Aucun accord n’a encore été trouvé entre le groupe Casino (Monoprix, Franprix, Cdiscount…), son actionnaire principal FRH et ses créanciers pour alléger le poids de sa dette, et les discussions « vont donc se poursuivre », a indiqué le groupe jeudi. Casino, passé sous le contrôle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en 2024, après des années de pertes et de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, et a engagé fin 2025 des négociations avec ses créanciers (banques et fonds anglo-saxons) pour diminuer ce montant. Le groupe « entend mener à biens ses travaux en vue de l’adaptation et du renforcement de sa structure financière d’ici la fin du second trimestre 2026 », précise Casino dans un communiqué publié dans la soirée. En novembre, France Retail Holdings (FRH), détenu majoritairement par M. Kretinsky et actionnaire principal du groupe Casino, avait réclamé de baisser sa dette à 800 millions d’euros (soit un abandon de 600 millions d’euros de créances), en échange d’une augmentation de capital de 300 millions d’euros. Casino indique jeudi que FRH « a soumis le 17 février 2026 une nouvelle proposition visant à parvenir à une solution consensuelle, en proposant notamment une injection de liquidité et un renforcement des fonds propres plus importants » qu’en novembre. FRH pose cette fois 400 millions d’euros sur la table, pour une dette contenue à 900 millions d’euros (soit un abandon de 500 millions d’euros de créances). L’une des pierres d’achoppement est liée au contrôle actionnarial de FRH: l’actionnaire principal compte bien le rester largement, en gardant un minimum de 66%. Les créanciers exigent eux un rééquilibrage de la gouvernance, revendiquant 49,9% du capital, tout en laissant de fait la majorité des 50,1% à FRH. Le groupe avait indiqué précédemment qu’il repoussait jusqu’au 31 mars au plus tard la publication de ses résultats annuels dans leur totalité, en raison de « la poursuite des négociations » concernant sa « structure financière ».


