Des actionnaires souhaitent obliger Tesco à vendre plus de produits sains

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Des actionnaires de Tesco vont déposer une résolution afin de forcer le géant britannique de supermarchés à vendre davantage de produits sains pour lutter contre les problèmes d’obésité dans le pays, a annoncé mardi l’ONG ShareAction. 

qui coordonne l’initiative, affirme dans un communiqué qu’il s’agit de la première résolution de ce type jamais soumise auprès d’un groupe de distribution au Royaume- Uni. 

Elle est portée par sept investisseurs institutionnels et 101 particuliers, témoignant de l’intérêt grandissant du monde de la finance envers les questions de santé. 

La résolution qui sera soumise au vote des actionnaires lors de la prochaine assemblée générale cet été demande à Tesco de dévoiler la part que représente la vente des aliments et boissons les plus sains à partir de 2022 et de faire en sorte qu’elle augmente d’ici 2030. 

ShareAction et des investisseurs avaient posé une question sur le sujet lors de l’assemblée générale de 2020 mais sans que cela se traduise par de 

quelconques progrès de la part du groupe. 

Les investisseurs derrière la résolution estiment que Tesco, en tant que numéro un du secteur au Royaume- Uni, doit montrer l’exemple dans la lutte contre la malbouffe, d’autant que l’enseigne est en retard par rapport à 

certains de ses concurrents. 

Les enseignes Marks and Spencer et Sainsbury’s se sont notamment déjà fixés des objectifs pour vendre davantage de produits sains dans les années qui viennent. 

ShareAction insiste en outre sur le fait que l’obésité est un facteur aggravant du coronavirus. 

Le gouvernement britannique a de son côté annoncé en juillet un plan de lutte contre le surpoids avec notamment l’interdiction à la télévision et en ligne de la publicité pour la malbouffe avant 21H00. 

«Les supermarchés, et en particulier leur personnel, doivent être salués pour avoir travaillé sans relâche pendant la pandémie pour remplir les rayons», souligne Ignacio Vazquez, un responsable de ShareAction. 

«Toutefois, les entreprises ont également une responsabilité quant aux conséquences sur la santé de leur gamme de produits et de leur marketing», selon lui.