Publicis démarre 2024 avec optimisme : croissance de 4,9%

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The new Drugstore Publicis on the Champs-Elysees. The chic cafe terraces and luxury boutiques that once gave the Champs-Elysees its elegant reputation coexist awkwardly nowadays with fast food outlets and chain stores on its treelined sidewalks. Paris, FRANCE - 2007.

Le géant français de la communication Publicis a confirmé jeudi ses objectifs annuels et dévoilé un solide résultat au premier trimestre, avec une hausse de 4,9% des recettes, portée par ses filiales technologiques malgré un contexte macroéconomique difficile. Le groupe se dit ainsi confiant dans sa capacité à atteindre une croissance en 2024 entre 4% et 5%. 

La croissance peut «atteindre la fourchette haute de 5% en supposant une reprise plus rapide des projets de transformation numérique chez nos clients, ainsi que moins de réductions de dépenses de publicité traditionnelle», précise un communiqué. 

Publicis a fait part d’un revenu net (recettes hors frais refacturables) de 3,2 milliards d’euros au premier trimestre, les effets de la variation des taux de change ayant eu un impact négatif de 29 millions d’euros. 

A taux de change et périmètre constants, la croissance du revenu net est de 5,3%, un niveau largement supérieur au consensus des analystes. 

«C’est une dynamique soutenue», s’est félicité Arthur Sadoun, président du directoire lors d’un échange avec la presse. «Cela fait maintenant quatre ans que nos performances sont au-dessus du marché», a-t-il ajouté. 

Publicis explique cette performance par une forte demande de ses clients pour des solutions fondées sur l’intelligence artificielle, avec la disparition des «cookies tiers» chez Google pour cibler la publicité sur internet. 

Ses deux filiales technologiques, Epsilon et Publicis Sapient, spécialisées dans l’optimisation des données marketing et la transformation numérique des entreprises, ont ainsi fortement contribué à la performance du groupe, notamment aux Etats-Unis où l’entreprise a enregistré une croissance de 5%. 

Dans l’ensemble, l’activité est en hausse dans toutes les régions, avec une augmentation de 6,1% en Europe, tirée par la France qui affiche 9,4% de croissance, et un bond de 6,7% en Chine. 

Par comparaison, le concurrent britannique WPP avait annoncé en février un bénéfice net divisé par six en 2023 en raison de la réduction des dépenses des clients dans la «tech». 

«On a constaté le même déclin mais cela n’a pas affecté tant que ça nos performances parce que nous avions d’autres leviers de croissance», a souligné M. Sadoun, qui note désormais un rebond des investissements dans ce secteur.