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Berlin mise sur Google pour accélérer dans la course mondiale à l’intelligence artificielle

Avec l’inauguration jeudi d’un centre d’intelligence artificielle de Google à Berlin, l’Allemagne vise à rattraper son retard dans ce domaine technologique clé, même si dans l’immédiat en tout cas, elle ne peut se passer des mastodontes américains. 

Niché dans la capitale, ce projet fait partie des 5,5 milliards d’euros d’investissement de Google dans «l’avenir numérique» de la première économie européenne annoncé en novembre, avant tout dans le développement de centres de données. Google n’a pas dévoilé de détails sur le nouveau site, mais le ministère allemand de la Numérisation a indiqué qu’il regroupera des opérations de «développement de l’IA», des infrastructures d’informatique à distance (cloud) et de données ainsi qu’un espace de «coopération» entre start-up et centres de recherche. Des infrastructures de calcul au stockage de données, l’Allemagne souhaite se maintenir dans la course mondiale à l’IA, mais «les défis sont gigantesques», juge Janis Hecker, de la fédération des entreprises du numérique Bitkom. Car le retard accumulé dans le numérique par l’Allemagne au cours des dernières décennies est considérable. 

Importance «sous-estimée» : «Je souhaite que le leadership technologique redevienne le coeur de notre modèle économique», avait déclaré à ce titre le vice-chancelier Lars Klingbeil début février, à l’inauguration d’une «usine d’IA» de l’Allemand Deutsche Telekom et du fabricant américain de puces Nvidia. Ces derniers mois, l’Allemagne a connu plusieurs annonces grandiloquentes dans le domaine, comme les 11 milliards d’euros investis par le groupe de distribution Schwarz dans un futur méga centre de données près de Ber-

lin. En crise, la première économie européenne souhaite bâtir à foison ces usines du numérique, qui, grâce à leur puissance de calcul et de stockage, sont indispensables pour que les entreprises allemandes utilisent l’IA. Si son usage se généralise en Allemagne, le pays pourrait dégager 440 milliards d’euros de valeur ajoutée supplémentaire d’ici 2034, d’après une étude de l’institut IW citée par le journal Handelsblatt. Pour l’instant, la coalition gouvernementale réunissant conservateurs et sociaux-démocrates n’a pas pris la mesure des choses et «sous-estime l’importance de ces technologies pour la création de valeur, mais aussi pour la souveraineté et la défense de nos valeurs», estime M. Hecker, de Bitkom. Ultra dominateurs, les Etats-Unis bâtissent chaque année d’avantage de capacités de calcul que ce que l’Allemagne possède au total, selon son organisation. D’après ses calculs, un millième du projet de budget fédéral pour 2026 est dédié à l’IA, et seule une fraction du «bazooka d’investissement» pour moderniser les infrastructures du pays est dédié aux technologies de pointe. Dans ce contexte, l’engagement de Google en Allemagne représente «un grand gain» selon Bitkom. 

Banijay Group affiche des résultats solides et accélère dans l’audiovisuel et les paris en ligne

Banijay Group, dont les « voyants financiers sont au vert » pour l’année 2025, veut continuer à croître dans ses deux branches d’activité, audiovisuel et divertissement d’une part et jeux en ligne et paris sportifs de l’autre, selon ses résultats publiés jeudi. Dans le secteur de la production de contenus audiovisuels, la société basée à Paris a annoncé mardi son alliance avec le groupe anglais All3Media. Dans le secteur des jeux et paris, l’acquisition de l’opérateur Tipico sera effective au premier semestre, s’ajoutant ainsi à Betclic, déjà détenu par Banijay. Dans les deux cas, il s’agit de peser plus lourd sur ces marchés à l’international. « Clairement, c’est l’année du changement de dimension », a souligné le directeur général de Banijay Group, François Riahi, en présentant les résultats aux journalistes. En 2025, la société a augmenté son résultat net, à 265 millions d’euros, contre 155 en 2024. Son chiffre d’affaires est de 4,88 milliards d’euros, contre 4,8 l’année précédente. « Tous nos voyants financiers sont au vert », s’est félicité M. Riahi. Dans la branche « divertissement et spectacles » seule, le chiffre d’affaires est en léger repli, à 3,29 milliards d’euros contre 3,35 en 2024. M. Riahi y voit de la « résilience » dans un environnement « compliqué sur les marchés de la production et de la distribution ». Car au sein de cette branche, si les chiffres de la production et distribution de contenus (séries, émissions etc.) sont en recul, ceux des événements live affichent au contraire une forte croissance: +18,2%, à 397 millions d’euros. Ces événements live peuvent être des spectacles ou de grandes cérémonies sportives. Propriété de Banijay Group, Balich Wonder Studio vient ainsi de produire la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver en Italie. « Ce genre d’événements permet d’aller gagner des appels d’offres » pour « d’autres événements dans le futur », a souligné M. Riahi. Banijay Group mise en outre sur une nouvelle activité: « l’expérience live », des expositions ou jeux immersifs basés sur l’univers de ses franchises audiovisuelles. L’une de ces « expériences », basée sur la série Black Mirror, sera lancée cette année dans « plusieurs pays ». Cette activité « sera un relais de croissance important dans les prochaines années, avec des synergies très claires avec la production de contenus audiovisuels », selon M. Riahi. Parallèlement au divertissement, c’est la branche jeux en ligne et paris sportifs qui a une nouvelle fois tiré la croissance de Banijay Group. Son chiffre d’affaires a augmenté de 9,5%, à 1,6 milliard d’euros, alors même que 2025 était une année moins riche en événements sportifs. Or, en 2026, aura lieu le Mondial de foot, le plus grand rendez-vous sportif de la planète: « C’est pendant ces gros événements qu’on augmente le plus la base de clients, ce qui est la source de revenus futurs », espère M. Riahi.

CNews reste leader des chaînes info en février, mais BFMTV réduit l’écart

Secouée par l’affaire Morandini, CNews est restée la première chaîne info de France en part d’audience en février, mais l’écart avec sa principale concurrente, BFMTV, s’est réduit, selon les chiffres de Médiamétrie publiés lundi. Sur l’ensemble du mois, CNews a réalisé une part d’audience (PDA) de 3%, son résultat le plus bas depuis février 2025, contre 2,8% pour BFMTV. L’écart entre les deux chaînes n’avait plus été aussi faible depuis décembre 2024. CNews est leader des chaînes info en part d’audience depuis septembre 2024, sans discontinuer. Juste derrière, LCI a réalisé en février un mois record (à égalité avec juin 2023), avec 2,4% de PDA, et réduit l’écart avec BFMTV. La chaîne publique franceinfo ferme la marche des chaînes info avec 1,1%. BFMTV et LCI semblent avoir particulièrement profité de l’actualité internationale très dense, avec la guerre au Moyen-Orient déclenchée samedi par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Pour la journée de dimanche (comptabilisée dans les données de février, NDLR), BFMTV a réalisé 5% de PDA, et LCI 4,7%. Pour sa part, CNews a dû remodeler sa grille en profondeur en février à cause de l’affaire Morandini et remplacer les émissions « Morandini Live » (10h30-12h00) et « Midi News » (12h-14h). Sa présentatrice, Sonia Mabrouk, qui était l’une des vedettes de la chaîne, a démissionné début février, en désaccord avec le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini malgré ses condamnations définitives pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel. Sous pression, ce dernier s’est finalement lui aussi retiré de l’antenne quelques jours plus tard. Depuis, Sonia Mabrouk a annoncé qu’elle rejoindrait BFMTV à la rentrée pour piloter un grand rendez-vous politique à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Après une période d’intérim, CNews, qui est dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, a confié depuis le 23 février sa case 11h-13h à l’émission « 100% Frontières ». Elle est présentée par Gauthier Le Bret, avec comme chroniqueur principal le patron du média identitaire Frontières Erik Tegnér. « Midi News » est désormais programmée de 13h à 15h, présentée par Pierre de Vilno, et « L’heure des pros » de Pascal Praud est diffusée jusqu’à 11h, contre 10h30 auparavant. Au-delà des seules chaînes info, l’indéboulonnable TF1 est restée première chaîne de France en février, à 17,7% de PDA. Mais France 2, qui diffusait les Jeux olympiques d’hiver, n’est pas loin derrière, à 17,2%.

Claire BENARD (ZED) : «Rassurer nos partenaires en assurant une traçabilité complète de nos usages IA»

Le marché audiovisuel est chamboulé par l’émergence de nouveaux outils IA pour la production des projets audiovisuels. Face aux questionnements, la société ZED s’est emparée de ce sujet pour former les équipes et imaginer de nouveaux documentaires à l’aide de l’IA. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la feuille de route avec Claire BENARD, Directrice générale de ZED. 

MEDIACOM’ Comment la société ZED s’est-elle emparée du sujet de l’IA ? 

Claire BENARD Nous nous y sommes intéressés un peu par hasard. Tout est parti d’un test avec une courte séquence générée par IA pour un projet. J’étais au départ très réticente. À 50 ans, je n’avais pas forcément envie de gérer une révolution copernicienne, culturelle et technologique. Mais nous n’avons pas le choix: pour ne pas être dépassée, ZED doit intégrer ces nouveaux outils. Nous avions initialement envisagé d’externaliser ces process, mais après plusieurs essais, nous avons estimé qu’il était plus pertinent, et stratégique, de les internaliser. 

MEDIACOM’ Quels sont vos projets documentaires liés à l’IA ? 

Claire BENARD Nous avons actuellement une dizaine de projets en cours intégrant de l’IA. Parmi eux : «Knut, le viking empereur», «Spartacus» en développement, ou encore un film sur Guillaume le Conquérant, «La conquête de l’Angleterre: le défi hors norme de Guillaume le Conquérant». À ce stade, nous sommes encore en phase d’expérimentation: le gain financier n’est pas immédiat. La liberté de création des auteurs est en revanche démultipliée : ils créent des séquences que l’économie du documentaire ne permettait pas ou plus… Les diffuseurs n’augmentent pas leurs investissements pour ces projets. Nous nous appuyons donc sur des financements internationaux pour compléter les plans de financement. 

MEDIACOM’ Face à cette révolution, comment réagissent vos interlocuteurs ? 

Claire BENARD Il y a encore quelques mois, le marché était très réticent aux productions générées en partie, voire entièrement, avec l’aide de l’IA. Puis les barrières sont progressivement tombées et les diffuseurs ont commencé à regarder ces projets différemment. L’IA nous permet aujourd’hui de monter en qualité et en ambition artistique. Nous avons donc investi beaucoup d’énergie et de moyens pour nous approprier ces outils. 

MEDIACOM’ Comment formez-vous vos équipes à l’IA ? 

Claire BENARD Nous avons commencé par faire bénéficier tous les permanents de ZED (70 personnes tout de même) d’une formation généraliste puis en fonction de leurs métiers. Le besoin de débats entre nous est très vite devenu une nécessité. Nous avons donc instauré un rendez-vous hebdomadaire: l’«Aïe café». Ce rendez-vous n’est pas obligatoire, et tout le monde peut y participer pour échanger librement, y compris en doutes et contradictions, sur l’intégration de ces outils dans nos process… ou sur la problématique de l’IA en général. Ce format crée une dynamique vertueuse: les équipes se forment mutuellement et partagent leurs retours d’expérience. La question environnementale, par exemple, a été rapidement abordée. Nos talents sont très engagés sur ces sujets. Et même si nous n’avons évidemment pas toutes les réponses, nous y travaillons. 

MEDIACOM’ L’IA pose-t-elle des enjeux de traçabilité ? 

Claire BENARD Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère. Il est donc essentiel de rassurer nos partenaires en assurant une traçabilité complète de nos usages. Nous avons mis en place un outil simple : un document «IA Tracker» qui recense toutes les utilisations d’IA sur un projet. Par ailleurs, nous avons élaboré une charte interne et un guide de bonnes pratiques. Chaque semaine se réunit un IA Board, qui réunit les collaborateurs volontaires pour suivre la mise en pratique du cadre que nous avons dessiné ensemble… et les difficultés concrètes qui se posent. 

MEDIACOM’ Cette position vous expose-t-elle à quelques critiques ? 

Claire BENARD Quelques critiques ? Non, beaucoup, mais c’est normal! Le secteur traverse une transformation profonde et les interrogations sont nombreuses. Je reste droite dans mes bottes. Oui, nous réduisons certains jours de tournage. Mais en parallèle, nous avons créé de nouveaux postes pour structurer l’intégration de l’IA. Je préfère investir dans l’humain plutôt que dans des frais de déplacement. Il ne faut pas opposer les modèles : il y aura toujours de la place pour des documentaires sans IA. Le marché restera pluriel. 

MEDIACOM’ La majorité des outils d’IA viennent des États-Unis ou de Chine. Est-ce un sujet pour vous ? 

Claire BENARD Dans l’idéal, j’aimerais utiliser des solutions françaises. Mais la réalité est que nous ne sommes pas encore au niveau des outils développés aux États-Unis ou en Chine. Je reste vigilante, bien sûr, mais nous devons composer avec cet état de fait. En parallèle, nous réfléchissons au développement d’outils propriétaires en interne. C’est toutefois un chantier très ambitieux, qui demande du temps, des moyens et des ressources importantes. 

Celio se lance officiellement dans la mode féminine avec «Celio Women»

Celio, marque française historiquement masculine, devient une marque mixte avec le lancement officiel d’une offre féminine «Celio Women», a annoncé le groupe dans un communiqué lundi. 

Fondée en 1978, l’entreprise française avait déjà un pied dans la mode féminine via la ligne de vêtements «be camaïeu», lancée en 2024 après le rachat deux ans plus tôt de la marque Camaïeu. Celio dit s’inscrire «dans la continuité du succès rencontré par l’offre femme lancée sous la marque be camaïeu», qui représente actuellement 30% du chiffre d’affaires dans les magasins concernés. Cette marque «unifiée et lisible» va se déployer dans un premier temps dans 27 points de vente en France dont 19 magasins mixtes, précise Celio. D’ici à fin 2026, Celio veut ouvrir un total de 30 magasins mixtes et porter ce chiffre à plus de 100 à l’horizon 2030. Le groupe possède à l’heure actuelle 517 magasins dans le monde dont 289 en France. Celio se classe deuxième principal acteur du prêt-à-porter masculin en France derrière Intersport et devant Jules/Brice, selon le dernier baromètre Worldpanel by Numerator. Le groupe présente un chiffre d’affaires de 449 millions d’euros et un bénéfice net de 56 millions d’euros en 2025 en France. Le chiffre d’affaires est de 680 millions au niveau global, en progrès de 8 à 9%, indique Celio. 

Auchan devant la justice pour ses services en ligne jugés inaccessibles aux malvoyants

Une audience en référé visant Auchan s’est tenue mardi à Lille, à l’initiative de deux associations accompagnées d’un collectif de juristes, pour tenter d’obtenir la mise en accessibilité des services en ligne du distributeur pour les personnes malvoyantes. La décision est attendue le 14 avril. Initiée par les associations de personnes en situation de handicap visuel apiDV et Droit Pluriel, cette procédure civile compte parmi les premières actions en justice de ce type engagées en Europe dans le secteur privé, souligne le juriste Erwann Robbe, membre du collectif de juristes Intérêt à Agir, qui soutient les deux a s s o c i a t i o n s demanderesses. En juillet, les mêmes associations avaient mis en demeure quatre enseignes de la grande distribution – Auchan, Picard Surgelés, Carrefour et E. Leclerc – de se conformer à leurs obligations légales en matière d’accessibilité numérique. «Ayant constaté l’indifférence des entreprises quant au respect de la loi et des droits des personnes en situation de handicap», les associations ont décidé d’assigner en référé ces quatre enseignes, «afin que la justice fasse cesser une situation jugée discriminatoire», écrivent-elles dans un communiqué. Considérées comme «particulièrement défaillantes en matière d’accessibilité», les quatre distributeurs ont été assignés devant les juridictions compétentes de leurs sièges s o c i a u x . P l u s i e u r s a u d i e n c e s dans ces dossiers ont été reportées depuis le début de l’année. Celle concernant E.Leclerc doit désormais avoir lieu le 5 mai à Créteil. «Le numérique est une source d’autonomie. Quand on ne peut pas faire ses courses seul dans le supermarché, un site internet accessible le permet. Mais quand le site n’est pas accessible, c’est une perte d’autonomie, on perd du temps, on a besoin de quelqu’un pour se faire aider, c’est un poids», explique Pierre Marragou, président de l’association apiDV.

BforBank décline son nouveau territoire de marque avec Steve

Après une nouvelle saga films lancée en octobre dernier, BforBank, la banque en ligne du Groupe Crédit Agricole, décline son nouveau territoire de marque en affichage. Pensée par son agence Steve, cette campagne OOH/DOOH réaffirme avec humour et réalisme la promesse de simplicité de la banque. Cette déclinaison en OOH & DOOH vient compléter la saga de films déjà diffusés et sera déployée sur l’ensemble du territoire français jusqu’au au 09/03. Le plan média est orchestré par Havas Media.

Mlle Pitch diffuse la nouvelle campagne métro du Samusocial de Paris

Imaginée par trois étudiantes de Sup de Pub Paris et récompensée par le 2e prix de la catégorie Affichage Print MEDIATRANSPORTS au concours national de publicité Mlle Pitch Awards 2025, la campagne L’Abonnement solidaire sera diffusée en intérieur rame dans le métro parisien pendant six mois à compter de mars 2026. Depuis cinq ans, MEDIATRANSPORTS accompagne les Mlle Pitch Awards en tant que partenaire officiel de la catégorie Affichage Print MEDIATRANSPORTS et assure la diffusion des campagnes lauréates. La campagne L’Abonnement solidaire sera ainsi visible en intérieur rame dans le métro parisien durant six mois à partir de mars 2026 au profit du Samusocial de Paris.

Pour ses 30 ans, Pokémon annonce deux nouveaux jeux majeurs sur Switch 2 en 2027

Deux nouveau jeux de la saga principale de Pokémon sont prévues pour 2027, a annoncé vendredi la Pokémon Company, lors d’une diffusion en direct à l’occasion des 30 ans de la célèbre marque. 

Prévu sur Switch 2, «Pokémon Vents» et «Pokémon Vagues» permettront aux joueurs de retrouver la célèbre mascotte Pikachu et découvrir de nouvelles créatures dans un univers coloré et tropical, promettant d’explorer les fonds marins. 

Codétenue par Nintendo, le studio japonais Game Freak et l’entreprise Creatures, Pokémon Company possède la marque Pokémon qui compte désormais plus d’un millier de petits monstres différents. 

Nintendo a également annoncé le retour sur Switch des jeux originaux sortis en 1996 au Japon sur Game Boy: «Pokémon rouge feu» et «Pokémon vert feuille». 

Jeudi, la série accueillera un nouveau jeu dérivé: «Pokémon Pokopia». Savant mélange des très populaires jeux vidéo «Minecraft» et «Animal Crossing», le titre est attendu sur Switch 2, nouvelle console de Nintendo sortie en juin. 

Né en 1996 sous la forme d’un jeu sur la console portable de Nintendo, Pokémon est rapidement devenu un phénomène mondial. 

Déclinés sur de nombreuses consoles et sur mobile, les jeux Pokémon se sont vendus à plus de 500 millions d’exemplaires, selon les chiffres fournis par The Pokémon Company et Nintendo. 

Inspiré de la tradition estivale japonaise de la chasse aux insectes, le jeu consiste à capturer et à entraîner des «monstres de poche» aux grands yeux, inspirés aussi bien des souris que des dragons, pour les faire combattre. 

La franchise s’est depuis étendue à des films, une série animée, et au célèbre jeu mobile en réalité augmentée «Pokémon Go». 

La marque Pokémon a généré 12 milliards de dollars de revenus tirés de licences en 2024, d’après le cabinet License Global, soit plus que le géant des jeux Mattel. 

Cyril GRAS (Aramis Group) : «Notre application IA est une étape de plus dans la digitalisation du parcours d’achat automobile»

Aramisauto, leader et pionnier de la vente en ligne de voitures d’occasion reconditionnées en France, franchit une nouvelle étape en lançant sa première application intégrée à ChatGPT. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette innovation avec Cyril GRAS, Head of Customer Digital Experience chez Aramis Group. 

MEDIACOM’ Aramisauto a lancé la 1ère application IA du secteur automobile. Que représente cette innovation ? 

Cyril GRAS Dans un monde où l’expérience client devient de plus en plus personnalisée, Aramisauto franchit une nouvelle étape en lançant sa première application intégrée à ChatGPT. Nous avons été assez rapides dans la conception de cette offre, dès que nous avons reçu les validations d’OpenAI. 

MEDIACOM’ Avec cette application, que proposez-vous à vos clients ? 

Cyril GRAS Cette application permet aux utilisateurs de trouver leur véhicule idéal via une simple conversation. En connectant ChatGPT au catalogue d’Aramisauto, l’application offre une expérience de recherche fluide à travers des milliers de voitures, qu’elles soient électriques, hybrides ou thermiques. Il suffit de décrire son besoin ou ses critères de sélection (budget, kilométrage, options souhaitées) pour obtenir une sélection personnalisée, adaptée à ses préférences et à son futur usage. Le recours à l’intelligence artificielle permet de lever des contraintes de temps et d’accessibilité, tout en rendant l’expérience de recherche plus fluide. 

MEDIACOM’ La technologie évolue… Souhaitez-vous faire encore évoluer cette application ? 

Cyril GRAS Nos équipes Data, IA et Expérience Utilisateur continuent à innover pour enrichir cette nouvelle expérience avec des fonctionnalités telles que l’intégration de filtres de financement, la possibilité d’avoir une visualisation à 360° des voitures et la possibilité de réserver un véhicule directement via l’appli. Cette initiative positionne Aramisauto comme un acteur pionnier dans l’intégration de l’intelligence artificielle dans le secteur automobile. Avec cette application, le Groupe devient le premier acteur automobile français à lancer une telle solution. 

MEDIACOM’ Comment aller encore plus loin dans l’intégration de l’IA dans le parcours client ? 

Cyril GRAS Cette application est une étape de plus dans la digitalisation du parcours d’achat automobile. Pour rappel, nous avons été, en 2001, le premier acteur à proposer en France l’achat d’une voiture en ligne. Avec l’intégration de l’IA dans le parcours client, les possibilités sont infinies. Nous sommes persuadés que cette hyper-personnalisation est un point essentiel dans le parcours des clients. Le GEO est un axe important que nous avons en tête, nous travaillons sur ce sujet. 

MEDIACOM’ Quel est le process interne pour suivre l’évolution technologique de l’IA ? 

Cyril GRAS Les technologies liées à l’intelligence artificielle évoluent très rapidement, certes. En interne chez Aramisauto, nous avons une cellule spécialisée dans ce domaine. Dès que nous réfléchissons à un projet, nous les consultons pour savoir ce qu’il est possible de faire. 

Berlin mise sur Google pour accélérer dans la course mondiale à l’intelligence artificielle

Avec l’inauguration jeudi d’un centre d’intelligence artificielle de Google à Berlin, l’Allemagne vise à rattraper son retard dans ce domaine technologique clé, même si dans l’immédiat en tout cas, elle ne peut se passer des mastodontes américains. 

Niché dans la capitale, ce projet fait partie des 5,5 milliards d’euros d’investissement de Google dans «l’avenir numérique» de la première économie européenne annoncé en novembre, avant tout dans le développement de centres de données. Google n’a pas dévoilé de détails sur le nouveau site, mais le ministère allemand de la Numérisation a indiqué qu’il regroupera des opérations de «développement de l’IA», des infrastructures d’informatique à distance (cloud) et de données ainsi qu’un espace de «coopération» entre start-up et centres de recherche. Des infrastructures de calcul au stockage de données, l’Allemagne souhaite se maintenir dans la course mondiale à l’IA, mais «les défis sont gigantesques», juge Janis Hecker, de la fédération des entreprises du numérique Bitkom. Car le retard accumulé dans le numérique par l’Allemagne au cours des dernières décennies est considérable. 

Importance «sous-estimée» : «Je souhaite que le leadership technologique redevienne le coeur de notre modèle économique», avait déclaré à ce titre le vice-chancelier Lars Klingbeil début février, à l’inauguration d’une «usine d’IA» de l’Allemand Deutsche Telekom et du fabricant américain de puces Nvidia. Ces derniers mois, l’Allemagne a connu plusieurs annonces grandiloquentes dans le domaine, comme les 11 milliards d’euros investis par le groupe de distribution Schwarz dans un futur méga centre de données près de Ber-

lin. En crise, la première économie européenne souhaite bâtir à foison ces usines du numérique, qui, grâce à leur puissance de calcul et de stockage, sont indispensables pour que les entreprises allemandes utilisent l’IA. Si son usage se généralise en Allemagne, le pays pourrait dégager 440 milliards d’euros de valeur ajoutée supplémentaire d’ici 2034, d’après une étude de l’institut IW citée par le journal Handelsblatt. Pour l’instant, la coalition gouvernementale réunissant conservateurs et sociaux-démocrates n’a pas pris la mesure des choses et «sous-estime l’importance de ces technologies pour la création de valeur, mais aussi pour la souveraineté et la défense de nos valeurs», estime M. Hecker, de Bitkom. Ultra dominateurs, les Etats-Unis bâtissent chaque année d’avantage de capacités de calcul que ce que l’Allemagne possède au total, selon son organisation. D’après ses calculs, un millième du projet de budget fédéral pour 2026 est dédié à l’IA, et seule une fraction du «bazooka d’investissement» pour moderniser les infrastructures du pays est dédié aux technologies de pointe. Dans ce contexte, l’engagement de Google en Allemagne représente «un grand gain» selon Bitkom. 

Banijay Group affiche des résultats solides et accélère dans l’audiovisuel et les paris en ligne

Banijay Group, dont les « voyants financiers sont au vert » pour l’année 2025, veut continuer à croître dans ses deux branches d’activité, audiovisuel et divertissement d’une part et jeux en ligne et paris sportifs de l’autre, selon ses résultats publiés jeudi. Dans le secteur de la production de contenus audiovisuels, la société basée à Paris a annoncé mardi son alliance avec le groupe anglais All3Media. Dans le secteur des jeux et paris, l’acquisition de l’opérateur Tipico sera effective au premier semestre, s’ajoutant ainsi à Betclic, déjà détenu par Banijay. Dans les deux cas, il s’agit de peser plus lourd sur ces marchés à l’international. « Clairement, c’est l’année du changement de dimension », a souligné le directeur général de Banijay Group, François Riahi, en présentant les résultats aux journalistes. En 2025, la société a augmenté son résultat net, à 265 millions d’euros, contre 155 en 2024. Son chiffre d’affaires est de 4,88 milliards d’euros, contre 4,8 l’année précédente. « Tous nos voyants financiers sont au vert », s’est félicité M. Riahi. Dans la branche « divertissement et spectacles » seule, le chiffre d’affaires est en léger repli, à 3,29 milliards d’euros contre 3,35 en 2024. M. Riahi y voit de la « résilience » dans un environnement « compliqué sur les marchés de la production et de la distribution ». Car au sein de cette branche, si les chiffres de la production et distribution de contenus (séries, émissions etc.) sont en recul, ceux des événements live affichent au contraire une forte croissance: +18,2%, à 397 millions d’euros. Ces événements live peuvent être des spectacles ou de grandes cérémonies sportives. Propriété de Banijay Group, Balich Wonder Studio vient ainsi de produire la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver en Italie. « Ce genre d’événements permet d’aller gagner des appels d’offres » pour « d’autres événements dans le futur », a souligné M. Riahi. Banijay Group mise en outre sur une nouvelle activité: « l’expérience live », des expositions ou jeux immersifs basés sur l’univers de ses franchises audiovisuelles. L’une de ces « expériences », basée sur la série Black Mirror, sera lancée cette année dans « plusieurs pays ». Cette activité « sera un relais de croissance important dans les prochaines années, avec des synergies très claires avec la production de contenus audiovisuels », selon M. Riahi. Parallèlement au divertissement, c’est la branche jeux en ligne et paris sportifs qui a une nouvelle fois tiré la croissance de Banijay Group. Son chiffre d’affaires a augmenté de 9,5%, à 1,6 milliard d’euros, alors même que 2025 était une année moins riche en événements sportifs. Or, en 2026, aura lieu le Mondial de foot, le plus grand rendez-vous sportif de la planète: « C’est pendant ces gros événements qu’on augmente le plus la base de clients, ce qui est la source de revenus futurs », espère M. Riahi.

CNews reste leader des chaînes info en février, mais BFMTV réduit l’écart

Secouée par l’affaire Morandini, CNews est restée la première chaîne info de France en part d’audience en février, mais l’écart avec sa principale concurrente, BFMTV, s’est réduit, selon les chiffres de Médiamétrie publiés lundi. Sur l’ensemble du mois, CNews a réalisé une part d’audience (PDA) de 3%, son résultat le plus bas depuis février 2025, contre 2,8% pour BFMTV. L’écart entre les deux chaînes n’avait plus été aussi faible depuis décembre 2024. CNews est leader des chaînes info en part d’audience depuis septembre 2024, sans discontinuer. Juste derrière, LCI a réalisé en février un mois record (à égalité avec juin 2023), avec 2,4% de PDA, et réduit l’écart avec BFMTV. La chaîne publique franceinfo ferme la marche des chaînes info avec 1,1%. BFMTV et LCI semblent avoir particulièrement profité de l’actualité internationale très dense, avec la guerre au Moyen-Orient déclenchée samedi par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran. Pour la journée de dimanche (comptabilisée dans les données de février, NDLR), BFMTV a réalisé 5% de PDA, et LCI 4,7%. Pour sa part, CNews a dû remodeler sa grille en profondeur en février à cause de l’affaire Morandini et remplacer les émissions « Morandini Live » (10h30-12h00) et « Midi News » (12h-14h). Sa présentatrice, Sonia Mabrouk, qui était l’une des vedettes de la chaîne, a démissionné début février, en désaccord avec le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini malgré ses condamnations définitives pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel. Sous pression, ce dernier s’est finalement lui aussi retiré de l’antenne quelques jours plus tard. Depuis, Sonia Mabrouk a annoncé qu’elle rejoindrait BFMTV à la rentrée pour piloter un grand rendez-vous politique à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. Après une période d’intérim, CNews, qui est dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, a confié depuis le 23 février sa case 11h-13h à l’émission « 100% Frontières ». Elle est présentée par Gauthier Le Bret, avec comme chroniqueur principal le patron du média identitaire Frontières Erik Tegnér. « Midi News » est désormais programmée de 13h à 15h, présentée par Pierre de Vilno, et « L’heure des pros » de Pascal Praud est diffusée jusqu’à 11h, contre 10h30 auparavant. Au-delà des seules chaînes info, l’indéboulonnable TF1 est restée première chaîne de France en février, à 17,7% de PDA. Mais France 2, qui diffusait les Jeux olympiques d’hiver, n’est pas loin derrière, à 17,2%.

Claire BENARD (ZED) : «Rassurer nos partenaires en assurant une traçabilité complète de nos usages IA»

Le marché audiovisuel est chamboulé par l’émergence de nouveaux outils IA pour la production des projets audiovisuels. Face aux questionnements, la société ZED s’est emparée de ce sujet pour former les équipes et imaginer de nouveaux documentaires à l’aide de l’IA. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la feuille de route avec Claire BENARD, Directrice générale de ZED. 

MEDIACOM’ Comment la société ZED s’est-elle emparée du sujet de l’IA ? 

Claire BENARD Nous nous y sommes intéressés un peu par hasard. Tout est parti d’un test avec une courte séquence générée par IA pour un projet. J’étais au départ très réticente. À 50 ans, je n’avais pas forcément envie de gérer une révolution copernicienne, culturelle et technologique. Mais nous n’avons pas le choix: pour ne pas être dépassée, ZED doit intégrer ces nouveaux outils. Nous avions initialement envisagé d’externaliser ces process, mais après plusieurs essais, nous avons estimé qu’il était plus pertinent, et stratégique, de les internaliser. 

MEDIACOM’ Quels sont vos projets documentaires liés à l’IA ? 

Claire BENARD Nous avons actuellement une dizaine de projets en cours intégrant de l’IA. Parmi eux : «Knut, le viking empereur», «Spartacus» en développement, ou encore un film sur Guillaume le Conquérant, «La conquête de l’Angleterre: le défi hors norme de Guillaume le Conquérant». À ce stade, nous sommes encore en phase d’expérimentation: le gain financier n’est pas immédiat. La liberté de création des auteurs est en revanche démultipliée : ils créent des séquences que l’économie du documentaire ne permettait pas ou plus… Les diffuseurs n’augmentent pas leurs investissements pour ces projets. Nous nous appuyons donc sur des financements internationaux pour compléter les plans de financement. 

MEDIACOM’ Face à cette révolution, comment réagissent vos interlocuteurs ? 

Claire BENARD Il y a encore quelques mois, le marché était très réticent aux productions générées en partie, voire entièrement, avec l’aide de l’IA. Puis les barrières sont progressivement tombées et les diffuseurs ont commencé à regarder ces projets différemment. L’IA nous permet aujourd’hui de monter en qualité et en ambition artistique. Nous avons donc investi beaucoup d’énergie et de moyens pour nous approprier ces outils. 

MEDIACOM’ Comment formez-vous vos équipes à l’IA ? 

Claire BENARD Nous avons commencé par faire bénéficier tous les permanents de ZED (70 personnes tout de même) d’une formation généraliste puis en fonction de leurs métiers. Le besoin de débats entre nous est très vite devenu une nécessité. Nous avons donc instauré un rendez-vous hebdomadaire: l’«Aïe café». Ce rendez-vous n’est pas obligatoire, et tout le monde peut y participer pour échanger librement, y compris en doutes et contradictions, sur l’intégration de ces outils dans nos process… ou sur la problématique de l’IA en général. Ce format crée une dynamique vertueuse: les équipes se forment mutuellement et partagent leurs retours d’expérience. La question environnementale, par exemple, a été rapidement abordée. Nos talents sont très engagés sur ces sujets. Et même si nous n’avons évidemment pas toutes les réponses, nous y travaillons. 

MEDIACOM’ L’IA pose-t-elle des enjeux de traçabilité ? 

Claire BENARD Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère. Il est donc essentiel de rassurer nos partenaires en assurant une traçabilité complète de nos usages. Nous avons mis en place un outil simple : un document «IA Tracker» qui recense toutes les utilisations d’IA sur un projet. Par ailleurs, nous avons élaboré une charte interne et un guide de bonnes pratiques. Chaque semaine se réunit un IA Board, qui réunit les collaborateurs volontaires pour suivre la mise en pratique du cadre que nous avons dessiné ensemble… et les difficultés concrètes qui se posent. 

MEDIACOM’ Cette position vous expose-t-elle à quelques critiques ? 

Claire BENARD Quelques critiques ? Non, beaucoup, mais c’est normal! Le secteur traverse une transformation profonde et les interrogations sont nombreuses. Je reste droite dans mes bottes. Oui, nous réduisons certains jours de tournage. Mais en parallèle, nous avons créé de nouveaux postes pour structurer l’intégration de l’IA. Je préfère investir dans l’humain plutôt que dans des frais de déplacement. Il ne faut pas opposer les modèles : il y aura toujours de la place pour des documentaires sans IA. Le marché restera pluriel. 

MEDIACOM’ La majorité des outils d’IA viennent des États-Unis ou de Chine. Est-ce un sujet pour vous ? 

Claire BENARD Dans l’idéal, j’aimerais utiliser des solutions françaises. Mais la réalité est que nous ne sommes pas encore au niveau des outils développés aux États-Unis ou en Chine. Je reste vigilante, bien sûr, mais nous devons composer avec cet état de fait. En parallèle, nous réfléchissons au développement d’outils propriétaires en interne. C’est toutefois un chantier très ambitieux, qui demande du temps, des moyens et des ressources importantes. 

Celio se lance officiellement dans la mode féminine avec «Celio Women»

Celio, marque française historiquement masculine, devient une marque mixte avec le lancement officiel d’une offre féminine «Celio Women», a annoncé le groupe dans un communiqué lundi. 

Fondée en 1978, l’entreprise française avait déjà un pied dans la mode féminine via la ligne de vêtements «be camaïeu», lancée en 2024 après le rachat deux ans plus tôt de la marque Camaïeu. Celio dit s’inscrire «dans la continuité du succès rencontré par l’offre femme lancée sous la marque be camaïeu», qui représente actuellement 30% du chiffre d’affaires dans les magasins concernés. Cette marque «unifiée et lisible» va se déployer dans un premier temps dans 27 points de vente en France dont 19 magasins mixtes, précise Celio. D’ici à fin 2026, Celio veut ouvrir un total de 30 magasins mixtes et porter ce chiffre à plus de 100 à l’horizon 2030. Le groupe possède à l’heure actuelle 517 magasins dans le monde dont 289 en France. Celio se classe deuxième principal acteur du prêt-à-porter masculin en France derrière Intersport et devant Jules/Brice, selon le dernier baromètre Worldpanel by Numerator. Le groupe présente un chiffre d’affaires de 449 millions d’euros et un bénéfice net de 56 millions d’euros en 2025 en France. Le chiffre d’affaires est de 680 millions au niveau global, en progrès de 8 à 9%, indique Celio. 

Auchan devant la justice pour ses services en ligne jugés inaccessibles aux malvoyants

Une audience en référé visant Auchan s’est tenue mardi à Lille, à l’initiative de deux associations accompagnées d’un collectif de juristes, pour tenter d’obtenir la mise en accessibilité des services en ligne du distributeur pour les personnes malvoyantes. La décision est attendue le 14 avril. Initiée par les associations de personnes en situation de handicap visuel apiDV et Droit Pluriel, cette procédure civile compte parmi les premières actions en justice de ce type engagées en Europe dans le secteur privé, souligne le juriste Erwann Robbe, membre du collectif de juristes Intérêt à Agir, qui soutient les deux a s s o c i a t i o n s demanderesses. En juillet, les mêmes associations avaient mis en demeure quatre enseignes de la grande distribution – Auchan, Picard Surgelés, Carrefour et E. Leclerc – de se conformer à leurs obligations légales en matière d’accessibilité numérique. «Ayant constaté l’indifférence des entreprises quant au respect de la loi et des droits des personnes en situation de handicap», les associations ont décidé d’assigner en référé ces quatre enseignes, «afin que la justice fasse cesser une situation jugée discriminatoire», écrivent-elles dans un communiqué. Considérées comme «particulièrement défaillantes en matière d’accessibilité», les quatre distributeurs ont été assignés devant les juridictions compétentes de leurs sièges s o c i a u x . P l u s i e u r s a u d i e n c e s dans ces dossiers ont été reportées depuis le début de l’année. Celle concernant E.Leclerc doit désormais avoir lieu le 5 mai à Créteil. «Le numérique est une source d’autonomie. Quand on ne peut pas faire ses courses seul dans le supermarché, un site internet accessible le permet. Mais quand le site n’est pas accessible, c’est une perte d’autonomie, on perd du temps, on a besoin de quelqu’un pour se faire aider, c’est un poids», explique Pierre Marragou, président de l’association apiDV.

BforBank décline son nouveau territoire de marque avec Steve

Après une nouvelle saga films lancée en octobre dernier, BforBank, la banque en ligne du Groupe Crédit Agricole, décline son nouveau territoire de marque en affichage. Pensée par son agence Steve, cette campagne OOH/DOOH réaffirme avec humour et réalisme la promesse de simplicité de la banque. Cette déclinaison en OOH & DOOH vient compléter la saga de films déjà diffusés et sera déployée sur l’ensemble du territoire français jusqu’au au 09/03. Le plan média est orchestré par Havas Media.

Mlle Pitch diffuse la nouvelle campagne métro du Samusocial de Paris

Imaginée par trois étudiantes de Sup de Pub Paris et récompensée par le 2e prix de la catégorie Affichage Print MEDIATRANSPORTS au concours national de publicité Mlle Pitch Awards 2025, la campagne L’Abonnement solidaire sera diffusée en intérieur rame dans le métro parisien pendant six mois à compter de mars 2026. Depuis cinq ans, MEDIATRANSPORTS accompagne les Mlle Pitch Awards en tant que partenaire officiel de la catégorie Affichage Print MEDIATRANSPORTS et assure la diffusion des campagnes lauréates. La campagne L’Abonnement solidaire sera ainsi visible en intérieur rame dans le métro parisien durant six mois à partir de mars 2026 au profit du Samusocial de Paris.

Pour ses 30 ans, Pokémon annonce deux nouveaux jeux majeurs sur Switch 2 en 2027

Deux nouveau jeux de la saga principale de Pokémon sont prévues pour 2027, a annoncé vendredi la Pokémon Company, lors d’une diffusion en direct à l’occasion des 30 ans de la célèbre marque. 

Prévu sur Switch 2, «Pokémon Vents» et «Pokémon Vagues» permettront aux joueurs de retrouver la célèbre mascotte Pikachu et découvrir de nouvelles créatures dans un univers coloré et tropical, promettant d’explorer les fonds marins. 

Codétenue par Nintendo, le studio japonais Game Freak et l’entreprise Creatures, Pokémon Company possède la marque Pokémon qui compte désormais plus d’un millier de petits monstres différents. 

Nintendo a également annoncé le retour sur Switch des jeux originaux sortis en 1996 au Japon sur Game Boy: «Pokémon rouge feu» et «Pokémon vert feuille». 

Jeudi, la série accueillera un nouveau jeu dérivé: «Pokémon Pokopia». Savant mélange des très populaires jeux vidéo «Minecraft» et «Animal Crossing», le titre est attendu sur Switch 2, nouvelle console de Nintendo sortie en juin. 

Né en 1996 sous la forme d’un jeu sur la console portable de Nintendo, Pokémon est rapidement devenu un phénomène mondial. 

Déclinés sur de nombreuses consoles et sur mobile, les jeux Pokémon se sont vendus à plus de 500 millions d’exemplaires, selon les chiffres fournis par The Pokémon Company et Nintendo. 

Inspiré de la tradition estivale japonaise de la chasse aux insectes, le jeu consiste à capturer et à entraîner des «monstres de poche» aux grands yeux, inspirés aussi bien des souris que des dragons, pour les faire combattre. 

La franchise s’est depuis étendue à des films, une série animée, et au célèbre jeu mobile en réalité augmentée «Pokémon Go». 

La marque Pokémon a généré 12 milliards de dollars de revenus tirés de licences en 2024, d’après le cabinet License Global, soit plus que le géant des jeux Mattel. 

Cyril GRAS (Aramis Group) : «Notre application IA est une étape de plus dans la digitalisation du parcours d’achat automobile»

Aramisauto, leader et pionnier de la vente en ligne de voitures d’occasion reconditionnées en France, franchit une nouvelle étape en lançant sa première application intégrée à ChatGPT. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette innovation avec Cyril GRAS, Head of Customer Digital Experience chez Aramis Group. 

MEDIACOM’ Aramisauto a lancé la 1ère application IA du secteur automobile. Que représente cette innovation ? 

Cyril GRAS Dans un monde où l’expérience client devient de plus en plus personnalisée, Aramisauto franchit une nouvelle étape en lançant sa première application intégrée à ChatGPT. Nous avons été assez rapides dans la conception de cette offre, dès que nous avons reçu les validations d’OpenAI. 

MEDIACOM’ Avec cette application, que proposez-vous à vos clients ? 

Cyril GRAS Cette application permet aux utilisateurs de trouver leur véhicule idéal via une simple conversation. En connectant ChatGPT au catalogue d’Aramisauto, l’application offre une expérience de recherche fluide à travers des milliers de voitures, qu’elles soient électriques, hybrides ou thermiques. Il suffit de décrire son besoin ou ses critères de sélection (budget, kilométrage, options souhaitées) pour obtenir une sélection personnalisée, adaptée à ses préférences et à son futur usage. Le recours à l’intelligence artificielle permet de lever des contraintes de temps et d’accessibilité, tout en rendant l’expérience de recherche plus fluide. 

MEDIACOM’ La technologie évolue… Souhaitez-vous faire encore évoluer cette application ? 

Cyril GRAS Nos équipes Data, IA et Expérience Utilisateur continuent à innover pour enrichir cette nouvelle expérience avec des fonctionnalités telles que l’intégration de filtres de financement, la possibilité d’avoir une visualisation à 360° des voitures et la possibilité de réserver un véhicule directement via l’appli. Cette initiative positionne Aramisauto comme un acteur pionnier dans l’intégration de l’intelligence artificielle dans le secteur automobile. Avec cette application, le Groupe devient le premier acteur automobile français à lancer une telle solution. 

MEDIACOM’ Comment aller encore plus loin dans l’intégration de l’IA dans le parcours client ? 

Cyril GRAS Cette application est une étape de plus dans la digitalisation du parcours d’achat automobile. Pour rappel, nous avons été, en 2001, le premier acteur à proposer en France l’achat d’une voiture en ligne. Avec l’intégration de l’IA dans le parcours client, les possibilités sont infinies. Nous sommes persuadés que cette hyper-personnalisation est un point essentiel dans le parcours des clients. Le GEO est un axe important que nous avons en tête, nous travaillons sur ce sujet. 

MEDIACOM’ Quel est le process interne pour suivre l’évolution technologique de l’IA ? 

Cyril GRAS Les technologies liées à l’intelligence artificielle évoluent très rapidement, certes. En interne chez Aramisauto, nous avons une cellule spécialisée dans ce domaine. Dès que nous réfléchissons à un projet, nous les consultons pour savoir ce qu’il est possible de faire.