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Le Mexique veut limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux

Le Mexique envisage de limiter l’accès des enfants et des adolescents aux réseaux sociaux afin de protéger leur santé mentale, et a choisi pour ce faire d’»ouvrir le débat», a déclaré dans un entretien le ministre de l’Education Mario Delgado. 

«L’Etat a la responsabilité de la tutelle dans l’éducation des mineurs. Et c’est là que nous devrions envisager de fixer certaines limites, car je ne vois pas de responsabilité de la part des entreprises pour prendre cela en charge», a affirmé M. Delgado mardi dans son bureau à Mexico. «Meta, Facebook, TikTok, ce qui les intéresse, c’est d’avoir des followers, et il n’y a pas de filtres sur les contenus», a-t-il ajouté, estimant que de nombreux réseaux sociaux sont devenus des espaces «hors de contrôle» où prolifèrent des contenus violents ou pornographiques ainsi que le cyberharcèlement. Meta (société mère de Facebook et Instagram) et TikTok exigent que leurs utilisateurs soient âgés d’au moins 13 ans et ont annoncé des mesures visant à limiter les contenus proposés aux mineurs, telles que des comptes spécifiques pour les adolescents. Mais ils font également l’objet de critiques en raison des difficultés liées à la mise en oeuvre effective de ces contrôles. M. Delgado souhaite qu’une décision ne soit pas imposée par les autorités mais que les propositions «viennent de la base, de l’expérience même des parents, des différentes communautés, des enseignants. Que ce soit eux qui nous indiquent quelles devraient être ces limites et la manière de les encadrer». Une période de concertation a été ouverte, incluant les représentants au Mexique des plateformes de réseaux sociaux, qui débouchera en juin sur des propositions de régulation. L’objectif de cette initiative est de promouvoir une culture numérique «responsable, critique et consciente», qui ne découle pas d’une interdiction, 

souligne le ministre. «Moi, j’aime le modèle australien, personnellement», a reconnu M. Delgado, soulignant qu’il s’agit de son opinion personnelle et non institutionnelle. «La position du ministère de l’Education c’est ce que nous avons fait : ouvrir le débat», a-t-il ajouté. L’Australie, en décembre, a ordonné aux TikTok, YouTube et autres Snapchat de supprimer les comptes des mineurs de moins de 16 ans, tandis que les députés français ont voté un projet de loi mettant en place une interdiction de l’accès pour les moins de 15 ans. L’Indonésie interdira à compter du 28 mars l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, invoquant les menaces de la pornographie, du cyberharcèlement, de la fraude en ligne et de la dépendance à internet. Le Danemark, la Grèce et l’Espagne font également pression au niveau de l’Union européenne (UE) pour une action similaire. Et l’Inde de son côté a confirmé récemment qu’elle envisageait également des restrictions. Les députés britanniques ont eux rejeté mardi l’interdiction aux moins de 16 ans, préférant attendre les conclusions d’une consultation pour légiférer. 

Stéphanie Guédon nommée Présidente de Performics France 

Publicis Connected Media annonce la nomination de Stéphanie Guédon au poste de Présidente de Performics France, l’agence digitale et performance marketing de Publicis Connected Media.

Wellcom accompagne la marque iana 

Depuis le 1er février, l’agence Wellcom accompagne la marque iana, pionnière de l’approche holistique du «bien vieillir». Les équipes sont en charge de la stratégie de relations publics de la marque en France, incluant relations médias, influence et partenariats. L’agence aura pour mission de valoriser l’offre produits ainsi que l’expertise scientifique de la marque au travers de campagnes de relations médias et influence mais aussi via la mise en place de partenariats afin de toucher le grand public. 

Maison BETC annonce l’acquisition d’Eyesight par Havas 

Havas annonce l’acquisition par Maison BETC, le réseau mondial dédié au luxe de BETC, d’Eyesight, une agence indépendante parmi les plus reconnues au monde pour son savoir faire d’excellence dans la création et la production sur mesure de défilés de mode et d’événements pour les maisons du luxe. Cette opération vient renforcer le positionnement de Maison BETC auprès des marques luxe et premium, en intégrant une expertise événementielle rare et hautement spécialisée, dans un secteur où les défilés représentent un moment de communication déterminant. 

Maarc lance une offre dédiée au Risk Management

Maarc, agence experte en communication corporate, annonce le lancement d’une offre de conseil en management des risques destinée aux entreprises et institutions régulièrement exposées à des enjeux sensibles. Cette nouvelle prestation de Risk Management prend place au sein de l’offre élargie de Maarc intégrant la gestion de crise, son coeur de métier historique, la veille et la data intelligence, le leader advocacy, les RP éco-business, l’accompagnement du changement et la communication financière. 

Louvre Hotels Group renouvelle sa confiance avec Ad’s up Conuslting 

Louvre Hotels Group renouvelle sa confiance avec Ad’s up Consulting, cabinet de conseil en performance & data marketing (European Digital Group), pour piloter et optimiser sa stratégie SEA. Les experts Ad’s up Consulting accompagnent les quatre marques piliers du groupe (Campanile, Kyriad, Première Classe et Golden Tulip) sur le marché français ainsi que sur plusieurs destinations internationales. 

The Hoffman Agency nomme Enno Hennrichs Managing Director DACH et lance une division Enterprise AI 

The Hoffman Agency, agence indépendante de conseil en communication spécialisée dans le secteur technologique, annonce la nomination d’Enno Hennrichs au poste de Managing Director pour la région DACH (Allemagne, Autriche, Suisse) et le lancement d’une division dédiée à l’Enterprise AI. Ces annonces s’inscrivent dans l’élan de croissance européenne de l’agence, un an après l’acquisition de CCGroup. 

Steve décroche le mandat européen de Qonto 

A l’issue d’une compétition réunissant 4 agences européennes, l’agence indépendante Steve annonce avoir été choisie par Qonto, leader européen de la gestion financière pour les TPE-PME et indépendants. Steve accompagne désormais Qonto sur l’ensemble de ses marchés européens, avec pour mission de soutenir ses ambitions de croissance, de notoriété et de cohérence de marque à l’échelle du continent. 

Publicité : le digital accélère, les médias historiques reculent

Le marché publicitaire français a connu en 2025 une croissance modérée, marquée par un net recul des médias historiques et une forte progression du digital. 

 Selon le Baromètre unifié du marché publicitaire (BUMP) publié le 11 mars par les organisations professionnelles France Pub, IREP et Kantar Media, les recettes publicitaires nettes de l’ensemble des médias ont atteint 19,8 milliards d’euros, en hausse de 3,3% par rapport à 2024. Cette progression reste toutefois largement portée par le numérique. Le digital affiche en effet une croissance de 11% sur l’année et totalise désormais 12,44 milliards d’euros de recettes publicitaires. 

Les médias historiques pénalisés par un effet de base défavorable. Résultat: les recettes nettes des cinq grands médias (télévision, cinéma, radio, presse et publicité extérieure), incluant leurs extensions digitales, reculent de 6,5% sur un an, à 6,97 milliards d’euros. 

Télévision et presse en forte baisse 

La télévision enregistre le recul le plus marqué parmi les grands médias. Ses recettes publicitaires chutent de 8,1% pour s’établir à 3,24 milliards d’euros. La fin du cycle sportif de 2024, la réorganisation de la TNT et un ralentissement des investissements dès l’automne ont pesé sur le média. La durée publicitaire en TV linéaire recule de 14,1%, avec des baisses particulièrement marquées sur les chaînes thématiques et les opérations de parrainage. 

La presse poursuit également sa baisse, avec des recettes en retrait de 6,4%, à 1,62 milliard d’euros. Si la pagination print est restée globalement stable, les performances sont contrastées : la presse quotidienne régionale progresse de 5,1%, tandis que les magazines (-7,5%) et la presse quotidienne nationale (-3,6%) reculent. La part du digital dans les recettes de la presse atteint désormais 23%. 

La publicité extérieure enregistre pour sa part un recul de 5,3%, à 1,33 milliard d’euros, une première depuis la reprise post-Covid. Seul le segment shopping et indoor progresse (+7,5%). Le DOOH (digital out-of-home) poursuit néanmoins sa montée en puissance et représente désormais 23% du média. 

La radio limite la baisse à -2,5%, avec 710 millions d’euros de recettes. Le cinéma fait figure d’exception avec une progression de 5,5% et un marché qui atteint 82 millions d’euros. 

Le digital tire la croissance du marché: Dans ce contexte, le digital confirme son rôle de moteur du marché publicitaire. Les recettes nettes progressent de 11% pour atteindre 12,44 milliards d’euros. Le social media est le levier le plus dynamique avec une croissance de 15,3%, à 4,18 milliards d’euros. 

Claire DECOMMER (Reech) : «Les influenceurs s’approprient eux aussi les codes du cinéma»

Présents sur les tapis rouges, invités aux avant-premières, partenaires de campagnes de lancement, ou même acteurs à l’écran, les influenceurs s’intègrent désormais dans l’industrie du cinéma. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette dynamique avec Claire DECOMMER, Deputy Director of Reech Influence Cloud’s Development.

MEDIACOM’ Pourquoi l’industrie du cinéma fait-elle appel aux influenceurs ? 

Claire DECOMMER  Les créateurs de contenu sont devenus un véritable levier pour l’industrie du cinéma. Ils participent activement à la promotion des sorties de films et de séries. Aujourd’hui, pour accompagner la sortie d’un long-métrage, il est presque incontournable de passer par certains YouTubeurs ou créateurs influents. Ils sont également de plus en plus invités aux avant-premières. On observe un déplacement de la prescription culturelle vers les créateurs de contenu, et plus largement vers les réseaux sociaux. Cette tendance est notamment portée par l’évolution des usages, comme en témoigne le succès de hashtags tels que #OnRegardeQuoi sur TikTok. 

MEDIACOM’ À l’inverse, pourquoi les influenceurs investissent-ils eux aussi le cinéma ? 

Claire DECOMMER Nous observons deux cas de figure. Pour certains, le cinéma est en cohérence avec leur ligne éditoriale. C’est notamment le cas des créateurs spécialisés dans la culture, qui proposent des recommandations de livres, films ou séries. D’autres profils, plus lifestyle ou éloignés de la sphère culturelle, y voient une opportunité de visibilité qui dépasse le cadre des réseaux sociaux. 

MEDIACOM’ Les marques font-elles partie de cette dynamique ? 

Claire DECOMMER Oui, clairement. Lors de la 51ème cérémonie des César, plusieurs marques ont activé des collaborations, comme BNP Paribas, AlloCiné ou Bouygues Telecom. Cette logique est également très présente au Festival de Cannes, où de nombreuses marques sont partenaires. Certaines organisent des jeux-concours via des créateurs de contenu pour faire gagner des places d’avant-premières, voire des expériences sur tapis rouge. Le cinéma devient ainsi un terrain d’expression supplémentaire pour les marques. 

MEDIACOM’ Quel est l’impact de la dernière cérémonie des César sur l’influence ? 

Claire DECOMMER Depuis le 1er janvier, nous avons recensé un peu plus de 3.500 publications liées à l’événement sur les réseaux sociaux. Une part importante émane des créateurs de contenu. Parmi les dix contenus Instagram les plus performants, deux proviennent de créateurs très puissants, comme Léna Situations et Seb la Frite. Tous les profils peuvent s’approprier le sujet et le décrypter à leur manière. Par exemple, certains créateurs spécialisés dans la mode ont proposé, dès le lendemain, des analyses des tenues. 

MEDIACOM’ La tendance sera-t-elle la même pour le Festival de Cannes ? 

Claire DECOMMER Oui, sans aucun doute. Depuis plusieurs années, le Festival de Cannes constitue un temps fort pour l’influence, avec une présence accrue de créateurs. Des marques ou des plateformes comme Meta y organisent même des espaces dédiés. À noter également que TikTok est partenaire du Festival, un signal fort qui illustre le rapprochement entre industrie du cinéma et marketing d’influence. 

MEDIACOM’ Dans cet écosystème, les acteurs jouent-ils le jeu de l’influence ?

Claire DECOMMER Les célébrités ont toujours été, pour certaines, des égéries de marque. De nombreux acteurs et actrices republient sur Instagram leurs photos de tapis rouge en identifiant les marques qui les habillent. Nous sommmes dans une continuité logique entre influence, image et visibilité. Par ailleurs, certains comédiens maîtrisent parfaitement les codes de la Creator Economy. Pierre Niney, Gilles Lellouche ou Adèle Exarchopoulos, par exemple, participent régulièrement à des formats portés par des YouTubeurs pour promouvoir leurs films. 

MEDIACOM’ Finalement, les créateurs de contenu ne boudent pas le cinéma… 

Claire DECOMMER Le mouvement est désormais bilatéral : les influenceurs s’approprient eux aussi les codes du cinéma. Avant-premières en salles pour leurs propres productions longues, projections événementielles ou formats documentaires présentés comme de véritables sorties culturelles. C’est notamment le cas de l’avant-première du documentaire «Kaizen» d’Inoxtag au Grand Rex ou de celle de Gaspard G au MK2 Bibliothèque pour son reportage sur OnlyFans. Certains franchissent même le pas du jeu d’acteur, à l’image de Just Riadh, Mister V, Natoo. 

Le Mexique veut limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux

Le Mexique envisage de limiter l’accès des enfants et des adolescents aux réseaux sociaux afin de protéger leur santé mentale, et a choisi pour ce faire d’»ouvrir le débat», a déclaré dans un entretien le ministre de l’Education Mario Delgado. 

«L’Etat a la responsabilité de la tutelle dans l’éducation des mineurs. Et c’est là que nous devrions envisager de fixer certaines limites, car je ne vois pas de responsabilité de la part des entreprises pour prendre cela en charge», a affirmé M. Delgado mardi dans son bureau à Mexico. «Meta, Facebook, TikTok, ce qui les intéresse, c’est d’avoir des followers, et il n’y a pas de filtres sur les contenus», a-t-il ajouté, estimant que de nombreux réseaux sociaux sont devenus des espaces «hors de contrôle» où prolifèrent des contenus violents ou pornographiques ainsi que le cyberharcèlement. Meta (société mère de Facebook et Instagram) et TikTok exigent que leurs utilisateurs soient âgés d’au moins 13 ans et ont annoncé des mesures visant à limiter les contenus proposés aux mineurs, telles que des comptes spécifiques pour les adolescents. Mais ils font également l’objet de critiques en raison des difficultés liées à la mise en oeuvre effective de ces contrôles. M. Delgado souhaite qu’une décision ne soit pas imposée par les autorités mais que les propositions «viennent de la base, de l’expérience même des parents, des différentes communautés, des enseignants. Que ce soit eux qui nous indiquent quelles devraient être ces limites et la manière de les encadrer». Une période de concertation a été ouverte, incluant les représentants au Mexique des plateformes de réseaux sociaux, qui débouchera en juin sur des propositions de régulation. L’objectif de cette initiative est de promouvoir une culture numérique «responsable, critique et consciente», qui ne découle pas d’une interdiction, 

souligne le ministre. «Moi, j’aime le modèle australien, personnellement», a reconnu M. Delgado, soulignant qu’il s’agit de son opinion personnelle et non institutionnelle. «La position du ministère de l’Education c’est ce que nous avons fait : ouvrir le débat», a-t-il ajouté. L’Australie, en décembre, a ordonné aux TikTok, YouTube et autres Snapchat de supprimer les comptes des mineurs de moins de 16 ans, tandis que les députés français ont voté un projet de loi mettant en place une interdiction de l’accès pour les moins de 15 ans. L’Indonésie interdira à compter du 28 mars l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans, invoquant les menaces de la pornographie, du cyberharcèlement, de la fraude en ligne et de la dépendance à internet. Le Danemark, la Grèce et l’Espagne font également pression au niveau de l’Union européenne (UE) pour une action similaire. Et l’Inde de son côté a confirmé récemment qu’elle envisageait également des restrictions. Les députés britanniques ont eux rejeté mardi l’interdiction aux moins de 16 ans, préférant attendre les conclusions d’une consultation pour légiférer. 

Stéphanie Guédon nommée Présidente de Performics France 

Publicis Connected Media annonce la nomination de Stéphanie Guédon au poste de Présidente de Performics France, l’agence digitale et performance marketing de Publicis Connected Media.

Wellcom accompagne la marque iana 

Depuis le 1er février, l’agence Wellcom accompagne la marque iana, pionnière de l’approche holistique du «bien vieillir». Les équipes sont en charge de la stratégie de relations publics de la marque en France, incluant relations médias, influence et partenariats. L’agence aura pour mission de valoriser l’offre produits ainsi que l’expertise scientifique de la marque au travers de campagnes de relations médias et influence mais aussi via la mise en place de partenariats afin de toucher le grand public. 

Maison BETC annonce l’acquisition d’Eyesight par Havas 

Havas annonce l’acquisition par Maison BETC, le réseau mondial dédié au luxe de BETC, d’Eyesight, une agence indépendante parmi les plus reconnues au monde pour son savoir faire d’excellence dans la création et la production sur mesure de défilés de mode et d’événements pour les maisons du luxe. Cette opération vient renforcer le positionnement de Maison BETC auprès des marques luxe et premium, en intégrant une expertise événementielle rare et hautement spécialisée, dans un secteur où les défilés représentent un moment de communication déterminant. 

Maarc lance une offre dédiée au Risk Management

Maarc, agence experte en communication corporate, annonce le lancement d’une offre de conseil en management des risques destinée aux entreprises et institutions régulièrement exposées à des enjeux sensibles. Cette nouvelle prestation de Risk Management prend place au sein de l’offre élargie de Maarc intégrant la gestion de crise, son coeur de métier historique, la veille et la data intelligence, le leader advocacy, les RP éco-business, l’accompagnement du changement et la communication financière. 

Louvre Hotels Group renouvelle sa confiance avec Ad’s up Conuslting 

Louvre Hotels Group renouvelle sa confiance avec Ad’s up Consulting, cabinet de conseil en performance & data marketing (European Digital Group), pour piloter et optimiser sa stratégie SEA. Les experts Ad’s up Consulting accompagnent les quatre marques piliers du groupe (Campanile, Kyriad, Première Classe et Golden Tulip) sur le marché français ainsi que sur plusieurs destinations internationales. 

The Hoffman Agency nomme Enno Hennrichs Managing Director DACH et lance une division Enterprise AI 

The Hoffman Agency, agence indépendante de conseil en communication spécialisée dans le secteur technologique, annonce la nomination d’Enno Hennrichs au poste de Managing Director pour la région DACH (Allemagne, Autriche, Suisse) et le lancement d’une division dédiée à l’Enterprise AI. Ces annonces s’inscrivent dans l’élan de croissance européenne de l’agence, un an après l’acquisition de CCGroup. 

Steve décroche le mandat européen de Qonto 

A l’issue d’une compétition réunissant 4 agences européennes, l’agence indépendante Steve annonce avoir été choisie par Qonto, leader européen de la gestion financière pour les TPE-PME et indépendants. Steve accompagne désormais Qonto sur l’ensemble de ses marchés européens, avec pour mission de soutenir ses ambitions de croissance, de notoriété et de cohérence de marque à l’échelle du continent. 

Publicité : le digital accélère, les médias historiques reculent

Le marché publicitaire français a connu en 2025 une croissance modérée, marquée par un net recul des médias historiques et une forte progression du digital. 

 Selon le Baromètre unifié du marché publicitaire (BUMP) publié le 11 mars par les organisations professionnelles France Pub, IREP et Kantar Media, les recettes publicitaires nettes de l’ensemble des médias ont atteint 19,8 milliards d’euros, en hausse de 3,3% par rapport à 2024. Cette progression reste toutefois largement portée par le numérique. Le digital affiche en effet une croissance de 11% sur l’année et totalise désormais 12,44 milliards d’euros de recettes publicitaires. 

Les médias historiques pénalisés par un effet de base défavorable. Résultat: les recettes nettes des cinq grands médias (télévision, cinéma, radio, presse et publicité extérieure), incluant leurs extensions digitales, reculent de 6,5% sur un an, à 6,97 milliards d’euros. 

Télévision et presse en forte baisse 

La télévision enregistre le recul le plus marqué parmi les grands médias. Ses recettes publicitaires chutent de 8,1% pour s’établir à 3,24 milliards d’euros. La fin du cycle sportif de 2024, la réorganisation de la TNT et un ralentissement des investissements dès l’automne ont pesé sur le média. La durée publicitaire en TV linéaire recule de 14,1%, avec des baisses particulièrement marquées sur les chaînes thématiques et les opérations de parrainage. 

La presse poursuit également sa baisse, avec des recettes en retrait de 6,4%, à 1,62 milliard d’euros. Si la pagination print est restée globalement stable, les performances sont contrastées : la presse quotidienne régionale progresse de 5,1%, tandis que les magazines (-7,5%) et la presse quotidienne nationale (-3,6%) reculent. La part du digital dans les recettes de la presse atteint désormais 23%. 

La publicité extérieure enregistre pour sa part un recul de 5,3%, à 1,33 milliard d’euros, une première depuis la reprise post-Covid. Seul le segment shopping et indoor progresse (+7,5%). Le DOOH (digital out-of-home) poursuit néanmoins sa montée en puissance et représente désormais 23% du média. 

La radio limite la baisse à -2,5%, avec 710 millions d’euros de recettes. Le cinéma fait figure d’exception avec une progression de 5,5% et un marché qui atteint 82 millions d’euros. 

Le digital tire la croissance du marché: Dans ce contexte, le digital confirme son rôle de moteur du marché publicitaire. Les recettes nettes progressent de 11% pour atteindre 12,44 milliards d’euros. Le social media est le levier le plus dynamique avec une croissance de 15,3%, à 4,18 milliards d’euros. 

Claire DECOMMER (Reech) : «Les influenceurs s’approprient eux aussi les codes du cinéma»

Présents sur les tapis rouges, invités aux avant-premières, partenaires de campagnes de lancement, ou même acteurs à l’écran, les influenceurs s’intègrent désormais dans l’industrie du cinéma. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette dynamique avec Claire DECOMMER, Deputy Director of Reech Influence Cloud’s Development.

MEDIACOM’ Pourquoi l’industrie du cinéma fait-elle appel aux influenceurs ? 

Claire DECOMMER  Les créateurs de contenu sont devenus un véritable levier pour l’industrie du cinéma. Ils participent activement à la promotion des sorties de films et de séries. Aujourd’hui, pour accompagner la sortie d’un long-métrage, il est presque incontournable de passer par certains YouTubeurs ou créateurs influents. Ils sont également de plus en plus invités aux avant-premières. On observe un déplacement de la prescription culturelle vers les créateurs de contenu, et plus largement vers les réseaux sociaux. Cette tendance est notamment portée par l’évolution des usages, comme en témoigne le succès de hashtags tels que #OnRegardeQuoi sur TikTok. 

MEDIACOM’ À l’inverse, pourquoi les influenceurs investissent-ils eux aussi le cinéma ? 

Claire DECOMMER Nous observons deux cas de figure. Pour certains, le cinéma est en cohérence avec leur ligne éditoriale. C’est notamment le cas des créateurs spécialisés dans la culture, qui proposent des recommandations de livres, films ou séries. D’autres profils, plus lifestyle ou éloignés de la sphère culturelle, y voient une opportunité de visibilité qui dépasse le cadre des réseaux sociaux. 

MEDIACOM’ Les marques font-elles partie de cette dynamique ? 

Claire DECOMMER Oui, clairement. Lors de la 51ème cérémonie des César, plusieurs marques ont activé des collaborations, comme BNP Paribas, AlloCiné ou Bouygues Telecom. Cette logique est également très présente au Festival de Cannes, où de nombreuses marques sont partenaires. Certaines organisent des jeux-concours via des créateurs de contenu pour faire gagner des places d’avant-premières, voire des expériences sur tapis rouge. Le cinéma devient ainsi un terrain d’expression supplémentaire pour les marques. 

MEDIACOM’ Quel est l’impact de la dernière cérémonie des César sur l’influence ? 

Claire DECOMMER Depuis le 1er janvier, nous avons recensé un peu plus de 3.500 publications liées à l’événement sur les réseaux sociaux. Une part importante émane des créateurs de contenu. Parmi les dix contenus Instagram les plus performants, deux proviennent de créateurs très puissants, comme Léna Situations et Seb la Frite. Tous les profils peuvent s’approprier le sujet et le décrypter à leur manière. Par exemple, certains créateurs spécialisés dans la mode ont proposé, dès le lendemain, des analyses des tenues. 

MEDIACOM’ La tendance sera-t-elle la même pour le Festival de Cannes ? 

Claire DECOMMER Oui, sans aucun doute. Depuis plusieurs années, le Festival de Cannes constitue un temps fort pour l’influence, avec une présence accrue de créateurs. Des marques ou des plateformes comme Meta y organisent même des espaces dédiés. À noter également que TikTok est partenaire du Festival, un signal fort qui illustre le rapprochement entre industrie du cinéma et marketing d’influence. 

MEDIACOM’ Dans cet écosystème, les acteurs jouent-ils le jeu de l’influence ?

Claire DECOMMER Les célébrités ont toujours été, pour certaines, des égéries de marque. De nombreux acteurs et actrices republient sur Instagram leurs photos de tapis rouge en identifiant les marques qui les habillent. Nous sommmes dans une continuité logique entre influence, image et visibilité. Par ailleurs, certains comédiens maîtrisent parfaitement les codes de la Creator Economy. Pierre Niney, Gilles Lellouche ou Adèle Exarchopoulos, par exemple, participent régulièrement à des formats portés par des YouTubeurs pour promouvoir leurs films. 

MEDIACOM’ Finalement, les créateurs de contenu ne boudent pas le cinéma… 

Claire DECOMMER Le mouvement est désormais bilatéral : les influenceurs s’approprient eux aussi les codes du cinéma. Avant-premières en salles pour leurs propres productions longues, projections événementielles ou formats documentaires présentés comme de véritables sorties culturelles. C’est notamment le cas de l’avant-première du documentaire «Kaizen» d’Inoxtag au Grand Rex ou de celle de Gaspard G au MK2 Bibliothèque pour son reportage sur OnlyFans. Certains franchissent même le pas du jeu d’acteur, à l’image de Just Riadh, Mister V, Natoo.