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BYD voit son bénéfice chuter de 55% sous la pression du marché chinois

Porté par sa recherche et son expertise dans les batteries, le groupe est l’un des fleurons de l’industrie chinoise des véhicules électriques, laquelle a pris une avance technologique sur les géants occidentaux. BYD a réalisé un bénéfice net de 4,08 milliards de yuans (510 millions d’euros) sur les trois premiers mois de l’année, soit une chute de 55%, selon un communiqué de l’entreprise diffusé à la Bourse de Hong Kong. Ce résultat n’est pas une surprise. Il est conforme à la prévision médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg. Basé dans la métropole technologique de Shenzhen (sud de la Chine), BYD a également fait état d’un chiffre d’affaires au premier trimestre de 150,2 milliards de yuans (18,79 milliards d’euros), soit une baisse de 11,8% sur un an. Malgré une forte poussée à l’international, le constructeur, dont les voitures électriques se vendent de plus en plus sur les marchés occidentaux, subit en Chine une féroce concurrence qui pèse sur sa rentabilité. Des dizaines de marques locales se disputent le marché chinois à coup de technologies, d’innovations, mais aussi de ristournes, une guerre des prix qui a rogné les bénéfices du groupe. – L’Europe dans le viseur – BYD souffre également en Chine d’une consommation des ménages morose et de la disparition d’avantages à l’achat de véhicules électriques. Le constructeur avait ainsi enregistré pour l’ensemble de 2025 un bénéfice net annuel en baisse de 19%, à 32,6 milliards de yuans (4,07 milliards d’euros), selon un communiqué diffusé le mois dernier. La situation complexe en Chine pousse nombre de constructeurs chinois du secteur, dont BYD, à se tourner vers les marchés internationaux. Frappées aux États-Unis d’importants droits de douane, les voitures du groupe chinois continuent leur progression en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient ou encore en Europe. Sur le mois de mars 2026, BYD a ainsi doublé sur un an ses ventes dans l’Union européenne (UE), a indiqué la semaine dernière l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), un résultat obtenu en dépit des droits de douane de l’UE sur les voitures électriques fabriquées en Chine. – Daniel Craig ambassadeur – Le groupe chinois a également lancé début avril sur le Vieux Continent sa marque de luxe Denza. Pour marquer l’imaginaire, le groupe a choisi comme ambassadeur publicitaire l’acteur américano-britannique Daniel Craig, connu notamment pour avoir incarné James Bond au cinéma. Ces résultats de BYD sont publiés en pleine tenue du salon automobile de Pékin, le plus grand du monde, où les marques chinoises de véhicules électriques tiennent la vedette face à des géants occidentaux plus en retrait sur ce créneau. Plus de 1.400 véhicules sont exposés depuis vendredi et jusqu’au 3 mai. BYD a ravi à Tesla sa place de numéro un mondial des véhicules électriques. Le groupe chinois avait vendu l’an passé 2,26 millions d’unités, contre 1,64 million pour l’entreprise américaine, cette dernière étant notamment pénalisée par la proximité de son patron Elon Musk avec le président américain Donald 

Amazon porté par le cloud et l’IA, bénéfice en hausse de 77%

Le groupe de Seattle (nord-ouest des Etats-Unis) a aussi vu son bénéfice s’envoler après la révision de la valeur comptable de sa participation dans le fleuron de l’IA Anthropic, qui gonfle son résultat de 16,8 milliards de dollars. Le résultat net s’affiche à 30,3 milliards de dollars, en hausse de 77% sur un an. Rapporté par action, donnée la plus suivie par les investisseurs, il est de 2,78 dollars, contre 1,66 dollar selon le consensus des analystes établi par FactSet. Historiquement centré sur le commerce en ligne, Amazon a évolué pour devenir aujourd’hui le premier prestataire mondial d’informatique à distance, le fameux «cloud» indispensable au développement et à l’utilisation de l’intelligence artificielle. AWS, la filiale de «cloud», «pèse désormais 150 milliards de dollars de chiffre d’affaires en rythme annualisé», a révélé le patron d’Amazon, Andy Jassy, lors d’une conférence téléphonique. Si elle était scindée du reste du groupe fondé par Jeff Bezos, AWS figurerait, à elle seule, parmi les 50 plus grosses sociétés cotées du monde en termes de chiffre d’affaires. «Je n’ai jamais vu une technologie croître aussi vite que l’IA», a commenté Andy Jassy. Amazon vient de réaliser un joli coup en annonçant que les modèles d’OpenAI, créateur de ChatGPT, seraient désormais hébergés aussi sur la plateforme d’IA du groupe, Bedrock. Jusqu’ici, la start-up californienne était liée par un contrat d’exclusivité avec Microsoft. «L’allongement de la liste, déjà étoffée, des partenaires IA et les investissements» du groupe «visent à maintenir l’offre (d’Amazon) devant la concurrence», a décrypté Sky Canaves, analyste du cabinet Emarketer. L’entreprise avait déjà des liens privilégiés avec le grand concurrent d’OpenAI, Anthropic, qu’il a récemment renforcé en injectant 5 milliards de dollars de plus au capital, après avoir déjà investi 8 milliards précédemment. 

Nouveau géant des puces : «La croissance d’AWS (+28% sur un an) est la plus élevée depuis des années», a relevé Sky Canaves, qui a aussi souligné «l’amélioration des marges opérationnelles». La cadence adoptée par AWS (+28%) est sensiblement supérieure à celle des activités historiques d’Amazon, dont les revenus n’ont pris que 14% sur un an. Le chiffre d’affaires total du groupe est de 181,5 milliards de dollars (+17%). Pour réduire sa dépendance vis-à-vis des grands acteurs des processeurs, en particulier Nvidia, Amazon s’est lancé, depuis 2015, dans la fabrication de ses propres puces. Il a notamment mis au point la Trainium, adaptée pour le développement des modèles d’IA, et la Graviton, plus recommandée pour l’utilisation quotidienne de ces modèles, appelée inférence. A la différence de Google et son Tensor Processing Unit (TPU), Amazon ne commercialise pas ses puces et ne fait que les louer à ses clients du «cloud» AWS. «Si nos puces étaient une entreprise distincte» du reste du groupe, «elles représenteraient un chiffre d’affaires de 50 milliards de dollars en rythme annualisé», a précisé Andy Jassy, soit l’équivalent des revenus générés par l’américain Intel. 

E-commerce : DGCCRF alerte sur 75% de produits non conformes sur des plateformes étrangères

Les enquêteurs de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont analysé quelque 600 produits jugés «à risque» prélevés sur sept plateformes étrangères anonymisées, mais «parmi les plus populaires auprès des consommateurs français». 

Selon les résultats de leurs tests en laboratoire, «75% (de ces produits) se sont révélés non conformes, principalement pour des défauts d’étiquetage» et «46% des produits analysés étaient dangereux», selon un communiqué de presse. 

Ils présentaient notamment des «risques d’étouffement ou d’étranglement dus à la présence de petits éléments détachables dans des produits destinés aux enfants», mais aussi «des risques de chocs électriques et d’incendie pour des appareils électriques et électroménagers» comme des sèche-cheveux. 

Ont également été identifiés «des risques pour la santé en raison de substances chimiques présentes en quantités excessives», notamment dans les vêtements et bijoux, en contact direct avec la peau. 

Ce sont ainsi plus de 100.000 produits, dont 57.000 jouets, qui ont été retirés de la vente, a précisé la DGCCRF. 

Lors d’un brief téléphonique à la presse, la Répression des fraudes a indiqué que «des enquêtes étaient en cours» sur les sites concernés, dont elle n’a pas dévoilé l’identité. 

Ces places de marché représentent «entre 8 et 38 millions de visiteurs mensuels uniques en France», a-t-elle ensuite précisé dans un communiqué de presse. 

Selon des données obtenues, au quatrième trimestre 2025, les plateformes étrangères les plus influentes en nombre de visiteurs mensuels étaient Amazon (42 millions), Temu (23 millions), Vinted (19 millions), Shein (18 millions), AliExpress (17 millions) et Rakuten (près de 10 millions). 

Par ailleurs, le cabinet de Bercy a annoncé qu’une cellule interministérielle baptisée VigE-commerce, destinée à «surveiller et lutter contre les dérives» des plateformes de vente en ligne, s’était réunie pour la première fois mercredi dernier. 

«C’est la première fois dans l’histoire du commerce qu’on a des acteurs qui contournent à ce point les règles et les normes. L’administration était dimensionnée (pour répondre) aux risques précédents» mais pas à ces nouveaux phénomènes, a justifié le cabinet de Bercy. 

Face à la flambée du kérosène, les compagnies aériennes françaises pensent obtenir un répit fiscal

«Le gouvernement semble avoir accepté, pour les compagnies qui les demanderaient, des reports de charges sociales et fiscales pour soulager la trésorerie», a affirmé M. de Izaguirre, pour la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (Fnam). 

Ces transporteurs ont une réunion aujourd’hui avec le gouvernement, notamment les ministres de l’Économie, Roland Lescure, et des Transports, Philippe Tabarot. 

«On va lui demander – je vais lui demander de ne pas accroître la fiscalité. A priori, on avait obtenu un moratoire en 2026 parce que vous savez que le secteur aérien français ploie sous le poids des redevances, des impôts. N’en rajoutons pas», a expliqué le dirigeant, qui est également PDG de Corsair. 

M. de Izaguirre était également interrogé par RTL sur les profits exceptionnels de TotalEnergies, l’un des grands fournisseurs de kérozène, carburant dont le prix a plus que doublé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février. 

«Il y a une grande opacité sur la fixation des marges. Et c’est vrai que ce que nous avons constaté, dans cette crise-là par exemple, c’est qu’il y a une certaine décorrélation entre l’évolution du prix du Brent, qui est le pétrole brut, et du pétrole raffiné», a-t-il répondu. 

Pour le kérosène, «il y a une augmen 

tation beaucoup plus forte et beaucoup plus rapide». «Effectivement, on souhaiterait avoir une certaine transparence lors de la réunion avec Roland Lescure et Philippe Tabarot du 6 mai. 

C’est certainement une des questions que nous allons leur poser». Par ailleurs, «on va lui demander de la transparence sur les stocks de kérosène, sur la garantie en approvisionnement», a poursuivi M. de Izaguirre. 

«Avant le conflit, le pétrole représentait 25% des coûts d’une compagnie aérienne. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à 45% (…). C’est absolument gigantesque», a-t-il commenté. 

Mattel surprend les marchés avec un bénéfice inattendu au 1er trimestre

Entre janvier et mars, l’entreprise a engrangé un chiffre d’affaires de 862,2 millions de dollars (+4% sur un an) et dégagé un bénéfice net de 61 millions de dollars, contre une perte de 40,3 millions un an plus tôt. 

Le consensus des analystes de Factset anticipait respectivement 808 millions et une perte nette de 72 millions. 

Rapporté par action et à données comparables, valeur privilégiée par les marchés, le bénéfice net s’établit à 20 cents, contre une perte de 2 cents un an plus tôt et un consensus sur une perte de 21 cents. 

Dans les échanges électroniques après la fermeture de Wall Street, l’action Mattel progressait de 1,07%. 

Mattel a expliqué avoir profité d’un gain de 148 millions de dollars lié au changement de prise en compte de sa participation dans Mattel163, un studio spécialisé dans les jeux pour mobiles dont il vient d’acquérir le solde du capital. 

Le groupe d’El Segundo (Californie) en est désormais propriétaire à 100% et a évoqué le «lancement prochain de deux jeux mobiles auto-produits». 

Il a aussi évoqué la sortie mondiale dans les salles obscures le 5 juin du film «Les Maîtres de l’Univers», adaptation de la franchise du même nom. Ynon Kreiz, PDG de Mattel, s’est félicité dans le communiqué d’«un bon début d’année, avec une croissance des ventes et une demande positive des consommateurs». 

Selon lui, l’entreprise a aussi continué de progresser stratégiquement pour profiter à plein des opportunités de sa marque, «tirée par les jeux et les divertissements familiaux». «Nous constatons une accélération du chiffre d’affaires au deuxième trimestre», a-t-il relevé. 

Au premier trimestre, les ventes ont progressé de 15% à l’international mais se sont repliées de 3% en Amérique du Nord. 

A noter que les ventes ont reculé de 8% dans la catégorie Poupées, du fait principalement d’un déclin de Barbie, et de 16% dans la catégorie Petite enfance, à cause d’une désaffection pour Fisher-Price avant tout. 

A l’inverse, elles ont bondi de 17% dans les Véhicules, profitant surtout du succès de Hot Wheels, et de 21% dans les Figurines et jeux, grâce à la réussite de plusieurs produits. 

Le groupe a confirmé ses prévisions ajustées pour l’ensemble de l’année, adaptant simplement certaines à son nouveau périmètre: le bénéfice net par action est attendu entre 1,27 et 1,39 dollar et le bénéfice opérationnel entre 580 et 630 millions. 

TGV : Italo veut bousculer Deutsche Bahn sur ses lignes stratégiques

Italo vise notamment les corridors les plus fréquentés d’Allemagne, soit Munich, Cologne, Dortmund et Munich, Berlin, Hambourg, avec une cinquantaine de liaisons quotidiennes, a indiqué le directeur général d’Italo, Gianbattista La Rocca, dans le journal économique Il Sole 24 Ore. 

Depuis sa fondation en 2006, Italo a déjà brisé le monopole de Trenitalia en Italie, où ses 51 trains relient 51 villes, transportant 25 millions de passagers en 2025. 

En Allemagne, seul le groupe Flix, connu pour ses Flixbus, s’est lancé avec des trains à bas coûts face à l’opérateur allemand Deutsche Bahn. 

La maison-mère d’Italo, NTV, est prête à investir 3,6 milliards d’euros pour entrer en Allemagne, dont 1,2 milliard pour 26 trains produits par Siemens en Allemagne, avec une option pour 14 supplémentaires. 

Les mêmes trains que les ICE de Deutsche Bahn, mais bleus et avec un intérieur au «style italien». «Avant notre arrivée sur le marché italien, voyager en train était largement perçu comme une option de seconde zone. 

Aujourd’hui, le marché allemand ressemble fortement au marché italien avant l’ouverture à la concurrence», a souligné Luca di Montezemolo, président de NTV et ancien président de Ferrari, dans une interview au Frankfurter Allgemeine. 

Italo promet «davantage de choix et une tarification plus intelligente», qui s’adapte davantage à la demande. «Depuis nos débuts en Italie, la concurrence a fait baisser les prix moyens de 40%. Nous nous attendons à une dynamique similaire en Allemagne», a précisé Luca di Montezemolo. 

L’opérateur est prêt à signer son contrat avec Siemens, dispose d’une licence ferroviaire et a «entamé la procédure pour obtenir le certificat de sécurité», précise Gianbattista La Rocca. 

Mais «il est absolument nécessaire que, d’ici mai, le gestionnaire allemand de l’infrastructure ferroviaire nous donne un cadre clair et certain des sillons horaires et des espaces en gare dont nous avons besoin pour opérer», a poursuivi le dirigeant d’Italo, alors que ces mêmes sillons ont retardé l’entrée de la SNCF sur le marché italien. 

«Nous devons signer le contrat avec Siemens d’ici juin prochain et il n’est pas possible de repousser cette date, sous peine d’un allongement considérable des délais de livraison des trains, qui rendrait le projet non viable d’un point de vue industriel», a martelé Gianbattista La Rocca. 

Italo créerait 2.500 emplois directs et indirects en Allemagne, hors construction des trains, selon sa direction. 

Optic 2000 dévoile les nouveaux modèles de la ligne K-Way Eyewear

Dès le 4 mai 2026, Optic 2000 dévoile les nouveaux modèles de la ligne K-Way Eyewear. Cette collection fusionne l’expertise optique du réseau avec l’énergie et le style inimitable de K-Way. Un déploiement qui s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique signé pour trois ans, entre Optic 2000 et Marcolin, acteur mondial de référence dans l’univers de la lunetterie, pour la distribution exclusive de l’ensemble de la catégorie K-Way Eyewear en France.

Google France annonce trois nominations stratégiques 

Google France annonce la nomination de trois directeurs au sein de sa structure commerciale et publicitaire pour les grands comptes : Clémentine Antunes est nommée Directrice des secteurs Travel, Mobilité et Retail, Camille Biette prend la direction du pôle Brands and Services et Yann Damongeot devient Directeur des Solutions publicitaires YouTube et Programmatique. Ces nominations stratégiques visent à accompagner les entreprises françaises dans une ère de mutation technologique sans précédent, portée par l’intelligence artificielle. 

Uber investit dans les taxis et VTC hydrogène de HysetCo 

Uber et HysetCo, pionnier et leader de la mobilité hydrogène en Europe, s’allient pour renforcer leurs offres taxi et VTC et la décarbonation de la mobilité urbaine. Uber investit au sein de HysetCo via un prêt convertible afin de soutenir le développement de HysetCo et de renforcer son offre de taxis à Paris. C’est la première fois qu’Uber investit dans une entreprise française. 

 

Chantal Guilmain nommée Directrice Expérience Clients Omnicanal du Groupe Lapeyre 

Le Groupe Lapeyre annonce la nomination de Chantal Guilmain en tant que Directrice Expérience Clients Omnicanal. Chantal Guilmain a la charge de définir et de déployer la stratégie d’expérience client sur l’ensemble des canaux du Groupe (magasins, web, mobile, service client, réseaux sociaux, marketplace…). Elle a pour mission de garantir une expérience fluide, cohérente et personnalisée à chaque étape du parcours client, avec pour objectif d’améliorer la satisfaction, la fidélisation et la performance commerciale.

BYD voit son bénéfice chuter de 55% sous la pression du marché chinois

Porté par sa recherche et son expertise dans les batteries, le groupe est l’un des fleurons de l’industrie chinoise des véhicules électriques, laquelle a pris une avance technologique sur les géants occidentaux. BYD a réalisé un bénéfice net de 4,08 milliards de yuans (510 millions d’euros) sur les trois premiers mois de l’année, soit une chute de 55%, selon un communiqué de l’entreprise diffusé à la Bourse de Hong Kong. Ce résultat n’est pas une surprise. Il est conforme à la prévision médiane d’analystes interrogés par l’agence Bloomberg. Basé dans la métropole technologique de Shenzhen (sud de la Chine), BYD a également fait état d’un chiffre d’affaires au premier trimestre de 150,2 milliards de yuans (18,79 milliards d’euros), soit une baisse de 11,8% sur un an. Malgré une forte poussée à l’international, le constructeur, dont les voitures électriques se vendent de plus en plus sur les marchés occidentaux, subit en Chine une féroce concurrence qui pèse sur sa rentabilité. Des dizaines de marques locales se disputent le marché chinois à coup de technologies, d’innovations, mais aussi de ristournes, une guerre des prix qui a rogné les bénéfices du groupe. – L’Europe dans le viseur – BYD souffre également en Chine d’une consommation des ménages morose et de la disparition d’avantages à l’achat de véhicules électriques. Le constructeur avait ainsi enregistré pour l’ensemble de 2025 un bénéfice net annuel en baisse de 19%, à 32,6 milliards de yuans (4,07 milliards d’euros), selon un communiqué diffusé le mois dernier. La situation complexe en Chine pousse nombre de constructeurs chinois du secteur, dont BYD, à se tourner vers les marchés internationaux. Frappées aux États-Unis d’importants droits de douane, les voitures du groupe chinois continuent leur progression en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient ou encore en Europe. Sur le mois de mars 2026, BYD a ainsi doublé sur un an ses ventes dans l’Union européenne (UE), a indiqué la semaine dernière l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), un résultat obtenu en dépit des droits de douane de l’UE sur les voitures électriques fabriquées en Chine. – Daniel Craig ambassadeur – Le groupe chinois a également lancé début avril sur le Vieux Continent sa marque de luxe Denza. Pour marquer l’imaginaire, le groupe a choisi comme ambassadeur publicitaire l’acteur américano-britannique Daniel Craig, connu notamment pour avoir incarné James Bond au cinéma. Ces résultats de BYD sont publiés en pleine tenue du salon automobile de Pékin, le plus grand du monde, où les marques chinoises de véhicules électriques tiennent la vedette face à des géants occidentaux plus en retrait sur ce créneau. Plus de 1.400 véhicules sont exposés depuis vendredi et jusqu’au 3 mai. BYD a ravi à Tesla sa place de numéro un mondial des véhicules électriques. Le groupe chinois avait vendu l’an passé 2,26 millions d’unités, contre 1,64 million pour l’entreprise américaine, cette dernière étant notamment pénalisée par la proximité de son patron Elon Musk avec le président américain Donald 

Amazon porté par le cloud et l’IA, bénéfice en hausse de 77%

Le groupe de Seattle (nord-ouest des Etats-Unis) a aussi vu son bénéfice s’envoler après la révision de la valeur comptable de sa participation dans le fleuron de l’IA Anthropic, qui gonfle son résultat de 16,8 milliards de dollars. Le résultat net s’affiche à 30,3 milliards de dollars, en hausse de 77% sur un an. Rapporté par action, donnée la plus suivie par les investisseurs, il est de 2,78 dollars, contre 1,66 dollar selon le consensus des analystes établi par FactSet. Historiquement centré sur le commerce en ligne, Amazon a évolué pour devenir aujourd’hui le premier prestataire mondial d’informatique à distance, le fameux «cloud» indispensable au développement et à l’utilisation de l’intelligence artificielle. AWS, la filiale de «cloud», «pèse désormais 150 milliards de dollars de chiffre d’affaires en rythme annualisé», a révélé le patron d’Amazon, Andy Jassy, lors d’une conférence téléphonique. Si elle était scindée du reste du groupe fondé par Jeff Bezos, AWS figurerait, à elle seule, parmi les 50 plus grosses sociétés cotées du monde en termes de chiffre d’affaires. «Je n’ai jamais vu une technologie croître aussi vite que l’IA», a commenté Andy Jassy. Amazon vient de réaliser un joli coup en annonçant que les modèles d’OpenAI, créateur de ChatGPT, seraient désormais hébergés aussi sur la plateforme d’IA du groupe, Bedrock. Jusqu’ici, la start-up californienne était liée par un contrat d’exclusivité avec Microsoft. «L’allongement de la liste, déjà étoffée, des partenaires IA et les investissements» du groupe «visent à maintenir l’offre (d’Amazon) devant la concurrence», a décrypté Sky Canaves, analyste du cabinet Emarketer. L’entreprise avait déjà des liens privilégiés avec le grand concurrent d’OpenAI, Anthropic, qu’il a récemment renforcé en injectant 5 milliards de dollars de plus au capital, après avoir déjà investi 8 milliards précédemment. 

Nouveau géant des puces : «La croissance d’AWS (+28% sur un an) est la plus élevée depuis des années», a relevé Sky Canaves, qui a aussi souligné «l’amélioration des marges opérationnelles». La cadence adoptée par AWS (+28%) est sensiblement supérieure à celle des activités historiques d’Amazon, dont les revenus n’ont pris que 14% sur un an. Le chiffre d’affaires total du groupe est de 181,5 milliards de dollars (+17%). Pour réduire sa dépendance vis-à-vis des grands acteurs des processeurs, en particulier Nvidia, Amazon s’est lancé, depuis 2015, dans la fabrication de ses propres puces. Il a notamment mis au point la Trainium, adaptée pour le développement des modèles d’IA, et la Graviton, plus recommandée pour l’utilisation quotidienne de ces modèles, appelée inférence. A la différence de Google et son Tensor Processing Unit (TPU), Amazon ne commercialise pas ses puces et ne fait que les louer à ses clients du «cloud» AWS. «Si nos puces étaient une entreprise distincte» du reste du groupe, «elles représenteraient un chiffre d’affaires de 50 milliards de dollars en rythme annualisé», a précisé Andy Jassy, soit l’équivalent des revenus générés par l’américain Intel. 

E-commerce : DGCCRF alerte sur 75% de produits non conformes sur des plateformes étrangères

Les enquêteurs de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) ont analysé quelque 600 produits jugés «à risque» prélevés sur sept plateformes étrangères anonymisées, mais «parmi les plus populaires auprès des consommateurs français». 

Selon les résultats de leurs tests en laboratoire, «75% (de ces produits) se sont révélés non conformes, principalement pour des défauts d’étiquetage» et «46% des produits analysés étaient dangereux», selon un communiqué de presse. 

Ils présentaient notamment des «risques d’étouffement ou d’étranglement dus à la présence de petits éléments détachables dans des produits destinés aux enfants», mais aussi «des risques de chocs électriques et d’incendie pour des appareils électriques et électroménagers» comme des sèche-cheveux. 

Ont également été identifiés «des risques pour la santé en raison de substances chimiques présentes en quantités excessives», notamment dans les vêtements et bijoux, en contact direct avec la peau. 

Ce sont ainsi plus de 100.000 produits, dont 57.000 jouets, qui ont été retirés de la vente, a précisé la DGCCRF. 

Lors d’un brief téléphonique à la presse, la Répression des fraudes a indiqué que «des enquêtes étaient en cours» sur les sites concernés, dont elle n’a pas dévoilé l’identité. 

Ces places de marché représentent «entre 8 et 38 millions de visiteurs mensuels uniques en France», a-t-elle ensuite précisé dans un communiqué de presse. 

Selon des données obtenues, au quatrième trimestre 2025, les plateformes étrangères les plus influentes en nombre de visiteurs mensuels étaient Amazon (42 millions), Temu (23 millions), Vinted (19 millions), Shein (18 millions), AliExpress (17 millions) et Rakuten (près de 10 millions). 

Par ailleurs, le cabinet de Bercy a annoncé qu’une cellule interministérielle baptisée VigE-commerce, destinée à «surveiller et lutter contre les dérives» des plateformes de vente en ligne, s’était réunie pour la première fois mercredi dernier. 

«C’est la première fois dans l’histoire du commerce qu’on a des acteurs qui contournent à ce point les règles et les normes. L’administration était dimensionnée (pour répondre) aux risques précédents» mais pas à ces nouveaux phénomènes, a justifié le cabinet de Bercy. 

Face à la flambée du kérosène, les compagnies aériennes françaises pensent obtenir un répit fiscal

«Le gouvernement semble avoir accepté, pour les compagnies qui les demanderaient, des reports de charges sociales et fiscales pour soulager la trésorerie», a affirmé M. de Izaguirre, pour la Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers (Fnam). 

Ces transporteurs ont une réunion aujourd’hui avec le gouvernement, notamment les ministres de l’Économie, Roland Lescure, et des Transports, Philippe Tabarot. 

«On va lui demander – je vais lui demander de ne pas accroître la fiscalité. A priori, on avait obtenu un moratoire en 2026 parce que vous savez que le secteur aérien français ploie sous le poids des redevances, des impôts. N’en rajoutons pas», a expliqué le dirigeant, qui est également PDG de Corsair. 

M. de Izaguirre était également interrogé par RTL sur les profits exceptionnels de TotalEnergies, l’un des grands fournisseurs de kérozène, carburant dont le prix a plus que doublé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février. 

«Il y a une grande opacité sur la fixation des marges. Et c’est vrai que ce que nous avons constaté, dans cette crise-là par exemple, c’est qu’il y a une certaine décorrélation entre l’évolution du prix du Brent, qui est le pétrole brut, et du pétrole raffiné», a-t-il répondu. 

Pour le kérosène, «il y a une augmen 

tation beaucoup plus forte et beaucoup plus rapide». «Effectivement, on souhaiterait avoir une certaine transparence lors de la réunion avec Roland Lescure et Philippe Tabarot du 6 mai. 

C’est certainement une des questions que nous allons leur poser». Par ailleurs, «on va lui demander de la transparence sur les stocks de kérosène, sur la garantie en approvisionnement», a poursuivi M. de Izaguirre. 

«Avant le conflit, le pétrole représentait 25% des coûts d’une compagnie aérienne. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à 45% (…). C’est absolument gigantesque», a-t-il commenté. 

Mattel surprend les marchés avec un bénéfice inattendu au 1er trimestre

Entre janvier et mars, l’entreprise a engrangé un chiffre d’affaires de 862,2 millions de dollars (+4% sur un an) et dégagé un bénéfice net de 61 millions de dollars, contre une perte de 40,3 millions un an plus tôt. 

Le consensus des analystes de Factset anticipait respectivement 808 millions et une perte nette de 72 millions. 

Rapporté par action et à données comparables, valeur privilégiée par les marchés, le bénéfice net s’établit à 20 cents, contre une perte de 2 cents un an plus tôt et un consensus sur une perte de 21 cents. 

Dans les échanges électroniques après la fermeture de Wall Street, l’action Mattel progressait de 1,07%. 

Mattel a expliqué avoir profité d’un gain de 148 millions de dollars lié au changement de prise en compte de sa participation dans Mattel163, un studio spécialisé dans les jeux pour mobiles dont il vient d’acquérir le solde du capital. 

Le groupe d’El Segundo (Californie) en est désormais propriétaire à 100% et a évoqué le «lancement prochain de deux jeux mobiles auto-produits». 

Il a aussi évoqué la sortie mondiale dans les salles obscures le 5 juin du film «Les Maîtres de l’Univers», adaptation de la franchise du même nom. Ynon Kreiz, PDG de Mattel, s’est félicité dans le communiqué d’«un bon début d’année, avec une croissance des ventes et une demande positive des consommateurs». 

Selon lui, l’entreprise a aussi continué de progresser stratégiquement pour profiter à plein des opportunités de sa marque, «tirée par les jeux et les divertissements familiaux». «Nous constatons une accélération du chiffre d’affaires au deuxième trimestre», a-t-il relevé. 

Au premier trimestre, les ventes ont progressé de 15% à l’international mais se sont repliées de 3% en Amérique du Nord. 

A noter que les ventes ont reculé de 8% dans la catégorie Poupées, du fait principalement d’un déclin de Barbie, et de 16% dans la catégorie Petite enfance, à cause d’une désaffection pour Fisher-Price avant tout. 

A l’inverse, elles ont bondi de 17% dans les Véhicules, profitant surtout du succès de Hot Wheels, et de 21% dans les Figurines et jeux, grâce à la réussite de plusieurs produits. 

Le groupe a confirmé ses prévisions ajustées pour l’ensemble de l’année, adaptant simplement certaines à son nouveau périmètre: le bénéfice net par action est attendu entre 1,27 et 1,39 dollar et le bénéfice opérationnel entre 580 et 630 millions. 

TGV : Italo veut bousculer Deutsche Bahn sur ses lignes stratégiques

Italo vise notamment les corridors les plus fréquentés d’Allemagne, soit Munich, Cologne, Dortmund et Munich, Berlin, Hambourg, avec une cinquantaine de liaisons quotidiennes, a indiqué le directeur général d’Italo, Gianbattista La Rocca, dans le journal économique Il Sole 24 Ore. 

Depuis sa fondation en 2006, Italo a déjà brisé le monopole de Trenitalia en Italie, où ses 51 trains relient 51 villes, transportant 25 millions de passagers en 2025. 

En Allemagne, seul le groupe Flix, connu pour ses Flixbus, s’est lancé avec des trains à bas coûts face à l’opérateur allemand Deutsche Bahn. 

La maison-mère d’Italo, NTV, est prête à investir 3,6 milliards d’euros pour entrer en Allemagne, dont 1,2 milliard pour 26 trains produits par Siemens en Allemagne, avec une option pour 14 supplémentaires. 

Les mêmes trains que les ICE de Deutsche Bahn, mais bleus et avec un intérieur au «style italien». «Avant notre arrivée sur le marché italien, voyager en train était largement perçu comme une option de seconde zone. 

Aujourd’hui, le marché allemand ressemble fortement au marché italien avant l’ouverture à la concurrence», a souligné Luca di Montezemolo, président de NTV et ancien président de Ferrari, dans une interview au Frankfurter Allgemeine. 

Italo promet «davantage de choix et une tarification plus intelligente», qui s’adapte davantage à la demande. «Depuis nos débuts en Italie, la concurrence a fait baisser les prix moyens de 40%. Nous nous attendons à une dynamique similaire en Allemagne», a précisé Luca di Montezemolo. 

L’opérateur est prêt à signer son contrat avec Siemens, dispose d’une licence ferroviaire et a «entamé la procédure pour obtenir le certificat de sécurité», précise Gianbattista La Rocca. 

Mais «il est absolument nécessaire que, d’ici mai, le gestionnaire allemand de l’infrastructure ferroviaire nous donne un cadre clair et certain des sillons horaires et des espaces en gare dont nous avons besoin pour opérer», a poursuivi le dirigeant d’Italo, alors que ces mêmes sillons ont retardé l’entrée de la SNCF sur le marché italien. 

«Nous devons signer le contrat avec Siemens d’ici juin prochain et il n’est pas possible de repousser cette date, sous peine d’un allongement considérable des délais de livraison des trains, qui rendrait le projet non viable d’un point de vue industriel», a martelé Gianbattista La Rocca. 

Italo créerait 2.500 emplois directs et indirects en Allemagne, hors construction des trains, selon sa direction. 

Optic 2000 dévoile les nouveaux modèles de la ligne K-Way Eyewear

Dès le 4 mai 2026, Optic 2000 dévoile les nouveaux modèles de la ligne K-Way Eyewear. Cette collection fusionne l’expertise optique du réseau avec l’énergie et le style inimitable de K-Way. Un déploiement qui s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique signé pour trois ans, entre Optic 2000 et Marcolin, acteur mondial de référence dans l’univers de la lunetterie, pour la distribution exclusive de l’ensemble de la catégorie K-Way Eyewear en France.

Google France annonce trois nominations stratégiques 

Google France annonce la nomination de trois directeurs au sein de sa structure commerciale et publicitaire pour les grands comptes : Clémentine Antunes est nommée Directrice des secteurs Travel, Mobilité et Retail, Camille Biette prend la direction du pôle Brands and Services et Yann Damongeot devient Directeur des Solutions publicitaires YouTube et Programmatique. Ces nominations stratégiques visent à accompagner les entreprises françaises dans une ère de mutation technologique sans précédent, portée par l’intelligence artificielle. 

Uber investit dans les taxis et VTC hydrogène de HysetCo 

Uber et HysetCo, pionnier et leader de la mobilité hydrogène en Europe, s’allient pour renforcer leurs offres taxi et VTC et la décarbonation de la mobilité urbaine. Uber investit au sein de HysetCo via un prêt convertible afin de soutenir le développement de HysetCo et de renforcer son offre de taxis à Paris. C’est la première fois qu’Uber investit dans une entreprise française. 

 

Chantal Guilmain nommée Directrice Expérience Clients Omnicanal du Groupe Lapeyre 

Le Groupe Lapeyre annonce la nomination de Chantal Guilmain en tant que Directrice Expérience Clients Omnicanal. Chantal Guilmain a la charge de définir et de déployer la stratégie d’expérience client sur l’ensemble des canaux du Groupe (magasins, web, mobile, service client, réseaux sociaux, marketplace…). Elle a pour mission de garantir une expérience fluide, cohérente et personnalisée à chaque étape du parcours client, avec pour objectif d’améliorer la satisfaction, la fidélisation et la performance commerciale.