De KFC à McDonald’s : le sport français navigue entre soutien financier et controverses alimentaires

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MIAMI, FL - APRIL 30: In this photo illustration, a McDonald's Big Mac, double hamburger and french fries are seen on a tray on April 30, 2018 in Miami, Florida. The fast-food restaurant reported today that earnings and sales beat expectations. Joe Raedle/Getty Images/AFP

 Le contrat passé entre McDonald’s et la LFP pour le naming de la Ligue 1 n’est pas le premier du genre à mêler sport et malbouffe et repose avant tout sur un principe de réalité économique, loin de toute considération diététique. 

 «On peut se poser des questions «morales» sur l’association de la Ligue 1 et de McDonald’s, mais il y a aussi une réalité économique et budgétaire: est-ce que l’enseigne Naturalia par exemple pourrait mettre les sommes que McDonald’s promet à la Ligue de football professionnel?», suggère C h r i s t o p h e Lepetit, économiste du sport et spécialiste des questions de naming. En s’associant avec «McDo», la LFP va doubler le montant de ses revenus provenant du naming, obtenant du géant mondial de la restauration rapide 30 millions d’euros par an pour qu’il appose son nom à celui de sa compétition phare. «Choisir McDonald’s, plutôt que Conforama, qui était la première marque associée à la Ligue 1, ou même Uber Eats, qui possède actuellement le contrat, c’est aussi se donner une visibilité internationale, avec une marque connue tout autour du monde, pour la LFP qui cherche à trouver de nouveaux revenus hors de France» explique encore Christophe Lepetit, chercheur au Centre de Droit et d’Économie du Sport de Limoges (CDES). Il n’empêche, sport et malbouffe ne font pas toujours bon ménage. Cristiano Ronaldo en avait donné la preuve, au cours d’une conférence de presse lors de l’Euro-2020, où il avait remplacé une bouteille de Coca-Cola, partenaire de la compétition, par de l’eau. C’est peu ou prou ce que Kylian Mbappé avait mis dans la balance dans le conflit qui l’a opposé à la Fédération française de football à propos du droit à l’image des joueurs, la star française refusant, entre autres, d’être associé à KFC ou Coca, encore, partenaires de la FFF.