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W. COSTA (Ticketac) : «Les JO ont impacté notre activité (-50% vs été 2023)»

Pour célébrer son 20ème anniversaire, Ticketac a déployé un nouveau logo et une nouvelle campagne de communication. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la feuille de route de la billetterie filiale du Groupe Figaro, avec Walter Costa, Directeur général de Ticketac. 

MEDIACOM’ Pour ses 20 ans, Ticketac a présenté un nouveau logo. Que représente-t-il ? 

Walter COSTA À l’occasion de son 20ème anniversaire, Ticketac s’est offert un nouveau logo et réalise une évolution stratégique majeure avec l’adoption d’une nouvelle baseline : «Activateur d’émotions». Celle-ci affirme notre rôle majeur dans un secteur du spectacle vivant et du divertissement qui a retrouvé son dynamisme après un été fortement impacté par les Jeux Olympiques. L’évolution de notre logo est la partie visible d’un travail profond afin de renforcer notre marque. 

MEDIACOM’ Quel a été le plan de communication mis en place ? 

Walter COSTA Avec l’agence The Smart Factory, nous avons accompagné nos 20 ans avec un plan média d’envergure nationale pour marquer cette étape importante de son histoire. Conçu pour toucher une audience large et diversifiée, notre prise de parole inclut une stratégie 360°, avec des campagnes de publicité dans le métro parisien, sur les principales stations de radio, dans des titres de presse à forte audience et en podcast, ainsi qu’un volet digital complet et innovant incluant des plateformes clés, des influenceurs et des partenariats. 

MEDIACOM’ Dans un marché en perpétuel évolution, comment vous distinguez-vous de vos concurrents ? 

Walter COSTA A travers ce travail, nous avons fixé trois priorités pour se distinguer dans notre secteur. Devenir une marque incarnée en dépassant notre rôle de simple intermédiaire pour affirmer son identité et donner un sens fort à son action. Devenir une marque de référence forte de son expertise, en nous positionnant comme un leader dans le domaine de la billetterie, en mettant l’accent sur des segments spécifiques comme le théâtre et l’humour. Etre une marque de préférence en renforçant notre singularité et en partageant sa vision unique au plus grand nombre, Ticketac aspire à devenir le choix privilégié des clients, partenaires et prescripteurs du secteur. 

MEDIACOM’ Comment avez-vous adapté vos services à l’évolution des usages ? 

Walter COSTA Il faut évoluer avec son temps et les usages des consommateurs. Nous devons donc être à la pointe de la technologie. Nous proposons ainsi la réservation en temps réel de nos spectacles, jusqu’à 15 min avant la représentation, mais aussi la possibilité de réserver sa place sur plan. Enfin, avec 2/3 de notre audience sur mobile, nous avons optimisé notre site et parcours client sur mobile. À noter que nous proposons aussi le paiement par Paypal ou encore via ApplePay. 

MEDIACOM’ Quel bilan tirez-vous de l’été 2024 ? 

Walter COSTA L’été 2024 a été marqué par les Jeux de Paris 2024 avec un impact très important sur notre secteur. Alors que le musée du Louvres a, par exemple, affiché une baisse de 22%, Ticketac a signé une baisse de 50% vs l’été 2023. En revanche, la rentrée s’est très bien passée avec une offre de spectacles très riche ! Nous avons une croissance importante, notamment en octobre avec +30% par rapport à octobre 2023. 

MEDIACOM’ Quels sont vos prochains objectifs ? 

Walter COSTA Notre objectif est de poursuivre notre croissance, engagée depuis 2022. Le marché se porte globalement bien, nous grignotons des parts de marché. Notre prochain chantier est d’élargir notre catalogue, notamment en région. 

Q. BORDAGE (Kolsquare) : «Instagram reste la plateforme dominante pour le marketing d’influence»

À travers une grande étude, Kolsquare s’est intéressé aux nouveaux comportements des marketeurs européens pour l’influence marketing. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer les évolutions du marché avec Quentin BORDAGE, Fondateur et Directeur général de Kolsquare. 

MEDIACOM Que représente le paysage européen du marketing d’influence ? 

Quentin BORDAGE En 2024, le marketing d’influence continue d’évoluer, avec l’Europe au coeur de l’action. Sur cinq grands marché (l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie), les marques travaillent avec les influenceurs de manière plus stratégique que jamais, en équilibrant la créativité, l’éthique et la data pour atteindre la croissance. Selon notre étude, les marques européennes dépensent en moyenne 3,4 millions d’euros par an pour le marketing d’influence. À noter que l’Allemagne est le pays le plus optimiste avec des dépenses moyennes de 5,7 millions d’euros par an. 

MEDIACOM Quelles sont les plateformes les plus plébiscitées ? 

Quentin BORDAGE Instagram reste la plateforme dominante pour le marketing d’influence (89% des campagnes), TikTok et YouTube ayant une puissance similaire (64% et 62% des campagnes respectivement). Des marchés comme le Royaume-Uni et l’Italie restent forts sur Facebook. À noter que dans toute l’Europe, les micro-influenceurs (10.000 à 100.000 followers) sont les plus populaires, avec 75% des spécialistes du marketing qui collaborent avec eux. 

MEDIACOM Le marché va-t-il continuer à gagner en importance ? 

Quentin BORDAGE Malgré les contraintes budgétaires sur certains marchés, 54% des marques prévoient d’augmenter leurs dépenses en marketing d’influence au cours de l’année prochaine. Et 37% maintiendront leurs budgets aux niveaux actuels. Les gains les plus importants sont attendus en Allemagne, où 82% des marketeurs prévoient d’augmenter les budgets de 10% à 49%, et en Espagne où 78% des marketeurs prévoient une augmentation similaire. 

MEDIACOM Les tendances sont-elles les mêmes dans l’ensemble des marchés ? 

Quentin BORDAGE Les préférences en matière de collaboration diffèrent selon les marchés : seuls 23% des responsables marketing français privilégient les posts sponsorisés, contre 71% en Italie et en Espagne. La préférence pour le marketing d’affiliation est la plus forte au Royaume- Uni (53%), tout comme les événements influenceurs en France (67%). Enfin, 56% des personnes interrogées s’attendent à devenir plus sélectives dans le choix des influenceurs avec lesquels elles travailleront au cours de l’année à venir. 

MEDIACOM Les nouvelles réglementations ont-elles permis une nouvelle force d’influence marketing ? 

Quentin BORDAGE Les nouvelles réglementations en matière de transparence du contenu, combinées au scepticisme croissant du public à l’égard du contenu des influenceurs, font que les marques et les créateurs se concentrent de plus en plus sur l’éthique. Plus encore, le débat public acharné autour de l’impact des médias sociaux sur la société incite clairement les spécialistes du marketing à réfléchir plus attentivement à l’impact plus large de leurs campagnes de marketing d’influence. Fait remarquable, plus d’un quart des spécialistes du marketing en Europe (27%), et un pourcentage impressionnant de 37% en Italie, considèrent que le fait d’inspirer un changement positif est une considération importante dans l’élaboration des campagnes de marketing d’influence. 

MEDIACOM Faut-il aller jusqu’à la signature d’une charte globale ?

Quentin BORDAGE De plus en plus de pays européens mettent en place des lois spécifiques pour le marketing d’influence, et les considérations éthiques montent chez les marketeurs. En Europe, 77% des marketeurs italiens déclarent demander aux influenceurs de signer des chartes éthiques, tandis que 76% au Royaume-Uni se concentrent sur la conformité réglementaire. Sensibles à la protection des consommateurs, en particulier des mineurs, 61% des responsables marketing soulignent l’importance de ne collaborer qu’avec des leaders d’opinion qui évitent de promouvoir des produits sensibles, tels que les cigarettes et l’alcool. La France (61%) est particulièrement sensibilisée à cette question. 

MEDIACOM Dans ce secteur, quelles sont les missions de Kolsquare? 

Quentin BORDAGE Kolsquare est un pionnier de l’influence marketing depuis 2010. Nous existons pour aider les marques et les agences à passer à l’échelle en Influence Marketing, et à atteindre le plus rapidement possible leur plein potentiel sur ce levier qui peut être si efficace lorsqu’il est bien utilisé. Nous sommes devenus en quelques années la plateforme n°1 en Europe, avec plus de 600 clients dans tous les secteurs. 

L’association Entourage dévoile sa nouvelle campagne « Rendre visible l’invisible »

L’association Entourage, dédiée à la lutte contre l’isolement des personnes en situation de précarité, lance une campagne percutante et innovante : « Rendre visible l’invisible ». Portée par quatre protagonistes emblématiques, cette campagne met en lumière la réalité souvent occultée de l’isolement social, à travers des visuels poignants qui frappent le regard et les esprits. Cette campagne a été réalisée en interne avec la photographe Mary-Lou Mauricio, le réalisateur et producteur Thierry Vergnes (Wang Productions) et son équipe : Nadine Vergnes, Michel Dupuy et la maquilleuse Asma Abid. La campagne est diffusée depuis la fin octobre dans le métro, à la télévision et sur les réseaux sociaux. Une deuxième vague de diffusion est prévue en décembre, dans le cadre de la campagne de dons de fin d’année.

France Travail engage The Good Company & The Good Design

Au 1er janvier 2024, Pôle emploi est devenu France Travail. Derrière ce changement de nom, c’est une transformation profonde de la marque qui s’est opérée avec la création d’une nouvelle identité visuelle. Le rebranding de Pôle emploi a débuté de l’intérieur, avec la création du logo France Travail en interne, à l’occasion d’une démarche collaborative innovante regroupant plus de 55 000 salariés de la marque. Suite à ce travail interne, l’agence The Good Design a été mandatée pour imaginer le territoire graphique de France Travail en cohérence avec le logo. Une collaboration fructueuse qui a donné naissance à un territoire graphique moderne et épuré composé d’une nouvelle palette colorielle riche et harmonieuse, d’un système graphique modulable et d’un univers illustratif chaleureux. L’agence The Good Design continue d’accompagner France Travail dans le déploiement de sa nouvelle identité sur l’ensemble de ses points de contact, mais également dans la création de sa marque fille à destination des entreprises : France Travail Pro.

Undiz confie la création de snack content à Matter Paris

L’agence social media Matter continue d’élargir son portefeuille de clients avec cette nouvelle collaboration avec Undiz, la marque française de lingerie connue pour ses collections modernes et audacieuses. Dans le cadre de ce partenariat, Matter accompagne Undiz sur la création de contenus capsules social media & magasins mettant en valeur la nouvelle direction artistique “Cool Lingerie” d’Undiz. Ce concept allie fraîcheur et inclusivité, en s’adressant à une jeune génération en quête de confort et de créativité, sans compromis sur le style. Du motion design aux vidéos lifestyle, chaque contenu raconte l’histoire de cette nouvelle ère pour Undiz.

New Balance dévoile un maillot spécial et une collection textile pour célébrer le 80ème anniversaire du LOSC

New Balance dévoile une collection anniversaire comprenant un maillot, du textile lifestyle et une 327 pour les 80 ans du club lillois, le LOSC. Le LOSC Lille arborera ce maillot spécial lors d’un prochain match contre le Stade Rennais FC, devant les fervents supporters des Dogues. Pour que l’anniversaire puisse être célébré par les fans, aussi bien sur le terrain qu’en dehors, New Balance et le LOSC ont lancé une collection lifestyle, comprenant une paire de 327 en édition spéciale, deux modèles de sweat-shirts à capuche, un t-shirt, un pantalon et une veste.

TF1 PUB facilite l’achat média en TV Segmentée avec le lancement d’e-TVS

TF1 PUB, la régie publicitaire du Groupe TF1, simplifie l’élaboration des campagnes en TV segmentée pour ses clients grâce au lancement de la fonctionnalité eTVS au sein de La Box. Cette solution intuitive permet aux annonceurs et aux agences de construire plus efficacement leurs campagnes. Avec plus de 7,9 millions de foyers éligibles aujourd’hui à la TV segmentée en France, soit 17,4 millions de profils, elle offre aujourd’hui un très large bassin d’audience tout en permettant de cibler précisément les consommateurs en fonction de critères géolocalisés et socio-démographiques maximisant ainsi la pertinence des messages publicitaires.

65%

65% des Français jugent les affichages digitaux/écrans en magasins ainsi que les opérations événementielles en magasin plutôt adaptés pour communiquer sur les engagements d’une marque

Source : Etude Sustainable Brands 2024

G. VASSEL (Parc Astérix) : «Nous avons augmenté la part des visiteurs étrangers de 2 points, passant de 15% à 17% »

Après avoir battu son record de fréquentation cet été, le parc Astérix se concentre désormais sur Noël. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer l’actualité du parc Astérix avec son Directeur Général Adjoint Marketing et Ventes, Guy VASSEL. 

MEDIACOM’ L’été 2024 a été marqué par les Jeux de Paris 2024. Quel bilan tirez-vous de la période estivale ? 

Guy VASSEL La période estivale a été plutôt bonne pour le parc Astérix. Nous étions un peu inquiets au début du mois de juillet en raison de la météo, mais les indicateurs ont été très bons lors de la 2ème semaine des JO, au début du mois d’août. Nous avons augmenté la part des visiteurs étrangers de 2 points, passant de 15% à 17%. Au final, nous avons battu notre record de fréquentation sur l’année avec 2.842.000 visiteurs. 

MEDIACOM’ Comment a évolué votre offre «Peur sur le parc» ? 

Guy VASSEL Cette année encore, nous étoffons notre offre «Peur sur le parc» avec une nouvelle maison hantée, «Les enfers de Pompéï». La période d’Halloween est un succès pour le parc. Nous avons de la chance car pendant cette période la météo est très agréable. Surprendre nos visiteurs est un défi plaisant à relever. Plus de 700 personnes sont mobilisées pour répondre à la demande. 

MEDIACOM’ Et il faut déjà penser à la période de Noël …

Guy VASSEL Penser et la préparer ! En moins d’une semaine, nous devons retravailler le parc pour installer l’ambiance de Noël. Le parc se transforme totalement pour proposer une nouvelle saison hivernale. Pendant cette période, nous fermons nos attractions à eaux, et les transformons. Par exemple, dans la file d’attente de l’attraction «Romus et Rapidus», nous avons installé un parcours de Noël illuminé : «Les jardins merveilleux du Père Noël». Nouveauté cette année avec «Les glissades d’Obélix», une descente en bouée, à l’instar d’une piste de luge. 

MEDIACOM’ Comment va évoluer le parc Astérix ? 

Guy VASSEL Nous travaillons sur la conception d’une nouvelle attraction familiale : «Cétautomatix», une montagne russe qui va permettre aux enfants et aux parents de profiter ensemble ! Cette attraction sera présentée aux visiteurs au printemps 2025. Les travaux avancent bien. 

MEDIACOM’ Avez-vous l’objectif de battre votre dernier record de fréquentation ? 

Guy VASSEL Toujours ! L’objectif de l’année prochaine est de dépasser notre dernier record de fréquentation. Outre la nouvelle attraction, nous rajoutons des spectacles et des nouveautés à proposer à nos visiteurs. Étape par étape, nous espérons atteindre la barre des 3.000.000 de visiteurs annuels. Mais, nous dépendons de la météo qui est un élément que nous ne pouvons pas maîtriser. 

MEDIACOM’ Les usages des visiteurs ont évolué. Comment avez-vous adapté vos process ? 

Guy VASSEL L’acte d’achat est de plus en plus digital. De plus en plus, nos visiteurs prévoient leur visite via notre application. Cette dernière est un vrai compagnon de voyage : nos clients peuvent établir leur parcours, choisir leurs attractions suivant le profil des enfants, mais aussi de nombreux services comme la commande de la restauration, mais également la possibilité de retrouver sa voiture sur le parking ! Tous nos services évoluent pour suivre les usages des visiteurs, même si le contact direct entre le personnel et nos clients reste primordial. 

E. ROUGANNE (iProspect France) : «La résilience au changement n’est pas dans notre nature»

En raison des évolutions structurelles du marché, iProspect France a déployé un nouveau modèle d’entreprise avec une dynamique inédite autour de plusieurs mutations. L’occasion pour mediacom’ d’évoquer ces évolutions avec Emilie ROUGANNE, Directrice Générale d’iProspect France.

MEDIACOM Quelle est l’expertise de l’agence iProspect France ? 

Emilie ROUGANNE Chez iProspect, nous proposons une suite complète de services conçus pour générer une croissance percutante. Notre expertise couvre la narration personnalisée, l’optimisation créative dynamique, la conception d’expériences complètes et la mesure avancée en temps réel. En tirant parti d’une technologie de pointe et d’informations approfondies sur les données, nous veillons à ce que votre marque trouve un écho auprès du public sur tous les points de contact. Notre approche intègre la créativité et la performance, vous permettant ainsi de vous connecter de manière significative, de vous engager de manière authentique et de parvenir à un succès commercial durable dans un monde multiplateforme. iProspect rassemble plus de 8.000 experts des médias et de la performance répartis dans 93 pays. 

MEDIACOM Quel regard portez-vous sur l’évolution du marché ? 

Emilie ROUGANNE Depuis un certain nombre d’années, l’agence média fait face à une dynamique inédite de mutations protéiformes et continues. Précarisé par une révolution du marché, son modèle a dû faire face à la démultiplication fulgurante de concurrents plus ou moins directs. Plus encore, à cette fragmentation du marché, s’agrège une fragmentation des audiences, des parcours et, plus globalement, des médias : évolution constante des comportements des consommateurs, multiplication des normes de régulation (SMA, DMA…) et de protection (RGPD, fin des cookies tiers), avancées technologiques et médiatiques continues (IA…). 

MEDIACOM Face à ces changements, comment l’agence média dans son organisation peut-elle rester compétitive ? 

Emilie ROUGANNE Pour rester compétitive, l’agence média doit en outre poursuivre sa diversification vers toujours plus de valeurs, afin de viser une recommandation holistique et totale qui dépasse son mandat initial : créativité, mesure, CXM, innovation/expérimentation de méthodologies sur des opportunités communicationnelles émergentes… Enfin, dans le cadre d’une approche tech et data durable, l’IA et la RSE doivent moins être appréhendées comme des variables d’ajustement silotées que comme des leviers de transformation permanents, hybrides et transverses au service de la croissance harmonieuse des annonceurs. 

MEDIACOM Chez iProspect, quels sont les leviers activés pour suivre ces évolutions du marché ? 

Emilie ROUGANNE Chez iProspect, nous évoluons avec le marché en étant en connexion totale avec les régies, en lien avec elles. À noter que nous avons aussi une cellule d’innovation avec pour objectif de détecter les tendances du marché, se connecter avec des techs et start-ups pour les développer ensuite. Face aux marchés, nous sommes obligés de nous réinventer. C’est sous l’égide de ces piliers – agilité, hybridation et désilotage – que les agences médias doivent sceller leur immunité structurelle et opérationnelle face aux mutations actuelles. 

MEDIACOM Fort de ce changement, comment accompagnez-vous vos équipes ? 

Emilie ROUGANNE Les nouvelles petites organisations de l’entreprise viennent enrichir notre organisation structurelle. C’est en rassemblant les talents et les équipes que nous pouvons avancer. De ce fait, chez iProspect, la résilience au changement n’existe pas. Parmi nos équipes, ceux qui adorent cette évolution et cet état d’esprit restent avec beaucoup de loyauté. Pour ceux dont la résiliance au changement est plus critique pour leur bien-être, ils quittent l’entreprise. Nous ne sommes pas très gros, donc nous avons cette capacité à nous adapter rapidement et à tester de nouveaux process. 

MEDIACOM Comment évoluent vos convictions de société à mission ? 

Emilie ROUGANNE Concernant les convictions de société à mission, mon recul n’est que de 18 mois. Néanmoins, nous avons déjà des marqueurs forts. Premièrement, nos clients intègrent systématiquement la notion de RSE dans les briefs. Deuxièmement, nous avons des outils déployés pour calculer l’empreinte carbone, encoder de manière green les publicités… Nous devons apporter des preuves, mais aussi apporter des réponses concrètes aux problématiques de nos clients. Nos clients sont sensibilisés à ces sujets, car nos talents le sont aussi ! 

W. COSTA (Ticketac) : «Les JO ont impacté notre activité (-50% vs été 2023)»

Pour célébrer son 20ème anniversaire, Ticketac a déployé un nouveau logo et une nouvelle campagne de communication. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la feuille de route de la billetterie filiale du Groupe Figaro, avec Walter Costa, Directeur général de Ticketac. 

MEDIACOM’ Pour ses 20 ans, Ticketac a présenté un nouveau logo. Que représente-t-il ? 

Walter COSTA À l’occasion de son 20ème anniversaire, Ticketac s’est offert un nouveau logo et réalise une évolution stratégique majeure avec l’adoption d’une nouvelle baseline : «Activateur d’émotions». Celle-ci affirme notre rôle majeur dans un secteur du spectacle vivant et du divertissement qui a retrouvé son dynamisme après un été fortement impacté par les Jeux Olympiques. L’évolution de notre logo est la partie visible d’un travail profond afin de renforcer notre marque. 

MEDIACOM’ Quel a été le plan de communication mis en place ? 

Walter COSTA Avec l’agence The Smart Factory, nous avons accompagné nos 20 ans avec un plan média d’envergure nationale pour marquer cette étape importante de son histoire. Conçu pour toucher une audience large et diversifiée, notre prise de parole inclut une stratégie 360°, avec des campagnes de publicité dans le métro parisien, sur les principales stations de radio, dans des titres de presse à forte audience et en podcast, ainsi qu’un volet digital complet et innovant incluant des plateformes clés, des influenceurs et des partenariats. 

MEDIACOM’ Dans un marché en perpétuel évolution, comment vous distinguez-vous de vos concurrents ? 

Walter COSTA A travers ce travail, nous avons fixé trois priorités pour se distinguer dans notre secteur. Devenir une marque incarnée en dépassant notre rôle de simple intermédiaire pour affirmer son identité et donner un sens fort à son action. Devenir une marque de référence forte de son expertise, en nous positionnant comme un leader dans le domaine de la billetterie, en mettant l’accent sur des segments spécifiques comme le théâtre et l’humour. Etre une marque de préférence en renforçant notre singularité et en partageant sa vision unique au plus grand nombre, Ticketac aspire à devenir le choix privilégié des clients, partenaires et prescripteurs du secteur. 

MEDIACOM’ Comment avez-vous adapté vos services à l’évolution des usages ? 

Walter COSTA Il faut évoluer avec son temps et les usages des consommateurs. Nous devons donc être à la pointe de la technologie. Nous proposons ainsi la réservation en temps réel de nos spectacles, jusqu’à 15 min avant la représentation, mais aussi la possibilité de réserver sa place sur plan. Enfin, avec 2/3 de notre audience sur mobile, nous avons optimisé notre site et parcours client sur mobile. À noter que nous proposons aussi le paiement par Paypal ou encore via ApplePay. 

MEDIACOM’ Quel bilan tirez-vous de l’été 2024 ? 

Walter COSTA L’été 2024 a été marqué par les Jeux de Paris 2024 avec un impact très important sur notre secteur. Alors que le musée du Louvres a, par exemple, affiché une baisse de 22%, Ticketac a signé une baisse de 50% vs l’été 2023. En revanche, la rentrée s’est très bien passée avec une offre de spectacles très riche ! Nous avons une croissance importante, notamment en octobre avec +30% par rapport à octobre 2023. 

MEDIACOM’ Quels sont vos prochains objectifs ? 

Walter COSTA Notre objectif est de poursuivre notre croissance, engagée depuis 2022. Le marché se porte globalement bien, nous grignotons des parts de marché. Notre prochain chantier est d’élargir notre catalogue, notamment en région. 

Q. BORDAGE (Kolsquare) : «Instagram reste la plateforme dominante pour le marketing d’influence»

À travers une grande étude, Kolsquare s’est intéressé aux nouveaux comportements des marketeurs européens pour l’influence marketing. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer les évolutions du marché avec Quentin BORDAGE, Fondateur et Directeur général de Kolsquare. 

MEDIACOM Que représente le paysage européen du marketing d’influence ? 

Quentin BORDAGE En 2024, le marketing d’influence continue d’évoluer, avec l’Europe au coeur de l’action. Sur cinq grands marché (l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie), les marques travaillent avec les influenceurs de manière plus stratégique que jamais, en équilibrant la créativité, l’éthique et la data pour atteindre la croissance. Selon notre étude, les marques européennes dépensent en moyenne 3,4 millions d’euros par an pour le marketing d’influence. À noter que l’Allemagne est le pays le plus optimiste avec des dépenses moyennes de 5,7 millions d’euros par an. 

MEDIACOM Quelles sont les plateformes les plus plébiscitées ? 

Quentin BORDAGE Instagram reste la plateforme dominante pour le marketing d’influence (89% des campagnes), TikTok et YouTube ayant une puissance similaire (64% et 62% des campagnes respectivement). Des marchés comme le Royaume-Uni et l’Italie restent forts sur Facebook. À noter que dans toute l’Europe, les micro-influenceurs (10.000 à 100.000 followers) sont les plus populaires, avec 75% des spécialistes du marketing qui collaborent avec eux. 

MEDIACOM Le marché va-t-il continuer à gagner en importance ? 

Quentin BORDAGE Malgré les contraintes budgétaires sur certains marchés, 54% des marques prévoient d’augmenter leurs dépenses en marketing d’influence au cours de l’année prochaine. Et 37% maintiendront leurs budgets aux niveaux actuels. Les gains les plus importants sont attendus en Allemagne, où 82% des marketeurs prévoient d’augmenter les budgets de 10% à 49%, et en Espagne où 78% des marketeurs prévoient une augmentation similaire. 

MEDIACOM Les tendances sont-elles les mêmes dans l’ensemble des marchés ? 

Quentin BORDAGE Les préférences en matière de collaboration diffèrent selon les marchés : seuls 23% des responsables marketing français privilégient les posts sponsorisés, contre 71% en Italie et en Espagne. La préférence pour le marketing d’affiliation est la plus forte au Royaume- Uni (53%), tout comme les événements influenceurs en France (67%). Enfin, 56% des personnes interrogées s’attendent à devenir plus sélectives dans le choix des influenceurs avec lesquels elles travailleront au cours de l’année à venir. 

MEDIACOM Les nouvelles réglementations ont-elles permis une nouvelle force d’influence marketing ? 

Quentin BORDAGE Les nouvelles réglementations en matière de transparence du contenu, combinées au scepticisme croissant du public à l’égard du contenu des influenceurs, font que les marques et les créateurs se concentrent de plus en plus sur l’éthique. Plus encore, le débat public acharné autour de l’impact des médias sociaux sur la société incite clairement les spécialistes du marketing à réfléchir plus attentivement à l’impact plus large de leurs campagnes de marketing d’influence. Fait remarquable, plus d’un quart des spécialistes du marketing en Europe (27%), et un pourcentage impressionnant de 37% en Italie, considèrent que le fait d’inspirer un changement positif est une considération importante dans l’élaboration des campagnes de marketing d’influence. 

MEDIACOM Faut-il aller jusqu’à la signature d’une charte globale ?

Quentin BORDAGE De plus en plus de pays européens mettent en place des lois spécifiques pour le marketing d’influence, et les considérations éthiques montent chez les marketeurs. En Europe, 77% des marketeurs italiens déclarent demander aux influenceurs de signer des chartes éthiques, tandis que 76% au Royaume-Uni se concentrent sur la conformité réglementaire. Sensibles à la protection des consommateurs, en particulier des mineurs, 61% des responsables marketing soulignent l’importance de ne collaborer qu’avec des leaders d’opinion qui évitent de promouvoir des produits sensibles, tels que les cigarettes et l’alcool. La France (61%) est particulièrement sensibilisée à cette question. 

MEDIACOM Dans ce secteur, quelles sont les missions de Kolsquare? 

Quentin BORDAGE Kolsquare est un pionnier de l’influence marketing depuis 2010. Nous existons pour aider les marques et les agences à passer à l’échelle en Influence Marketing, et à atteindre le plus rapidement possible leur plein potentiel sur ce levier qui peut être si efficace lorsqu’il est bien utilisé. Nous sommes devenus en quelques années la plateforme n°1 en Europe, avec plus de 600 clients dans tous les secteurs. 

L’association Entourage dévoile sa nouvelle campagne « Rendre visible l’invisible »

L’association Entourage, dédiée à la lutte contre l’isolement des personnes en situation de précarité, lance une campagne percutante et innovante : « Rendre visible l’invisible ». Portée par quatre protagonistes emblématiques, cette campagne met en lumière la réalité souvent occultée de l’isolement social, à travers des visuels poignants qui frappent le regard et les esprits. Cette campagne a été réalisée en interne avec la photographe Mary-Lou Mauricio, le réalisateur et producteur Thierry Vergnes (Wang Productions) et son équipe : Nadine Vergnes, Michel Dupuy et la maquilleuse Asma Abid. La campagne est diffusée depuis la fin octobre dans le métro, à la télévision et sur les réseaux sociaux. Une deuxième vague de diffusion est prévue en décembre, dans le cadre de la campagne de dons de fin d’année.

France Travail engage The Good Company & The Good Design

Au 1er janvier 2024, Pôle emploi est devenu France Travail. Derrière ce changement de nom, c’est une transformation profonde de la marque qui s’est opérée avec la création d’une nouvelle identité visuelle. Le rebranding de Pôle emploi a débuté de l’intérieur, avec la création du logo France Travail en interne, à l’occasion d’une démarche collaborative innovante regroupant plus de 55 000 salariés de la marque. Suite à ce travail interne, l’agence The Good Design a été mandatée pour imaginer le territoire graphique de France Travail en cohérence avec le logo. Une collaboration fructueuse qui a donné naissance à un territoire graphique moderne et épuré composé d’une nouvelle palette colorielle riche et harmonieuse, d’un système graphique modulable et d’un univers illustratif chaleureux. L’agence The Good Design continue d’accompagner France Travail dans le déploiement de sa nouvelle identité sur l’ensemble de ses points de contact, mais également dans la création de sa marque fille à destination des entreprises : France Travail Pro.

Undiz confie la création de snack content à Matter Paris

L’agence social media Matter continue d’élargir son portefeuille de clients avec cette nouvelle collaboration avec Undiz, la marque française de lingerie connue pour ses collections modernes et audacieuses. Dans le cadre de ce partenariat, Matter accompagne Undiz sur la création de contenus capsules social media & magasins mettant en valeur la nouvelle direction artistique “Cool Lingerie” d’Undiz. Ce concept allie fraîcheur et inclusivité, en s’adressant à une jeune génération en quête de confort et de créativité, sans compromis sur le style. Du motion design aux vidéos lifestyle, chaque contenu raconte l’histoire de cette nouvelle ère pour Undiz.

New Balance dévoile un maillot spécial et une collection textile pour célébrer le 80ème anniversaire du LOSC

New Balance dévoile une collection anniversaire comprenant un maillot, du textile lifestyle et une 327 pour les 80 ans du club lillois, le LOSC. Le LOSC Lille arborera ce maillot spécial lors d’un prochain match contre le Stade Rennais FC, devant les fervents supporters des Dogues. Pour que l’anniversaire puisse être célébré par les fans, aussi bien sur le terrain qu’en dehors, New Balance et le LOSC ont lancé une collection lifestyle, comprenant une paire de 327 en édition spéciale, deux modèles de sweat-shirts à capuche, un t-shirt, un pantalon et une veste.

TF1 PUB facilite l’achat média en TV Segmentée avec le lancement d’e-TVS

TF1 PUB, la régie publicitaire du Groupe TF1, simplifie l’élaboration des campagnes en TV segmentée pour ses clients grâce au lancement de la fonctionnalité eTVS au sein de La Box. Cette solution intuitive permet aux annonceurs et aux agences de construire plus efficacement leurs campagnes. Avec plus de 7,9 millions de foyers éligibles aujourd’hui à la TV segmentée en France, soit 17,4 millions de profils, elle offre aujourd’hui un très large bassin d’audience tout en permettant de cibler précisément les consommateurs en fonction de critères géolocalisés et socio-démographiques maximisant ainsi la pertinence des messages publicitaires.

65%

65% des Français jugent les affichages digitaux/écrans en magasins ainsi que les opérations événementielles en magasin plutôt adaptés pour communiquer sur les engagements d’une marque

Source : Etude Sustainable Brands 2024

G. VASSEL (Parc Astérix) : «Nous avons augmenté la part des visiteurs étrangers de 2 points, passant de 15% à 17% »

Après avoir battu son record de fréquentation cet été, le parc Astérix se concentre désormais sur Noël. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer l’actualité du parc Astérix avec son Directeur Général Adjoint Marketing et Ventes, Guy VASSEL. 

MEDIACOM’ L’été 2024 a été marqué par les Jeux de Paris 2024. Quel bilan tirez-vous de la période estivale ? 

Guy VASSEL La période estivale a été plutôt bonne pour le parc Astérix. Nous étions un peu inquiets au début du mois de juillet en raison de la météo, mais les indicateurs ont été très bons lors de la 2ème semaine des JO, au début du mois d’août. Nous avons augmenté la part des visiteurs étrangers de 2 points, passant de 15% à 17%. Au final, nous avons battu notre record de fréquentation sur l’année avec 2.842.000 visiteurs. 

MEDIACOM’ Comment a évolué votre offre «Peur sur le parc» ? 

Guy VASSEL Cette année encore, nous étoffons notre offre «Peur sur le parc» avec une nouvelle maison hantée, «Les enfers de Pompéï». La période d’Halloween est un succès pour le parc. Nous avons de la chance car pendant cette période la météo est très agréable. Surprendre nos visiteurs est un défi plaisant à relever. Plus de 700 personnes sont mobilisées pour répondre à la demande. 

MEDIACOM’ Et il faut déjà penser à la période de Noël …

Guy VASSEL Penser et la préparer ! En moins d’une semaine, nous devons retravailler le parc pour installer l’ambiance de Noël. Le parc se transforme totalement pour proposer une nouvelle saison hivernale. Pendant cette période, nous fermons nos attractions à eaux, et les transformons. Par exemple, dans la file d’attente de l’attraction «Romus et Rapidus», nous avons installé un parcours de Noël illuminé : «Les jardins merveilleux du Père Noël». Nouveauté cette année avec «Les glissades d’Obélix», une descente en bouée, à l’instar d’une piste de luge. 

MEDIACOM’ Comment va évoluer le parc Astérix ? 

Guy VASSEL Nous travaillons sur la conception d’une nouvelle attraction familiale : «Cétautomatix», une montagne russe qui va permettre aux enfants et aux parents de profiter ensemble ! Cette attraction sera présentée aux visiteurs au printemps 2025. Les travaux avancent bien. 

MEDIACOM’ Avez-vous l’objectif de battre votre dernier record de fréquentation ? 

Guy VASSEL Toujours ! L’objectif de l’année prochaine est de dépasser notre dernier record de fréquentation. Outre la nouvelle attraction, nous rajoutons des spectacles et des nouveautés à proposer à nos visiteurs. Étape par étape, nous espérons atteindre la barre des 3.000.000 de visiteurs annuels. Mais, nous dépendons de la météo qui est un élément que nous ne pouvons pas maîtriser. 

MEDIACOM’ Les usages des visiteurs ont évolué. Comment avez-vous adapté vos process ? 

Guy VASSEL L’acte d’achat est de plus en plus digital. De plus en plus, nos visiteurs prévoient leur visite via notre application. Cette dernière est un vrai compagnon de voyage : nos clients peuvent établir leur parcours, choisir leurs attractions suivant le profil des enfants, mais aussi de nombreux services comme la commande de la restauration, mais également la possibilité de retrouver sa voiture sur le parking ! Tous nos services évoluent pour suivre les usages des visiteurs, même si le contact direct entre le personnel et nos clients reste primordial. 

E. ROUGANNE (iProspect France) : «La résilience au changement n’est pas dans notre nature»

En raison des évolutions structurelles du marché, iProspect France a déployé un nouveau modèle d’entreprise avec une dynamique inédite autour de plusieurs mutations. L’occasion pour mediacom’ d’évoquer ces évolutions avec Emilie ROUGANNE, Directrice Générale d’iProspect France.

MEDIACOM Quelle est l’expertise de l’agence iProspect France ? 

Emilie ROUGANNE Chez iProspect, nous proposons une suite complète de services conçus pour générer une croissance percutante. Notre expertise couvre la narration personnalisée, l’optimisation créative dynamique, la conception d’expériences complètes et la mesure avancée en temps réel. En tirant parti d’une technologie de pointe et d’informations approfondies sur les données, nous veillons à ce que votre marque trouve un écho auprès du public sur tous les points de contact. Notre approche intègre la créativité et la performance, vous permettant ainsi de vous connecter de manière significative, de vous engager de manière authentique et de parvenir à un succès commercial durable dans un monde multiplateforme. iProspect rassemble plus de 8.000 experts des médias et de la performance répartis dans 93 pays. 

MEDIACOM Quel regard portez-vous sur l’évolution du marché ? 

Emilie ROUGANNE Depuis un certain nombre d’années, l’agence média fait face à une dynamique inédite de mutations protéiformes et continues. Précarisé par une révolution du marché, son modèle a dû faire face à la démultiplication fulgurante de concurrents plus ou moins directs. Plus encore, à cette fragmentation du marché, s’agrège une fragmentation des audiences, des parcours et, plus globalement, des médias : évolution constante des comportements des consommateurs, multiplication des normes de régulation (SMA, DMA…) et de protection (RGPD, fin des cookies tiers), avancées technologiques et médiatiques continues (IA…). 

MEDIACOM Face à ces changements, comment l’agence média dans son organisation peut-elle rester compétitive ? 

Emilie ROUGANNE Pour rester compétitive, l’agence média doit en outre poursuivre sa diversification vers toujours plus de valeurs, afin de viser une recommandation holistique et totale qui dépasse son mandat initial : créativité, mesure, CXM, innovation/expérimentation de méthodologies sur des opportunités communicationnelles émergentes… Enfin, dans le cadre d’une approche tech et data durable, l’IA et la RSE doivent moins être appréhendées comme des variables d’ajustement silotées que comme des leviers de transformation permanents, hybrides et transverses au service de la croissance harmonieuse des annonceurs. 

MEDIACOM Chez iProspect, quels sont les leviers activés pour suivre ces évolutions du marché ? 

Emilie ROUGANNE Chez iProspect, nous évoluons avec le marché en étant en connexion totale avec les régies, en lien avec elles. À noter que nous avons aussi une cellule d’innovation avec pour objectif de détecter les tendances du marché, se connecter avec des techs et start-ups pour les développer ensuite. Face aux marchés, nous sommes obligés de nous réinventer. C’est sous l’égide de ces piliers – agilité, hybridation et désilotage – que les agences médias doivent sceller leur immunité structurelle et opérationnelle face aux mutations actuelles. 

MEDIACOM Fort de ce changement, comment accompagnez-vous vos équipes ? 

Emilie ROUGANNE Les nouvelles petites organisations de l’entreprise viennent enrichir notre organisation structurelle. C’est en rassemblant les talents et les équipes que nous pouvons avancer. De ce fait, chez iProspect, la résilience au changement n’existe pas. Parmi nos équipes, ceux qui adorent cette évolution et cet état d’esprit restent avec beaucoup de loyauté. Pour ceux dont la résiliance au changement est plus critique pour leur bien-être, ils quittent l’entreprise. Nous ne sommes pas très gros, donc nous avons cette capacité à nous adapter rapidement et à tester de nouveaux process. 

MEDIACOM Comment évoluent vos convictions de société à mission ? 

Emilie ROUGANNE Concernant les convictions de société à mission, mon recul n’est que de 18 mois. Néanmoins, nous avons déjà des marqueurs forts. Premièrement, nos clients intègrent systématiquement la notion de RSE dans les briefs. Deuxièmement, nous avons des outils déployés pour calculer l’empreinte carbone, encoder de manière green les publicités… Nous devons apporter des preuves, mais aussi apporter des réponses concrètes aux problématiques de nos clients. Nos clients sont sensibilisés à ces sujets, car nos talents le sont aussi !