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Q. BONIFACE (Grande Ourse) : «Relier les talents internationaux aux plus grandes productions»

Après avoir dirigé la musique chez Netflix pendant trois ans, Quentin BONIFACE retourne à la direction de Grande Ourse, l’agence qu’il a fondée en 2019. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer son activité et le développement de l’agence avec Quentin BONIFACE, Fondateur de Grande Ourse.

MEDIACOM’ Comment a été créée l’agence Grande Ourse ? 

Quentin BONIFACE J’ai fondé l’agence Grande Ourse en 2019. Auparavant, j’ai exercé pendant dix ans les fonctions de directeur de la musique chez Gaumont, une expérience qui m’a permis de nouer des relations solides avec de nombreux compositeurs de talent. La première collaboration de l’agence s’est ainsi faite avec Mathieu Lamboley, compositeur de la bande originale du succès mondial Lupin sur Netflix. Quelques années après la création de Grande Ourse, j’ai rejoint Netflix afin d’y superviser la musique de plus de 500 productions réparties dans 18 pays. Durant cette période, la direction de l’agence a été confiée à une autre équipe. Aujourd’hui, je suis fier de reprendre les commandes de Grande Ourse. 

MEDIACOM’ Au sein de Netflix, quelles étaient vos missions ? 

Quentin BONIFACE Pendant mes trois années passées chez Netflix, j’ai eu pour mission de faire en sorte que la musique soit la meilleure pour tous les projets de la plateforme. J’ai été amené aussi à recommander des talents, à en former ou encore à gérer des budgets. Ces trois années chez Netflix m’ont permis de plonger au coeur de productions internationales d’envergure et de tisser des liens solides à travers le monde. Je reviens à Grande Ourse avec l’envie de mettre cette expérience au service de l’agence et une ambition claire : faire de Grande Ourse une référence internationale pour les compositeurs de musique à l’image. 

MEDIACOM’ Depuis votre retour chez Grande Ourse, quelle est votre ambition ? 

Quentin BONIFACE Grande Ourse renforce son expansion en dehors des frontières avec l’arrivée de Rihards Zaļupe (Lettonie), remarqué pour la musique du film d’animation «Flow», récemment oscarisé, Bryan Senti (US/Italie), BAFTA pour la série britannique «Mood», Yasmine Meddour, compositrice et chanteuse franco-russo-algérienne et Ahmet Kenan Bilgiç (Turquie), leader du groupe Gevende et compositeur de «L’Héritière et l’ambitieux» (Top 10 monde de Netflix). Le nouveau roster comprend désormais 12 compositeurs aux 11 nationalités et répartis dans 7 pays. 

MEDIACOM’ Qu’en est-il de vos talents historiques ? 

Quentin BONIFACE Les compositeurs historiques de Grande Ourse ne sont pas en reste : Guillaume Roussel, basé à Los Angeles, alterne entre projets français («Chien 51», «Fantomas», «Nero») et américains («Expendables», «Black Beauty» pour Disney, «Lift» pour Netflix). Mathieu Lamboley, compositeur du succès mondial «Lupin», a signé la musique de «Cassandra» (nommée aux Prix de la TV Allemande) et du film américain «Cold Storage», écrit par David Koepp. Matteo Locasciulli navigue entre l’Europe, les États-Unis et l’Asie («Miraculous», «Home Sweet Rome» et «Week-end à Taipei»…). David Sztanke a notamment collaboré avec la showrunneuse américaine Anna Winger («Transatlantic»). 

MEDIACOM’ Avec ce développement, quels sont vos objectifs ? 

Quentin BONIFACE Dans un contexte où les Oscars récompensent de plus en plus de compositeurs non-américains, et forte de son expérience dans la course aux Oscars avec le film «Emilia Perez», Grande Ourse relie les talents internationaux aux grandes productions et répond ainsi à la demande des acteurs régionaux et globaux (streamers, studios). 

MEDIACOM’ Quel regard portez-vous sur les budgets alloués à la musique ? 

Quentin BONIFACE Dans un projet audiovisuel, la musique a toute son importance. Tout le monde est d’accord avec cela. Néanmoins, au moment de réfléchir aux différents financements, il n’est pas rare de tomber sur des producteurs qui ont du mal à dépenser seulement 0,5% du budget total pour la production musicale. La musique a un impact très fort, mais il y a encore de nombreux freins financiers. Nos budgets sont souvent sacrifiés. 

MEDIACOM’ L’adoption de l’IA est-elle un danger pour la production musicale ? 

Quentin BONIFACE Fort heureusement, on ne nous demande pas encore de remplacer nos talents par de l’IA. De leurs côtés, les compositeurs sont conscients du soutien à la création que représente l’IA, tout en gardant à l’esprit le risque de se faire remplacer par cette dernière. J’accompagne des talents très haut de gamme avec des histoires très fortes. Ils ont une forte personnalité que l’IA ne peut venir remplacer. 

Lancement de la 12ème édition des Meilleurs Espoirs RP 

Le Syndicat du Conseil en Relations Publics, en collaboration avec ses partenaires, lance la 12ème édition des Meilleurs Espoirs RP, son concours de référence dédié aux jeunes professionnels du conseil en relations publics et influence. Objectif : identifier, challenger et préparer la nouvelle génération de talents RP aux standards des grandes compétitions internationales. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 12 février 2026. Une réunion d’information en ligne se tiendra le 27 janvier à 12h. 

4 mois après son lancement, l’agence Versus séduit 16 nouveaux clients

Lancée en septembre 2025, Versus, l’agence créative 100% IA générative du groupe Heroiks, annonce avoir remporté 16 nouveaux clients en quatre mois. Une dynamique qui confirme l’attractivité de son modèle et la pertinence de sa promesse : libérer le potentiel créatif des marques grâce à l’intelligence artificielle. Depuis son lancement, l’agence a réalisé plus de 10 films, dont 4 ont été diffusés à la TV et une centaine de contenus social media / digital pour des annonceurs de secteurs variés, parmi lesquels ASUS, Atol, Céraclès Coopérative (Sport 2000, Ekosport-Rent), VeryChic, coperni, Verisure, Solly Azar, Loxam, Cut By Fred, Propriétés Privées et Aramisauto. En plaçant l’intelligence artificielle au coeur de son process, Versus repense le modèle de la création publicitaire pour répondre aux nouveaux enjeux des marques à l’heure de la GenAI, en conciliant agilité, performance et maîtrise des coûts, sans compromis sur la qualité. 

Colruyt va supprimer plus de 700 emplois en France après la cession de ses magasins

Le distributeur belge Colruyt va supprimer plus de 700 emplois en France, dont environ 600 dans la région de Dole (Jura), dans le cadre de la cession imminente de 100 de ses 105 magasins français à quatre autres enseignes de supermarchés, a-t-on appris mardi. 

Si cette cession permet d’offrir une «poursuite d’activité à 2.080 salariés», en revanche «les sites logistiques, dont le siège de Rochefort-sur-Nenon», près de Dole, «n’ont pas trouvé de repreneur à ce stade», a indiqué un porte-parole de l’entreprise. «Cette situation conduit malheureusement à la suppression de 704 emplois», a-t-il ajouté. 

Les syndicats UNSA et CGT évoquent, eux, le chiffre de 705 suppressions d’emplois. 

Ce sont «705 familles qui vont basculer dans l’incertitude, la précarité et l’angoisse du lendemain», ont-ils souligné dans un communiqué, regrettant que, «une fois de plus», les salariés «paient les conséquences de décisions financières et stratégiques pour satisfaire les actionnaires». 

Les contrats de travail concernés prendront fin au plus tard courant mars, a précisé Julie Bouchot, déléguée syndicale UNSA et élue du CSE. Selon les syndicats, 608 emplois vont être supprimés dans la région de Dole et 44 à Gondreville (Meurthe-et-Moselle), c’est-à-dire au siège de Colruyt France, ainsi que dans les services logistiques et de support technique. 

Ces métiers «ne trouvent pas d’équivalent direct chez les repreneurs qui disposent déjà de ces effectifs», a précisé la direction. 

En outre, 53 emplois seront supprimés dans les cinq magasins non repris, à Carling et Faulquemont (Moselle), Sens (Yonne), Masevaux (Haut-Rhin) et Montchanin (Saône-et-Loire), selon les syndicats. 

En avril dernier, Colruyt Retail France évoquait des «conditions difficiles sur le marché français très concurrentiel de la distribution alimentaire», soulignant que «malgré d’importants efforts sur la rentabilité de ses activités françaises, les résultats escomptés n’(avaient) pas été atteints». 

L’enseigne belge implantée en France depuis 1998, essentiellement dans le quart nord-est, va céder 81 magasins à Carrefour, 14 à Leclerc, 3 à Carrefour et 2 à Super U. 

«Colruyt Group a négocié et signé un accord majoritaire avec les partenaires sociaux, validé par l’administration», qui prévoit notamment «des indemnités supra-légales significativement supérieures aux pratiques habituellement observées dans le secteur de la grande distribution en France», a précisé l’entreprise. 

Atchik rejoint Opinion Act au sein du groupe JIN 

JIN, groupe de conseil en communication spécialiste de l’influence digitale et des relations publiques en Europe, annonce la fusion de sa marque Opinion Act by JIN, pionnière de la veille et des études social media, avec Atchik, acteur de référence en modération en ligne, veille multilingue et community management. Cette fusion va donner naissance à la plus grande équipe d’analyse de l’opinion digitale en Europe, avec 90 clients accompagnés pour un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros, sous la direction de Romain Ponceau. Elle allie l’expertise d’Atchik en veille et modération à la puissance de l’équipe augmentée par l’IA d’Opinion Act by JIN.

Rachat de SFR : «aucun accord» à ce stade, selon Bouygues, Free et Orange

Les trois opérateurs français Bouygues Telecom, Free et Orange ont affirmé jeudi que les négociations pour le rachat commun de leur concurrent SFR se poursuivaient, sans «aucun accord» à ce stade. 

communiqué commun, à des «rumeurs de presse» à la suite d’un article de BFM affirmant qu’il envisageait de revoir son offre de rachat à la hausse, à 20 milliards d’euros. 

En octobre, les trois opérateurs avaient annoncé vouloir racheter «la plupart des actifs de l’opérateur SFR», pour un montant de 17 milliards d’euros. 

Cette offre intervient dans le contexte de la restructuration de la dette colossale de la maison-mère de SFR, Altice France, dont le milliardaire Patrick Drahi est actionnaire majoritaire. 

Elle pourrait aboutir à une reconfiguration totale du marché français des télécoms. 

Mais à ce stade, Bouygues Telecom, Free (Groupe Iliad) et Orange ont simplement confirmé «l’existence de discussions» avec Altice. «Des travaux de due diligence (ensemble des vérifications sur la situation d’une société dans le cadre d’une reprise, ndlr) ont été engagés depuis début janvier 2026», ont-ils précisé. 

Mais «les conditions juridiques et financières de la transaction ne font l’objet d’aucun accord à date», ont-ils ajouté. «Il n’y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord», ont prévenu les opérateurs, qui ont ajouté qu’une communication interviendra «le moment venu sur l’évolution du projet». 

Les trois entreprises souhaitent égale 

ment acheter d’autres actifs d’Altice France, mais n’envisagent pas le rachat total du groupe. 

Dans le détail, selon l’offre déposée en octobre, Bouygues Telecom et Iliad reprendraient les activités de SFR dédiées aux entreprises, tandis que les ventes aux particuliers ainsi que les infrastructures et les fréquences seraient partagées entre les trois opérateurs. 

Le réseau mobile de SFR en zone non dense serait géré exclusivement par Bouygues Telecom. 

Taboola obtient la certification Great Place to Work 2025 en France 

Taboola, leader mondial de la performance à grande échelle pour les annonceurs, est fier d’annoncer sa certification en France Great Place To Work, la référence mondiale en matière d’expérience collaborateur et de culture d’entreprise. Avec 89% de ses collaborateurs considérant leur lieu de travail comme étant très agréable, contre 54% des employés français en général, Taboola confirme son engagement pour le bien-être de ses collaborateurs. 

Lancement de la saison 3 du podcast Mlle Pitch On Air 

Après deux saisons qui ont rencontré un fort écho, l’agence de communication Mlle Pitch vient d’annoncer le lancement de la saison 3 de son podcast Mlle Pitch On Air. Pour cette nouvelle édition, le podcast ouvre un nouveau chapitre en donnant la parole à des fondateur·rices, dirigeant·es et porte-paroles d’entreprises à impact, qui réinventent leur secteur à travers des modèles plus éthiques, responsables et durables.

Havas sélectionné pour le nouvel accord-cadre de la Commission européenne 

Havas annonce avoir été sélectionné dans le cadre de l’accord-cadre de la Commission européenne et de ses principales directions, pour une durée de cinq ans. Cet accord-cadre permet à Havas d’intervenir, sur des missions définies, pour accompagner les actions de communication des institutions européennes au sein des États membres et au-delà. Seul groupe de communication européen basé en France retenu, Havas confirme ainsi son positionnement de référence en matière de communication stratégique à l’échelle européenne.

Shein et le BHV défendent au Sénat une alliance «disruptive» du commerce

Les représentants de Shein et du BHV ont défendu mercredi au Sénat leur vision «disruptive» du commerce, appelant à une «coopération» avec les autorités mais aussi avec les acteurs de l’industrie textile française, inadaptée selon eux aux nouvelles réalités économiques. 

«Arrêtez de nous voir comme le grand méchant loup»: après des mois de polémiques et des rendez-vous déclinés à l’Assemblée nationale, Quentin Ruffat, porte-parole de Shein en France, a estimé que la marque asiatique d’ultra fast-fashion pouvait «aider les marques de prêt-à-porter en difficulté». 

Le partenariat avec le groupe SGM, dirigé par Frédéric Merlin et propriétaire du BHV, vise à «démontrer comment la force et la popularité d’une marque digitale comme la nôtre peuvent contribuer à stimuler la fréquentation et l’attractivité des commerces physiques plutôt que de s’y substituer», estime M. Ruffat. 

Au BHV pourtant, «l’expérimentation» n’a pas encore porté ses fruits. Si 5.000 visiteurs minimum viennent chaque jour au magasin Shein depuis son ouverture début novembre, peu ont acheté, reconnaît Frédéric Merlin. 

Avec le départ de nombreuses marques, en raison d’impayés ou par opposition au champion de la mode éphémère, le BHV a connu «une vraie baisse de chiffre d’affaires». 

La bonne recette est en voie d’être trouvée, assure Frédéric Merlin, mais il n’a toujours pas donné de date pour l’ouverture de cinq espaces Shein en province, confirmant seulement que ça sera «très prochainement». 

Plusieurs sénateurs sont restés sceptiques comme l’écologiste Yannick 

Jadot qui dénonce une «alliance mortifère pour l’industrie textile européenne». 

Shein est «le meilleur sur le digital et sur l’internationalisation», pourquoi donc ne pas collaborer avec elle, a rétorqué M. Ruffat. 

Il invite les marques françaises «qui ont du mal à s’internationaliser, à se digitaliser» à «utiliser» la plateforme. 

Seulement «10% du chiffre d’affaires des marques de prêt-à-porter françaises est sur le digital, (…) ce n’est plus possible de faire ça, il faut être multicanal, c’est tout l’enjeu de notre partenariat» avec le BHV, a-t-il asséné. 

Les acteurs du commerce en France et en Europe sont loin de vouloir une telle coopération: une coalition de fédérations du commerce a attaqué Shein en justice pour concurrence déloyale. 

Q. BONIFACE (Grande Ourse) : «Relier les talents internationaux aux plus grandes productions»

Après avoir dirigé la musique chez Netflix pendant trois ans, Quentin BONIFACE retourne à la direction de Grande Ourse, l’agence qu’il a fondée en 2019. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer son activité et le développement de l’agence avec Quentin BONIFACE, Fondateur de Grande Ourse.

MEDIACOM’ Comment a été créée l’agence Grande Ourse ? 

Quentin BONIFACE J’ai fondé l’agence Grande Ourse en 2019. Auparavant, j’ai exercé pendant dix ans les fonctions de directeur de la musique chez Gaumont, une expérience qui m’a permis de nouer des relations solides avec de nombreux compositeurs de talent. La première collaboration de l’agence s’est ainsi faite avec Mathieu Lamboley, compositeur de la bande originale du succès mondial Lupin sur Netflix. Quelques années après la création de Grande Ourse, j’ai rejoint Netflix afin d’y superviser la musique de plus de 500 productions réparties dans 18 pays. Durant cette période, la direction de l’agence a été confiée à une autre équipe. Aujourd’hui, je suis fier de reprendre les commandes de Grande Ourse. 

MEDIACOM’ Au sein de Netflix, quelles étaient vos missions ? 

Quentin BONIFACE Pendant mes trois années passées chez Netflix, j’ai eu pour mission de faire en sorte que la musique soit la meilleure pour tous les projets de la plateforme. J’ai été amené aussi à recommander des talents, à en former ou encore à gérer des budgets. Ces trois années chez Netflix m’ont permis de plonger au coeur de productions internationales d’envergure et de tisser des liens solides à travers le monde. Je reviens à Grande Ourse avec l’envie de mettre cette expérience au service de l’agence et une ambition claire : faire de Grande Ourse une référence internationale pour les compositeurs de musique à l’image. 

MEDIACOM’ Depuis votre retour chez Grande Ourse, quelle est votre ambition ? 

Quentin BONIFACE Grande Ourse renforce son expansion en dehors des frontières avec l’arrivée de Rihards Zaļupe (Lettonie), remarqué pour la musique du film d’animation «Flow», récemment oscarisé, Bryan Senti (US/Italie), BAFTA pour la série britannique «Mood», Yasmine Meddour, compositrice et chanteuse franco-russo-algérienne et Ahmet Kenan Bilgiç (Turquie), leader du groupe Gevende et compositeur de «L’Héritière et l’ambitieux» (Top 10 monde de Netflix). Le nouveau roster comprend désormais 12 compositeurs aux 11 nationalités et répartis dans 7 pays. 

MEDIACOM’ Qu’en est-il de vos talents historiques ? 

Quentin BONIFACE Les compositeurs historiques de Grande Ourse ne sont pas en reste : Guillaume Roussel, basé à Los Angeles, alterne entre projets français («Chien 51», «Fantomas», «Nero») et américains («Expendables», «Black Beauty» pour Disney, «Lift» pour Netflix). Mathieu Lamboley, compositeur du succès mondial «Lupin», a signé la musique de «Cassandra» (nommée aux Prix de la TV Allemande) et du film américain «Cold Storage», écrit par David Koepp. Matteo Locasciulli navigue entre l’Europe, les États-Unis et l’Asie («Miraculous», «Home Sweet Rome» et «Week-end à Taipei»…). David Sztanke a notamment collaboré avec la showrunneuse américaine Anna Winger («Transatlantic»). 

MEDIACOM’ Avec ce développement, quels sont vos objectifs ? 

Quentin BONIFACE Dans un contexte où les Oscars récompensent de plus en plus de compositeurs non-américains, et forte de son expérience dans la course aux Oscars avec le film «Emilia Perez», Grande Ourse relie les talents internationaux aux grandes productions et répond ainsi à la demande des acteurs régionaux et globaux (streamers, studios). 

MEDIACOM’ Quel regard portez-vous sur les budgets alloués à la musique ? 

Quentin BONIFACE Dans un projet audiovisuel, la musique a toute son importance. Tout le monde est d’accord avec cela. Néanmoins, au moment de réfléchir aux différents financements, il n’est pas rare de tomber sur des producteurs qui ont du mal à dépenser seulement 0,5% du budget total pour la production musicale. La musique a un impact très fort, mais il y a encore de nombreux freins financiers. Nos budgets sont souvent sacrifiés. 

MEDIACOM’ L’adoption de l’IA est-elle un danger pour la production musicale ? 

Quentin BONIFACE Fort heureusement, on ne nous demande pas encore de remplacer nos talents par de l’IA. De leurs côtés, les compositeurs sont conscients du soutien à la création que représente l’IA, tout en gardant à l’esprit le risque de se faire remplacer par cette dernière. J’accompagne des talents très haut de gamme avec des histoires très fortes. Ils ont une forte personnalité que l’IA ne peut venir remplacer. 

Lancement de la 12ème édition des Meilleurs Espoirs RP 

Le Syndicat du Conseil en Relations Publics, en collaboration avec ses partenaires, lance la 12ème édition des Meilleurs Espoirs RP, son concours de référence dédié aux jeunes professionnels du conseil en relations publics et influence. Objectif : identifier, challenger et préparer la nouvelle génération de talents RP aux standards des grandes compétitions internationales. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 12 février 2026. Une réunion d’information en ligne se tiendra le 27 janvier à 12h. 

4 mois après son lancement, l’agence Versus séduit 16 nouveaux clients

Lancée en septembre 2025, Versus, l’agence créative 100% IA générative du groupe Heroiks, annonce avoir remporté 16 nouveaux clients en quatre mois. Une dynamique qui confirme l’attractivité de son modèle et la pertinence de sa promesse : libérer le potentiel créatif des marques grâce à l’intelligence artificielle. Depuis son lancement, l’agence a réalisé plus de 10 films, dont 4 ont été diffusés à la TV et une centaine de contenus social media / digital pour des annonceurs de secteurs variés, parmi lesquels ASUS, Atol, Céraclès Coopérative (Sport 2000, Ekosport-Rent), VeryChic, coperni, Verisure, Solly Azar, Loxam, Cut By Fred, Propriétés Privées et Aramisauto. En plaçant l’intelligence artificielle au coeur de son process, Versus repense le modèle de la création publicitaire pour répondre aux nouveaux enjeux des marques à l’heure de la GenAI, en conciliant agilité, performance et maîtrise des coûts, sans compromis sur la qualité. 

Colruyt va supprimer plus de 700 emplois en France après la cession de ses magasins

Le distributeur belge Colruyt va supprimer plus de 700 emplois en France, dont environ 600 dans la région de Dole (Jura), dans le cadre de la cession imminente de 100 de ses 105 magasins français à quatre autres enseignes de supermarchés, a-t-on appris mardi. 

Si cette cession permet d’offrir une «poursuite d’activité à 2.080 salariés», en revanche «les sites logistiques, dont le siège de Rochefort-sur-Nenon», près de Dole, «n’ont pas trouvé de repreneur à ce stade», a indiqué un porte-parole de l’entreprise. «Cette situation conduit malheureusement à la suppression de 704 emplois», a-t-il ajouté. 

Les syndicats UNSA et CGT évoquent, eux, le chiffre de 705 suppressions d’emplois. 

Ce sont «705 familles qui vont basculer dans l’incertitude, la précarité et l’angoisse du lendemain», ont-ils souligné dans un communiqué, regrettant que, «une fois de plus», les salariés «paient les conséquences de décisions financières et stratégiques pour satisfaire les actionnaires». 

Les contrats de travail concernés prendront fin au plus tard courant mars, a précisé Julie Bouchot, déléguée syndicale UNSA et élue du CSE. Selon les syndicats, 608 emplois vont être supprimés dans la région de Dole et 44 à Gondreville (Meurthe-et-Moselle), c’est-à-dire au siège de Colruyt France, ainsi que dans les services logistiques et de support technique. 

Ces métiers «ne trouvent pas d’équivalent direct chez les repreneurs qui disposent déjà de ces effectifs», a précisé la direction. 

En outre, 53 emplois seront supprimés dans les cinq magasins non repris, à Carling et Faulquemont (Moselle), Sens (Yonne), Masevaux (Haut-Rhin) et Montchanin (Saône-et-Loire), selon les syndicats. 

En avril dernier, Colruyt Retail France évoquait des «conditions difficiles sur le marché français très concurrentiel de la distribution alimentaire», soulignant que «malgré d’importants efforts sur la rentabilité de ses activités françaises, les résultats escomptés n’(avaient) pas été atteints». 

L’enseigne belge implantée en France depuis 1998, essentiellement dans le quart nord-est, va céder 81 magasins à Carrefour, 14 à Leclerc, 3 à Carrefour et 2 à Super U. 

«Colruyt Group a négocié et signé un accord majoritaire avec les partenaires sociaux, validé par l’administration», qui prévoit notamment «des indemnités supra-légales significativement supérieures aux pratiques habituellement observées dans le secteur de la grande distribution en France», a précisé l’entreprise. 

Atchik rejoint Opinion Act au sein du groupe JIN 

JIN, groupe de conseil en communication spécialiste de l’influence digitale et des relations publiques en Europe, annonce la fusion de sa marque Opinion Act by JIN, pionnière de la veille et des études social media, avec Atchik, acteur de référence en modération en ligne, veille multilingue et community management. Cette fusion va donner naissance à la plus grande équipe d’analyse de l’opinion digitale en Europe, avec 90 clients accompagnés pour un chiffre d’affaires de 6 millions d’euros, sous la direction de Romain Ponceau. Elle allie l’expertise d’Atchik en veille et modération à la puissance de l’équipe augmentée par l’IA d’Opinion Act by JIN.

Rachat de SFR : «aucun accord» à ce stade, selon Bouygues, Free et Orange

Les trois opérateurs français Bouygues Telecom, Free et Orange ont affirmé jeudi que les négociations pour le rachat commun de leur concurrent SFR se poursuivaient, sans «aucun accord» à ce stade. 

communiqué commun, à des «rumeurs de presse» à la suite d’un article de BFM affirmant qu’il envisageait de revoir son offre de rachat à la hausse, à 20 milliards d’euros. 

En octobre, les trois opérateurs avaient annoncé vouloir racheter «la plupart des actifs de l’opérateur SFR», pour un montant de 17 milliards d’euros. 

Cette offre intervient dans le contexte de la restructuration de la dette colossale de la maison-mère de SFR, Altice France, dont le milliardaire Patrick Drahi est actionnaire majoritaire. 

Elle pourrait aboutir à une reconfiguration totale du marché français des télécoms. 

Mais à ce stade, Bouygues Telecom, Free (Groupe Iliad) et Orange ont simplement confirmé «l’existence de discussions» avec Altice. «Des travaux de due diligence (ensemble des vérifications sur la situation d’une société dans le cadre d’une reprise, ndlr) ont été engagés depuis début janvier 2026», ont-ils précisé. 

Mais «les conditions juridiques et financières de la transaction ne font l’objet d’aucun accord à date», ont-ils ajouté. «Il n’y a aucune certitude que ce processus aboutisse à un accord», ont prévenu les opérateurs, qui ont ajouté qu’une communication interviendra «le moment venu sur l’évolution du projet». 

Les trois entreprises souhaitent égale 

ment acheter d’autres actifs d’Altice France, mais n’envisagent pas le rachat total du groupe. 

Dans le détail, selon l’offre déposée en octobre, Bouygues Telecom et Iliad reprendraient les activités de SFR dédiées aux entreprises, tandis que les ventes aux particuliers ainsi que les infrastructures et les fréquences seraient partagées entre les trois opérateurs. 

Le réseau mobile de SFR en zone non dense serait géré exclusivement par Bouygues Telecom. 

Taboola obtient la certification Great Place to Work 2025 en France 

Taboola, leader mondial de la performance à grande échelle pour les annonceurs, est fier d’annoncer sa certification en France Great Place To Work, la référence mondiale en matière d’expérience collaborateur et de culture d’entreprise. Avec 89% de ses collaborateurs considérant leur lieu de travail comme étant très agréable, contre 54% des employés français en général, Taboola confirme son engagement pour le bien-être de ses collaborateurs. 

Lancement de la saison 3 du podcast Mlle Pitch On Air 

Après deux saisons qui ont rencontré un fort écho, l’agence de communication Mlle Pitch vient d’annoncer le lancement de la saison 3 de son podcast Mlle Pitch On Air. Pour cette nouvelle édition, le podcast ouvre un nouveau chapitre en donnant la parole à des fondateur·rices, dirigeant·es et porte-paroles d’entreprises à impact, qui réinventent leur secteur à travers des modèles plus éthiques, responsables et durables.

Havas sélectionné pour le nouvel accord-cadre de la Commission européenne 

Havas annonce avoir été sélectionné dans le cadre de l’accord-cadre de la Commission européenne et de ses principales directions, pour une durée de cinq ans. Cet accord-cadre permet à Havas d’intervenir, sur des missions définies, pour accompagner les actions de communication des institutions européennes au sein des États membres et au-delà. Seul groupe de communication européen basé en France retenu, Havas confirme ainsi son positionnement de référence en matière de communication stratégique à l’échelle européenne.

Shein et le BHV défendent au Sénat une alliance «disruptive» du commerce

Les représentants de Shein et du BHV ont défendu mercredi au Sénat leur vision «disruptive» du commerce, appelant à une «coopération» avec les autorités mais aussi avec les acteurs de l’industrie textile française, inadaptée selon eux aux nouvelles réalités économiques. 

«Arrêtez de nous voir comme le grand méchant loup»: après des mois de polémiques et des rendez-vous déclinés à l’Assemblée nationale, Quentin Ruffat, porte-parole de Shein en France, a estimé que la marque asiatique d’ultra fast-fashion pouvait «aider les marques de prêt-à-porter en difficulté». 

Le partenariat avec le groupe SGM, dirigé par Frédéric Merlin et propriétaire du BHV, vise à «démontrer comment la force et la popularité d’une marque digitale comme la nôtre peuvent contribuer à stimuler la fréquentation et l’attractivité des commerces physiques plutôt que de s’y substituer», estime M. Ruffat. 

Au BHV pourtant, «l’expérimentation» n’a pas encore porté ses fruits. Si 5.000 visiteurs minimum viennent chaque jour au magasin Shein depuis son ouverture début novembre, peu ont acheté, reconnaît Frédéric Merlin. 

Avec le départ de nombreuses marques, en raison d’impayés ou par opposition au champion de la mode éphémère, le BHV a connu «une vraie baisse de chiffre d’affaires». 

La bonne recette est en voie d’être trouvée, assure Frédéric Merlin, mais il n’a toujours pas donné de date pour l’ouverture de cinq espaces Shein en province, confirmant seulement que ça sera «très prochainement». 

Plusieurs sénateurs sont restés sceptiques comme l’écologiste Yannick 

Jadot qui dénonce une «alliance mortifère pour l’industrie textile européenne». 

Shein est «le meilleur sur le digital et sur l’internationalisation», pourquoi donc ne pas collaborer avec elle, a rétorqué M. Ruffat. 

Il invite les marques françaises «qui ont du mal à s’internationaliser, à se digitaliser» à «utiliser» la plateforme. 

Seulement «10% du chiffre d’affaires des marques de prêt-à-porter françaises est sur le digital, (…) ce n’est plus possible de faire ça, il faut être multicanal, c’est tout l’enjeu de notre partenariat» avec le BHV, a-t-il asséné. 

Les acteurs du commerce en France et en Europe sont loin de vouloir une telle coopération: une coalition de fédérations du commerce a attaqué Shein en justice pour concurrence déloyale.