Alors que l’intelligence artificielle générative s’impose progressivement dans les organisations, la question de son déploiement dans des environnements exigeants en matière de sécurité, de conformité et de souveraineté reste entière. C’est dans ce contexte que Craft AI a été retenu par le MEDEF pour déployer un agent conversationnel souverain, destiné à permettre à ses collaborateurs et adhérents d’interroger intelligemment l’ensemble de son corpus documentaire interne.
Sahar Baghery nommée directrice Distribution, Marketing et Commercialisation de TV5MONDE
TV5MONDE annonce la nomination ce jour de Sahar Baghery au poste de directrice de la Distribution, du Marketing et de la Commercialisation internationale. Diplômée de l’ENSAE – Institut Polytechnique de Paris, de la London School of Economics and Political Science (LSE) et de l’University of Southern California (USC), Sahar Baghery présente un parcours de plus de quinze ans au sein de grands groupes internationaux de médias, du numérique et du divertissement. Elle débute sa carrière chez Nielsen (Royaume-Uni), avant de rejoindre CNN et NBC Universal aux États-Unis. En France, elle travaille successivement pour The Walt Disney Company, le Groupe CANAL+, Médiamétrie/Glance et la SACD.
82%
82% des managers utilisent aujourd’hui l’IA, contre 21% en 2023
Source : OpinionWay pour KEDGE Business School
CoSpirit signe la 1ère campagne de Pom Bistro
CoSpirit annonce le gain, sur les volets création et média, du budget Pom Bistro. La marque est commercialisée par Cité Gourmande, PME française implantée à Agen, spécialiste des accompagnements de pommes de terre cuisinés premium surgelés. Pom Bistro et l’agence orchestrent sur le premier trimestre 2026 la première prise de parole publicitaire de la marque. Le studio de création de CoSpirit a donc conçu et produit le film publicitaire de Pom Bistro, un spot TV de 20 secondes réalisé en collaboration avec Olivier Ayache Vidal. Cette première prise de parole sera suivie par d’autres temps de communication sur le reste de l’année 2026.
Cartel et Konbini s’associent pour la 79e édition du Festival de Cannes
À l’occasion de la 79e édition du Festival de Cannes, Konbini, média culturel de référence, et Cartel, agence créative spécialisée en communication, brand experience et entertainment, annoncent un partenariat exclusif autour de Rado Plage, lieu emblématique de la Croisette et du Festival. Un décor vivant et immersif, au croisement des talents, des marques et de l’effervescence créative cannoise, rythmé par une programmation mêlant talks, soirées officielles de films, food par une.e chef.fe et activations inédites
Auchan augmente légèrement ses ventes en 2025 mais reste dans le rouge
Le groupe Auchan a dévoilé jeudi une hausse de 1,5% de ses ventes en 2025, malgré des difficultés en France, et a concédé être encore en pertes sans les chiffrer.
Jusqu’à présent, Auchan Retail faisait partie du groupe Elo, qui regroupait également des activités immobilières. Mais désormais, Auchan Retail est en «autonomie financière vis-à-vis d’Elo», a souligné Patrice Moulin, directeur général délégué d’Auchan Retail lors d’une conférence de presse de présentation des résultats.
Du fait de cette scission, le groupe Auchan Retail n’est plus soumis à une publication de certains indicateurs, dont le résultat net.
«Ce qu’on a voulu faire c’est communiquer ce qui traduit le plus la performance opérationnelle pour que la vision ne puisse pas être perturbée par d’autres types d’éléments», a justifié Guillaume Darrasse, directeur général d’Auchan Retail.
«Bien évidemment, on n’est pas en résultat net positif», a-t-il ajouté, évoquant le coût de différents leviers de développement comme la modernisation du parc de magasins.
En 2024, le groupe Elo avait annoncé une perte nette de 1,2 milliard d’euros. Pour le seul premier semestre 2025, la perte était de 602 millions d’euros.
Pour 2025, Auchan Retail fait état d’un chiffre d’affaires de 32,1 milliards d’euros, en hausse de 1,5% par rapport à 2024, porté par les performances dans certains pays européens comme le Portugal (+7,5% du chiffre d’affaires, à 2,3 milliards d’euros) ou la Roumanie (+4,3%, à 1,6 milliard).
En revanche, Auchan France a en
grangé des ventes de 16,4 milliards d’euros, en baisse de 0,5%.
Le bénéfice brut d’exploitation (Ebidta), qui mesure la rentabilité opérationnelle, atteint 1,025 milliard d’euros, en hausse de 16,1%.
«Auchan n’est pas en faillite, on a une situation financière qui est solide et sécurisée et on tient nos engagements. On n’est pas en repli : en Espagne, au Portugal et en Roumanie, on consolide et on renforce nos positions. En France, oui, on n’est pas bon en chiffres mais on a travaillé la rentabilité (…) et il faut passer par cette phase-là pour pouvoir revenir en conquête de chiffres», a assuré Guillaume Darrasse.
Vinted et eBay retirent des sweats liés à Jeffrey Epstein après une polémique
Le collectif Mouv’Enfants a dénoncé mercredi la commercialisation sur des plateformes en ligne de vêtements associés à Jeffrey Epstein, demandant d’en «bannir la vente».
Des sweats marine à col camionneur, brodés des initiales JEE (Jeffrey Edward Epstein), répliques d’un vêtement que portait le pédocriminel sur des photos, ont été retrouvés sur Etsy, Vinted, AliExpress ou encore eBay.
«Jeffrey Epstein n’est pas une référence culturelle, c’est un pédocriminel responsable d’un système organisé de violences sexuelles sur des adolescentes», déclare le collectif engagé dans la lutte contre la pédocriminalité.
«Faire du business avec l’image d’un pédocriminel est obscène. (…) Quand les plateformes gagnent de l’argent sur l’image d’un pédocriminel, elles participent à sa banalisation», indique le collectif dans un communiqué.
«Il faut agir pour bannir la vente de ce type d’objets qui montrent que les plateformes ne sont pas contrôlées. Imagine-t-on des T-shirts Fourniret ou Marc Dutroux?», a déclaré Arnaud Gallais, fondateur de Mouv’Enfants.
Joints, eBay et Vinted ont annoncé qu’ils allaient retirer de la vente les sweats en question.
Sur Vinted, des dizaines de références identiques du pull brodé étaient disponibles en recherchant «Jeffrey Epstein» ou «Epstein quartier zip» (modèle du pull) dans l’application, avant d’être effectivement retirés.
«La mise en vente d’articles promouvant toute forme d’abus sexuel est explicitement interdite. Nous appli-
quons donc une politique de tolérance zéro à l’égard de tout contenu inapproprié ou choquant, y compris les annonces faisant référence à des actes criminels», assure Vinted dans un communiqué.
La vente de ces produits illustre «l’impunité» dont bénéficient les grandes plateformes numériques, dénonce le collectif, rappelant la vente en ligne, fin 2025, de poupées sexuelles représentant des enfants.
Certains T-shirts retrouvés sur des plateformes semblent plutôt dénoncer des liens supposés entre Jeffrey Epstein et le président américain Donald Trump en les montrant côte à côte.
Donald Trump a évolué dans les mêmes cercles que Jeffrey Epstein mais assure avoir rompu avec lui bien avant sa mort et n’avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels.
Berlin mise sur Google pour accélérer dans la course mondiale à l’intelligence artificielle
Avec l’inauguration jeudi d’un centre d’intelligence artificielle de Google à Berlin, l’Allemagne vise à rattraper son retard dans ce domaine technologique clé, même si dans l’immédiat en tout cas, elle ne peut se passer des mastodontes américains.
Niché dans la capitale, ce projet fait partie des 5,5 milliards d’euros d’investissement de Google dans «l’avenir numérique» de la première économie européenne annoncé en novembre, avant tout dans le développement de centres de données. Google n’a pas dévoilé de détails sur le nouveau site, mais le ministère allemand de la Numérisation a indiqué qu’il regroupera des opérations de «développement de l’IA», des infrastructures d’informatique à distance (cloud) et de données ainsi qu’un espace de «coopération» entre start-up et centres de recherche. Des infrastructures de calcul au stockage de données, l’Allemagne souhaite se maintenir dans la course mondiale à l’IA, mais «les défis sont gigantesques», juge Janis Hecker, de la fédération des entreprises du numérique Bitkom. Car le retard accumulé dans le numérique par l’Allemagne au cours des dernières décennies est considérable.
Importance «sous-estimée» : «Je souhaite que le leadership technologique redevienne le coeur de notre modèle économique», avait déclaré à ce titre le vice-chancelier Lars Klingbeil début février, à l’inauguration d’une «usine d’IA» de l’Allemand Deutsche Telekom et du fabricant américain de puces Nvidia. Ces derniers mois, l’Allemagne a connu plusieurs annonces grandiloquentes dans le domaine, comme les 11 milliards d’euros investis par le groupe de distribution Schwarz dans un futur méga centre de données près de Ber-
lin. En crise, la première économie européenne souhaite bâtir à foison ces usines du numérique, qui, grâce à leur puissance de calcul et de stockage, sont indispensables pour que les entreprises allemandes utilisent l’IA. Si son usage se généralise en Allemagne, le pays pourrait dégager 440 milliards d’euros de valeur ajoutée supplémentaire d’ici 2034, d’après une étude de l’institut IW citée par le journal Handelsblatt. Pour l’instant, la coalition gouvernementale réunissant conservateurs et sociaux-démocrates n’a pas pris la mesure des choses et «sous-estime l’importance de ces technologies pour la création de valeur, mais aussi pour la souveraineté et la défense de nos valeurs», estime M. Hecker, de Bitkom. Ultra dominateurs, les Etats-Unis bâtissent chaque année d’avantage de capacités de calcul que ce que l’Allemagne possède au total, selon son organisation. D’après ses calculs, un millième du projet de budget fédéral pour 2026 est dédié à l’IA, et seule une fraction du «bazooka d’investissement» pour moderniser les infrastructures du pays est dédié aux technologies de pointe. Dans ce contexte, l’engagement de Google en Allemagne représente «un grand gain» selon Bitkom.
Réseaux sociaux : plus 1/4 des maires disent avoir subi des attaques en ligne
Les réseaux sociaux sont devenus un outil de communication incontournable pour les maires, mais aussi une nouvelle source d’attaques et menaces pour plus d’un quart d’entre eux, selon une étude de l’association des maires de France et du Cevipof publiée jeudi.
Parmi les 3.774 maires qui ont répondu à l’enquête envoyée en octobre 2025 par le Cevipof, 28% déclarent avoir subi au moins une attaque sur les réseaux sociaux l’année dernière, contre 20% en 2020.
Pour Olivier Costa, directeur de recherche CNRS au Cevipof et co-auteur de l’étude, ce chiffre est «très sous-estimé». «Déjà dans la vraie vie, les maires subissent plus d’attaques, et sur les réseaux sociaux, il n’y a quasiment aucune discussion qui ne se finisse pas en insultes ou attaques», explique-t-il.
Pour lui les maires qui ne rapportent pas d’attaque en ligne «n’ont pas regardé» les commentaires à leurs publications ou «n’y sont pas présents». «Sur les réseaux sociaux règnent souvent les demi-vérités, la mauvaise foi, les prises de position simplistes, le langage fleuri, les attaques gratuites», souligne l’étude, qui ajoute que «l’absence d’interaction physique, l’anonymat et le sentiment d’impunité amplifient ces phénomènes».
Sur internet, se retranscrit aussi l’augmentation des violences contre les élus municipaux.
En 2025, 65% des maires déclarent avoir subi des incivilités, contre 53% en 2020, et 36% des injures ou des insultes, contre 29% en 2020.
En écumant les discussions sur les pages et groupes utilisés par les élus municipaux ou les candidats d’opposition, il a été «frappé par la vitesse avec laquelle les choses dérivent».
La simple publication d’un programme en vue des municipales ou de la liste des colistiers candidats donne lieu à «une litanie de commentaires agressifs», raconte le chercheur.
Impossible pourtant de faire l’impasse sur ce canal de communication, source d’informations de «beaucoup de citoyens» et aussi très utilisé par l’opposition pour «créer du débat et de la polémique», rappelle M. Costa.
Il observe aussi que des groupes ou pages d’échanges sur la vie d’une commune se retrouvent «instrumentalisés à des fins politiques» et touchent donc «un public très vaste qui ne suit pas la politique habituellement».
Le risque de «mauvais buzz» décourage certains édiles, cloués au pilori dès qu’ils sortent de l’exemplarité attendue.
L’association des maires de France appelle à mieux former les édiles aux réseaux sociaux et à rappeler aux citoyens les règles qui s’y appliquent.
Mango signe une année record en 2025, malgré la disparition de son fondateur Isak Andic
Le groupe espagnol de prêt-à-porter Mango a annoncé jeudi avoir engrangé un bénéfice et un chiffre d’affaires records en 2025, premier exercice complet sans son fondateur historique, Isak Andic, décédé en décembre 2024 lors d’une randonnée.
L’enseigne catalane, non cotée en bourse, a dégagé 242 millions d’euros de profits nets l’an passé, soit une hausse de 11% sur un an (219 millions d’euros en 2024), selon un communiqué.
Son chiffre d’affaires a, lui, atteint 3,8 milliards d’euros, dont 78% hors d’Espagne, contre 3,34 milliards en 2024, année du précédent record.
Le groupe textile attribue cette forte croissance commerciale au dynamisme de ses ventes sur internet, qui représentent «environ un tiers» de son chiffre d’affaires, mais aussi à l’ouverture de plus de 260 nouvelles boutiques en 2025.
Mango, qui dispose désormais de plus de 2.900 points de vente dans 120 pays, précise avoir investi «près de 225 millions d’euros» l’an dernier, soit un montant «record», principalement pour accroître et moderniser son réseau de distribution, et «développer» son siège à Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne. «Nous avons transformé une année difficile en une année exceptionnelle», s’est félicité le PDG de Mango, Toni Ruiz, cité dans le communiqué.
Le dirigeant fait référence à la mort brutale à 71 ans du fondateur historique, Isak Andic, survenue en décembre 2024 après une chute de plusieurs dizaines de mètres lors d’une randonnée avec l’un de ses fils, Jonathan, près de Barcelone. Initialement
considérée comme une mort accidentelle, l’enquête a ensuite été réorientée sur l’hypothèse d’un homicide commis par son fils, selon la presse espagnole.
Celui-ci reste présumé innocent. Isak Andic, l’une des personnes les plus riches d’Espagne au moment de sa mort, avait engagé ces dernières années une stratégie de montée en gamme afin de permettre à Mango de se différencier des marques low-cost comme Shein ou Primark, dont le succès fragilise de nombreuses marques textiles.
L’homme d’affaire d’origine turque, qui avait lancé Mango à Barcelone en 1984 avec son frère aîné Nahman, créant de toutes pièces l’une des plus grandes marque de mode au monde, avait été remplacé en janvier 2025 au poste de président par son ancien bras droit, Toni Ruiz.
Le MEDEF choisit Craft AI
Alors que l’intelligence artificielle générative s’impose progressivement dans les organisations, la question de son déploiement dans des environnements exigeants en matière de sécurité, de conformité et de souveraineté reste entière. C’est dans ce contexte que Craft AI a été retenu par le MEDEF pour déployer un agent conversationnel souverain, destiné à permettre à ses collaborateurs et adhérents d’interroger intelligemment l’ensemble de son corpus documentaire interne.
Sahar Baghery nommée directrice Distribution, Marketing et Commercialisation de TV5MONDE
TV5MONDE annonce la nomination ce jour de Sahar Baghery au poste de directrice de la Distribution, du Marketing et de la Commercialisation internationale. Diplômée de l’ENSAE – Institut Polytechnique de Paris, de la London School of Economics and Political Science (LSE) et de l’University of Southern California (USC), Sahar Baghery présente un parcours de plus de quinze ans au sein de grands groupes internationaux de médias, du numérique et du divertissement. Elle débute sa carrière chez Nielsen (Royaume-Uni), avant de rejoindre CNN et NBC Universal aux États-Unis. En France, elle travaille successivement pour The Walt Disney Company, le Groupe CANAL+, Médiamétrie/Glance et la SACD.
82%
82% des managers utilisent aujourd’hui l’IA, contre 21% en 2023
Source : OpinionWay pour KEDGE Business School
CoSpirit signe la 1ère campagne de Pom Bistro
CoSpirit annonce le gain, sur les volets création et média, du budget Pom Bistro. La marque est commercialisée par Cité Gourmande, PME française implantée à Agen, spécialiste des accompagnements de pommes de terre cuisinés premium surgelés. Pom Bistro et l’agence orchestrent sur le premier trimestre 2026 la première prise de parole publicitaire de la marque. Le studio de création de CoSpirit a donc conçu et produit le film publicitaire de Pom Bistro, un spot TV de 20 secondes réalisé en collaboration avec Olivier Ayache Vidal. Cette première prise de parole sera suivie par d’autres temps de communication sur le reste de l’année 2026.
Cartel et Konbini s’associent pour la 79e édition du Festival de Cannes
À l’occasion de la 79e édition du Festival de Cannes, Konbini, média culturel de référence, et Cartel, agence créative spécialisée en communication, brand experience et entertainment, annoncent un partenariat exclusif autour de Rado Plage, lieu emblématique de la Croisette et du Festival. Un décor vivant et immersif, au croisement des talents, des marques et de l’effervescence créative cannoise, rythmé par une programmation mêlant talks, soirées officielles de films, food par une.e chef.fe et activations inédites
Auchan augmente légèrement ses ventes en 2025 mais reste dans le rouge
Le groupe Auchan a dévoilé jeudi une hausse de 1,5% de ses ventes en 2025, malgré des difficultés en France, et a concédé être encore en pertes sans les chiffrer.
Jusqu’à présent, Auchan Retail faisait partie du groupe Elo, qui regroupait également des activités immobilières. Mais désormais, Auchan Retail est en «autonomie financière vis-à-vis d’Elo», a souligné Patrice Moulin, directeur général délégué d’Auchan Retail lors d’une conférence de presse de présentation des résultats.
Du fait de cette scission, le groupe Auchan Retail n’est plus soumis à une publication de certains indicateurs, dont le résultat net.
«Ce qu’on a voulu faire c’est communiquer ce qui traduit le plus la performance opérationnelle pour que la vision ne puisse pas être perturbée par d’autres types d’éléments», a justifié Guillaume Darrasse, directeur général d’Auchan Retail.
«Bien évidemment, on n’est pas en résultat net positif», a-t-il ajouté, évoquant le coût de différents leviers de développement comme la modernisation du parc de magasins.
En 2024, le groupe Elo avait annoncé une perte nette de 1,2 milliard d’euros. Pour le seul premier semestre 2025, la perte était de 602 millions d’euros.
Pour 2025, Auchan Retail fait état d’un chiffre d’affaires de 32,1 milliards d’euros, en hausse de 1,5% par rapport à 2024, porté par les performances dans certains pays européens comme le Portugal (+7,5% du chiffre d’affaires, à 2,3 milliards d’euros) ou la Roumanie (+4,3%, à 1,6 milliard).
En revanche, Auchan France a en
grangé des ventes de 16,4 milliards d’euros, en baisse de 0,5%.
Le bénéfice brut d’exploitation (Ebidta), qui mesure la rentabilité opérationnelle, atteint 1,025 milliard d’euros, en hausse de 16,1%.
«Auchan n’est pas en faillite, on a une situation financière qui est solide et sécurisée et on tient nos engagements. On n’est pas en repli : en Espagne, au Portugal et en Roumanie, on consolide et on renforce nos positions. En France, oui, on n’est pas bon en chiffres mais on a travaillé la rentabilité (…) et il faut passer par cette phase-là pour pouvoir revenir en conquête de chiffres», a assuré Guillaume Darrasse.
Vinted et eBay retirent des sweats liés à Jeffrey Epstein après une polémique
Le collectif Mouv’Enfants a dénoncé mercredi la commercialisation sur des plateformes en ligne de vêtements associés à Jeffrey Epstein, demandant d’en «bannir la vente».
Des sweats marine à col camionneur, brodés des initiales JEE (Jeffrey Edward Epstein), répliques d’un vêtement que portait le pédocriminel sur des photos, ont été retrouvés sur Etsy, Vinted, AliExpress ou encore eBay.
«Jeffrey Epstein n’est pas une référence culturelle, c’est un pédocriminel responsable d’un système organisé de violences sexuelles sur des adolescentes», déclare le collectif engagé dans la lutte contre la pédocriminalité.
«Faire du business avec l’image d’un pédocriminel est obscène. (…) Quand les plateformes gagnent de l’argent sur l’image d’un pédocriminel, elles participent à sa banalisation», indique le collectif dans un communiqué.
«Il faut agir pour bannir la vente de ce type d’objets qui montrent que les plateformes ne sont pas contrôlées. Imagine-t-on des T-shirts Fourniret ou Marc Dutroux?», a déclaré Arnaud Gallais, fondateur de Mouv’Enfants.
Joints, eBay et Vinted ont annoncé qu’ils allaient retirer de la vente les sweats en question.
Sur Vinted, des dizaines de références identiques du pull brodé étaient disponibles en recherchant «Jeffrey Epstein» ou «Epstein quartier zip» (modèle du pull) dans l’application, avant d’être effectivement retirés.
«La mise en vente d’articles promouvant toute forme d’abus sexuel est explicitement interdite. Nous appli-
quons donc une politique de tolérance zéro à l’égard de tout contenu inapproprié ou choquant, y compris les annonces faisant référence à des actes criminels», assure Vinted dans un communiqué.
La vente de ces produits illustre «l’impunité» dont bénéficient les grandes plateformes numériques, dénonce le collectif, rappelant la vente en ligne, fin 2025, de poupées sexuelles représentant des enfants.
Certains T-shirts retrouvés sur des plateformes semblent plutôt dénoncer des liens supposés entre Jeffrey Epstein et le président américain Donald Trump en les montrant côte à côte.
Donald Trump a évolué dans les mêmes cercles que Jeffrey Epstein mais assure avoir rompu avec lui bien avant sa mort et n’avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels.
Berlin mise sur Google pour accélérer dans la course mondiale à l’intelligence artificielle
Avec l’inauguration jeudi d’un centre d’intelligence artificielle de Google à Berlin, l’Allemagne vise à rattraper son retard dans ce domaine technologique clé, même si dans l’immédiat en tout cas, elle ne peut se passer des mastodontes américains.
Niché dans la capitale, ce projet fait partie des 5,5 milliards d’euros d’investissement de Google dans «l’avenir numérique» de la première économie européenne annoncé en novembre, avant tout dans le développement de centres de données. Google n’a pas dévoilé de détails sur le nouveau site, mais le ministère allemand de la Numérisation a indiqué qu’il regroupera des opérations de «développement de l’IA», des infrastructures d’informatique à distance (cloud) et de données ainsi qu’un espace de «coopération» entre start-up et centres de recherche. Des infrastructures de calcul au stockage de données, l’Allemagne souhaite se maintenir dans la course mondiale à l’IA, mais «les défis sont gigantesques», juge Janis Hecker, de la fédération des entreprises du numérique Bitkom. Car le retard accumulé dans le numérique par l’Allemagne au cours des dernières décennies est considérable.
Importance «sous-estimée» : «Je souhaite que le leadership technologique redevienne le coeur de notre modèle économique», avait déclaré à ce titre le vice-chancelier Lars Klingbeil début février, à l’inauguration d’une «usine d’IA» de l’Allemand Deutsche Telekom et du fabricant américain de puces Nvidia. Ces derniers mois, l’Allemagne a connu plusieurs annonces grandiloquentes dans le domaine, comme les 11 milliards d’euros investis par le groupe de distribution Schwarz dans un futur méga centre de données près de Ber-
lin. En crise, la première économie européenne souhaite bâtir à foison ces usines du numérique, qui, grâce à leur puissance de calcul et de stockage, sont indispensables pour que les entreprises allemandes utilisent l’IA. Si son usage se généralise en Allemagne, le pays pourrait dégager 440 milliards d’euros de valeur ajoutée supplémentaire d’ici 2034, d’après une étude de l’institut IW citée par le journal Handelsblatt. Pour l’instant, la coalition gouvernementale réunissant conservateurs et sociaux-démocrates n’a pas pris la mesure des choses et «sous-estime l’importance de ces technologies pour la création de valeur, mais aussi pour la souveraineté et la défense de nos valeurs», estime M. Hecker, de Bitkom. Ultra dominateurs, les Etats-Unis bâtissent chaque année d’avantage de capacités de calcul que ce que l’Allemagne possède au total, selon son organisation. D’après ses calculs, un millième du projet de budget fédéral pour 2026 est dédié à l’IA, et seule une fraction du «bazooka d’investissement» pour moderniser les infrastructures du pays est dédié aux technologies de pointe. Dans ce contexte, l’engagement de Google en Allemagne représente «un grand gain» selon Bitkom.
Réseaux sociaux : plus 1/4 des maires disent avoir subi des attaques en ligne
Les réseaux sociaux sont devenus un outil de communication incontournable pour les maires, mais aussi une nouvelle source d’attaques et menaces pour plus d’un quart d’entre eux, selon une étude de l’association des maires de France et du Cevipof publiée jeudi.
Parmi les 3.774 maires qui ont répondu à l’enquête envoyée en octobre 2025 par le Cevipof, 28% déclarent avoir subi au moins une attaque sur les réseaux sociaux l’année dernière, contre 20% en 2020.
Pour Olivier Costa, directeur de recherche CNRS au Cevipof et co-auteur de l’étude, ce chiffre est «très sous-estimé». «Déjà dans la vraie vie, les maires subissent plus d’attaques, et sur les réseaux sociaux, il n’y a quasiment aucune discussion qui ne se finisse pas en insultes ou attaques», explique-t-il.
Pour lui les maires qui ne rapportent pas d’attaque en ligne «n’ont pas regardé» les commentaires à leurs publications ou «n’y sont pas présents». «Sur les réseaux sociaux règnent souvent les demi-vérités, la mauvaise foi, les prises de position simplistes, le langage fleuri, les attaques gratuites», souligne l’étude, qui ajoute que «l’absence d’interaction physique, l’anonymat et le sentiment d’impunité amplifient ces phénomènes».
Sur internet, se retranscrit aussi l’augmentation des violences contre les élus municipaux.
En 2025, 65% des maires déclarent avoir subi des incivilités, contre 53% en 2020, et 36% des injures ou des insultes, contre 29% en 2020.
En écumant les discussions sur les pages et groupes utilisés par les élus municipaux ou les candidats d’opposition, il a été «frappé par la vitesse avec laquelle les choses dérivent».
La simple publication d’un programme en vue des municipales ou de la liste des colistiers candidats donne lieu à «une litanie de commentaires agressifs», raconte le chercheur.
Impossible pourtant de faire l’impasse sur ce canal de communication, source d’informations de «beaucoup de citoyens» et aussi très utilisé par l’opposition pour «créer du débat et de la polémique», rappelle M. Costa.
Il observe aussi que des groupes ou pages d’échanges sur la vie d’une commune se retrouvent «instrumentalisés à des fins politiques» et touchent donc «un public très vaste qui ne suit pas la politique habituellement».
Le risque de «mauvais buzz» décourage certains édiles, cloués au pilori dès qu’ils sortent de l’exemplarité attendue.
L’association des maires de France appelle à mieux former les édiles aux réseaux sociaux et à rappeler aux citoyens les règles qui s’y appliquent.
Mango signe une année record en 2025, malgré la disparition de son fondateur Isak Andic
Le groupe espagnol de prêt-à-porter Mango a annoncé jeudi avoir engrangé un bénéfice et un chiffre d’affaires records en 2025, premier exercice complet sans son fondateur historique, Isak Andic, décédé en décembre 2024 lors d’une randonnée.
L’enseigne catalane, non cotée en bourse, a dégagé 242 millions d’euros de profits nets l’an passé, soit une hausse de 11% sur un an (219 millions d’euros en 2024), selon un communiqué.
Son chiffre d’affaires a, lui, atteint 3,8 milliards d’euros, dont 78% hors d’Espagne, contre 3,34 milliards en 2024, année du précédent record.
Le groupe textile attribue cette forte croissance commerciale au dynamisme de ses ventes sur internet, qui représentent «environ un tiers» de son chiffre d’affaires, mais aussi à l’ouverture de plus de 260 nouvelles boutiques en 2025.
Mango, qui dispose désormais de plus de 2.900 points de vente dans 120 pays, précise avoir investi «près de 225 millions d’euros» l’an dernier, soit un montant «record», principalement pour accroître et moderniser son réseau de distribution, et «développer» son siège à Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne. «Nous avons transformé une année difficile en une année exceptionnelle», s’est félicité le PDG de Mango, Toni Ruiz, cité dans le communiqué.
Le dirigeant fait référence à la mort brutale à 71 ans du fondateur historique, Isak Andic, survenue en décembre 2024 après une chute de plusieurs dizaines de mètres lors d’une randonnée avec l’un de ses fils, Jonathan, près de Barcelone. Initialement
considérée comme une mort accidentelle, l’enquête a ensuite été réorientée sur l’hypothèse d’un homicide commis par son fils, selon la presse espagnole.
Celui-ci reste présumé innocent. Isak Andic, l’une des personnes les plus riches d’Espagne au moment de sa mort, avait engagé ces dernières années une stratégie de montée en gamme afin de permettre à Mango de se différencier des marques low-cost comme Shein ou Primark, dont le succès fragilise de nombreuses marques textiles.
L’homme d’affaire d’origine turque, qui avait lancé Mango à Barcelone en 1984 avec son frère aîné Nahman, créant de toutes pièces l’une des plus grandes marque de mode au monde, avait été remplacé en janvier 2025 au poste de président par son ancien bras droit, Toni Ruiz.









