58% des spécialistes du marketing affirment qu’il est difficile de suivre le rythme des réseaux sociaux qui lancent très souvent de nouvelles fonctionnalités pour les utilisateurs et la publicité.
Source : Social Trends 2024
58% des spécialistes du marketing affirment qu’il est difficile de suivre le rythme des réseaux sociaux qui lancent très souvent de nouvelles fonctionnalités pour les utilisateurs et la publicité.
Source : Social Trends 2024
Black Friday, ventes «flash», sélection petits prix: les enseignes de jouets font tout pour stimuler les achats de Noël, qui restent encore cette année placés sous le signe de l’inflation.
«J’ai vraiment cherché les promotions cette année, je savais quels articles je voulais et j’ai passé beaucoup de temps à comparer les vendeurs et leurs prix, c’est la première fois que je fais ça», explique Marie Robert, 38 ans. Cette mère d’un garçon de 6 ans et d’une fille de 9 ans a notamment acheté «des Playmobil sur Showroomprivé et un lecteur mp3 sur Amazon. J’ai dépensé au total 75 euros par enfant, soit moins que l’an dernier grâce aux promotions». «Le jouet reste toujours un achat préservé car on ne va pas arrêter d’offrir des cadeaux aux enfants, mais on cherche les promotions: le climat n’est pas euphorique, tout le monde ne parle que de hausse du coût de la vie», résume Frédérique Tutt, analyste du marché du jouet pour le cabinet Circana (ex-NPD). Moins touché par l’inflation que l’alimentaire, le marché des jeux et jouets reste néanmoins à la traîne: en novembre, les ventes accusaient une baisse de 7% (en valeur) par rapport à 2022, un retard qui ne devrait être qu’en partie rattrapé en décembre, mois générant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. La situation est cependant disparate: la grande distribution et les acteurs présents uniquement sur internet «sont encore plus en sous-performance et perdent des parts de marché, contrairement aux enseignes spécialisées du jouet qui ont de meilleures tendances», met en avant Philippe Gueydon, co-président de la Fédération des Commerces spécialistes des jouets et des produits de l’enfant, et également PDG de King Jouet. «Chez JouéClub, on prévoit un atterrissage à l’équilibre sur 2023, ce qui sera une performance dans un marché du jouet qui va être en repli et un contexte de tension inflationniste», affirme Franck Mathais, porte-parole du groupe qui compte 284 magasins dans l’Hexagone. Dès la sortie de son catalogue de Noël, l’enseigne «a attaqué avec des promotions plus fortement que l’an dernier», souligne-t-il. «A partir du moment où les gens ont moins de budget disponible compte tenu de l’inflation dans l’alimentaire, premier poste de dépense, il faut se démarquer et créer de la dynamique en magasin.»
Alors que le groupe Bel est devenu actionnaire principal du groupe MOM (Mont-Blanc Materne), la marque Materne se dote d’une nouvelle identité catégorielle et repense son nom : Materne by Bel. L’occasion pour mediaCom d’évoquer ce développement avec Cédric LIÉVEN, Directeur général de Materne.
MEDIACOM’ Comment évolue l’identité catégorielle de la marque Materne ?
Cédric LIÉVEN En mai 2022, le groupe Bel, déjà détenteur de 82,5% du capital de MOM, a annoncé le rachat du solde du capital. De ce fait, nous avons repensé notre identité catégorielle. Désormais au sein du groupe Bel, nous gardons notre culture, notre histoire et le savoir-faire fruitier de Materne. Notre nom de marque catégorielle est désormais : Materne by Bel. Plusieurs mois de réflexion ont été nécessaires pour arriver à ce résultat.
MEDIACOM’ Graphiquement, comment se traduit cette évolution ?
Cédric LIÉVEN Nous avons cherché à garder le même ton que notre identité précédente, tout en fusionnant avec les codes du groupe Bel. Nous avons d’ailleurs récupéré la charte graphique de ce dernier, tout en gardant quelques éléments visuels propres à Materne. C’est ainsi que nous avons rajouté une petite goutte de lait sur notre logo, en lien avec notre marque commerciale Mont Blanc. L’agence Matriochka nous a accompagnés sur la partie réflexion, et l’agence Extrême pour la partie design.
MEDIACOM’ Cette évolution donnera-t-elle lieu à une communication particulière auprès du grand public ?
Cédric LIÉVEN Non. Cette évolution répond à un enjeu interne. Materne by Bel est la Business Unit fruit du groupe Bel. En externe, les enjeux sont moins importants : les consommateurs connaissent nos marques commerciales, c’est le principal. De la même manière, l’entité MOM n’était pas grandement connue par le public.
MEDIACOM’ La marque Materne a débarqué sur un nouveau marché en France, l’ultra frais. Quel premier bilan pouvez-vous en tirer ?
Cédric LIÉVEN Le lancement se passe très bien. Moins de deux mois après notre arrivée sur le marché de l’ultra frais, nous constatons une progression de notre distribution valeur (DV), à plus de 65 points. Cette bonne réussite résulte de notre stratégie d’investissement en média, avec une importante campagne d’affichage partout en France. Nous atteignons ainsi les 2 points de part de marché. Mais il est encore trop tôt pour dresser un bilan. La notion de réachat va être très importante, davantage dans un marché très concurrentiel, mais nous restons confiants.
MEDIACOM’ Allez-vous continuer à investir en média ?
Cédric LIÉVEN Bien entendu ! Plus l’environnement est complexe, plus nous devons accentuer nos efforts. Une nouvelle vague d’affichage est prévue pour janvier 2024, puis une seconde en mars-avril. Nous arriverons ensuite en publicité à la fin de l’été. Sur le plan général, Materne se porte bien, en croissance à +10% en volume. Les marques françaises ne peuvent pas tous se vanter d’une telle énergie ! Nous gardons la même audace, et réfléchissons déjà à de nouveaux projets.
L’année 2023 a été marquée par de fortes évolutions concernant l’encadrement de l’influence commerciale. Le marketing d’influence devient une solution performante pour les marques. Zoom sur l’expertise déployée par Toutouche Agency avec son cofondateur, Paul ROUQUETTE.
MEDIACOM Quelle est l’expertise de l’agence Toutouche Agency ?
Paul ROUQUETTE Chez Toutouche Agency, nous sommes passionnés par les réseaux sociaux, le contact humain, le challenge et l’envie d’entreprendre. Nous sommes une agence familiale, proche de ses talents et de ses clients. Nous assurons une gestion de carrière de nos talents, et nous accompagnons des marques dans leur développement sur les réseaux sociaux avec de la publicité ciblée.
MEDIACOM Comment se compose votre portefeuille clients ?
Paul ROUQUETTE Côté talents, nous avons une quinzaine de créateurs de contenus en exclusivité chez Toutouche Agency. Je suis sollicité au quotidien par des créateurs de contenus pour rejoindre l’agence. Bien souvent, je refuse. Certains profils ne matchent pas avec notre fichier clients. Ces créateurs de contenus doivent être en affinité avec nos valeurs. Nous recherchons l’authenticité et non l’opportunisme. Côté marques, nous avons de nombreux acteurs lifestyle, à l’instar de Bleu Libellule, Superdry, Bijoux Brigitte, Adidas ou Claire’s.
MEDIACOM Quels sont les atouts du marketing d’influence ?
Paul ROUQUETTE Face au changement de comportement des consommateurs face aux médias et à la publicité traditionnelle comme la radio ou la TV, les réseaux sociaux représentent un réel challenge pour les entreprises. Les créateurs de contenus, selon leur portée, permettent de développer la visibilité et la notoriété de votre marque de manière plus ou moins massive. Le succès de ces campagnes est principalement dû au côté vrai et naturel du talent à travers lequel les consommateurs s’identifient. Par le biais de son expertise, de sa popularité, ou de sa personnalité, le créateur de contenus est reconnu comme ayant une influence sur les comportements d’achat de sa communauté.
MEDIACOM Quelle différence faites-vous entre «influenceur» et «créateur de contenus» ?
Paul ROUQUETTE Dans l’inconscient collectif, «un influenceur» fait référence à un terme péjoratif suite aux dernières polémiques. Créateur de contenus est plus approprié pour souligner le métier qu’est la création de contenus, souligner le travail, le montage, la créativité et le temps passé sur les différentes collaborations et briefs. Nous faisons d’ailleurs parti de l’UMICC (Union des Métiers de l’Influence et des Créateurs de Contenu) afin d’encadrer et de légitimer ce nouveau métier.
MEDIACOM Faire appel à une agence de marketing d’influence, est-ce un investissement important pour une marque?
Paul ROUQUETTE Quand une marque communique en affichage, à la TV ou en radio, elle cherche à asseoir sa notoriété auprès du grand public. Avec le marketing d’influence, nous allons pouvoir cibler très précisément un profil en particulier et affiner les résultats de la campagne. Le retour sur investissement est bien plus important ! Dans ce contexte inflationniste et compliqué pour les marques, chaque euro dépensé a son importance.
MEDIACOM Quels sont les réseaux sociaux les plus performants ?
Paul ROUQUETTE Instagram reste l’application n°1 et ce, depuis plusieurs années. Que ce soit des Stories, des posts, des Réels… ces formats sont très attractifs pour nos clients. TikTok est aussi très performant ! La plateforme est très puissante et son évolution va continuer. C’est certain. Contrairement à ce que l’on peut penser, les réseaux sociaux et le marketing d’influence ne sont pas, seulement, destinés à un très jeune public. Notons d’ailleurs que l’âge moyen des utilisateurs de Snap en France est de 35 ans.
MEDIACOM Dans cet écosystème, que représente l’IA ?
Paul ROUQUETTE Nous travaillons au quotidien avec les réseaux sociaux pour connaître leurs nouvelles fonctionnalités, à l’instar d’Instagram, de TikTok et Snapchat. Cette dernière est l’appli n°1 sur l’IA, elle pousse le marché à innover, et à pratiquer de nouvelles technologies. Pour les marques, l’émergence de ces nouvelles technologies est un eldorado très intéressant.


Face à des appels au boycott, la marque espagnole Zara a retiré une campagne de publicité, accusée sur les réseaux sociaux de ressembler à des images de victimes dans la bande de Gaza, ce dont elle s’est défendue.
«Certains clients se sont sentis offensés par ces images, désormais supprimées, et y ont vu quelque chose de très éloigné de ce qui était prévu lors de leur création», a indiqué mardi Zara, marque phare du numéro un mondial du prêt-à-porter Inditex, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
Cette campagne de publicité montrait notamment un mannequin, debout, portant sur son épaule une statue de la taille d’un adulte enveloppée dans un drap blanc, et posant devant une caisse de déménagement d’oeuvres d’art, au milieu d’une pièce où on peut voir des morceaux de plâtre ou des pans de murs détruits.
Sur les réseaux sociaux, cette campagne a été accusée par certains de ressembler à des images en provenance de Gaza.
Un message publié sur X, anciennement Twitter, présente notamment le cliché de la mannequin à côté d’une photo d’une mère gazaouie étreignant désespérément le corps d’un enfant, enveloppé dans un linceul blanc, accompagné d’un commentaire fustigeant les «ruines et linceuls en guise de décor».
De nombreux appels au boycott de la marque sont apparus sur les réseaux sociaux sous le hashtag #BoycottZara.
Dans son communiqué, Zara explique que sa campagne de publicité a été «conçue en juillet et photographiée en septembre», soit avant le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par une attaque sanglante et sans précédent perpétrée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza.
Toujours selon la marque espagnole, cette campagne «présente une série d’images de sculptures inachevées dans l’atelier d’un sculpteur» et «a été créée dans le seul but de présenter des vêtements artisanaux dans un contexte artistique». «Zara regrette ce malentendu et nous réaffirmons notre profond respect envers chacun», a conclu la marque dans son communiqué.
Au début de la guerre, Inditex avait annoncé fermer «temporairement» et jusqu’à nouvel ordre les 84 boutiques de ses marques en Israël.
Selon Israël, 1.200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées lors de l’attaque du 7 octobre.
En représailles, Israël a juré d’ «anéantir» le Hamas et mène des bombardements dévastateurs sur Gaza. Le ministère de la Santé du Hamas a fait état lundi de 18.205 morts dans ces bombardements, majoritairement des femmes et des jeunes de moins de 18 ans.
Aldi France dévoile sa campagne «Noël avant Noël». Cette année, ALDI a décidé de rester en lien avec son dernier territoire de marque qui s’appuie sur les contes pour célébrer la magie des fêtes de fin d’année en compagnie d’un Père Noël légèrement en avance. La campagne sera poussée sur l’ensemble des points de contacts : télévision, VOL, digital, presse, et pour la première fois aucinéma. MOGUL(groupe TBWA) accompagne la déclinaison sur les réseaux sociaux via un contenu incarné par le Père Noël.
S’inscrivant dans une dynamique d’évolution, M Publicité choisit Pubstack comme partenaire stratégique afin d’optimiser la monétisation des sites des marques du Groupe Le Monde & L’Obs. Faisant partie des premiers éditeurs à collaborer de façon pérenne avec Pubstack, M Publicité partage une exigence commune de qualité avec le leader de l’optimisation publicitaire. Dans le cadre de cette collaboration, M Publicité optimise se façon de configurer, optimiser et monitorer son stack publicitaire, effectuer les analyses détaillées des performances de ses campagnes publicitaires mais également utiliser la fonction d’A/B testing intégrée.
Florida Paradis rejoint l’Agence Marie-Antoinette en tant que Responsable Administrative et Financière. Ses responsabilités incluent la gestion de la comptabilité générale, les relations avec les fournisseurs, prestataires et avocats, l’administration du personnel, ainsi que la supervision de l’ensemble des processus budgétaires. Diplômée d’une formation de gestion comptable, elle cumule 13 années d’expérience en tant que Comptable et Responsable Administrative & Financière.
79% des acheteurs français achèteront en magasin pour Noël, 52% sur Amazon
Source : Étude Bonial
«Free Palestine!» ou «Je suis aux côtés d’Israël»: sur Instagram, des célébrités hollywoodiennes prennent position depuis le début de la guerre, au péril de leur image de marque, scrutés par des millions d’utilisateurs remontés.
L’actrice israélienne Gal Gadot – connue pour son rôle de Wonder Woman – a affiché sur Instagram son soutien indéfectible à son pays dès le 7 octobre, jour où des commandos du Hamas ont massacré 1.200 personnes, surtout des civils, en Israël, et pris quelque 240 autres en otage, les emmenant dans la bande de Gaza. «Je suis aux côtés d’Israël, vous devriez l’être aussi», a-t-elle déclaré à ses 109 millions d’abonnés. L’actrice a depuis publié ou partagé régulièrement du contenu demandant le retour des civils israéliens détenus par le Hamas, s’attirant l’approbation des uns et les foudres des autres. «Je suis extrêmement déçu de ta position en faveur du génocide du peuple palestinien», a notamment réagi un utilisateur, parmi des centaines de critiques similaires. En représailles à l’attaque du Hamas, Israël a pilonné le territoire palestinien et lancé le 27 octobre une offensive terrestre, qui a repris vendredi après une semaine de trêve. D’après le gouvernement du Hamas, près de 16.000 personnes, dont 70% de femmes et d’enfants, ont péri dans les frappes israéliennes. Le compte Instagram de la mannequin américaine d’origine palestinienne Gigi Hadid (79 millions d’abonnés) a pris une tonalité moins «fashion» ces dernières semaines, mentionnant notamment «les mauvais traitements systémiques du peuple palestinien par le gouvernement d’Israël». «Accepte simplement que ta famille est du mauvais côté de l’humanité», lui a répondu une internaute pro-israélienne, parmi de nombreuses réactions. Ces dernières sont vives sur Instagram, où la visibilité des publications est renforcée par la «réputation» de leur émetteur et par leur «intensité affective», observe Camille Alloing, professeur de communication à l’Université du Québec à Montréal. Les stars, très connues et qui suscitent de forts sentiments d’adhésion ou de répulsion, sont de formidables catalyseurs d’émotions. Surtout si elles s’expriment sur des sujets clivants. Bien avant l’avènement des réseaux sociaux, le boxeur Mohamed Ali, l’actrice Jane Fonda ou le chanteur Bob Dylan ont été aussi adulés qu’honnis pour leur opposition à la guerre du Vietnam.
58% des spécialistes du marketing affirment qu’il est difficile de suivre le rythme des réseaux sociaux qui lancent très souvent de nouvelles fonctionnalités pour les utilisateurs et la publicité.
Source : Social Trends 2024
Black Friday, ventes «flash», sélection petits prix: les enseignes de jouets font tout pour stimuler les achats de Noël, qui restent encore cette année placés sous le signe de l’inflation.
«J’ai vraiment cherché les promotions cette année, je savais quels articles je voulais et j’ai passé beaucoup de temps à comparer les vendeurs et leurs prix, c’est la première fois que je fais ça», explique Marie Robert, 38 ans. Cette mère d’un garçon de 6 ans et d’une fille de 9 ans a notamment acheté «des Playmobil sur Showroomprivé et un lecteur mp3 sur Amazon. J’ai dépensé au total 75 euros par enfant, soit moins que l’an dernier grâce aux promotions». «Le jouet reste toujours un achat préservé car on ne va pas arrêter d’offrir des cadeaux aux enfants, mais on cherche les promotions: le climat n’est pas euphorique, tout le monde ne parle que de hausse du coût de la vie», résume Frédérique Tutt, analyste du marché du jouet pour le cabinet Circana (ex-NPD). Moins touché par l’inflation que l’alimentaire, le marché des jeux et jouets reste néanmoins à la traîne: en novembre, les ventes accusaient une baisse de 7% (en valeur) par rapport à 2022, un retard qui ne devrait être qu’en partie rattrapé en décembre, mois générant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires. La situation est cependant disparate: la grande distribution et les acteurs présents uniquement sur internet «sont encore plus en sous-performance et perdent des parts de marché, contrairement aux enseignes spécialisées du jouet qui ont de meilleures tendances», met en avant Philippe Gueydon, co-président de la Fédération des Commerces spécialistes des jouets et des produits de l’enfant, et également PDG de King Jouet. «Chez JouéClub, on prévoit un atterrissage à l’équilibre sur 2023, ce qui sera une performance dans un marché du jouet qui va être en repli et un contexte de tension inflationniste», affirme Franck Mathais, porte-parole du groupe qui compte 284 magasins dans l’Hexagone. Dès la sortie de son catalogue de Noël, l’enseigne «a attaqué avec des promotions plus fortement que l’an dernier», souligne-t-il. «A partir du moment où les gens ont moins de budget disponible compte tenu de l’inflation dans l’alimentaire, premier poste de dépense, il faut se démarquer et créer de la dynamique en magasin.»
Alors que le groupe Bel est devenu actionnaire principal du groupe MOM (Mont-Blanc Materne), la marque Materne se dote d’une nouvelle identité catégorielle et repense son nom : Materne by Bel. L’occasion pour mediaCom d’évoquer ce développement avec Cédric LIÉVEN, Directeur général de Materne.
MEDIACOM’ Comment évolue l’identité catégorielle de la marque Materne ?
Cédric LIÉVEN En mai 2022, le groupe Bel, déjà détenteur de 82,5% du capital de MOM, a annoncé le rachat du solde du capital. De ce fait, nous avons repensé notre identité catégorielle. Désormais au sein du groupe Bel, nous gardons notre culture, notre histoire et le savoir-faire fruitier de Materne. Notre nom de marque catégorielle est désormais : Materne by Bel. Plusieurs mois de réflexion ont été nécessaires pour arriver à ce résultat.
MEDIACOM’ Graphiquement, comment se traduit cette évolution ?
Cédric LIÉVEN Nous avons cherché à garder le même ton que notre identité précédente, tout en fusionnant avec les codes du groupe Bel. Nous avons d’ailleurs récupéré la charte graphique de ce dernier, tout en gardant quelques éléments visuels propres à Materne. C’est ainsi que nous avons rajouté une petite goutte de lait sur notre logo, en lien avec notre marque commerciale Mont Blanc. L’agence Matriochka nous a accompagnés sur la partie réflexion, et l’agence Extrême pour la partie design.
MEDIACOM’ Cette évolution donnera-t-elle lieu à une communication particulière auprès du grand public ?
Cédric LIÉVEN Non. Cette évolution répond à un enjeu interne. Materne by Bel est la Business Unit fruit du groupe Bel. En externe, les enjeux sont moins importants : les consommateurs connaissent nos marques commerciales, c’est le principal. De la même manière, l’entité MOM n’était pas grandement connue par le public.
MEDIACOM’ La marque Materne a débarqué sur un nouveau marché en France, l’ultra frais. Quel premier bilan pouvez-vous en tirer ?
Cédric LIÉVEN Le lancement se passe très bien. Moins de deux mois après notre arrivée sur le marché de l’ultra frais, nous constatons une progression de notre distribution valeur (DV), à plus de 65 points. Cette bonne réussite résulte de notre stratégie d’investissement en média, avec une importante campagne d’affichage partout en France. Nous atteignons ainsi les 2 points de part de marché. Mais il est encore trop tôt pour dresser un bilan. La notion de réachat va être très importante, davantage dans un marché très concurrentiel, mais nous restons confiants.
MEDIACOM’ Allez-vous continuer à investir en média ?
Cédric LIÉVEN Bien entendu ! Plus l’environnement est complexe, plus nous devons accentuer nos efforts. Une nouvelle vague d’affichage est prévue pour janvier 2024, puis une seconde en mars-avril. Nous arriverons ensuite en publicité à la fin de l’été. Sur le plan général, Materne se porte bien, en croissance à +10% en volume. Les marques françaises ne peuvent pas tous se vanter d’une telle énergie ! Nous gardons la même audace, et réfléchissons déjà à de nouveaux projets.
L’année 2023 a été marquée par de fortes évolutions concernant l’encadrement de l’influence commerciale. Le marketing d’influence devient une solution performante pour les marques. Zoom sur l’expertise déployée par Toutouche Agency avec son cofondateur, Paul ROUQUETTE.
MEDIACOM Quelle est l’expertise de l’agence Toutouche Agency ?
Paul ROUQUETTE Chez Toutouche Agency, nous sommes passionnés par les réseaux sociaux, le contact humain, le challenge et l’envie d’entreprendre. Nous sommes une agence familiale, proche de ses talents et de ses clients. Nous assurons une gestion de carrière de nos talents, et nous accompagnons des marques dans leur développement sur les réseaux sociaux avec de la publicité ciblée.
MEDIACOM Comment se compose votre portefeuille clients ?
Paul ROUQUETTE Côté talents, nous avons une quinzaine de créateurs de contenus en exclusivité chez Toutouche Agency. Je suis sollicité au quotidien par des créateurs de contenus pour rejoindre l’agence. Bien souvent, je refuse. Certains profils ne matchent pas avec notre fichier clients. Ces créateurs de contenus doivent être en affinité avec nos valeurs. Nous recherchons l’authenticité et non l’opportunisme. Côté marques, nous avons de nombreux acteurs lifestyle, à l’instar de Bleu Libellule, Superdry, Bijoux Brigitte, Adidas ou Claire’s.
MEDIACOM Quels sont les atouts du marketing d’influence ?
Paul ROUQUETTE Face au changement de comportement des consommateurs face aux médias et à la publicité traditionnelle comme la radio ou la TV, les réseaux sociaux représentent un réel challenge pour les entreprises. Les créateurs de contenus, selon leur portée, permettent de développer la visibilité et la notoriété de votre marque de manière plus ou moins massive. Le succès de ces campagnes est principalement dû au côté vrai et naturel du talent à travers lequel les consommateurs s’identifient. Par le biais de son expertise, de sa popularité, ou de sa personnalité, le créateur de contenus est reconnu comme ayant une influence sur les comportements d’achat de sa communauté.
MEDIACOM Quelle différence faites-vous entre «influenceur» et «créateur de contenus» ?
Paul ROUQUETTE Dans l’inconscient collectif, «un influenceur» fait référence à un terme péjoratif suite aux dernières polémiques. Créateur de contenus est plus approprié pour souligner le métier qu’est la création de contenus, souligner le travail, le montage, la créativité et le temps passé sur les différentes collaborations et briefs. Nous faisons d’ailleurs parti de l’UMICC (Union des Métiers de l’Influence et des Créateurs de Contenu) afin d’encadrer et de légitimer ce nouveau métier.
MEDIACOM Faire appel à une agence de marketing d’influence, est-ce un investissement important pour une marque?
Paul ROUQUETTE Quand une marque communique en affichage, à la TV ou en radio, elle cherche à asseoir sa notoriété auprès du grand public. Avec le marketing d’influence, nous allons pouvoir cibler très précisément un profil en particulier et affiner les résultats de la campagne. Le retour sur investissement est bien plus important ! Dans ce contexte inflationniste et compliqué pour les marques, chaque euro dépensé a son importance.
MEDIACOM Quels sont les réseaux sociaux les plus performants ?
Paul ROUQUETTE Instagram reste l’application n°1 et ce, depuis plusieurs années. Que ce soit des Stories, des posts, des Réels… ces formats sont très attractifs pour nos clients. TikTok est aussi très performant ! La plateforme est très puissante et son évolution va continuer. C’est certain. Contrairement à ce que l’on peut penser, les réseaux sociaux et le marketing d’influence ne sont pas, seulement, destinés à un très jeune public. Notons d’ailleurs que l’âge moyen des utilisateurs de Snap en France est de 35 ans.
MEDIACOM Dans cet écosystème, que représente l’IA ?
Paul ROUQUETTE Nous travaillons au quotidien avec les réseaux sociaux pour connaître leurs nouvelles fonctionnalités, à l’instar d’Instagram, de TikTok et Snapchat. Cette dernière est l’appli n°1 sur l’IA, elle pousse le marché à innover, et à pratiquer de nouvelles technologies. Pour les marques, l’émergence de ces nouvelles technologies est un eldorado très intéressant.


Face à des appels au boycott, la marque espagnole Zara a retiré une campagne de publicité, accusée sur les réseaux sociaux de ressembler à des images de victimes dans la bande de Gaza, ce dont elle s’est défendue.
«Certains clients se sont sentis offensés par ces images, désormais supprimées, et y ont vu quelque chose de très éloigné de ce qui était prévu lors de leur création», a indiqué mardi Zara, marque phare du numéro un mondial du prêt-à-porter Inditex, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
Cette campagne de publicité montrait notamment un mannequin, debout, portant sur son épaule une statue de la taille d’un adulte enveloppée dans un drap blanc, et posant devant une caisse de déménagement d’oeuvres d’art, au milieu d’une pièce où on peut voir des morceaux de plâtre ou des pans de murs détruits.
Sur les réseaux sociaux, cette campagne a été accusée par certains de ressembler à des images en provenance de Gaza.
Un message publié sur X, anciennement Twitter, présente notamment le cliché de la mannequin à côté d’une photo d’une mère gazaouie étreignant désespérément le corps d’un enfant, enveloppé dans un linceul blanc, accompagné d’un commentaire fustigeant les «ruines et linceuls en guise de décor».
De nombreux appels au boycott de la marque sont apparus sur les réseaux sociaux sous le hashtag #BoycottZara.
Dans son communiqué, Zara explique que sa campagne de publicité a été «conçue en juillet et photographiée en septembre», soit avant le début de la guerre entre Israël et le Hamas, déclenchée par une attaque sanglante et sans précédent perpétrée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre sur le sol israélien à partir de la bande de Gaza.
Toujours selon la marque espagnole, cette campagne «présente une série d’images de sculptures inachevées dans l’atelier d’un sculpteur» et «a été créée dans le seul but de présenter des vêtements artisanaux dans un contexte artistique». «Zara regrette ce malentendu et nous réaffirmons notre profond respect envers chacun», a conclu la marque dans son communiqué.
Au début de la guerre, Inditex avait annoncé fermer «temporairement» et jusqu’à nouvel ordre les 84 boutiques de ses marques en Israël.
Selon Israël, 1.200 personnes, en majorité des civils, ont été tuées lors de l’attaque du 7 octobre.
En représailles, Israël a juré d’ «anéantir» le Hamas et mène des bombardements dévastateurs sur Gaza. Le ministère de la Santé du Hamas a fait état lundi de 18.205 morts dans ces bombardements, majoritairement des femmes et des jeunes de moins de 18 ans.
Aldi France dévoile sa campagne «Noël avant Noël». Cette année, ALDI a décidé de rester en lien avec son dernier territoire de marque qui s’appuie sur les contes pour célébrer la magie des fêtes de fin d’année en compagnie d’un Père Noël légèrement en avance. La campagne sera poussée sur l’ensemble des points de contacts : télévision, VOL, digital, presse, et pour la première fois aucinéma. MOGUL(groupe TBWA) accompagne la déclinaison sur les réseaux sociaux via un contenu incarné par le Père Noël.
S’inscrivant dans une dynamique d’évolution, M Publicité choisit Pubstack comme partenaire stratégique afin d’optimiser la monétisation des sites des marques du Groupe Le Monde & L’Obs. Faisant partie des premiers éditeurs à collaborer de façon pérenne avec Pubstack, M Publicité partage une exigence commune de qualité avec le leader de l’optimisation publicitaire. Dans le cadre de cette collaboration, M Publicité optimise se façon de configurer, optimiser et monitorer son stack publicitaire, effectuer les analyses détaillées des performances de ses campagnes publicitaires mais également utiliser la fonction d’A/B testing intégrée.
Florida Paradis rejoint l’Agence Marie-Antoinette en tant que Responsable Administrative et Financière. Ses responsabilités incluent la gestion de la comptabilité générale, les relations avec les fournisseurs, prestataires et avocats, l’administration du personnel, ainsi que la supervision de l’ensemble des processus budgétaires. Diplômée d’une formation de gestion comptable, elle cumule 13 années d’expérience en tant que Comptable et Responsable Administrative & Financière.

79% des acheteurs français achèteront en magasin pour Noël, 52% sur Amazon
Source : Étude Bonial
«Free Palestine!» ou «Je suis aux côtés d’Israël»: sur Instagram, des célébrités hollywoodiennes prennent position depuis le début de la guerre, au péril de leur image de marque, scrutés par des millions d’utilisateurs remontés.
L’actrice israélienne Gal Gadot – connue pour son rôle de Wonder Woman – a affiché sur Instagram son soutien indéfectible à son pays dès le 7 octobre, jour où des commandos du Hamas ont massacré 1.200 personnes, surtout des civils, en Israël, et pris quelque 240 autres en otage, les emmenant dans la bande de Gaza. «Je suis aux côtés d’Israël, vous devriez l’être aussi», a-t-elle déclaré à ses 109 millions d’abonnés. L’actrice a depuis publié ou partagé régulièrement du contenu demandant le retour des civils israéliens détenus par le Hamas, s’attirant l’approbation des uns et les foudres des autres. «Je suis extrêmement déçu de ta position en faveur du génocide du peuple palestinien», a notamment réagi un utilisateur, parmi des centaines de critiques similaires. En représailles à l’attaque du Hamas, Israël a pilonné le territoire palestinien et lancé le 27 octobre une offensive terrestre, qui a repris vendredi après une semaine de trêve. D’après le gouvernement du Hamas, près de 16.000 personnes, dont 70% de femmes et d’enfants, ont péri dans les frappes israéliennes. Le compte Instagram de la mannequin américaine d’origine palestinienne Gigi Hadid (79 millions d’abonnés) a pris une tonalité moins «fashion» ces dernières semaines, mentionnant notamment «les mauvais traitements systémiques du peuple palestinien par le gouvernement d’Israël». «Accepte simplement que ta famille est du mauvais côté de l’humanité», lui a répondu une internaute pro-israélienne, parmi de nombreuses réactions. Ces dernières sont vives sur Instagram, où la visibilité des publications est renforcée par la «réputation» de leur émetteur et par leur «intensité affective», observe Camille Alloing, professeur de communication à l’Université du Québec à Montréal. Les stars, très connues et qui suscitent de forts sentiments d’adhésion ou de répulsion, sont de formidables catalyseurs d’émotions. Surtout si elles s’expriment sur des sujets clivants. Bien avant l’avènement des réseaux sociaux, le boxeur Mohamed Ali, l’actrice Jane Fonda ou le chanteur Bob Dylan ont été aussi adulés qu’honnis pour leur opposition à la guerre du Vietnam.