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Rodolphe BOUIN (Futuroscope) : «De 90 millions d’euros de chiffre d’affaires avant le Covid à 160 millions en 2025»

Après un nouveau cap symbolique franchi en 2025, le Futuroscope a lancé sa 39ème saison avec de nouvelles innovations. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la feuille de route du parc avec Rodolphe BOUIN, Président du Directoire du Futuroscope. 

MEDIACOM’ Pour 2026, comment évolue l’offre proposée par le Futuroscope ? 

Rodolphe BOUIN Le Futuroscope dévoile quatre nouveautés d’envergure intermédiaire pour la saison 2026. «La Serre des Mondes» investit ainsi le Pavillon 360°, l’un des bâtiments historiques du parc. Conçu avec Moment Factory, partenaire déjà mobilisé pour l’Aquascope, ce parcours déambulatoire propose une immersion à travers quatre salles interactives dédiées à un univers végétal onirique, où chaque visiteur devient acteur de l’expérience. L’Omnimax, ouvert de manière intermittente ces dernières années, sera quant à lui accessible toute la saison avec «T-Rex», un film d’une vingtaine de minutes consacré au plus célèbre des dinosaures. Enfin, le Campus Numeria, destiné aux publics scolaires, ainsi que «Pulse, l’odyssée électrique», un espace ludo-éducatif consacré aux énergies de demain, ouvriront leurs portes dans les prochaines semaines. 

MEDIACOM’ L’équilibre entre sensation et pédagogie par l’image est-il de plus en plus complexe? 

Rodolphe BOUIN Cette dualité fait partie de l’ADN du Futuroscope depuis ses origines. C’est un enjeu structurant car nous devons proposer une offre familiale capable de répondre à des attentes très diverses. Notre marque de fabrique réside dans la richesse et la diversité des expériences proposées. Nous veillons à évoluer avec notre époque, en intégrant les retours de nos visiteurs afin d’adapter en permanence notre offre. 

MEDIACOM’ Vos attractions sont souvent récompensées…Quel est l’impact pour le Futuroscope? 

Rodolphe BOUIN Il est difficile de mesurer l’impact direct de ces distinctions auprès du grand public. En revanche, pour l’image du Futuroscope, elles sont essentielles. Ces dernières années, plusieurs de nos nouveautés ont été primées, notamment «Chasseurs de tornades» et «Aquascope», qui ont reçu les plus hautes distinctions internationales du secteur, souvent considérées comme les «Oscars» de la profession. Ces prix valorisent l’innovation et l’audace. Il est important de rappeler que nous n’achetons aucune expérience sur catalogue : toutes nos attractions sont co-construites avec nos partenaires. Cette approche sur mesure constitue l’un de nos principaux atouts. 

MEDIACOM’ 2025 a été une très belle année pour le Futuroscope avec près de 2,6 millions de visiteurs. Pensez-vous dépasser ce chiffre en 2026 ? 

Rodolphe BOUIN C’est une excellente question, et je n’ai pas la réponse définitive. En 2025, nous avons franchi un cap majeur : notre chiffre d’affaires est passé de 90 millions d’euros avant la crise sanitaire à 160 millions d’euros. Les effectifs ont progressé de 50%, tout comme le volume de nuitées générées sur le territoire. Il faut être ambitieux, mais rester raisonnable. Mon objectif est de consolider ce modèle en 2026 et 2027, avant d’envisager un nouveau palier en 2028, notamment grâce à un allongement des durées de séjour. 

MEDIACOM’ Les visiteurs consomment-ils désormais plus qu’avant ? 

Rodolphe BOUIN Notre stratégie est constante : attirer des visiteurs venant de plus loin et les inciter à prolonger leur séjour. L’ouverture de l’Aquascope a clairement accéléré cette dynamique. Avant la création de cette zone, seuls 6% de nos visiteurs restaient trois jours. Ils sont désormais 20%. Nous observons également une progression significative du marché international, avec 25% de visiteurs étrangers en 2025. Pour accompagner cette évolution, nous travaillons notamment avec la SNCF. Nous avons acquis des rames de train afin de proposer des offres packagées intégrant transport, accès au parc et hébergement. Deux rames ont été achetées en 2024, sept en 2025, et nous devrions en exploiter douze en 2026. 

MEDIACOM’ Travaillez-vous déjà sur la saison 2027 qui marquera les 40 ans du Futuroscope ? 

Rodolphe BOUIN Nous préparons effectivement les 40 ans du Futuroscope. Il est encore trop tôt pour en dévoiler les contours, mais nous mettrons tout en oeuvre pour célébrer cet anniversaire de manière ambitieuse et à la hauteur de l’histoire du parc. 

SQLI acquiert Station10

SQLI, leader européen de l’expérience client et de la transformation digitale, annonce l’acquisition de Station10, spécialiste londonien de la data et de l’IA. SQLI renforce ainsi ses expertises en analytics avancés, data engineering et customer intelligence au service de ses offres CX, commerce et contenu. Cette acquisition s’inscrit dans la continuité de deux années de collaboration entre les deux entreprises, reflétant le rôle croissant des plateformes de données, de l’IA et de la mesure en temps réel dans les programmes CX et commerce de grande ampleur.

Havas renforce son pôle de marketing expérientiel, Havas Play, en Allemagne avec l’acquisition de Styleheads

Havas annonce l’acquisition de l’agence berlinoise Styleheads, référence reconnue pour son expertise en marketing culturel, en relations créateurs et en activations en direct. Styleheads rejoint Havas Media Network en Allemagne et viendra renforcer les capacités du réseau mondial Havas Play. Cette intégration vient soutenir davantage la mission d’Havas Play : concevoir des contenus et des expériences qui connectent les marques et les audiences autour des passions qui les animent, la musique, le sport, le gaming, la mode et le lifestyle. Dans le cadre de cette opération, Havas Play et Styleheads seront réunies sous une direction unique, confiée à Eike Faecks, Managing Director de Styleheads. Il prendra la responsabilité stratégique et opérationnelle d’Havas Play sur l’ensemble des implantations allemandes, avec pour objectif d’unifier l’expertise du Groupe autour d’une vision commune, en matière d’activations, de créateurs et de marketing culturel.

La Kings League revient en France avec Crédit Agricole

La Kings League est de retour en France. Après un premier split qui a marqué un tournant dans le paysage du divertissement sportif français, la compétition créée par Gérard Piqué revient le 22 mars prochain sous une nouvelle dénomination : Kings League Crédit Agricole France. Aux côtés de Crédit Agricole, la ligue ouvre un nouveau chapitre sur le marché français, après une première saison qui a servi de véritable lancement et une Kings World Cup Clubs organisée à Paris, un événement qui a dépassé toutes les attentes et confirmé l’impact du format auprès du public français.

COPYTOP fête ses 50 ans

En 2026, COPYTOP fête ses 50 ans. Un demi-siècle d’existence dans un secteur que beaucoup annonçaient fragilisé par le tout-digital. Pour célébrer cet anniversaire, COPYTOP lance son année de festivités avec une campagne de communication nationale articulée autour d’un symbole fort : le lien humain. Pendant deux mois, es agences du réseau seront habillées aux couleurs des 50 ans, et une campagne digitale sera diffusée auprès des clients et partenaires. Cette campagne vise à mettre en lumière ce qui constitue le socle du « modèle COPYTOP » depuis cinq décennies et pour les années à venir : la confiance.

Reelevant lance son club The R Society

La société Reelevant, martech française spécialisée dans la personnalisation marketing en temps réel, annonce le lancement de The R Society, un programme d’engagement dédié à ses clients, prospects et partenaires. Il n’est question ni de remises, ni de transactions, ni de volume d’achat. The R Society repose sur une conviction simple : la valeur d’une relation ne se mesure pas à ce qu’un client dépense, mais à ce qu’il contribue à construire. Depuis sa création, Reelevant accompagne des marques telles que Carrefour, Decathlon, Sephora ou Leroy Merlin dans la personnalisation de leur marketing, en générant des contenus en temps réel, selon les comportements et interactions de chaque client, et sur l’ensemble des points de contact digitaux (CRM).

Garnier dévoile son premier film de marque avec Gisele Bündchen

Garnier ouvre un nouveau chapitre de son histoire. La marque y dévoile une nouvelle plateforme et une égérie mondiale, Gisele Bündchen, tout en réaffirmant son approche High-Tech Nature. Accompagné de son agence Publicis Conseil, Garnier dévoile un nouveau film de marque. Réalisé par Prodigious et Iconoclast, le film adopte un format original et s’appuie sur une narration simple et authentique. À l’ère des clips de 15 secondes sur les réseaux sociaux et d’attention fugace, « The Signature » est l’invitation de Garnier à une forme de média « self-care ». Il ne s’agit pas d’une promotion de produit, mais d’une déclaration forte de l’identité de la marque.

Le géant du jouet Lego poursuit sa croissance et bat un nouveau record

Le numéro un mondial du jouet, le danois Lego, a annoncé mardi des ventes et des bénéfices record pour son exercice 2025, une année «fantastique», selon son patron, malgré un environnement instable. 

Le groupe a dégagé l’an passé un bénéfice net en hausse de 21%, à 16,71 milliards de couronnes (2,22 milliards d’euros), le plus important jamais enregistré. Son chiffre d’affaires a bondi de 12% à 83,53 milliards de couronnes (11,18 milliards d’euros). «Je ne dirais pas que la volatilité et tout ce qui se passe (dans le monde, ndlr) n’a aucun impact sur nous, mais je pense que nous avons une dynamique telle que nous gagnons des parts de marché d’une manière qui nous permet de croître malgré tout», a dit le directeur général de Lego, Niels Christiansen. «Si les prix du pétrole augmentent, il est probable que le coût de nos matières premières augmente aussi; quand les consommateurs deviennent nerveux, ils ont tendance à être un peu plus réticents à dépenser ou à dépenser un peu plus lentement», reconnaît-il. Mais «au fond, ça ne change rien: si vous réussissez à gagner des parts de marché, vous pouvez en quelque sorte compenser certains de ces effets négatifs». Ses ventes au consommateur (hors licences, etc.) ont augmenté de 16% sur l’ensemble des marchés, même en Chine, où le groupe renoue avec la croissance après des années d’investissement. En 2025, le marché du jouet a connu une croissance de 7%, a relevé le groupe dans son rapport annuel. «Si l’on regarde le secteur du jouet sur les trois dernières années (…) il est en gros resté stable dans le temps. Et même s’il est resté stable, nous avons enregistré une croissance à deux chiffres chaque année», a dit M. Christiansen, qui table sur une croissance à un chiffre, «dans le haut de la fourchette» pour 2026. 

La «brique intelligente» : Selon lui, la recette du succès de Lego, entreprise familiale non cotée, consiste à combiner innovation et optimisation de sa production, à travers ses six usines. «Nous produisons au plus près des marchés et des consommateurs. Nous pouvons fabriquer très tard dans le processus, ce qui nous permet de savoir ce qui est réellement très demandé et ce qui fonctionne bien», a expliqué M. Christiansen. Lego, dont le nom est une contraction du danois «joue bien» («leg godt»), mise aussi sur les partenariats – comme avec Pokemon ou la FIFA – et l’innovation technologique pour séduire les consommateurs. «Pour nous, en tant que marque, il est important d’être présents dans toutes les passions qui sont pertinentes», a insisté le patron du géant de la brique en plastique. Le groupe a récemment sorti la brique intelligente (Lego Smart Brick), après sept ans de travail et 20 brevets. Connectée, elle anime toute construction dans laquelle elle est insérée. «Il y a eu l’époque où il n’y avait que des briques carrées, puis sont arrivées toutes sortes de formes, puis les mini figures, puis les moteurs et les mouvements. À chaque fois, cela a ajouté un nouveau niveau de modularité au système et permis de faire davantage de choses», rappelle M. Christiansen. Le portefeuille du fabricant danois, dont le siège se trouve à Billund, au centre du Danemark, compte actuellement 860 produits, dont la moitié sont nouveaux. Ils sont disponibles en ligne et dans les 1.112 magasins du groupe à travers le monde. 

Hermès plonge la Fashion Week dans une forêt crépusculaire, Celine célèbre l’allure parisienne

Hermès a proposé samedi des looks mystérieux et assurés lors d’une balade en forêt crépusculaire, dans les odeurs d’humus et de mousse, au sixième jour de la Semaine de la mode féminine automne/hiver 2026 à Paris, tandis que Celine a célébré la Parisienne. 

Nadège Vanhée-Cybulski, à la tête de la ligne féminine d’Hermès depuis 2014, avait convié ses hôtes dans les locaux de la Garde républicaine, dans le Marais, parés d’un tapis de mousse et de lichen, sous un ciel étoilé. Intitulée «Entre chien et loup», la collection s’inspire de ce moment en fin de journée, en forêt, où l’ombre des arbres prennent des allures mystérieuses. Elles sont ici traversées par des promeneuses en cuissardes à talons plats et pantalons jodhpurs. La femme Hermès «s’avance et réveille un monde invisible, telle Hécate, la déesse à la torche illuminant les ténèbres: d’un pas délié, elle habite l’instant et traverse l’espace», a écrit la styliste dans sa note d’intention, distribuée à l’occasion du défilé. Prônant une «sensualité savamment harnachée mais jamais entravée», Hermès habille ses mannequins de combinaisons en cuir, de robes courtes zippées sur le devant, de manteaux à cols en mouton toscan, mais aussi de cyclistes sous des vestes à poches plaquées sur la poitrine. Dans des couleurs allant du jaune soufre au bordeaux, en passant par le vert forêt, pour une allure décidée. 

Parisienne : Chez Celine, qui avait choisi de présenter sa ligne au sein de l’Institut de France, en bord de Seine, Michael Rider, directeur artistique depuis un peu plus d’un an de cette maison créée en 1945 et propriété de LVMH, a fait l’éloge de la Parisienne. Dans un communiqué, le styliste américain, qui a succédé à Hedi Slimane, a dit s’être inspiré des «personnes 

qui ont du style et portent de beaux vêtements de façon personnelle», car, selon lui, «une allure peut changer la journée, changer notre démarche et ce que l’on ressent». Celine propose un vestiaire élégant, sophistiqué, sans négliger le confort, pour pouvoir arpenter les pavés de la capitale, avec des derbies ou des escarpins à petit talon. Pour le soir, le créateur propose un total look noir, du chapeau d’inspiration andalouse au col roulé, jusqu’aux bottes et au sac à main. En soirée, Pierpaolo Piccioli a dévoilé pour Balenciaga une ligne hommes et femmes dans un immeuble des Champs-Élysées, intitulée «Clair-obscur», où le noir prédominait, agrémenté de touches de couleur – fuchsia, rouge, vert, et de photos de visages sur certains vêtements. Inspiré par la série «Euphoria», dont le set dévoilait des images de la prochaine saison, le styliste italien a marié robes drapées au tombé fluide à des bombers en cuir courts sur leggings. La Fashion Week parisienne se poursuivra dimanche avec notamment les défilés de Lacoste, Jean-Paul Gaultier et McQueen. 

Fnac Darty : le conseil d’administraion émet un avis favorbale à l’OPA lancé par Daniel Kretinsky

Le conseil d’administration de Fnac Darty a émis un «avis favorable et unanime» sur le projet d’offre publique d’achat (OPA) lancé en janvier par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en vue d’une prise de contrôle majoritaire du groupe français, a annoncé ce dernier mardi. Les membres du conseil d’administration du spécialiste de l’électronique et des produits culturels «considèrent que l’offre est conforme aux intérêts de Fnac Darty, de ses actionnaires et de ses salariés», selon un communiqué. L’OPA, qui doit encore être approuvée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), «devrait être clôturée au cours du second semestre 2026». M. Kretinsky est déjà le principal actionnaire de Fnac Darty, à hauteur de 28,5% du capital. Avec cette OPA, il compte franchir le seuil de 50%. Déposée auprès de l’AMF, l’offre de la société EP Group, contrôlée par M.Kretinsky, propose un prix de 36 euros par action, valorisant l’entreprise àplus d’un milliard d’euros. Le milliardaire s’engage ainsi à racheter jusqu’à 20.642.133 actions en circulation, un nombre qui pourra atteindre 21.734. 515, «en cas d’émission d’actions nouvelles pendant la période d’offre», selon l’avis de l’AMF publié mardi. M. Kretinsky s’engage aussi à acquérir les 564.098 obligations convertibles et/ou échangeables en actions (dites «Océanes») de Fnac Darty, au prix unitaire de 81,12 euros. Dévoilée fin janvier, l’offre, qui n’entraînera pas de retrait de la Bourse, avait déjà reçu un accueil favorable des administrateurs, qui se sont réunis lundi pour rendre leur avis, aidés d’un rapport d’expertise confirmant son «caractère équitable», selon le communiqué. En prenant la majorité de Fnac Darty, M. Kretinsky empêcherait de facto le géant chinois du commerce en ligne JD.com d’obtenir davantage de poids dans les décisions de l’entreprise. JD.com est en train d’acquérir le distributeur allemand Ceconomy, qui détient lui-même plus de 20% du capital de Fnac Darty, ce qui confère au groupe chinois de manière indirecte la place de deuxième actionnaire de l’entreprise française. Fnac Darty est tombé dans le rouge en 2025, subissant une perte nette de 146 millions d’euros liée aux difficultés de Nature et Découvertes, qu’il cherche à vendre, et à des dépréciations comptables. Son chiffre d’affaires a grimpé de 25% à 10,3 milliards d’euros du fait de l’intégration de l’italien Unieuro, racheté fin 2024. Hors effets de change et à nombre de magasins comparable, ses ventes ont été quasiment stables (+0,7%).

Rodolphe BOUIN (Futuroscope) : «De 90 millions d’euros de chiffre d’affaires avant le Covid à 160 millions en 2025»

Après un nouveau cap symbolique franchi en 2025, le Futuroscope a lancé sa 39ème saison avec de nouvelles innovations. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer la feuille de route du parc avec Rodolphe BOUIN, Président du Directoire du Futuroscope. 

MEDIACOM’ Pour 2026, comment évolue l’offre proposée par le Futuroscope ? 

Rodolphe BOUIN Le Futuroscope dévoile quatre nouveautés d’envergure intermédiaire pour la saison 2026. «La Serre des Mondes» investit ainsi le Pavillon 360°, l’un des bâtiments historiques du parc. Conçu avec Moment Factory, partenaire déjà mobilisé pour l’Aquascope, ce parcours déambulatoire propose une immersion à travers quatre salles interactives dédiées à un univers végétal onirique, où chaque visiteur devient acteur de l’expérience. L’Omnimax, ouvert de manière intermittente ces dernières années, sera quant à lui accessible toute la saison avec «T-Rex», un film d’une vingtaine de minutes consacré au plus célèbre des dinosaures. Enfin, le Campus Numeria, destiné aux publics scolaires, ainsi que «Pulse, l’odyssée électrique», un espace ludo-éducatif consacré aux énergies de demain, ouvriront leurs portes dans les prochaines semaines. 

MEDIACOM’ L’équilibre entre sensation et pédagogie par l’image est-il de plus en plus complexe? 

Rodolphe BOUIN Cette dualité fait partie de l’ADN du Futuroscope depuis ses origines. C’est un enjeu structurant car nous devons proposer une offre familiale capable de répondre à des attentes très diverses. Notre marque de fabrique réside dans la richesse et la diversité des expériences proposées. Nous veillons à évoluer avec notre époque, en intégrant les retours de nos visiteurs afin d’adapter en permanence notre offre. 

MEDIACOM’ Vos attractions sont souvent récompensées…Quel est l’impact pour le Futuroscope? 

Rodolphe BOUIN Il est difficile de mesurer l’impact direct de ces distinctions auprès du grand public. En revanche, pour l’image du Futuroscope, elles sont essentielles. Ces dernières années, plusieurs de nos nouveautés ont été primées, notamment «Chasseurs de tornades» et «Aquascope», qui ont reçu les plus hautes distinctions internationales du secteur, souvent considérées comme les «Oscars» de la profession. Ces prix valorisent l’innovation et l’audace. Il est important de rappeler que nous n’achetons aucune expérience sur catalogue : toutes nos attractions sont co-construites avec nos partenaires. Cette approche sur mesure constitue l’un de nos principaux atouts. 

MEDIACOM’ 2025 a été une très belle année pour le Futuroscope avec près de 2,6 millions de visiteurs. Pensez-vous dépasser ce chiffre en 2026 ? 

Rodolphe BOUIN C’est une excellente question, et je n’ai pas la réponse définitive. En 2025, nous avons franchi un cap majeur : notre chiffre d’affaires est passé de 90 millions d’euros avant la crise sanitaire à 160 millions d’euros. Les effectifs ont progressé de 50%, tout comme le volume de nuitées générées sur le territoire. Il faut être ambitieux, mais rester raisonnable. Mon objectif est de consolider ce modèle en 2026 et 2027, avant d’envisager un nouveau palier en 2028, notamment grâce à un allongement des durées de séjour. 

MEDIACOM’ Les visiteurs consomment-ils désormais plus qu’avant ? 

Rodolphe BOUIN Notre stratégie est constante : attirer des visiteurs venant de plus loin et les inciter à prolonger leur séjour. L’ouverture de l’Aquascope a clairement accéléré cette dynamique. Avant la création de cette zone, seuls 6% de nos visiteurs restaient trois jours. Ils sont désormais 20%. Nous observons également une progression significative du marché international, avec 25% de visiteurs étrangers en 2025. Pour accompagner cette évolution, nous travaillons notamment avec la SNCF. Nous avons acquis des rames de train afin de proposer des offres packagées intégrant transport, accès au parc et hébergement. Deux rames ont été achetées en 2024, sept en 2025, et nous devrions en exploiter douze en 2026. 

MEDIACOM’ Travaillez-vous déjà sur la saison 2027 qui marquera les 40 ans du Futuroscope ? 

Rodolphe BOUIN Nous préparons effectivement les 40 ans du Futuroscope. Il est encore trop tôt pour en dévoiler les contours, mais nous mettrons tout en oeuvre pour célébrer cet anniversaire de manière ambitieuse et à la hauteur de l’histoire du parc. 

SQLI acquiert Station10

SQLI, leader européen de l’expérience client et de la transformation digitale, annonce l’acquisition de Station10, spécialiste londonien de la data et de l’IA. SQLI renforce ainsi ses expertises en analytics avancés, data engineering et customer intelligence au service de ses offres CX, commerce et contenu. Cette acquisition s’inscrit dans la continuité de deux années de collaboration entre les deux entreprises, reflétant le rôle croissant des plateformes de données, de l’IA et de la mesure en temps réel dans les programmes CX et commerce de grande ampleur.

Havas renforce son pôle de marketing expérientiel, Havas Play, en Allemagne avec l’acquisition de Styleheads

Havas annonce l’acquisition de l’agence berlinoise Styleheads, référence reconnue pour son expertise en marketing culturel, en relations créateurs et en activations en direct. Styleheads rejoint Havas Media Network en Allemagne et viendra renforcer les capacités du réseau mondial Havas Play. Cette intégration vient soutenir davantage la mission d’Havas Play : concevoir des contenus et des expériences qui connectent les marques et les audiences autour des passions qui les animent, la musique, le sport, le gaming, la mode et le lifestyle. Dans le cadre de cette opération, Havas Play et Styleheads seront réunies sous une direction unique, confiée à Eike Faecks, Managing Director de Styleheads. Il prendra la responsabilité stratégique et opérationnelle d’Havas Play sur l’ensemble des implantations allemandes, avec pour objectif d’unifier l’expertise du Groupe autour d’une vision commune, en matière d’activations, de créateurs et de marketing culturel.

La Kings League revient en France avec Crédit Agricole

La Kings League est de retour en France. Après un premier split qui a marqué un tournant dans le paysage du divertissement sportif français, la compétition créée par Gérard Piqué revient le 22 mars prochain sous une nouvelle dénomination : Kings League Crédit Agricole France. Aux côtés de Crédit Agricole, la ligue ouvre un nouveau chapitre sur le marché français, après une première saison qui a servi de véritable lancement et une Kings World Cup Clubs organisée à Paris, un événement qui a dépassé toutes les attentes et confirmé l’impact du format auprès du public français.

COPYTOP fête ses 50 ans

En 2026, COPYTOP fête ses 50 ans. Un demi-siècle d’existence dans un secteur que beaucoup annonçaient fragilisé par le tout-digital. Pour célébrer cet anniversaire, COPYTOP lance son année de festivités avec une campagne de communication nationale articulée autour d’un symbole fort : le lien humain. Pendant deux mois, es agences du réseau seront habillées aux couleurs des 50 ans, et une campagne digitale sera diffusée auprès des clients et partenaires. Cette campagne vise à mettre en lumière ce qui constitue le socle du « modèle COPYTOP » depuis cinq décennies et pour les années à venir : la confiance.

Reelevant lance son club The R Society

La société Reelevant, martech française spécialisée dans la personnalisation marketing en temps réel, annonce le lancement de The R Society, un programme d’engagement dédié à ses clients, prospects et partenaires. Il n’est question ni de remises, ni de transactions, ni de volume d’achat. The R Society repose sur une conviction simple : la valeur d’une relation ne se mesure pas à ce qu’un client dépense, mais à ce qu’il contribue à construire. Depuis sa création, Reelevant accompagne des marques telles que Carrefour, Decathlon, Sephora ou Leroy Merlin dans la personnalisation de leur marketing, en générant des contenus en temps réel, selon les comportements et interactions de chaque client, et sur l’ensemble des points de contact digitaux (CRM).

Garnier dévoile son premier film de marque avec Gisele Bündchen

Garnier ouvre un nouveau chapitre de son histoire. La marque y dévoile une nouvelle plateforme et une égérie mondiale, Gisele Bündchen, tout en réaffirmant son approche High-Tech Nature. Accompagné de son agence Publicis Conseil, Garnier dévoile un nouveau film de marque. Réalisé par Prodigious et Iconoclast, le film adopte un format original et s’appuie sur une narration simple et authentique. À l’ère des clips de 15 secondes sur les réseaux sociaux et d’attention fugace, « The Signature » est l’invitation de Garnier à une forme de média « self-care ». Il ne s’agit pas d’une promotion de produit, mais d’une déclaration forte de l’identité de la marque.

Le géant du jouet Lego poursuit sa croissance et bat un nouveau record

Le numéro un mondial du jouet, le danois Lego, a annoncé mardi des ventes et des bénéfices record pour son exercice 2025, une année «fantastique», selon son patron, malgré un environnement instable. 

Le groupe a dégagé l’an passé un bénéfice net en hausse de 21%, à 16,71 milliards de couronnes (2,22 milliards d’euros), le plus important jamais enregistré. Son chiffre d’affaires a bondi de 12% à 83,53 milliards de couronnes (11,18 milliards d’euros). «Je ne dirais pas que la volatilité et tout ce qui se passe (dans le monde, ndlr) n’a aucun impact sur nous, mais je pense que nous avons une dynamique telle que nous gagnons des parts de marché d’une manière qui nous permet de croître malgré tout», a dit le directeur général de Lego, Niels Christiansen. «Si les prix du pétrole augmentent, il est probable que le coût de nos matières premières augmente aussi; quand les consommateurs deviennent nerveux, ils ont tendance à être un peu plus réticents à dépenser ou à dépenser un peu plus lentement», reconnaît-il. Mais «au fond, ça ne change rien: si vous réussissez à gagner des parts de marché, vous pouvez en quelque sorte compenser certains de ces effets négatifs». Ses ventes au consommateur (hors licences, etc.) ont augmenté de 16% sur l’ensemble des marchés, même en Chine, où le groupe renoue avec la croissance après des années d’investissement. En 2025, le marché du jouet a connu une croissance de 7%, a relevé le groupe dans son rapport annuel. «Si l’on regarde le secteur du jouet sur les trois dernières années (…) il est en gros resté stable dans le temps. Et même s’il est resté stable, nous avons enregistré une croissance à deux chiffres chaque année», a dit M. Christiansen, qui table sur une croissance à un chiffre, «dans le haut de la fourchette» pour 2026. 

La «brique intelligente» : Selon lui, la recette du succès de Lego, entreprise familiale non cotée, consiste à combiner innovation et optimisation de sa production, à travers ses six usines. «Nous produisons au plus près des marchés et des consommateurs. Nous pouvons fabriquer très tard dans le processus, ce qui nous permet de savoir ce qui est réellement très demandé et ce qui fonctionne bien», a expliqué M. Christiansen. Lego, dont le nom est une contraction du danois «joue bien» («leg godt»), mise aussi sur les partenariats – comme avec Pokemon ou la FIFA – et l’innovation technologique pour séduire les consommateurs. «Pour nous, en tant que marque, il est important d’être présents dans toutes les passions qui sont pertinentes», a insisté le patron du géant de la brique en plastique. Le groupe a récemment sorti la brique intelligente (Lego Smart Brick), après sept ans de travail et 20 brevets. Connectée, elle anime toute construction dans laquelle elle est insérée. «Il y a eu l’époque où il n’y avait que des briques carrées, puis sont arrivées toutes sortes de formes, puis les mini figures, puis les moteurs et les mouvements. À chaque fois, cela a ajouté un nouveau niveau de modularité au système et permis de faire davantage de choses», rappelle M. Christiansen. Le portefeuille du fabricant danois, dont le siège se trouve à Billund, au centre du Danemark, compte actuellement 860 produits, dont la moitié sont nouveaux. Ils sont disponibles en ligne et dans les 1.112 magasins du groupe à travers le monde. 

Hermès plonge la Fashion Week dans une forêt crépusculaire, Celine célèbre l’allure parisienne

Hermès a proposé samedi des looks mystérieux et assurés lors d’une balade en forêt crépusculaire, dans les odeurs d’humus et de mousse, au sixième jour de la Semaine de la mode féminine automne/hiver 2026 à Paris, tandis que Celine a célébré la Parisienne. 

Nadège Vanhée-Cybulski, à la tête de la ligne féminine d’Hermès depuis 2014, avait convié ses hôtes dans les locaux de la Garde républicaine, dans le Marais, parés d’un tapis de mousse et de lichen, sous un ciel étoilé. Intitulée «Entre chien et loup», la collection s’inspire de ce moment en fin de journée, en forêt, où l’ombre des arbres prennent des allures mystérieuses. Elles sont ici traversées par des promeneuses en cuissardes à talons plats et pantalons jodhpurs. La femme Hermès «s’avance et réveille un monde invisible, telle Hécate, la déesse à la torche illuminant les ténèbres: d’un pas délié, elle habite l’instant et traverse l’espace», a écrit la styliste dans sa note d’intention, distribuée à l’occasion du défilé. Prônant une «sensualité savamment harnachée mais jamais entravée», Hermès habille ses mannequins de combinaisons en cuir, de robes courtes zippées sur le devant, de manteaux à cols en mouton toscan, mais aussi de cyclistes sous des vestes à poches plaquées sur la poitrine. Dans des couleurs allant du jaune soufre au bordeaux, en passant par le vert forêt, pour une allure décidée. 

Parisienne : Chez Celine, qui avait choisi de présenter sa ligne au sein de l’Institut de France, en bord de Seine, Michael Rider, directeur artistique depuis un peu plus d’un an de cette maison créée en 1945 et propriété de LVMH, a fait l’éloge de la Parisienne. Dans un communiqué, le styliste américain, qui a succédé à Hedi Slimane, a dit s’être inspiré des «personnes 

qui ont du style et portent de beaux vêtements de façon personnelle», car, selon lui, «une allure peut changer la journée, changer notre démarche et ce que l’on ressent». Celine propose un vestiaire élégant, sophistiqué, sans négliger le confort, pour pouvoir arpenter les pavés de la capitale, avec des derbies ou des escarpins à petit talon. Pour le soir, le créateur propose un total look noir, du chapeau d’inspiration andalouse au col roulé, jusqu’aux bottes et au sac à main. En soirée, Pierpaolo Piccioli a dévoilé pour Balenciaga une ligne hommes et femmes dans un immeuble des Champs-Élysées, intitulée «Clair-obscur», où le noir prédominait, agrémenté de touches de couleur – fuchsia, rouge, vert, et de photos de visages sur certains vêtements. Inspiré par la série «Euphoria», dont le set dévoilait des images de la prochaine saison, le styliste italien a marié robes drapées au tombé fluide à des bombers en cuir courts sur leggings. La Fashion Week parisienne se poursuivra dimanche avec notamment les défilés de Lacoste, Jean-Paul Gaultier et McQueen. 

Fnac Darty : le conseil d’administraion émet un avis favorbale à l’OPA lancé par Daniel Kretinsky

Le conseil d’administration de Fnac Darty a émis un «avis favorable et unanime» sur le projet d’offre publique d’achat (OPA) lancé en janvier par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en vue d’une prise de contrôle majoritaire du groupe français, a annoncé ce dernier mardi. Les membres du conseil d’administration du spécialiste de l’électronique et des produits culturels «considèrent que l’offre est conforme aux intérêts de Fnac Darty, de ses actionnaires et de ses salariés», selon un communiqué. L’OPA, qui doit encore être approuvée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), «devrait être clôturée au cours du second semestre 2026». M. Kretinsky est déjà le principal actionnaire de Fnac Darty, à hauteur de 28,5% du capital. Avec cette OPA, il compte franchir le seuil de 50%. Déposée auprès de l’AMF, l’offre de la société EP Group, contrôlée par M.Kretinsky, propose un prix de 36 euros par action, valorisant l’entreprise àplus d’un milliard d’euros. Le milliardaire s’engage ainsi à racheter jusqu’à 20.642.133 actions en circulation, un nombre qui pourra atteindre 21.734. 515, «en cas d’émission d’actions nouvelles pendant la période d’offre», selon l’avis de l’AMF publié mardi. M. Kretinsky s’engage aussi à acquérir les 564.098 obligations convertibles et/ou échangeables en actions (dites «Océanes») de Fnac Darty, au prix unitaire de 81,12 euros. Dévoilée fin janvier, l’offre, qui n’entraînera pas de retrait de la Bourse, avait déjà reçu un accueil favorable des administrateurs, qui se sont réunis lundi pour rendre leur avis, aidés d’un rapport d’expertise confirmant son «caractère équitable», selon le communiqué. En prenant la majorité de Fnac Darty, M. Kretinsky empêcherait de facto le géant chinois du commerce en ligne JD.com d’obtenir davantage de poids dans les décisions de l’entreprise. JD.com est en train d’acquérir le distributeur allemand Ceconomy, qui détient lui-même plus de 20% du capital de Fnac Darty, ce qui confère au groupe chinois de manière indirecte la place de deuxième actionnaire de l’entreprise française. Fnac Darty est tombé dans le rouge en 2025, subissant une perte nette de 146 millions d’euros liée aux difficultés de Nature et Découvertes, qu’il cherche à vendre, et à des dépréciations comptables. Son chiffre d’affaires a grimpé de 25% à 10,3 milliards d’euros du fait de l’intégration de l’italien Unieuro, racheté fin 2024. Hors effets de change et à nombre de magasins comparable, ses ventes ont été quasiment stables (+0,7%).