Hopscotch – Human to Human, l’agence des experts de la veille, de la gestion de crise, du social listening et des études du groupe HOPSCOTCH, annonce le lancement de Comment[AI]res, son offre d’étude des commentaires publiés sur les contenus des réseaux sociaux au service des stratégies de communication. Disponible dès à présent, cette offre apporte aux organisations un nouvel éclairage sur les dynamiques d’opinion et leur permet de piloter leur réputation à partir de la partie la plus active et la plus conversationnelle des réseaux sociaux à l’heure du Shared media et de l’IA.
Radio Nova repart en campagne avec La Chose
À travers une deuxième saison de sa campagne iconique conçue par l’agence La Chose, Radio Nova réaffirme encore et toujours son attachement indéfectible à la liberté d’expression et à la diversité musicale et culturelle avec 5 nouveaux visuels aux claims toujours incisifs – «D’habitude, on déteste le bruit des bottes. », «La seule manière de les faire taire, c’est de couper le son. », «Ils ne respectent rien, sauf la liberté d’expression. », « Réarmement discographique. », « Ici, on est pour le partage des richesses. ». Une saison 2 déployée sur plusieurs supports – affichage bus, métro, gares, presse et digital – et visible à Lyon, Nantes, Marseille, Montpellier, Bordeaux et en Île de France du 24 mars au 7 avril.
Les concurrents de la SNCF réclament une place sur SNCF Connect
L’AFRA estime que «le verrou de la distribution nuit aux voyageurs et affaiblit le train» et estime que les voyageurs doivent pouvoir «comparer l’ensemble de l’offre ferroviaire sur des bases neutres et objectives».
«Il est inacceptable, alors qu’il existe des places disponibles dans les trains des opérateurs alternatifs, que des voyageurs restent aujourd’hui à quai, ou prennent leur voiture ou l’avion, car ils n’ont pas connaissance des offres de ces nouveaux opérateurs, faute de présence sur SNCF Connect», ajoute
Solène Garcin-Berson, déléguée générale de l’association.
L’AFRA estime que SNCF Connect qui bénéficie «d’un avantage de notoriété et d’utilisation issu du monopole historique» garde les voyageurs «captifs» et permet de «saturer» les trains de la SNCF en imposant «des prix prohibilitfs aux voyageurs».
«A l’heure actuelle, il n’y aucune réglementation nationale ou européenne
qui impose aux sites de distribution comme SNCF Connect de commercialiser des offres concurrentes», a répondu mardi SNCF Voyageurs dans un communiqué.
SNCF Voyageurs souligne que la seule ambition de sa filiale SNCF Connect est de «couvrir l’ensemble du territoire national en proposant une offre de voyage bout en bout aux clients».
Ainsi, elle distribue les billets de ses propres lignes, mais aussi ceux des
services dits conventionnés en régions, c’est-à-dire les lignes où existe
un seul opérateur, même si ce n’est pas la SNCF.
Comme Transdev sur la ligne Marseille-Nice qui a remplacé la SNCF suite à l’appel d’offres lancé par la région PACA.
Mais la distribution des billets «d’entreprises ferroviaires tierces» appartenant au «service librement organisé» (SLO) où se trouve notamment la grande vitesse, «n’est pas une priorité», ajoute SNCF Voyageurs.
En matière ferroviaire, dans plusieurs pays européens, le site de vente des opérateurs historiques «n’est pas ouvert à la distribution des offres des autres opérateurs ferrovaires», relève aussi SNCF Voyageurs, «c’est le cas également de l’Espagne et de l’Italie par exemple», remarque le communiqué.
La SNCF tente elle-même de s’implanter en Italie.
Air France quitte Orly après 80 ans et se replie sur Roissy
Le dernier vol aux couleurs de la compagnie tricolore à Orly est un Nice- Paris dont l’atterrissage était prévu à 21H55, a indiqué Air France, qui n’y restera plus que via sa compagnie à bas coûts Transavia. L’Airbus A320 du vol AF6231 s’est posé à 21H59 précisément à Orly, selon les données du site internet de suivi des vols FlightRadar24. La «navette», qui effectue les multiples liaisons quotidiennes vers Nice, Toulouse et Marseille, sera désormais assurée depuis l’aéroport de Roissy Paris-Charles de Gaulle alors que le trafic sur les liaisons domestiques au départ d’Orly, au sud de Paris, accuse une forte baisse notamment depuis la pandémie de Covid. «Le développement de la visioconférence, la réduction des déplacements professionnels sur le domestique et le report vers le train conduisent à une chute structurelle de la demande sur le réseau domestique point-à-point d’Air France», expliquait la compagnie lorsqu’elle a pris cette décision en 2023. «Il y a d’abord eu un effet +train+, avec l’accélération de l’offre SNCF en matière de TGV dans les années 2000», a indiqué vendredi Henri Hourcade, directeur général France d’Air France- KLM dans un entretien à La Tribune. Puis est venu avec le Covid le recours plus systématique à la visioconférence. Cela a «réduit notre clientèle affaires, coeur de cible de la Navette» avec une baisse de l’aller-retour à la journée de 60% en 2023 par rapport à 2019, selon lui. Enfin, la loi Climat et résilience, en 2021, avec l’interdiction des vols intérieurs lorsqu’il existe une alternative ferroviaire en moins de 2h30, a encore accentué le phénomène. Air France a tenté d’y répondre en réduisant les fréquences, passées de 25 à 12 sur Orly-Toulouse et Orly-Nice ou avec de nouveaux tarifs et de nouveaux abonnements, en vain. «Il a fallu se rendre à l’évidence: ces vols ne correspondaient plus au modèle économique d’Air France et aux modes de consommation de nos clients», a souligné Henri Hourcade.
Stars du cinéma : Air France met ainsi un terme à 80 ans d’histoire à Orly, longtemps le premier aéroport de la capitale française avant la construction de Paris-Charles-de-Gaulle à Roissy, au nord-est de Paris. L’aéroport a accompagné l’essor du transport aérien, avec en 1946 un Douglas DC-4, un quadrimoteur à hélice aux couleurs de la compagnie tricolore pour assurer la ligne Paris-New York. L’arrivée des jets à réaction, comme la Caravelle ou le mythique 747 «Jumbo Jet», a suivi et on ne compte plus les photos de stars de cinéma, de Romy Schneider et Alain Delon à Sophia Loren en passant par Audrey Hepburn ou Josephine Baker, au pied de la passerelle, débarquant à Paris ou prêtes à prendre l’avion, notamment dans les années 60 et 70. C’est aussi à cette époque, au début des années 70, qu’Orly est finalement dédié au trafic intérieur et en 1996, Air France lance «la navette», des liaisons quotidiennes toutes les heures, voire toutes les demi-heures. Désormais, elles seront effectuées à partir de Paris- Charles de Gaulle et Toulouse, Nice et Marseille avec respectivement 12, 12 et 10 rotations par jour. Ce recentrage sur le hub de Paris-Charles de Gaulle concerne toutes les opérations hors vols de et vers la Corse, qui est une Délégation de Service Public.
L’Union européenne taxe les petits colis importés pour freiner la déferlante
Ces frais viendront s’ajouter à la taxe de trois euros par type d’article commandé, qui sera prélevée quant à elle à partir de juillet sur ces mêmes «petits colis» (d’une valeur inférieure à 150 euros), provenant essentiellement de Chine. La Commission européenne sera chargée de fixer leur montant, selon des communiqués diffusés par le Parlement et le Conseil de l’UE, l’instance qui représente les 27. Les Etats membres et les eurodéputés se sont également mis d’accord pour infliger des amendes aux plateformes de commerce en ligne important des produits dangereux, pouvant aller jusqu’à 6% de la valeur totale des marchandises importées dans l’UE au cours des douze derniers mois. En dernier ressort, les plateformes concernées pourraient être suspendues, a averti le Parlement dans un communiqué. Ces mesures visent à lutter contre le déferlement en Europe de produits chinois à bas prix, achetés sur des plateformes asiatiques comme Shein, Temu et AliExpress, et à financer un renforcement des contrôles douaniers. Ces plateformes «inondent le marché européen de quantités massives de produits non conformes et faussent la concurrence avec nos entreprises», a déclaré Dirk Gotink, le principal négociateur du Parlement. Quelque 4,6 milliards de petits colis sont entrés sur le marché européen en 2024, soit plus de 145 chaque seconde. 91% provenaient de Chine. Cet afflux de paquets importés dans l’UE, sans subir actuellement aucun droit de douane, est dénoncé comme une forme de concurrence déloyale par les producteurs et les commerçants européens. De plus,
vu leur nombre, il est très souvent impossible de contrôler leur conformité aux normes européennes, ce qui permet à nombreux produits dangereux ou contrefaits de passer entre les mailles du filet. La France, en pointe sur ce dossier, a mis en place par anticipation des frais de deux euros sur ces petits colis à compter du 1er mars, ce qui a poussé certaines plateformes à les contourner en important leurs marchandises destinées aux clients français via d’autres pays européens. Le gouvernement français a annoncé une extension des contrôles pour lutter contre ce phénomène de contournement, qui devrait s’éteindre avec l’entrée en vigueur de la taxe et des frais de traitement européens, qui permettront d’harmoniser les règles sur les petits colis dans l’ensemble du marché unique. Outre ces nouveaux frais, les 27 et les eurodéputés ont approuvé des obligations renforcées pour les plateformes de vente mais aussi des procédures simplifiées pour certains importateurs. L’organisation des associations européennes de consommateurs, le BEUC, a salué ces mesures, estimant qu’elles pouvaient aider «à renverser la tendance et à rendre plus difficile l’entrée dans l’UE de produits dangereux.
Instagram teste un abonnement payant centré sur les stories
Instagram a commencé à tester une nouvelle formule par abonnement payant dans plusieurs pays, avec des fonctionnalités supplémentaires surtout orientées sur les «stories», a indiqué lundi Meta, confirmant une information du site TechCrunch.
Les abonnés payants pourront notamment prolonger la durée de vie d’une «story», message éphémère qui disparaît normalement au bout de 24 heures. Autres possibilités, mettre une «story» en avant grâce à un coup de pouce de l’algorithme, ou composer des listes d’abonnés à votre compte pour que seuls certains d’entre eux aient accès à un contenu donné. Ces tests sont effectués dans «un nombre limité de pays», a expliqué une porte-parole, sans plus de précision. Selon TechCrunch, Japon, Mexique et Philippines en font partie, à des prix oscillant autour de 2 dollars par mois. A l’automne, Meta avait lancé au Royaume-Uni une version payante de Facebook et d’Instagram, sans publicité, pour se conformer à la nouvelle législation britannique. Les réseaux sociaux X et Snapchat proposent déjà, depuis plusieurs années, des services payants. En février, Snap, la maison mère de Snapchat, avait affirmé générer un milliard de dollars de chiffre d’affaires en rythme annualisé, avec plus de 25 millions d’abonnés à Snapchat+, sa formule payante.
L’Indonésie met en demeure Google et Meta pour non-respect de l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs
«Le gouvernement envoie des lettres de convocation» à Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et Threads, ainsi qu’à Google, société mère de YouTube, qui «ont enfreint la loi indonésienne», a déclaré la ministre Meutya Hafid dans une vidéo postée sur Instagram lundi soir.
Ces convocations ont été émises «dans le cadre de l’application de sanctions administratives, conformément aux dispositions applicables», a ajouté la ministre.
L’Indonésie a décidé l’interdiction à compter du 28 mars de l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 16 ans, invoquant les menaces de la pornographie, du cyberharcèlement, de la fraude en ligne et de la dépendance à internet.
Cette interdiction concerne 70 millions d’enfants de moins de 16 ans sur une population totale de 284 millions d’habitants.
L’Australie, en décembre, a été le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans.
Mardi, le régulateur australien a annoncé l’ouverture d’une enquête visant des géants de la tech parmi lesquels TikTok, Instagram et YouTube, accusés d’enfreindre cette règle.
En France, le Sénat doit débattre mardi de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une mesure chère au président Emmanuel Macron. En Indonésie, la ministre Meutya Hafid a déclaré ce week-end qu’il n’y aurait «aucune place pour le compromis en ce qui concerne la conformité».
Dans la vidéo publiée lundi depuis le Japon, où elle accompagne le président Prabowo Subianto lors d’une visite d’État, elle a accusé Google et Meta de s’être opposés à la nouvelle réglementation «dès le tout début». E
Elle a cité TikTok et Roblox comme exemples de plateformes n’étant pas encore pleinement en conformité avec la réglementation, mais «faisant des efforts».
Les deux plateformes recevront également des lettres d’avertissement.
«Nous nous concentrerons sur la collaboration avec les plateformes qui ont la volonté de respecter l’Indonésie, non seulement en tant que marché numérique, mais aussi en s’engageant à respecter les lois et les instruments juridiques indonésiens relatifs à la protection de l’enfance», a encore déclaré la ministre.
«Nous comprenons que cela ne soit pas facile. L’Indonésie est en effet l’un des pays les plus actifs dans l’espace numérique, avec un temps de consultation moyen de 7 à 8 heures par jour», a-t-elle encore indiqué, exhortant les parents et les enfants à aider le gouvernement à surveiller le respect des règles et à signaler les entreprises qui enfreignent la loi.
L’Australie menace TikTok, Instagram et YouTube de sanctions pour non-respect des règles sur les mineurs
Le régulateur australien a brandi mardi la menace de sanctions visant des géants de la tech parmi lesquels TikTok, Instagram et YouTube, accusés d’enfreindre l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans dans le pays, l’un des plus stricts au monde.
L’Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants pour les protéger des effets nocifs redoutés sur leur santé mentale. Elle a été imitée ensuite par plusieurs nations comme l’Indonésie ou le Brésil, tandis qu’en France le Parlement examine actuellement un projet allant dans le même sens. Trois mois après l’entrée en vigueur de cette loi, l’organisme australien chargé de la sécurité en ligne a indiqué que plus de cinq millions de comptes appartenant à des utilisateurs australiens mineurs avaient été supprimés. Mais la Commission eSafety a aussi dit constater qu’une «proportion importante d’enfants australiens» consultait toujours des plateformes interdites, faisant part de «préoccupations majeures» concernant Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube. «Les lois australiennes sur les réseaux sociaux, qui sont à la pointe au niveau mondial, ne sont pas en échec. Mais les géants de la tech ne les respectent pas», a déclaré la ministre des Communications Anika Wells aux journalistes. «L’Australie ne laissera pas les géants des réseaux sociaux nous prendre pour des idiots». «Rien de tout cela n’est même difficile pour les géants de la tech, qui sont des entreprises innovantes valant des milliards de dollars», a affirmé Mme Wells. «Si ces entreprises veulent faire des affaires en Australie, elles doivent respecter les lois australiennes». L’Australie décidera d’éventuelles sanctions d’ci la mi-2026. Les entreprises visées par cette interdiction s’exposent à des amendes pouvant dépasser 25 millions d’euros si elles sont reconnues coupables d’avoir enfreint la loi australienne. La mise en oeuvre de cette interdiction est particulièrement scrutée dans le monde, notamment par les pays cherchant à créer des interdictions similaires. Le Brésil lie depuis mars les comptes de ces utilisateurs à ceux de leurs parents et des lois sont en cours d’élaboration dans plusieurs pays européens, comme en France, où une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est débattue mardi au Sénat. L’Indonésie a interdit la semaine dernière les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, soit 70 millions de mineurs. Son gouvernement a mis en demeure les géants de l’internet Google et Meta pour «non-respect» de la mesure, a annoncé mardi la ministre des Communications.
Casino creuse sa perte nette en 2025 mais améliore nettement sa rentabilité
Le groupe contrôlé par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky a vu sa perte enfler de 36,4% comparé à 2024, où elle avait atteint 295 millions d’euros. En cause, «l’abandon des hypermarchés et des supermarchés» décidé en 2024 et «tous les coûts» liés au plan de sauvegarde de l’emploi, qui s’est traduit par 2.200 licenciements, a expliqué le directeur général de Casino, Philippe Palazzi, lors d’une conférence de presse en ligne. Mais Casino «enregistre une très nette progression de sa rentabilité après une année intense de transformation», a insisté le dirigeant, se réjouissant d’un bénéfice brut d’exploitation (Ebitda) ajusté à 655 millions d’euros, en hausse de 13,7% sur un an, et d’un Ebitda ajusté après loyers payés de 198 millions d’euros (+77,3%). Cette progression repose notamment sur «l’assainissement du parc» de magasins avec «la sortie de 1.178 points de vente», les synergies entre les différentes marques du groupe ou encore «la massification des achats» permise entre autre par l’alliance avec Auchan et Intermarché via la centrale Aura Retail. Cette performance «illustre la bonne exécution de notre plan stratégique», s’est félicité M. Palazzi, pour qui le groupe (Monoprix, Franprix, Naturalia, Cdiscount…) s’est recentré «sur le bon marché, celui de la proximité, au bon moment». Le distributeur stéphanois avait annoncé en février le report de la publication de ses résultats annuels jusqu’au 31 mars au plus tard, invoquant «la poursuite des négociations» sur sa «structure financière». Il avait néanmoins
publié son chiffre d’affaires 2025, de 8,26 milliards d’euros, en baisse de 2,5%, mais en légère hausse de 0,5% à périmètre comparable, un millier de magasins ayant été fermés ou vendus l’an dernier. Ces données financières sont «non arrêtées et non auditées» dans l’attente d’un accord sur la dette. Le groupe, tombé dans l’escarcelle de Daniel Kretinsky en 2024 après des années de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, et a engagé fin 2025 des discussions avec ses créanciers (banques et fonds anglo-saxons) pour diminuer ce montant. «Les négociations se poursuivent», a indiqué M. Palazzi, assurant avoir «très bon espoir qu’elles se terminent comme prévu d’ici juin». Dans sa dernière proposition rendue publique mi-mars, France Retail Holdings (FRH), détenu majoritairement par M. Kretinsky, réclame une dette contenue à 900 millions d’euros et un abandon de 500 millions d’euros de créances, en échange d’une augmentation de capital de 500 millions d’euros.
Renault casse les prix de l’électrique : la Twingo e-Tech passe sous les 20.000 euros
La version électrique du modèle historique né en 1993 sera vendue en France au prix catalogue de 19.490 euros mais en réalité dès 16.000 euros une fois décompté le bonus de l’Etat de 3.500 euros, explique Grégoire Ginet, responsable produit chez Renault. Pour les ménages modestes, qui touchent un bonus plus élevé, le prix descend sous 14.000 euros. Hors remises, elle se place juste en dessous de la Citroën e-C3 électrique de Stellantis. Elle concurrence aussi les modèles les moins chers des groupes chinois BYD, MG (groupe SAIC) et Leapmotor qui, fabriqués en Chine, ne sont pas éligibles au bonus français, réservé aux électriques «made in Europe». Idem pour la Dacia Spring électrique, marque low-cost de Renault, moins chère mais elle aussi fabriquée en Chine. Ailleurs dans l’UE, la Twingo e-Tech est l’une des rares voitures électriques à moins de 20.000 euros – le graal des constructeurs européens face à la déferlante des nouvelles marques chinoises, qui ont explosé en Europe ces derniers mois, à peine freinées par les taxes européennes. La Twingo électrique marque le retour de Renault sur le segment des plus petites citadines, longtemps délaissé par les constructeurs européens faute de marge suffisante. Pour le constructeur français, ce lancement illustre sa nouvelle rapidité «à la chinoise» : développée en Chine, la Twingo est sortie en deux ans, deux fois plus vite que d’habitude, ce qui a compressé son coût. Elle est fabriquée dans l’usine historique des Twingo en Slovénie, à Novo Mesto, mais sa batterie est chinoise, fournie par le leader mondial CATL. «CATL va bientôt fabriquer en Hongrie, dans une usine avec une ligne dédiée à la batterie de la Twingo», se félicite le groupe français. Renault voulait aller vite, car plusieurs groupes chinois vont bientôt fabriquer en Europe, leur donnant accès au bonus français et les rendant beaucoup plus compétitives: BYD va faire fabriquer en Hongrie et Leapmotor, en Espagne. Le segment des électriques bon marché est jugé particulièrement prometteur dans un marché automobile européen au ralenti: les ventes globales n’ont augmenté que de 1,8% en 2025 mais les électriques ont bondi de 30% pour représenter 17,4% du marché. Et la tendance s’accélère : elles ont atteint en février 27% des ventes en France et 18,8% en Europe. «Le prix ne sera plus un frein pour l’électrique: la Twingo e-Tech est vendue au même prix que la version essence d’hier. Et elle reprend les codes de la Twingo d’origine, un design coloré et une bouille de grenouille», fait valoir M. Ginet, le responsable de Renault, qui mise sur la «valeur émotionnelle» de la marque née il y a trente ans. La même démarche que pour la R5 électrique, devenue l’un des modèles les plus vendus d’Europe. «Nous sommes très contents des commandes, ça part bien», assure le groupe. Symbole d’un changement d’époque, le capot de la Twingo électrique est scellé : impossible de mettre les mains dans le moteur, sauf pour les garagistes.
Hopscotch – Human to Human lance Comment[AI]res
Hopscotch – Human to Human, l’agence des experts de la veille, de la gestion de crise, du social listening et des études du groupe HOPSCOTCH, annonce le lancement de Comment[AI]res, son offre d’étude des commentaires publiés sur les contenus des réseaux sociaux au service des stratégies de communication. Disponible dès à présent, cette offre apporte aux organisations un nouvel éclairage sur les dynamiques d’opinion et leur permet de piloter leur réputation à partir de la partie la plus active et la plus conversationnelle des réseaux sociaux à l’heure du Shared media et de l’IA.
Radio Nova repart en campagne avec La Chose
À travers une deuxième saison de sa campagne iconique conçue par l’agence La Chose, Radio Nova réaffirme encore et toujours son attachement indéfectible à la liberté d’expression et à la diversité musicale et culturelle avec 5 nouveaux visuels aux claims toujours incisifs – «D’habitude, on déteste le bruit des bottes. », «La seule manière de les faire taire, c’est de couper le son. », «Ils ne respectent rien, sauf la liberté d’expression. », « Réarmement discographique. », « Ici, on est pour le partage des richesses. ». Une saison 2 déployée sur plusieurs supports – affichage bus, métro, gares, presse et digital – et visible à Lyon, Nantes, Marseille, Montpellier, Bordeaux et en Île de France du 24 mars au 7 avril.
Les concurrents de la SNCF réclament une place sur SNCF Connect
L’AFRA estime que «le verrou de la distribution nuit aux voyageurs et affaiblit le train» et estime que les voyageurs doivent pouvoir «comparer l’ensemble de l’offre ferroviaire sur des bases neutres et objectives».
«Il est inacceptable, alors qu’il existe des places disponibles dans les trains des opérateurs alternatifs, que des voyageurs restent aujourd’hui à quai, ou prennent leur voiture ou l’avion, car ils n’ont pas connaissance des offres de ces nouveaux opérateurs, faute de présence sur SNCF Connect», ajoute
Solène Garcin-Berson, déléguée générale de l’association.
L’AFRA estime que SNCF Connect qui bénéficie «d’un avantage de notoriété et d’utilisation issu du monopole historique» garde les voyageurs «captifs» et permet de «saturer» les trains de la SNCF en imposant «des prix prohibilitfs aux voyageurs».
«A l’heure actuelle, il n’y aucune réglementation nationale ou européenne
qui impose aux sites de distribution comme SNCF Connect de commercialiser des offres concurrentes», a répondu mardi SNCF Voyageurs dans un communiqué.
SNCF Voyageurs souligne que la seule ambition de sa filiale SNCF Connect est de «couvrir l’ensemble du territoire national en proposant une offre de voyage bout en bout aux clients».
Ainsi, elle distribue les billets de ses propres lignes, mais aussi ceux des
services dits conventionnés en régions, c’est-à-dire les lignes où existe
un seul opérateur, même si ce n’est pas la SNCF.
Comme Transdev sur la ligne Marseille-Nice qui a remplacé la SNCF suite à l’appel d’offres lancé par la région PACA.
Mais la distribution des billets «d’entreprises ferroviaires tierces» appartenant au «service librement organisé» (SLO) où se trouve notamment la grande vitesse, «n’est pas une priorité», ajoute SNCF Voyageurs.
En matière ferroviaire, dans plusieurs pays européens, le site de vente des opérateurs historiques «n’est pas ouvert à la distribution des offres des autres opérateurs ferrovaires», relève aussi SNCF Voyageurs, «c’est le cas également de l’Espagne et de l’Italie par exemple», remarque le communiqué.
La SNCF tente elle-même de s’implanter en Italie.
Air France quitte Orly après 80 ans et se replie sur Roissy
Le dernier vol aux couleurs de la compagnie tricolore à Orly est un Nice- Paris dont l’atterrissage était prévu à 21H55, a indiqué Air France, qui n’y restera plus que via sa compagnie à bas coûts Transavia. L’Airbus A320 du vol AF6231 s’est posé à 21H59 précisément à Orly, selon les données du site internet de suivi des vols FlightRadar24. La «navette», qui effectue les multiples liaisons quotidiennes vers Nice, Toulouse et Marseille, sera désormais assurée depuis l’aéroport de Roissy Paris-Charles de Gaulle alors que le trafic sur les liaisons domestiques au départ d’Orly, au sud de Paris, accuse une forte baisse notamment depuis la pandémie de Covid. «Le développement de la visioconférence, la réduction des déplacements professionnels sur le domestique et le report vers le train conduisent à une chute structurelle de la demande sur le réseau domestique point-à-point d’Air France», expliquait la compagnie lorsqu’elle a pris cette décision en 2023. «Il y a d’abord eu un effet +train+, avec l’accélération de l’offre SNCF en matière de TGV dans les années 2000», a indiqué vendredi Henri Hourcade, directeur général France d’Air France- KLM dans un entretien à La Tribune. Puis est venu avec le Covid le recours plus systématique à la visioconférence. Cela a «réduit notre clientèle affaires, coeur de cible de la Navette» avec une baisse de l’aller-retour à la journée de 60% en 2023 par rapport à 2019, selon lui. Enfin, la loi Climat et résilience, en 2021, avec l’interdiction des vols intérieurs lorsqu’il existe une alternative ferroviaire en moins de 2h30, a encore accentué le phénomène. Air France a tenté d’y répondre en réduisant les fréquences, passées de 25 à 12 sur Orly-Toulouse et Orly-Nice ou avec de nouveaux tarifs et de nouveaux abonnements, en vain. «Il a fallu se rendre à l’évidence: ces vols ne correspondaient plus au modèle économique d’Air France et aux modes de consommation de nos clients», a souligné Henri Hourcade.
Stars du cinéma : Air France met ainsi un terme à 80 ans d’histoire à Orly, longtemps le premier aéroport de la capitale française avant la construction de Paris-Charles-de-Gaulle à Roissy, au nord-est de Paris. L’aéroport a accompagné l’essor du transport aérien, avec en 1946 un Douglas DC-4, un quadrimoteur à hélice aux couleurs de la compagnie tricolore pour assurer la ligne Paris-New York. L’arrivée des jets à réaction, comme la Caravelle ou le mythique 747 «Jumbo Jet», a suivi et on ne compte plus les photos de stars de cinéma, de Romy Schneider et Alain Delon à Sophia Loren en passant par Audrey Hepburn ou Josephine Baker, au pied de la passerelle, débarquant à Paris ou prêtes à prendre l’avion, notamment dans les années 60 et 70. C’est aussi à cette époque, au début des années 70, qu’Orly est finalement dédié au trafic intérieur et en 1996, Air France lance «la navette», des liaisons quotidiennes toutes les heures, voire toutes les demi-heures. Désormais, elles seront effectuées à partir de Paris- Charles de Gaulle et Toulouse, Nice et Marseille avec respectivement 12, 12 et 10 rotations par jour. Ce recentrage sur le hub de Paris-Charles de Gaulle concerne toutes les opérations hors vols de et vers la Corse, qui est une Délégation de Service Public.
L’Union européenne taxe les petits colis importés pour freiner la déferlante
Ces frais viendront s’ajouter à la taxe de trois euros par type d’article commandé, qui sera prélevée quant à elle à partir de juillet sur ces mêmes «petits colis» (d’une valeur inférieure à 150 euros), provenant essentiellement de Chine. La Commission européenne sera chargée de fixer leur montant, selon des communiqués diffusés par le Parlement et le Conseil de l’UE, l’instance qui représente les 27. Les Etats membres et les eurodéputés se sont également mis d’accord pour infliger des amendes aux plateformes de commerce en ligne important des produits dangereux, pouvant aller jusqu’à 6% de la valeur totale des marchandises importées dans l’UE au cours des douze derniers mois. En dernier ressort, les plateformes concernées pourraient être suspendues, a averti le Parlement dans un communiqué. Ces mesures visent à lutter contre le déferlement en Europe de produits chinois à bas prix, achetés sur des plateformes asiatiques comme Shein, Temu et AliExpress, et à financer un renforcement des contrôles douaniers. Ces plateformes «inondent le marché européen de quantités massives de produits non conformes et faussent la concurrence avec nos entreprises», a déclaré Dirk Gotink, le principal négociateur du Parlement. Quelque 4,6 milliards de petits colis sont entrés sur le marché européen en 2024, soit plus de 145 chaque seconde. 91% provenaient de Chine. Cet afflux de paquets importés dans l’UE, sans subir actuellement aucun droit de douane, est dénoncé comme une forme de concurrence déloyale par les producteurs et les commerçants européens. De plus,
vu leur nombre, il est très souvent impossible de contrôler leur conformité aux normes européennes, ce qui permet à nombreux produits dangereux ou contrefaits de passer entre les mailles du filet. La France, en pointe sur ce dossier, a mis en place par anticipation des frais de deux euros sur ces petits colis à compter du 1er mars, ce qui a poussé certaines plateformes à les contourner en important leurs marchandises destinées aux clients français via d’autres pays européens. Le gouvernement français a annoncé une extension des contrôles pour lutter contre ce phénomène de contournement, qui devrait s’éteindre avec l’entrée en vigueur de la taxe et des frais de traitement européens, qui permettront d’harmoniser les règles sur les petits colis dans l’ensemble du marché unique. Outre ces nouveaux frais, les 27 et les eurodéputés ont approuvé des obligations renforcées pour les plateformes de vente mais aussi des procédures simplifiées pour certains importateurs. L’organisation des associations européennes de consommateurs, le BEUC, a salué ces mesures, estimant qu’elles pouvaient aider «à renverser la tendance et à rendre plus difficile l’entrée dans l’UE de produits dangereux.
Instagram teste un abonnement payant centré sur les stories
Instagram a commencé à tester une nouvelle formule par abonnement payant dans plusieurs pays, avec des fonctionnalités supplémentaires surtout orientées sur les «stories», a indiqué lundi Meta, confirmant une information du site TechCrunch.
Les abonnés payants pourront notamment prolonger la durée de vie d’une «story», message éphémère qui disparaît normalement au bout de 24 heures. Autres possibilités, mettre une «story» en avant grâce à un coup de pouce de l’algorithme, ou composer des listes d’abonnés à votre compte pour que seuls certains d’entre eux aient accès à un contenu donné. Ces tests sont effectués dans «un nombre limité de pays», a expliqué une porte-parole, sans plus de précision. Selon TechCrunch, Japon, Mexique et Philippines en font partie, à des prix oscillant autour de 2 dollars par mois. A l’automne, Meta avait lancé au Royaume-Uni une version payante de Facebook et d’Instagram, sans publicité, pour se conformer à la nouvelle législation britannique. Les réseaux sociaux X et Snapchat proposent déjà, depuis plusieurs années, des services payants. En février, Snap, la maison mère de Snapchat, avait affirmé générer un milliard de dollars de chiffre d’affaires en rythme annualisé, avec plus de 25 millions d’abonnés à Snapchat+, sa formule payante.
L’Indonésie met en demeure Google et Meta pour non-respect de l’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs
«Le gouvernement envoie des lettres de convocation» à Meta, propriétaire de Facebook, Instagram et Threads, ainsi qu’à Google, société mère de YouTube, qui «ont enfreint la loi indonésienne», a déclaré la ministre Meutya Hafid dans une vidéo postée sur Instagram lundi soir.
Ces convocations ont été émises «dans le cadre de l’application de sanctions administratives, conformément aux dispositions applicables», a ajouté la ministre.
L’Indonésie a décidé l’interdiction à compter du 28 mars de l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 16 ans, invoquant les menaces de la pornographie, du cyberharcèlement, de la fraude en ligne et de la dépendance à internet.
Cette interdiction concerne 70 millions d’enfants de moins de 16 ans sur une population totale de 284 millions d’habitants.
L’Australie, en décembre, a été le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans.
Mardi, le régulateur australien a annoncé l’ouverture d’une enquête visant des géants de la tech parmi lesquels TikTok, Instagram et YouTube, accusés d’enfreindre cette règle.
En France, le Sénat doit débattre mardi de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une mesure chère au président Emmanuel Macron. En Indonésie, la ministre Meutya Hafid a déclaré ce week-end qu’il n’y aurait «aucune place pour le compromis en ce qui concerne la conformité».
Dans la vidéo publiée lundi depuis le Japon, où elle accompagne le président Prabowo Subianto lors d’une visite d’État, elle a accusé Google et Meta de s’être opposés à la nouvelle réglementation «dès le tout début». E
Elle a cité TikTok et Roblox comme exemples de plateformes n’étant pas encore pleinement en conformité avec la réglementation, mais «faisant des efforts».
Les deux plateformes recevront également des lettres d’avertissement.
«Nous nous concentrerons sur la collaboration avec les plateformes qui ont la volonté de respecter l’Indonésie, non seulement en tant que marché numérique, mais aussi en s’engageant à respecter les lois et les instruments juridiques indonésiens relatifs à la protection de l’enfance», a encore déclaré la ministre.
«Nous comprenons que cela ne soit pas facile. L’Indonésie est en effet l’un des pays les plus actifs dans l’espace numérique, avec un temps de consultation moyen de 7 à 8 heures par jour», a-t-elle encore indiqué, exhortant les parents et les enfants à aider le gouvernement à surveiller le respect des règles et à signaler les entreprises qui enfreignent la loi.
L’Australie menace TikTok, Instagram et YouTube de sanctions pour non-respect des règles sur les mineurs
Le régulateur australien a brandi mardi la menace de sanctions visant des géants de la tech parmi lesquels TikTok, Instagram et YouTube, accusés d’enfreindre l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans dans le pays, l’un des plus stricts au monde.
L’Australie est devenue en décembre le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants pour les protéger des effets nocifs redoutés sur leur santé mentale. Elle a été imitée ensuite par plusieurs nations comme l’Indonésie ou le Brésil, tandis qu’en France le Parlement examine actuellement un projet allant dans le même sens. Trois mois après l’entrée en vigueur de cette loi, l’organisme australien chargé de la sécurité en ligne a indiqué que plus de cinq millions de comptes appartenant à des utilisateurs australiens mineurs avaient été supprimés. Mais la Commission eSafety a aussi dit constater qu’une «proportion importante d’enfants australiens» consultait toujours des plateformes interdites, faisant part de «préoccupations majeures» concernant Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et YouTube. «Les lois australiennes sur les réseaux sociaux, qui sont à la pointe au niveau mondial, ne sont pas en échec. Mais les géants de la tech ne les respectent pas», a déclaré la ministre des Communications Anika Wells aux journalistes. «L’Australie ne laissera pas les géants des réseaux sociaux nous prendre pour des idiots». «Rien de tout cela n’est même difficile pour les géants de la tech, qui sont des entreprises innovantes valant des milliards de dollars», a affirmé Mme Wells. «Si ces entreprises veulent faire des affaires en Australie, elles doivent respecter les lois australiennes». L’Australie décidera d’éventuelles sanctions d’ci la mi-2026. Les entreprises visées par cette interdiction s’exposent à des amendes pouvant dépasser 25 millions d’euros si elles sont reconnues coupables d’avoir enfreint la loi australienne. La mise en oeuvre de cette interdiction est particulièrement scrutée dans le monde, notamment par les pays cherchant à créer des interdictions similaires. Le Brésil lie depuis mars les comptes de ces utilisateurs à ceux de leurs parents et des lois sont en cours d’élaboration dans plusieurs pays européens, comme en France, où une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans est débattue mardi au Sénat. L’Indonésie a interdit la semaine dernière les réseaux sociaux aux moins de 16 ans, soit 70 millions de mineurs. Son gouvernement a mis en demeure les géants de l’internet Google et Meta pour «non-respect» de la mesure, a annoncé mardi la ministre des Communications.
Casino creuse sa perte nette en 2025 mais améliore nettement sa rentabilité

Le groupe contrôlé par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky a vu sa perte enfler de 36,4% comparé à 2024, où elle avait atteint 295 millions d’euros. En cause, «l’abandon des hypermarchés et des supermarchés» décidé en 2024 et «tous les coûts» liés au plan de sauvegarde de l’emploi, qui s’est traduit par 2.200 licenciements, a expliqué le directeur général de Casino, Philippe Palazzi, lors d’une conférence de presse en ligne. Mais Casino «enregistre une très nette progression de sa rentabilité après une année intense de transformation», a insisté le dirigeant, se réjouissant d’un bénéfice brut d’exploitation (Ebitda) ajusté à 655 millions d’euros, en hausse de 13,7% sur un an, et d’un Ebitda ajusté après loyers payés de 198 millions d’euros (+77,3%). Cette progression repose notamment sur «l’assainissement du parc» de magasins avec «la sortie de 1.178 points de vente», les synergies entre les différentes marques du groupe ou encore «la massification des achats» permise entre autre par l’alliance avec Auchan et Intermarché via la centrale Aura Retail. Cette performance «illustre la bonne exécution de notre plan stratégique», s’est félicité M. Palazzi, pour qui le groupe (Monoprix, Franprix, Naturalia, Cdiscount…) s’est recentré «sur le bon marché, celui de la proximité, au bon moment». Le distributeur stéphanois avait annoncé en février le report de la publication de ses résultats annuels jusqu’au 31 mars au plus tard, invoquant «la poursuite des négociations» sur sa «structure financière». Il avait néanmoins
publié son chiffre d’affaires 2025, de 8,26 milliards d’euros, en baisse de 2,5%, mais en légère hausse de 0,5% à périmètre comparable, un millier de magasins ayant été fermés ou vendus l’an dernier. Ces données financières sont «non arrêtées et non auditées» dans l’attente d’un accord sur la dette. Le groupe, tombé dans l’escarcelle de Daniel Kretinsky en 2024 après des années de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, et a engagé fin 2025 des discussions avec ses créanciers (banques et fonds anglo-saxons) pour diminuer ce montant. «Les négociations se poursuivent», a indiqué M. Palazzi, assurant avoir «très bon espoir qu’elles se terminent comme prévu d’ici juin». Dans sa dernière proposition rendue publique mi-mars, France Retail Holdings (FRH), détenu majoritairement par M. Kretinsky, réclame une dette contenue à 900 millions d’euros et un abandon de 500 millions d’euros de créances, en échange d’une augmentation de capital de 500 millions d’euros.
Renault casse les prix de l’électrique : la Twingo e-Tech passe sous les 20.000 euros
La version électrique du modèle historique né en 1993 sera vendue en France au prix catalogue de 19.490 euros mais en réalité dès 16.000 euros une fois décompté le bonus de l’Etat de 3.500 euros, explique Grégoire Ginet, responsable produit chez Renault. Pour les ménages modestes, qui touchent un bonus plus élevé, le prix descend sous 14.000 euros. Hors remises, elle se place juste en dessous de la Citroën e-C3 électrique de Stellantis. Elle concurrence aussi les modèles les moins chers des groupes chinois BYD, MG (groupe SAIC) et Leapmotor qui, fabriqués en Chine, ne sont pas éligibles au bonus français, réservé aux électriques «made in Europe». Idem pour la Dacia Spring électrique, marque low-cost de Renault, moins chère mais elle aussi fabriquée en Chine. Ailleurs dans l’UE, la Twingo e-Tech est l’une des rares voitures électriques à moins de 20.000 euros – le graal des constructeurs européens face à la déferlante des nouvelles marques chinoises, qui ont explosé en Europe ces derniers mois, à peine freinées par les taxes européennes. La Twingo électrique marque le retour de Renault sur le segment des plus petites citadines, longtemps délaissé par les constructeurs européens faute de marge suffisante. Pour le constructeur français, ce lancement illustre sa nouvelle rapidité «à la chinoise» : développée en Chine, la Twingo est sortie en deux ans, deux fois plus vite que d’habitude, ce qui a compressé son coût. Elle est fabriquée dans l’usine historique des Twingo en Slovénie, à Novo Mesto, mais sa batterie est chinoise, fournie par le leader mondial CATL. «CATL va bientôt fabriquer en Hongrie, dans une usine avec une ligne dédiée à la batterie de la Twingo», se félicite le groupe français. Renault voulait aller vite, car plusieurs groupes chinois vont bientôt fabriquer en Europe, leur donnant accès au bonus français et les rendant beaucoup plus compétitives: BYD va faire fabriquer en Hongrie et Leapmotor, en Espagne. Le segment des électriques bon marché est jugé particulièrement prometteur dans un marché automobile européen au ralenti: les ventes globales n’ont augmenté que de 1,8% en 2025 mais les électriques ont bondi de 30% pour représenter 17,4% du marché. Et la tendance s’accélère : elles ont atteint en février 27% des ventes en France et 18,8% en Europe. «Le prix ne sera plus un frein pour l’électrique: la Twingo e-Tech est vendue au même prix que la version essence d’hier. Et elle reprend les codes de la Twingo d’origine, un design coloré et une bouille de grenouille», fait valoir M. Ginet, le responsable de Renault, qui mise sur la «valeur émotionnelle» de la marque née il y a trente ans. La même démarche que pour la R5 électrique, devenue l’un des modèles les plus vendus d’Europe. «Nous sommes très contents des commandes, ça part bien», assure le groupe. Symbole d’un changement d’époque, le capot de la Twingo électrique est scellé : impossible de mettre les mains dans le moteur, sauf pour les garagistes.











