Julie WALTHER (Qwarry) : «Le Royaume-Uni est le premier marché publicitaire digital en Europe»

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Julie WALTHER (Qwarry) : «Le Royaume-Uni est le premier marché publicitaire digital en Europe»

Qwarry, la plateforme de ciblage publicitaire omnicanal, a annoncé le lancement de ses activités au Royaume-Uni. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer ce déploiement et les spécificités du marché avec Julie WALTHER, cofondatrice de Qwarry. 

MEDIACOM’ Qwarry annonce son déploiement au Royaume-Uni. Que représente ce territoire ? 

Julie WALTHER Le Royaume-Uni est le premier marché publicitaire digital en Europe, avec près d’un tiers des dépenses digitales européennes. C’est un marché important en lui-même, mais aussi un territoire où les grandes agences médias ont installé leurs hubs européens. Pour une technologie qui opère à l’international et dans 26 langues, il est stratégique de pouvoir attirer et gérer des budgets directement depuis Londres. 

MEDIACOM’ Quelles sont les principales spécificités du marché britannique ? 

Julie WALTHER Il est très fortement orienté vers le programmatique, avec une bascule du managed vers le programmatique plus rapide et plus intense qu’en France. Le marché est également très mature et concurrentiel, avec une forte présence des adtechs britanniques, européennes et américaines. La concurrence est donc importante, mais les opportunités sont à la hauteur. 

MEDIACOM’ Qwarry était déjà actif au Royaume-Uni. Qu’est-ce qui a motivé cette nouvelle étape? 

Julie WALTHER Nous travaillons sur ce marché depuis plus de deux ans. Les équipes parisiennes ont multiplié les déplacements à Londres, noué des contacts et réalisé plusieurs campagnes, notamment pour Orange. Nous collaborons également avec certaines agences britanniques. Cette présence progressive nous a permis de confirmer le potentiel du marché et de franchir une nouvelle étape. 

MEDIACOM’ Cette approche internationale est-elle déjà déployée sur d’autres territoires ? 

Julie WALTHER Oui. Nous opérons dans 26 langues et gérons déjà de nombreuses campagnes paneuropéennes. Nous accompagnons par exemple des agences suisses depuis Paris, sans bureau local. Nous avons également une équipe au Canada et une présence en Asie. Le Royaume-Uni doit désormais devenir un véritable accélérateur de notre développement international. 

MEDIACOM’ D’autres implantations sont-elles envisagées à moyen terme ? 

Julie WALTHER C’est en réflexion. Dans le cadre du budget 2027, notre priorité est d’abord de consolider les équipes dans les pays déjà ouverts. Chaque nouvelle implantation sera ensuite étudiée au cas par cas. Nous regardons notamment la région Asie-Pacifique, avec Singapour comme hub potentiel pour piloter des campagnes à grande échelle. Rien n’est toutefois arrêté à ce stade. 

MEDIACOM’ L’ouverture à Londres représente un investissement. Quels arbitrages cela implique-t-il? 

Julie WALTHER Ouvrir un nouveau marché comporte toujours une part de risque. Les coûts salariaux sont effectivement plus élevés au Royaume-Uni, mais si nous atteignons nos ambitions, la volumétrie des budgets opérés depuis Londres permettra de rentabiliser cet investissement. 

MEDIACOM’ Comment les équipes de Paris et de Londres vont-elles travailler ensemble ? 

Julie WALTHER La proximité est un véritable atout. Nous avons déjà des échanges réguliers, avec des déplacements au moins mensuels. Notre équipe produit était d’ailleurs encore à Londres début septembre pour présenter nos dernières évolutions à plusieurs agences. Depuis Paris, nos bureaux sont situés à proximité de la Gare du Nord, à un peu plus de deux heures en Eurostar, ce qui permet d’envisager des déplacements dans la journée. Nous disposons par ailleurs déjà de l’infrastructure nécessaire pour travailler à l’international : nos outils et notre communication interne sont en anglais. L’intégration d’une nouvelle équipe internationale est donc un processus que nous maîtrisons. 

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