LVMH s’engage à ne plus utiliser de plastique d’ici 2026

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 Le numéro un mondial du luxe LVMH s’est engagé jeudi à ne plus utiliser de plastique vierge dans les emballages d’ici 2026, lors de la présentation d’une nouvelle feuille de route environnementale à son assemblée générale. 

 Un objectif de «zéro plastique vierge» dans le packaging a été fixé pour 2026, ce qui signifie que le groupe n’utilisera plus que du plastique recyclé ou biosourcé. «La nouvelle boussole environnementale du groupe balise l’avenir en définissant des programmes d’action à mettre en oeuvre d’ici 2023, 2026 et 2030», a expliqué Antoine Arnault, directeur de l’Image et de l’Environnement 

de LVMH, lors de l’assemblée générale. D’ici 2023, 100% des nouveaux produits seront inscrits dans «une démarche de circularité créative pour réduire encore leur empreinte environnementale : utiliser des matières recyclées, des fibres bio sourcées, innover sur les matières», a ajouté Antoine Arnault. «Un kilo de laine précieuse recyclée, c’est 455% de carbone réduit par rapport à la laine vierge», a donné comme exemple Helène Valade, directrice développement Environnement, lors d’une présentation à la presse. Concernant la biodiversité, LVMH s’engage à ce que d’ici 2026, 100% des matières premières stratégiques soient certifiées par des moyens préservant les écosystèmes et les ressources en eau. Sur le climat, le groupe aux 75 marques s’engage à réduire de 50% d’ici 2026 ses émissions de carbone liées aux consommations énergétiques, par rapport à 2019, et à fournir ses boutiques et sites à 100% en énergie renouvelable. LVMH prévoit de réduire de 55% d’ici 2030, par rapport à 2019, ses é m i s s i o n s de gaz à effet de serre totales par unité de valeur ajoutée, directes et indirectes (dont les matières premières, les transports…), des émissions catégorisées selon les standards internationaux comme «scope 3». Les comparaisons directes sont difficiles, mais son grand rival Kering s’est engagé à réduire de 70% ses émissions «scope 3» d’ici 2030, par rapport à 2015, selon la Science Based Targets Initiative, qui inclut notamment l’ONU et WWF.