Les ventes au détail sont restées moroses au Royaume- Uni en février

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Les ventes au détail sont restées moroses au Royaume-Uni en février mais les achats dans l’alimentaire et la santé ont frémi en fin de mois, les ménages stockant des denrées à cause de l’épidémie de coronavirus, révèle une étude. 

Les ménages britanniques ont timidement ouvert leur portefeuille le mois dernier, les tempêtes qui se sont abattues sur une grande partie du territoire 

empêchant nombre d’entre eux de faire leurs courses normalement, explique la fédération des commerçants b r i t a n n i q u e s (BRC) et le cabinet KPMG. Au total, les ventes au détail ont progressé d’un maigre 0,1% sur un an, soit une hausse bien moindre qu’en janvier (+0,4%). «Les nuages ont continué de s’amonceler au-dessus du secteur du commerce, les tempêtes Ciara, Dennis et Jirge ayant pesé, en particulier sur l’habillement», résume Helen Dickinson, directrice générale de la BRC. Selon l’étude, l’amélioration de la confiance des ménages depuis la victoire du Premier ministre, Boris Johnson, lors des élections de décembre et les éclaircissements sur le Brexit réalisé fin janvier n’a pas encore profité aux commerçants. En revanche, «la fin du mois a vu une légère progression des dépenses dans l’alimentaire et la santé, en réaction aux craintes sur le coronavirus», note Mme Dickinson. De nombreux Britanniques ont commencé à se ruer dans les magasins et faire des provisions au cas où l’avancée de l’épidémie se traduirait par des confinements, comme en Italie du nord. Pour Paul Martin, chez KPMG, le secteur du c o m m e r c e risque toutefois de ne pas être épargné par l’épidémie et «toute perturbation p o t e n t i e l l e des chaînes d’approvisionnement causée par le Covid-19 se fera sentir de manière aiguë dans l’alimentaire». La BRC s’inquiète dans le même temps pour l’avenir du secteur et met en cause le poids de la taxe sur les locaux commerciaux qui pèse sur les coûts des commerçants. Les professionnels du secteur espèrent que le gouvernement fera un geste lors du budget présenté mercredi, comme s’y est engagé Boris Johnson lors des législatives de décembre. «Reste à voir quel type d’aide sera proposée. Il se peut même que ce soit trop tard», selon M. Martin.