Le gouvernement va mobiliser 400 M d’€ pour développer les industries culturelle

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Le gouvernement va «mobiliser 400 millions d’euros» pour le développe- ment des industries culturelles, filière durement touchée par la crise sani- taire et confrontée aux nouveaux usages, numériques notamment.

Cette enveloppe, relevant du qua- trième programme d’investissements d’avenir (PIA4), sera mise au service d’une «stratégie nationale d’accé- lération des industries culturelles et créatives» sur la

période 2021/25.
Elle sera destinée
à la filière dans
son ensemble,
«l’audiovisuel, le
cinéma, le spec-
tacle vivant dans
toutes ses disci-
plines, la musique
dans toutes ses
composantes, les
musées et le patrimoine, les arts vi- suels, le design, l’architecture, les mé- tiers d’art, la mode, la communication, le jeu vidéo, le livre et la presse,» in- dique le ministère dans un communi- qué. Les actions s’organiseront autour de «cinq axes»: «renforcer la solidité et la compétitivité des entreprises» (146 millions), «accélérer la transfor- mation numérique» (150 millions), soutien du développement à l’interna- tional et mobiliser le secteur pour les «dynamiques de transformation ter- ritoriale» (86 millions pour les deux) et enfin «responsabilité sociale et environnementale (18 millions). Les

actions seront déployées via divers canaux – appels d’offres, concours, fonds… – dont certains prennent effet immédiatement, comme un renfor- cement à hauteur de 25 million du

«Fonds de prêt à l’Innovation des Industries Culturelles et Créatives». «En favori- sant l’émer- gence de nou- velles offres culturelles et de nouvelles solutions tech-

nologiques, notre objectif est de trans- former l’ensemble de la filière et de créer les champions culturels de de- main», a déclaré la ministre Roselyne Bachelot, citée dans le communi- qué. Le secteur culturel représente 2,3% du PIB français pour un chiffre d’affaires de 91,4 milliards d’euros et 640.000 emplois directs, rappelle le ministère. Il a été percuté de plein fouet par la crise sanitaire, qui a mis à l’arrêt des pans entiers de la filière, comme le spectacle vivant ou les mu- sées, et doit également s’adapter face aux nouveaux usages et à la transfor- mation numériques.