches ménagères dans leur couple et 71% d’entre eux indiquent qu’ils se sont déjà disputés avec leur partenaire à propos de leur façon de ranger le lave-vaisselle. Pour adresser cette génération plus exigeante que ses ainés, la campagne d’affichage sera accompagnée d’un large dispositif digital et social media. De plus, une campagne d’influence multiplateforme sera active avec des créateurs de contenus incontournables des 18-35 ans.

La Confédération Nationale de l’Élevage (CNE) lance une nouvelle campagne de communication avec Ogilvy Paris

La Confédération Nationale de l’Élevage (CNE), en partenariat avec les trois interprofessions INTERBEV, le CNIEL et l’ANICAP a fait appel à Ogilvy Paris pour lancer une campagne afin de rappeler les forces et les contributions positives de nos élevages français de vaches, chèvres et brebis : « Nos élevages, il y a de quoi en être fiers ». La campagne, composée de 4 annonces presse diffusées en PQR et PQN ainsi que de vidéos de 7 secondes diffusées sur les réseaux sociaux, a été lancée le 5 février dernier. Elle sera également visible lors du Salon de l’Agriculture, du 24 février au 3 mars 2024.

L’agence Publicis Luxe se renforce avec le duo Christine Milan et Alexis de Montaigu

L’agence Publicis Luxe se renforce pour accélérer le déploiement de son offre partout dans le monde et accompagner de façon toujours plus agile ses clients à l’international. Cette accélération est portée par un duo formé de Christine Milan, DGA en charge du planning stratégique à l’international et d’Alexis de Montaigu nouvellement arrivé comme Global Client Lead sur le compte Lancôme International & Chief Growth Officer. A ce titre il pilotera la stratégie d’intégration et de croissance de l’offre luxe de Publicis à travers le monde et en particulier sur le marché nord-américain.

14,1%

La part RSE s’élève à 14,1% en TV, dépassant la moyenne globale, tandis qu’en presse et en radio, elle se situe respectivement à 10,5% et 8,4%

Source : Baromètre RSE Kantar Média

Crise pour le prêt-à-porter milieu de gamme en 2023

 Le volume des ventes dans le secteur de la mode a reculé de 4% en 2023, année de crise pour le prêt-à-porter milieu de gamme, selon un bilan présenté jeudi à l’Institut Français de la Mode (IFM). 

 chiffre d’affaires des entreprises d’habillement et de textile (hors accessoires) a lui diminué de 1,3% en 2023 par rapport à 2022, s’établissant à environ 27 milliards d’euros – alors que les prix ont augmenté d’environ 3%. Dans le détail, la chaussure perd 4,9%, le linge de maison 4,2%, la lingerie 3,8%, l’habillement femme 1,5% et l’enfant 0,5%. Seule la mode homme tire son épingle du jeu avec +0,6%. Sans surprise, les chaînes spécialisées de centre-ville ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 4,6% en 2023. Depuis plus d’un an, le prêt-à-porter milieu de gamme (55% du parc de magasins en France) traverse une profonde crise se traduisant par des fermetures de boutiques, des redressements judiciaires voire des liquidations. En 2023, 782 points de vente de chaînes spécialisées ont fermé et 191 du côté des indépendants, révèle l’IFM. La pandémie, l’inflation – avec des «arbitrages de consommation défavorables à la mode» – et la surdimension du parc de magasins par rapport à la demande expliquent cette «refondation de l’écosystème de la mode», selon Gildas Minvielle, directeur de l’observatoire économique de l’IFM. Mais aussi la montée en puissance de la vente en ligne et de la seconde main, ainsi que la multiplication du nombre d’acteurs (Zara, H&M, Uniqlo et l’ultra fast fashion). Certains acteurs s’en sortent quand même dans ce paysage sinistré: les grands magasins, les magasins populaires et alimentaires type Monoprix et E.Leclerc et les chaînes de grande diffusion (Kiabi, Gemo, etc.). Selon une étude consommateurs de l’IFM, les Français plébiscitent Decathlon, Kiabi, H&M, Nike et Intersport pour leurs achats de mode en magasins. Et Amazon, Vinted, Decathlon, Zalando et SheIn pour les achats en ligne. Les ventes en ligne de mode en général reculent de 4,9% en 2023, un «retour à la normale» entamé en 2022 après deux années très dynamiques en raison de la pandémie en 2020 et 2021. A eux seuls, les géants d’Internet que sont l’américain Amazon, les chinois SheIn (ultra fast fashion) ou encore Temu (généraliste) totalisent 4% du marché de l’habillement en France. Ils captent 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires, ce qui est «d’autant plus important (qu’ils) enregistrent de fortes progressions», avertit M. Minvielle. 

Y. LAWSON (Edelman France) : «Les Français demandent de la transparence de la part des marques»

L’agence Edelman France a dévoilé son Trust Barometer pour l’année 2024, qui révèle un nouveau paradoxe au coeur de la société: l’innovation contribuerait à une nouvelle ère de prospérité mais aggraverait en l’état la relation de confiance entre les Français, les dirigeants et les experts dans les entreprises et la population. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer ce baromètre avec Yoni LAWSON, head of tech chez Edelman France.

MEDIACOM’ 

Quelle est la vocation du Trust Barometer d’Edelman ? 

Yoni LAWSON 

Le Trust Barometer d’Edelman analyse le niveau de confiance des citoyens dans les entreprises, les gouvernements, les ONG et les médias dans près de 28 pays. En presque un quart de siècle de recherche sur la confiance, nous avons identifié quatre grands thèmes. Cette année, nous sommes arrivés à un cinquième thème majeur : l’innovation en péril. Non pas à cause des technologies elles-mêmes, mais de la façon dont elles sont intégrées ou pas à la société. 

MEDIACOM’ 

L’innovation est rapide et omniprésente, est-ce inquiétant pour les Français ? 

Yoni LAWSON 

La France se distingue singulièrement parmi les 28 pays analysés dans notre dernier Trust Barometer. Les niveaux de confiance dans l’innovation sont parmi les plus bas au monde. Ce n’est pas tant l’innovation qui est en cause, mais la manière dont elle est implémentée dans la société qui est questionnée par les Français. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, ils ne sont que 46% à faire confiance aux entreprises pour introduire l’innovation en France, 59% pensent que le gouvernement ne possède pas les compétences nécessaires pour réguler l’innovation, et seuls 49% des Français font confiance à l’Union Européenne, dont l’une des missions est de réguler l’innovation. Et pourtant, les Français ont une grande confiance dans le secteur de la technologie (67%) ou de la santé (77%). Néanmoins, la confiance dans un secteur ne garantit pas la confiance dans ses innovations. 

MEDIACOM’ 

La transparence, sujet qui concerne aussi les marques, est-elle recherchée par les Français ? 

Yoni LAWSON 

En effet, les Français demandent également de la transparence de la part des marques. Ils doivent communiquer les avantages et les inconvénients des nouvelles technologies et de l’innovation. C’est même une exception française dans le Trust Barometer. C’est l’action de confiance n°1 pour que les marques soient considérées comme de vrais acteurs du changement. 56% des Français demandent également aux CEOs de s’attaquer aux changements qui se produisent dans la société, et pas seulement ceux qui se produisent dans leur entreprise. Les employés veulent ainsi voir les dirigeants de leur entreprise prendre des positions publiques sur les questions liées à l’innovation technologique. Et surprise, les 3 principales préoccupations sont toutes liées à l’IA : la mise à niveau des compétences, l’usage éthique de la technologie et l’impact de l’automatisation sur l’emploi. Un enseignement à retenir alors que l’IA va prendre une place de plus en plus importante dans la société. 

MEDIACOM’ 

Les entreprises prennent-elles conscience du besoin de communiquer différemment sur ces innovations technologiques ? 

Yoni LAWSON 

L’acceptation de l’innovation est en jeu. Nous vivons à une époque où la société absorbe simultanément des ruptures technologiques et sociétales. Le fil est ténu car les citoyens peuvent percevoir l’innovation comme un progrès ou alors susciter un rejet. Il faut donc garantir que l’innovation apporte la promesse d’un avenir meilleur. Cela veut dire porter une attention particulière autant à l’invention qu’à sa mise en oeuvre. Convaincre, expliquer la science, gérer les impacts et relever le défi de la désinformation. Les dirigeants des entreprises ont un rôle essentiel à jouer, ils doivent aborder les conséquences sociétales plus larges, telles que l’impact sur l’emploi, et répondre aux préoccupations éthiques.