Veolia/Suez : Philippe Varin, le président de Suez évoque le «principe de réalité»

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Le président de Suez Philippe Varin a dit lundi comprendre la «déception» des salariés après l’accord de principe finalement trouvé avec Veolia pour un rachat partiel du groupe mais a évoqué le «principe de réalité». 

«Je comprends la déception des salariés», a dit M. Varin lors d’une conférence de presse. 

«Comme les salariés, le conseil d’administration rêverait que le bloc des 29,9% n’ait pas été vendu à notre plus grand concurrent le 5 octobre dernier», a-t-il poursuivi. 

«La question ne se pose pas malheureusement en ces termes, la question est de savoir quelles sont les alternatives. Il est de la responsabilité d’un conseil d’administration de faire face à ce principe de réalité, de réaliser qu’on est allés aussi loin que notre défense robuste le permettait. Et il n’y 

a pas de contre-offre aujourd’hui», a observé M. Varin. 

Après presque huit mois de bataille, Veolia et Suez ont enterré la hache de 

guerre: les deux fleurons français de l’eau et des déchets ont annoncé lundi 

un accord de principe pour que le premier absorbe en partie son rival. 

Le secrétaire CGT du comité d’entreprise européen de Suez, Franck Reinhold von Essen, a exprimé lundi un «réel sentiment de trahison», estimant que «les moyens de négocier autre chose existaient». 

«Je me réjouis que nous ayons trouvé un accord de principe sur les trois éléments que nous avions fait valoir», à savoir le prix, le périmètre du nouveau Suez et les garanties sociales, a souligné de son côté Philippe Varin. 

Côté social, l’accord prévoit quatre ans de maintien de l’emploi et des acquis sociaux dans le nouveau Suez. 

Le nouveau Suez «aura un effectif significatif, à peu près la moitié du groupe, 45.000 personnes», a aussi souligné M. Varin. 

Le groupe intègrera les activités actuelles de Suez dans l’eau municipale 

et le déchet solide en France, ainsi que d’autres activités de l’entreprise notamment dans l’eau à l’international, pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 7 milliards d’euros. 

«Ce périmètre a un potentiel très important» même si «un certain nombre d’actifs de très grande qualité» seront acquis par Veolia, a estimé M. Varin.