Les commerces de bricolage s’adaptent à l’épidémie de coronavirus

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Les commerces de bricolage, considérés comme «non essentiels», s’adaptent à l’épidémie de coronavirus, certains en conservant un service de retrait en magasins des commandes faites en ligne, d’autres en n’ouvrant que leurs rayons quincaillerie. 

Dans un premier temps, le 14 mars, le gouvernement avait classé les magasins de bricolage dans les «commerces non essentiels». Mais dans l’arrêté publié le 16 mars au Journal officiel, il est précisé que les «commerces de détail de matériaux de construction, quincaillerie, peintures et verres en magasin spécialisé», proposant donc du petit outillage et des produits de dépannage pour du bricolage d’appoint, pouvaient rester ouverts. C’est ce créneau-là que certaines enseignes ont choisi d’investir, afin de ne pas perdre l’intégralité de leur chiffre d’affaires, quand d’autres ont préféré se concentrer sur leur activité de vente en ligne. Dans un communiqué, Leroy-Merlin a annoncé qu’à partir de mardi, «pour permettre aux Français d’accéder à des produits de première nécessité et de dépannage (électricité, plomberie, quincaillerie…)», serait mis en place «un service d’urgence». L’enseigne, dont les magasins restent fermés, assure «le retrait de marchandise sur les parkings de ses 141 points de vente»: les 6.824 produits concernés (contre 50.000 références en magasins) sont regroupés au sein d’une boutique dédiée sur son site. K i n g f i s h e r (Brico Dépôt et Castorama) a également ouvert lundi un service «de retrait de c o m m a n d e s en magasins et dépôts» avec des collaborateurs volontaires, en complément «du service de livraison à domicile qui a continué de fonctionner depuis le début de la crise». Mr Bricolage donne à ses plus de 500 entrepreneurs indépendants le choix soit «de l’ouverture à la vente pour les produits de première nécessité» en appliquant strictement les consignes d’hygiène, soit «de la mise en place d’une permanence par des collaborateurs pour permettre aux clients de retirer leur commande de produits indispensables» sur le site, soit enfin «de la fermeture jusqu’à la levée des restrictions», explique le groupe.