Miliboo dégage ses premiers bénéfices annuels

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Porté par l’envolée de ses ventes, le concepteur et distributeur en ligne de meubles et d’objets de décoration Miliboo a dégagé ses premiers bénéfices annuels depuis son introduction en Bourse il y a six ans. 

Au cours de l’exercice achevé fin avril, le groupe haut-savoyard a réalisé un bénéfice net de 1,8 million d’euros, alors qu’il avait été déficitaire d’un même montant un an plus tôt, selon un communiqué publié mercredi. 

Son excédent brut d’exploitation (Ebitda) retraité, indicateur sur lequel l’entreprise axe sa communication financière, a décuplé à 5,0 millions d’euros. Et ses ventes – poussées par la volonté des Français d’aménager leurs intérieurs pendant les confinements – ont bondi de 37%, à 41 millions. 

«Un millésime exceptionnel», alors même que «l’année a été très chahutée, entre fermeture de nos boutiques, arrêt de certains fournisseurs, télétravail et difficultés de transport», a relevé le fondateur du groupe, Guillaume Lachenal. 

«Le modèle Miliboo fonctionne. Plus on grandit, plus on dégage de la rentabilité et la marge s’améliore», s’est félicité le dirigeant, interrogé. 

Le «modèle Miliboo», c’est dessiner ses propres modèles, les faire fabriquer (essentiellement en Asie) et les distribuer. 

«Ce n’est pas une mécanique pour faire 10 ou 20 millions de chiffre d’affaires. Miliboo a été taillé pour faire plusieurs dizaines de millions de ventes, voire, un jour, plusieurs centaines», a-t-il relevé. 

Pour l’exercice en cours, Miliboo subit, comme toutes les entreprises s’approvisionnant en Asie, l’envolée des frets maritimes. 

«On n’arrive pas importer les quantités qu’on a pu commander. On s’en sort toutefois mieux que d’autres car on est une structure agile, sans intermédiaire», selon lui. 

Cette situation, qui affecte aussi les importations du groupe en provenance d’Europe, entraînera-t-elle un recul des ventes ou seulement une moindre croissance ? «Il est trop tôt pour le dire», selon M. Lachenal. 

Le dirigeant a indiqué que l’entreprise restait intéressée par l’ouverture de nouvelles boutiques «en dur». Il en compte actuellement trois (deux à Paris et une à Lyon). 

«Nous souhaitons ouvrir des «flagships» afin de nourrir la marque, en faisant découvrir nos produits dans de beaux environnements. C’est une stratégie que nous allons maintenir de manière opportuniste si de très beaux emplacements se présentent à des prix raisonnables», a-t-il dit, en précisant que le groupe avait «un certain nombre de villes en tête».