La Poste propose une identité numérique plus forte aux internautes

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The logo of French postal service company La Poste is seen on a post office in Paris, France, February 22, 2016. Le Groupe La Poste will present its 2015 annual results on Tuesday. REUTERS/Jacky Naegelen *** Local Caption *** La Poste : des sanctions pour avoir conduit avec un chien

Le service d’identité numérique proposé par la Poste offre désormais un niveau de garantie reconnu officiellement comme «substantiel», une première en France qui doit permettre notamment d’ouvrir des services en ligne plus «sensibles», a annoncé mardi l’entreprise. 

«Il y a déjà plus de 700 démarches administratives que les Français peuvent faire en ligne», a expliqué Olivier Vallet, le président directeur général de Docaposte, la filiale numérique de la Poste. «L’identification de niveau substantiel permettra d’aller plus loin» dans les services proposés, comme par exemple «inscrire son enfant à la crèche», «percevoir des aides ou des allocations» ou bien «ouvrir un compte bancaire en ligne», a ajouté M. Vallet. Outre les services publics, La Poste espère en effet que son service sera adopté par des banques et assurances, ou bien par des services liés à la santé, où un haut niveau de sécurité et de confiance est primordial. L’identité numérique de la Poste s’est vu reconnaître son «niveau de garantie substantiel» par l’Anssi, le gardien de la sécurité informatique nationale, à l’issue de longues vérifications. La Poste est le premier groupe en France à décrocher ce label qui offre l’avantage d’être valable dans toute l’Union européenne. La capacité à prouver son identité dans le monde numérique représente un enjeu stratégique, et le gouvernement et les industriels sont en ce moment en train de réfléchir aux différents moyens d’offrir cette identité. «Si nous ne sommes pas capables d’avoir en France et en Europe» des services d’identité fiables, «ce sont des géants numériques non européens qui vont faire ce travail» et distribuer les précieux sésames, a expliqué de son côté Guillaume Poupard, le directeur général de l’Anssi. «Cela voudrait dire que votre identité serait à la merci d’acteurs commerciaux numériques non-européens, c’est le scénario catastrophe dans lequel il ne faut pas aller», a-t-il ajouté.