Le commerce spécialisé n’a progressé que de 0,1% en 2019

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Le chiffre d’affaires du commerce spécialisé, qui avait perdu plus de 3% en 2018 en raison des «gilets jaunes», n’a progressé que de 0,1% en 2019, marqué par les mouvements sociaux de décembre qui ont très durement touché l’activité à Paris. 

 «Les difficultés du mois de décembre (-4% pour la France et -18% à Paris) 

ont fortement handicapé le bilan final de l’année alors que les mois d’octobre (+2,2%) et novembre (+4,7%) avaient laissé espérer une nouvelle dynamique», a annoncé jeudi la Fédération du commerce spécialisé (Procos) dans un c o m m u n i q u é . Le mois d’avril a également été qualifié de «très difficile» (-5,7%) pour les 260 enseignes que représente Procos. Quant aux conséquences que ces chutes d’activité «deux années de suite» vont faire subir aux commerces, «au-delà des risques de fermetures de magasins, il faut se préoccuper de la baisse de résultats des entreprises qui amputera leurs moyens pour effectuer leur indispensable transformation», prévient le président de Procos, François Feijoo, cité dans le communiqué. Le mois de décembre a ainsi été particulièrement compliqué pour les magasins situés en centres commerciaux de centre-ville (-9,1%) exposés aux manifestations et difficultés d’accès, ainsi que pour les moyennes surfaces de périphérie (-6%). Par conséquent, Procos réitère sa demande aux propriétaires immobiliers de ne pas réévaluer les loyers en 2020 et 2021 de 2,5% par an. «Cette augmentation automatique, t o t a l e m e n t décalée de l’activité du c o m m e r c e , vient ruiner les efforts de productivité et de réinvention des enseignes, h a n d i c a p e r leurs invest i s s e m e n t s dans le digital ( n u m é r i q u e , NDLR), la consommation responsable, le capital humain et l’expérience client», souligne le directeur général de Procos, Emmanuel Le Roch, cité dans le communiqué. Si l’on regarde secteur par secteur, les activités textiles continuent de chuter tandis que d’autres secteurs tels que le sport, le discount non alimentaire, l’alimentaire spécialisé, l’optique et, dans une moindre mesure, l’équipement de la maison connaissent une activité plus dynamique, note par ailleurs la fédération.