La Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) annonce l’arrivée de Floriane Pouzol en qualité de conseillère communication. Avec plus de 15 ans d’expérience dans la conception éditoriale, la stratégie de communication institutionnelle et le pilotage de projets numériques, Floriane Pouzol a développé une solide expertise à l’interface entre action publique et environnement.
A. STORA (Gunsmoke) : «Une création réussie repose sur l’excellence de sa production»
Dans un objectif de mettre en avant le message de ses clients, l’agence Gunsmoke conseille les marques sur la meilleure stratégie à adopter dans la création de contenu. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer ce positionnement et les projets avec Antoine STORA, Président et Fondateur de Gunsmoke.
MEDIACOM’ Quelle est l’expertise de Gunsmoke ?
Antoine STORA Chez Gunsmoke, nous allons au-delà de la création de contenus et de campagnes de communication : nous orchestrons des expériences globales de production où chaque détail compte, chaque étape est minutieusement pensée, et chaque relation fait la différence. Nous sommes convaincus qu’une création réussie repose sur l’excellence de sa production. Au quotidien, nous produisons du contenu pour les marques.
MEDIACOM’ Comment se compose votre portefeuille clients ?
Antoine STORA Que ce soit pour du Brand content, du Live content ou encore du Corporate, nous travaillons avec divers acteurs. Nous avons ainsi produit du contenu pour L’Oréal, EssilorLuxottica, Havas, Sanofi, Galeries Lafayette, Vinci Construction…Pour nos clients, nous sommes une agence conseil audiovisuelle capable d’accompagner les annonceurs sur leurs problématiques de communication les plus stratégiques, une structure/ studio de production technique polyvalente pour soutenir les agences, et une plateforme de talents fidèles et à l’écoute.
MEDIACOM’ Quel est le processus de création mis en place avec vos clients ?
Antoine STORA Dans ces périodes de crise, les budgets loués à la communication sont très vite revus à la baisse. La situation politique impacte forcément l’activité de nos clients, et donc la nôtre. Pour certains clients, nous avons encore la chance d’avoir carte blanche sur la partie création. Pour d’autres, il faut réfléchir différemment en raison de la baisse de budget. Dans ce sens, nous sommes obligés de proposer des formats hybrides avec des tournages physiques et de l’IA.
MEDIACOM’ L’IA est-elle un sujet tabou avec vos clients ?
Antoine STORA Nos clients s’intéressent forcément à l’évolution de l’IA et à ce que peuvent proposer ces nouvelles technologies. Quoi qu’il en soit, nous sommes garants de la bonne exécution de la demande du client. L’utilisation de l’IA n’est pas une fin en soi : cela pousse la créativité, et nous constatons un réel gain de temps et des économies financières. Toute la stratégie est influencée par le budget des clients. En interne, nous avons mis en place un processus précis pour suivre les évolutions de l’IA. Nos talents sont très impliqués. Attention tout de même à ne pas se précipiter dès l’apparition d’une nouvelle technologie ou autre. L’idée prime avant tout !
MEDIACOM’ Quel regard portez-vous sur le format podcast ?
Antoine STORA L’avantage du podcast est d’être au coeur des sujets. Pour nos clients, ils peuvent prendre le temps de s’exprimer sur divers sujets. Dans un grand groupe, le podcast est très important. Pour L’Oréal par exemple, ce format permet un rayonnement interne et de prendre le temps de se raconter. L’audience du format podcast est très active et s’accorde ce temps long, c’est important. L’ouverture au format podcast filmé est tout aussi intéressante. Intégrer cet exercice à nos process a été très stratégique. Il est fascinant de voir l’aisance de certains de nos clients pour ce format.
MEDIACOM’ Constatez-vous l’émergence de nouveaux formats ?
Antoine STORA La fiction d’entreprise se développe ! C’est une tendance qui arrive. Encore une fois, qu’importe le format, la narration a toute son importance. Ce qui nous anime est de réfléchir à la manière dont nous pouvons raconter l’histoire de notre client.
MEDIACOM’ Quel bilan tirez-vous de l’année 2025 et quelles sont les projections pour 2026 ?
Antoine STORA Sans parler politique, le premier semestre 2025 a été très positif pour Gunsmoke. Le deuxième semestre a été plus compliqué. 2026 sera marquée par une échéance politique, la situation risque d’être tout aussi tendue. Néanmoins, nous avons gagné de beaux projets, et le potentiel pour 2026 reste assez fort. Notre métier mérite d’être repensé pour continuer à évoluer et répondre au mieux à la demande de nos clients. C’est challengeant !
Publicis Media France obtient le label «agences actives» – 3 étoiles
Publicis Media France annonce l’obtention du label Agences Actives, certification de référence décernée par l’AACC et AFNOR, et soutenue par l’UDECAM et le SCRP, qui permet, pour la première année, de valoriser les démarches responsables des agences médias. Publicis Media France reçoit la distinction maximale de 3 étoiles à l’occasion du lancement du label, soulignant la force, la cohérence et l’impact concret des actions RSE de l’agence. L’attribution du label Agences Actives – 3 étoiles – illustre la maturité et la consistance des actions RSE menées par Publicis Media France. Elle reflète également l’intégration de la RSE comme levier stratégique dans toutes les dimensions du métier — interne, client, média et écosystème.
Tinder s’associe au Gouvernement pour informer les jeunes électeurs et encourager la participation citoyenne
À l’approche des élections municipales qui se tiendront les 15 et 22 mars 2026, Tinder s’associe au Service d’Information du Gouvernement (SIG) pour déployer une campagne d’information à destination des jeunes électeurs. Cette initiative vise à leur permettre de disposer des informations pratiques essentielles pour accomplir leurs démarches pré électorales, notamment l’inscription sur les listes électorales et, si besoin, effectuer une procuration. Entre le 14 janvier et jusqu’au 22 mars 2026, les utilisatrices et utilisateurs de Tinder en France âgés de 18 à 30 ans verront apparaître dans l’application trois cartes d’information (“Swipe Cards”) dédiées aux principales étapes du scrutin municipal. Chaque Swipe Card redirigera les utilisatrices et utilisateurs vers le site officiel dédié aux élections.
Arnaud Lauga est nommé Directeur Général Business et Transformation de Publicis Connected Media France et Président de Zenith France
Publicis Connected Media France annonce la double nomination d’Arnaud Lauga en tant que Directeur Général Business et Transformation de Publicis Connected Media France et comme Président de Zenith France. Il aura pour mission de démultiplier l’impact business des clients de Publicis Connected Media en fusionnant la puissance du media et la précision de la data, grâce à l’accélération de l’intelligence artificielle. Arnaud Lauga continuera de présider Publicis Commerce en France et de superviser Bizon et Performics. Une nouvelle gouvernance sera annoncée prochainement chez Performics.
S. PACHTER (Volvo Car) : «Une campagne qui montre des voitures concurrentes, c’est déroutant pour un constructeur»
Volvo Car France déploie sa nouvelle campagne, pensée par l’agence VML France, repositionnant ainsi la sécurité non plus comme une promesse technique, mais comme un véritable engagement de marque. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette prise de parole avec Steve PACHTER, Directeur marketing Volvo Car France.
MEDIACOM’ Volvo Car France déploie sa nouvelle campagne. Quel est le message ?
Steve PACHTER Notre dernière campagne revient à l’un des piliers essentiels de la marque : la sécurité. Depuis bientôt 100 ans, la sécurité est au coeur de l’ADN Volvo Car France. Pour rappel, par le passé, la marque a inventé certains des systèmes les plus importants de l’histoire de la sécurité automobile comme le siège enfant dos à la route, les airbags latéraux conducteur et passager ou encore le système anti-coup du lapin. En 1959, l’ingénieur Volvo Nils Bohlin crée la toute première ceinture de sécurité à trois points de l’histoire, redéfinissant les standards de sécurité dans une voiture. Volvo décide alors d’ouvrir le brevet à tous les constructeurs, pour la sécurité de tous. Tel est le message de notre dernière campagne intitulée «Il y a un peu de Volvo dans chaque voiture».
MEDIACOM’ Comment avez-vous réagi face à la proposition de l’agence VML ?
Steve PACHTER Une campagne Volvo Car qui montre des voitures concurrentes, c’est déroutant pour un constructeur. Mais c’est notre ADN : la sécurité avant l’égo. Nous avons été surpris, mais nous avons la conviction que cette campagne va faire grand bruit. VML a créé une campagne 360 visuelle et puissante, traversant 65 années d’histoire automobile. Le film est accompagné du titre «Lean on Me» de Bill Withers, un clin d’oeil au fait que l’on se repose tous, au sens propre comme au figuré, sur cette invention de la ceinture de sécurité à trois points.
MEDIACOM’ Est-ce habituel de titiller ses concurrents dans le secteur automobile ?
Steve PACHTER C’est assez rare, mais quand c’est bien fait, ça devient iconique. On se souvient tous de la campagne de cette marque concurrente (Audi) qui mettait en avant les valeurs de chacun de ses concurrents. Avec notre campagne «Il y a un peu de Volvo dans chaque voiture», nous avons le potentiel de raisonner au-delà du secteur automobile. Rappelons que 21% des Français ne portent pas la ceinture de sécurité à l’arrière du véhicule.
MEDIACOM’ Quel est le plan de communication mis en place ?
Steve PACHTER Depuis le 11 janvier 2026, la campagne bénéfice d’un plan média 360 ambitieux orchestré par l’agence Initiative – IPG Mediabrands alliant TV, BVOD, cinéma, affichage (classique, événementiel et digital), presse ainsi qu’un dispositif digital et social média puisant sur Facebook, Instagram, TikTok et LinkedIn. Cette campagne, pensée en France, est intemporelle et internationale.
MEDIACOM’ Comment réinventer cette invention forte de la ceinture ?
Steve PACHTER En 2026, nous continuons d’écrire le futur de la sécurité automobile en réinventons notre invitation en lançant la nouvelle ceinture de sécurité multi-adaptative sur notre nouveau SUV EX60 100% Électrique. Une nouvelle ceinture qui s’adapte aux variations du trafic et au profil de la personne qui la porte, offrant le plus haut niveau de sécurité jamais atteint par Volvo.
Chine : croissance de 5% en 2025, mais net ralentissement en fin d’année
La Chine a officiellement atteint l’objectif de croissance annoncé de 5% en 2025 grâce notamment à ses exportations, mais les chiffres du dernier trimestre de l’année publiés lundi montrent un ralentissement significatif de la deuxième économie mondiale.
Les 5% de croissance rendus publics lundi par le Bureau national des statistiques (BNS) sont conformes à l’objectif d’»environ 5%» énoncé par les dirigeants, après une hausse de 5% en 2024. Cela reste néanmoins une des croissances les plus faibles depuis des décennies, hors pandémie.
Les données communiquées lundi confirment la langueur de la demande intérieure. Le tableau est assombri par les chiffres du dernier trimestre de 2025 au cours duquel l’économie n’a crû que de 4,5%, comme s’y attendaient les experts.
Kang Yi, directeur du BNS, a invoqué devant la presse le contexte de confrontation commerciale globale qui a caractérisé 2025 et affirmé la robustesse de l’économie chinoise, qui lui a permis d’absorber les chocs et d’afficher l’un des taux de croissance les plus élevés des grandes économies.
«L’économie chinoise a progressé en 2025 malgré les pressions et a atteint un taux de croissance de 5,0% dans un contexte d’aggravation des impacts externes négatifs», a-t-il dit, «cela témoigne de notre résilience et de notre dynamisme».
Cependant, la société d’analyse Capital Economics dit croire dans une note que «les chiffres officiels (de la croissance) surestiment le rythme de l’expansion économique d’au moins 1,5 point de pourcentage».
Les données de décembre «suggèrent
que la croissance de la production a gagné en dynamisme en fin d’année, mais cela est largement dû à la bonne tenue des exportations», dit-il.
L’économie chinoise reste confrontée à une série de défis, dont une consommation des ménages durablement atone et une crise persistante dans le secteur immobilier.
Les ventes au détail, indicateur clé de la consommation, ont ainsi augmenté en décembre de 0,9% sur un an, à leur rythme le plus lent depuis presque trois ans et la sortie des restrictions liées au Covid-19, indique le BNS.
La production industrielle a quant à elle progressé de 5,2% en décembre, soit une baisse par rapport aux 5,8% enregistrés en 2024.
Cela reste une «bonne nouvelle», estime Capital Economics.
«La demande extérieure de produits chinois semble se renforcer, la croissance des exportations et les ventes industrielles destinées à l’exportation ayant toutes deux accéléré le mois dernier», explique-t-il.
Kering : départ de Bartolomeo Rongone, directeur général de Bottega Veneta
Le groupe de luxe Kering a annoncé mardi que le directeur général de Bottega Veneta, Bartolomeo Rongone, quittera le groupe le 31 mars «pour de nouveaux projets professionnels», sans donner le nom d’un successeur.
«Le processus de sélection du prochain directeur général de Bottega Veneta est en cours et sa nomination sera annoncée prochainement», indique un bref communiqué. «Je tiens à remercier Leo Rongone pour son leadership et pour la contribution significative qu’il a apportée à Bottega Veneta ces six dernières années», déclare le directeur général de Kering Luca de Meo cité dans le communiqué, «il a franchi des étapes importantes avec ses équipes et a soutenu le développement constant de la Maison». Connue pour ses sacs à main tressés, Bottega Veneta est la marque de Kering (Gucci, Saint Laurent, Balenciaga) qui parvenait à tirer son épingle du jeu dans la période de chute des ventes du groupe ces dernières années. Sur les 9 premiers mois de 2025, les ventes de Bottega Veneta sont restées stables à 1,24 milliard d’euros alors que celles de la marque phare de Kering, Gucci, ont chuté de 24% et celles de Saint Laurent de 10%. Depuis son arrivée en tant que directeur général du groupe en septembre, Luca de Meo a nommé Francesca Bellettini, précédemment directrice générale adjointe de Kering, au poste de PDG de Gucci, et Philippine de Schonen au poste de directrice de la communication financière. Le nouveau directeur général a également finalisé la vente de l’activité beauté de Kering à L’Oréal pour environ 4 milliards de dollars en octobre et poursuivi la vente d’actifs, notamment son immeuble sur la cinquième avenue de New York. «La situation actuelle (…) renforce notre détermination à agir sans délai», avait déclaré Luca de Meo en septembre devant les actionnaires. «Cela exigera des choix clairs et forts», avait prévenu celui qui doit présenter au printemps son plan stratégique. Bartolomeo Rongone a commencé sa carrière comme analyste de marché dans le secteur du luxe. En 2001, il rejoint Fendi, marque du groupe LVMH. Il intègre le groupe Kering en 2012 comme directeur des opérations, puis en qualité de directeur d’exploitation d’Yves Saint Laurent. Il avait été nommé en septembre 2019 au poste de directeur général de Bottega Veneta.
O. REYNAUD (Aive) : «Nous misons sur un marché très stratégique : les États-Unis»
Lancée en janvier 2024, la solution de copilote IA de montage vidéo Aive continue de séduire de grands groupes. Après une levée de fonds en fin d’année 2025, la startup souhaite désormais partir à la conquête des États-Unis. ITW avec Olivier REYNAUD, Cofondateur de Aive.
Mediacom’ À quels besoins répond votre solution Aive ?
OLIVIER REYNAUD Aive est un moteur d’IA au service de la vidéo, intégrée à une plateforme collaborative. Aive, pour Artificial Intelligence for Video Experience, s’est fixée pour mission de libérer la créativité en automatisant la création et la distribution vidéo à grande échelle. Elle intègre pour cela une intelligence artificielle au coeur des industries qui utilisent la vidéo comme support à leur développement. À partir d’un contenu déjà créé par un créatif, notre solution a la capacité de générer toutes les déclinaisons souhaitées. Les professionnels ont besoin de version carrée, adaptée à un téléphone, des résumés, des versions multilingues, sous-titrée… : c’est tout cela que nous automatisons !
Mediacom’ Avec quels clients collaborez-vous ?
OLIVIER REYNAUD Nous collaborons déjà avec une quarantaine de grands comptes internationaux, parmi lesquels Publicis, LVMH, Clarins, le Groupe Seb, Meetic, TF1 PUB, Meta ou encore Datawords. Notre positionnement et notre stratégie go-to-market sont clairement orientés vers les grands groupes. Au-delà du contenu publicitaire, notre expertise s’étend à des formats éditoriaux variés: tables rondes, interviews, keynotes… Par exemple, l’interview d’un directeur pays à sous-titrer ou à découper pour en extraire les temps forts est un cas d’usage particulièrement efficace pour nos clients.
Mediacom’ Comment mesurez-vous la performance d’un contenu vidéo ?
OLIVIER REYNAUD Chez Aive, le Creative Score désigne une nouvelle manière de mesurer la performance d’un contenu vidéo en reliant directement ses caractéristiques créatives à ses résultats business. Concrètement, il s’agit d’un score qui croise : des signaux créatifs (rythme narratif, structure, émotions, lisibilité, densité visuelle, présence de marque), avec des KPIs marketing mesurables (taux de complétion, engagement, clic, conversion, ROAS). Grâce à son IA propriétaire MGT (Multimodal Generative Technology), Aive analyse automatiquement une vidéo image par image, son par son, et identifie les éléments créatifs qui influencent réellement la performance selon les plateformes, les formats et les audiences.
Mediacom’ Quel est le modèle économique mis en place ?
OLIVIER REYNAUD Avec Aive, nous proposons une licence annuelle pour un certain nombre d’utilisateurs et un certain volume de crédits IA intégrés. Nous proposons de la formation et un suivi des opérations. L’utilisation de notre solution est très simple pour les collaborateurs.
Mediacom’ Avez-vous un exemple de la performance réalisée avec Aive ?
OLIVIER REYNAUD Notre client Meetic a réalisé une grande étude sur l’impact d’Aive sur l’ensemble du 3ème trimestre 2025 sur plus de 275 campagnes. Résultat: 80% de temps économisé sur la production. Sur ce temps économisé, ils ont pu créer 4 fois plus de formats. De plus, les réalisations diffusées sur Facebook et Meta ont permis une hausse de la performance de +38% !
Mediacom’ Avec Aive, quelles sont les ambitions de développement ?
OLIVIER REYNAUD Nous misons sur un marché très stratégique, les Etats-Unis ! En Europe, nous ne fermons aucune porte. Nous travaillons déjà avec des acteurs en Allemagne, comme avec SumUp. L’Espagne et l’Italie sont aussi deux marchés intéressants pour notre développement. La fin d’année 2025 s’est conclue avec une importante levée de fonds. Notre solution a un impact mondial, c’est une belle fierté française !
OpenAI va tester la publicité dans ChatGPT
OpenAI a annoncé vendredi l’arrivée prochaine de la publicité dans ChatGPT, en débutant par une phase de test aux Etats-Unis pour les abonnés à prix réduit et les utilisateurs gratuits du très populaire assistant d’intelligence artificielle (IA), sous pression pour rentabiliser ses dépenses massives.
«Dans les prochaines semaines, nous nous préparons à démarrer le test de la publicité aux Etats-Unis pour les utilisateurs gratuits et de l’offre Go», abonnement premier prix, a annoncé OpenAI, confirmant un virage très attendu et commenté depuis des semaines dans la Silicon Valley. «Les abonnements Plus, Pro et Entreprise n’incluront pas de publicité», précise le groupe dans un long post de blog détaillant comment il entend introduire cette source de revenus tout en «maintenant la confiance» des utilisateurs dans les réponses de ChatGPT, l’agent conversationnel d’IA le plus utilisé au monde. Avec seulement une fraction de son milliard d’utilisateurs sous abonnement, OpenAI est sous pression pour générer de nouveaux revenus. Si sa valorisation a grimpé jusqu’à 500 milliards de dollars en fonds privés depuis 2022, et qu’une introduction en Bourse à 1.000 milliards est évoquée, le groupe brûle ses ressources à une vitesse alarmante. En cause : le coût colossal de la puissance informatique requise pour faire tourner l’IA. En sautant le pas, OpenAI aligne son modèle sur celui des mastodontes Google et Meta, dont la puissance repose en premier lieu sur la publicité adossée à leurs services gratuits. Contrairement à OpenAI, ces géants puisent dans ces recettes publicitaires générant des dizaines de milliards de dollars de bénéfices annuels, pour porter leurs ambitions dans l’IA. Amazon suit une trajectoire similaire, fort d’une activité publicitaire en pleine croissance sur ses services de vente et de vidéo.
«Monétiser l’attention» ? «La publicité n’est pas une distraction dans la course à l’IA générative; c’est le moyen pour OpenAI de s’y maintenir», a déclaré Jeremy Goldman, analyste chez Emarketer. «OpenAI admet une chose simple et lourde de conséquences: la compétition ne porte plus seulement sur la qualité des modèles, mais sur la capacité à monétiser l’attention sans sacrifier la confiance», a-t-il ajouté. «Notre priorité va à la confiance et l’expérience des utilisateurs avant les revenus», promet d’ailleurs la signatrice du post, la dirigeante française Fidji Simo, bras droit du patron d’OpenAI Sam Altman. Pour convaincre, la dirigeante détaille les principes censés régir cette introduction: «Les publicités n’influencent pas les réponses», les conversations «restent privées», les données «jamais vendues aux annonceurs», etc. Les publicités testées seront affichées en bas des réponses de ChatGPT, «clairement identifiées et distinctes» de celles-ci. «Nous n’optimisons pas le temps passé sur ChatGPT», assure encore Fidji Simo, alors que nombre d’entreprises de la tech, comme Meta (Facebook, Instagram), TikTok et Snapchat, sont accusées de concevoir leurs algorithmes pour maintenir les utilisateurs le plus longtemps possible sur ces plateformes, dont la rentabilité repose sur la publicité. L’engagement à préserver le bien-être des utilisateurs est aussi un sujet sensible pour OpenAI, accusé d’avoir donné la priorité à l’implication émotionnelle et à la liberté d’utilisation au détriment de la santé mentale des usagers. Plusieurs procédures judiciaires visant OpenAI et d’autres géants de la tech sont en cours aux Etats-Unis, notamment en lien avec des cas de suicides.
Floriane Pouzol rejoint la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau en tant que conseillère communication
La Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E) annonce l’arrivée de Floriane Pouzol en qualité de conseillère communication. Avec plus de 15 ans d’expérience dans la conception éditoriale, la stratégie de communication institutionnelle et le pilotage de projets numériques, Floriane Pouzol a développé une solide expertise à l’interface entre action publique et environnement.
A. STORA (Gunsmoke) : «Une création réussie repose sur l’excellence de sa production»
Dans un objectif de mettre en avant le message de ses clients, l’agence Gunsmoke conseille les marques sur la meilleure stratégie à adopter dans la création de contenu. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer ce positionnement et les projets avec Antoine STORA, Président et Fondateur de Gunsmoke.
MEDIACOM’ Quelle est l’expertise de Gunsmoke ?
Antoine STORA Chez Gunsmoke, nous allons au-delà de la création de contenus et de campagnes de communication : nous orchestrons des expériences globales de production où chaque détail compte, chaque étape est minutieusement pensée, et chaque relation fait la différence. Nous sommes convaincus qu’une création réussie repose sur l’excellence de sa production. Au quotidien, nous produisons du contenu pour les marques.
MEDIACOM’ Comment se compose votre portefeuille clients ?
Antoine STORA Que ce soit pour du Brand content, du Live content ou encore du Corporate, nous travaillons avec divers acteurs. Nous avons ainsi produit du contenu pour L’Oréal, EssilorLuxottica, Havas, Sanofi, Galeries Lafayette, Vinci Construction…Pour nos clients, nous sommes une agence conseil audiovisuelle capable d’accompagner les annonceurs sur leurs problématiques de communication les plus stratégiques, une structure/ studio de production technique polyvalente pour soutenir les agences, et une plateforme de talents fidèles et à l’écoute.
MEDIACOM’ Quel est le processus de création mis en place avec vos clients ?
Antoine STORA Dans ces périodes de crise, les budgets loués à la communication sont très vite revus à la baisse. La situation politique impacte forcément l’activité de nos clients, et donc la nôtre. Pour certains clients, nous avons encore la chance d’avoir carte blanche sur la partie création. Pour d’autres, il faut réfléchir différemment en raison de la baisse de budget. Dans ce sens, nous sommes obligés de proposer des formats hybrides avec des tournages physiques et de l’IA.
MEDIACOM’ L’IA est-elle un sujet tabou avec vos clients ?
Antoine STORA Nos clients s’intéressent forcément à l’évolution de l’IA et à ce que peuvent proposer ces nouvelles technologies. Quoi qu’il en soit, nous sommes garants de la bonne exécution de la demande du client. L’utilisation de l’IA n’est pas une fin en soi : cela pousse la créativité, et nous constatons un réel gain de temps et des économies financières. Toute la stratégie est influencée par le budget des clients. En interne, nous avons mis en place un processus précis pour suivre les évolutions de l’IA. Nos talents sont très impliqués. Attention tout de même à ne pas se précipiter dès l’apparition d’une nouvelle technologie ou autre. L’idée prime avant tout !
MEDIACOM’ Quel regard portez-vous sur le format podcast ?
Antoine STORA L’avantage du podcast est d’être au coeur des sujets. Pour nos clients, ils peuvent prendre le temps de s’exprimer sur divers sujets. Dans un grand groupe, le podcast est très important. Pour L’Oréal par exemple, ce format permet un rayonnement interne et de prendre le temps de se raconter. L’audience du format podcast est très active et s’accorde ce temps long, c’est important. L’ouverture au format podcast filmé est tout aussi intéressante. Intégrer cet exercice à nos process a été très stratégique. Il est fascinant de voir l’aisance de certains de nos clients pour ce format.
MEDIACOM’ Constatez-vous l’émergence de nouveaux formats ?
Antoine STORA La fiction d’entreprise se développe ! C’est une tendance qui arrive. Encore une fois, qu’importe le format, la narration a toute son importance. Ce qui nous anime est de réfléchir à la manière dont nous pouvons raconter l’histoire de notre client.
MEDIACOM’ Quel bilan tirez-vous de l’année 2025 et quelles sont les projections pour 2026 ?
Antoine STORA Sans parler politique, le premier semestre 2025 a été très positif pour Gunsmoke. Le deuxième semestre a été plus compliqué. 2026 sera marquée par une échéance politique, la situation risque d’être tout aussi tendue. Néanmoins, nous avons gagné de beaux projets, et le potentiel pour 2026 reste assez fort. Notre métier mérite d’être repensé pour continuer à évoluer et répondre au mieux à la demande de nos clients. C’est challengeant !
Publicis Media France obtient le label «agences actives» – 3 étoiles
Publicis Media France annonce l’obtention du label Agences Actives, certification de référence décernée par l’AACC et AFNOR, et soutenue par l’UDECAM et le SCRP, qui permet, pour la première année, de valoriser les démarches responsables des agences médias. Publicis Media France reçoit la distinction maximale de 3 étoiles à l’occasion du lancement du label, soulignant la force, la cohérence et l’impact concret des actions RSE de l’agence. L’attribution du label Agences Actives – 3 étoiles – illustre la maturité et la consistance des actions RSE menées par Publicis Media France. Elle reflète également l’intégration de la RSE comme levier stratégique dans toutes les dimensions du métier — interne, client, média et écosystème.
Tinder s’associe au Gouvernement pour informer les jeunes électeurs et encourager la participation citoyenne
À l’approche des élections municipales qui se tiendront les 15 et 22 mars 2026, Tinder s’associe au Service d’Information du Gouvernement (SIG) pour déployer une campagne d’information à destination des jeunes électeurs. Cette initiative vise à leur permettre de disposer des informations pratiques essentielles pour accomplir leurs démarches pré électorales, notamment l’inscription sur les listes électorales et, si besoin, effectuer une procuration. Entre le 14 janvier et jusqu’au 22 mars 2026, les utilisatrices et utilisateurs de Tinder en France âgés de 18 à 30 ans verront apparaître dans l’application trois cartes d’information (“Swipe Cards”) dédiées aux principales étapes du scrutin municipal. Chaque Swipe Card redirigera les utilisatrices et utilisateurs vers le site officiel dédié aux élections.
Arnaud Lauga est nommé Directeur Général Business et Transformation de Publicis Connected Media France et Président de Zenith France
Publicis Connected Media France annonce la double nomination d’Arnaud Lauga en tant que Directeur Général Business et Transformation de Publicis Connected Media France et comme Président de Zenith France. Il aura pour mission de démultiplier l’impact business des clients de Publicis Connected Media en fusionnant la puissance du media et la précision de la data, grâce à l’accélération de l’intelligence artificielle. Arnaud Lauga continuera de présider Publicis Commerce en France et de superviser Bizon et Performics. Une nouvelle gouvernance sera annoncée prochainement chez Performics.
S. PACHTER (Volvo Car) : «Une campagne qui montre des voitures concurrentes, c’est déroutant pour un constructeur»
Volvo Car France déploie sa nouvelle campagne, pensée par l’agence VML France, repositionnant ainsi la sécurité non plus comme une promesse technique, mais comme un véritable engagement de marque. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer cette prise de parole avec Steve PACHTER, Directeur marketing Volvo Car France.
MEDIACOM’ Volvo Car France déploie sa nouvelle campagne. Quel est le message ?
Steve PACHTER Notre dernière campagne revient à l’un des piliers essentiels de la marque : la sécurité. Depuis bientôt 100 ans, la sécurité est au coeur de l’ADN Volvo Car France. Pour rappel, par le passé, la marque a inventé certains des systèmes les plus importants de l’histoire de la sécurité automobile comme le siège enfant dos à la route, les airbags latéraux conducteur et passager ou encore le système anti-coup du lapin. En 1959, l’ingénieur Volvo Nils Bohlin crée la toute première ceinture de sécurité à trois points de l’histoire, redéfinissant les standards de sécurité dans une voiture. Volvo décide alors d’ouvrir le brevet à tous les constructeurs, pour la sécurité de tous. Tel est le message de notre dernière campagne intitulée «Il y a un peu de Volvo dans chaque voiture».
MEDIACOM’ Comment avez-vous réagi face à la proposition de l’agence VML ?
Steve PACHTER Une campagne Volvo Car qui montre des voitures concurrentes, c’est déroutant pour un constructeur. Mais c’est notre ADN : la sécurité avant l’égo. Nous avons été surpris, mais nous avons la conviction que cette campagne va faire grand bruit. VML a créé une campagne 360 visuelle et puissante, traversant 65 années d’histoire automobile. Le film est accompagné du titre «Lean on Me» de Bill Withers, un clin d’oeil au fait que l’on se repose tous, au sens propre comme au figuré, sur cette invention de la ceinture de sécurité à trois points.
MEDIACOM’ Est-ce habituel de titiller ses concurrents dans le secteur automobile ?
Steve PACHTER C’est assez rare, mais quand c’est bien fait, ça devient iconique. On se souvient tous de la campagne de cette marque concurrente (Audi) qui mettait en avant les valeurs de chacun de ses concurrents. Avec notre campagne «Il y a un peu de Volvo dans chaque voiture», nous avons le potentiel de raisonner au-delà du secteur automobile. Rappelons que 21% des Français ne portent pas la ceinture de sécurité à l’arrière du véhicule.
MEDIACOM’ Quel est le plan de communication mis en place ?
Steve PACHTER Depuis le 11 janvier 2026, la campagne bénéfice d’un plan média 360 ambitieux orchestré par l’agence Initiative – IPG Mediabrands alliant TV, BVOD, cinéma, affichage (classique, événementiel et digital), presse ainsi qu’un dispositif digital et social média puisant sur Facebook, Instagram, TikTok et LinkedIn. Cette campagne, pensée en France, est intemporelle et internationale.
MEDIACOM’ Comment réinventer cette invention forte de la ceinture ?
Steve PACHTER En 2026, nous continuons d’écrire le futur de la sécurité automobile en réinventons notre invitation en lançant la nouvelle ceinture de sécurité multi-adaptative sur notre nouveau SUV EX60 100% Électrique. Une nouvelle ceinture qui s’adapte aux variations du trafic et au profil de la personne qui la porte, offrant le plus haut niveau de sécurité jamais atteint par Volvo.
Chine : croissance de 5% en 2025, mais net ralentissement en fin d’année
La Chine a officiellement atteint l’objectif de croissance annoncé de 5% en 2025 grâce notamment à ses exportations, mais les chiffres du dernier trimestre de l’année publiés lundi montrent un ralentissement significatif de la deuxième économie mondiale.
Les 5% de croissance rendus publics lundi par le Bureau national des statistiques (BNS) sont conformes à l’objectif d’»environ 5%» énoncé par les dirigeants, après une hausse de 5% en 2024. Cela reste néanmoins une des croissances les plus faibles depuis des décennies, hors pandémie.
Les données communiquées lundi confirment la langueur de la demande intérieure. Le tableau est assombri par les chiffres du dernier trimestre de 2025 au cours duquel l’économie n’a crû que de 4,5%, comme s’y attendaient les experts.
Kang Yi, directeur du BNS, a invoqué devant la presse le contexte de confrontation commerciale globale qui a caractérisé 2025 et affirmé la robustesse de l’économie chinoise, qui lui a permis d’absorber les chocs et d’afficher l’un des taux de croissance les plus élevés des grandes économies.
«L’économie chinoise a progressé en 2025 malgré les pressions et a atteint un taux de croissance de 5,0% dans un contexte d’aggravation des impacts externes négatifs», a-t-il dit, «cela témoigne de notre résilience et de notre dynamisme».
Cependant, la société d’analyse Capital Economics dit croire dans une note que «les chiffres officiels (de la croissance) surestiment le rythme de l’expansion économique d’au moins 1,5 point de pourcentage».
Les données de décembre «suggèrent
que la croissance de la production a gagné en dynamisme en fin d’année, mais cela est largement dû à la bonne tenue des exportations», dit-il.
L’économie chinoise reste confrontée à une série de défis, dont une consommation des ménages durablement atone et une crise persistante dans le secteur immobilier.
Les ventes au détail, indicateur clé de la consommation, ont ainsi augmenté en décembre de 0,9% sur un an, à leur rythme le plus lent depuis presque trois ans et la sortie des restrictions liées au Covid-19, indique le BNS.
La production industrielle a quant à elle progressé de 5,2% en décembre, soit une baisse par rapport aux 5,8% enregistrés en 2024.
Cela reste une «bonne nouvelle», estime Capital Economics.
«La demande extérieure de produits chinois semble se renforcer, la croissance des exportations et les ventes industrielles destinées à l’exportation ayant toutes deux accéléré le mois dernier», explique-t-il.
Kering : départ de Bartolomeo Rongone, directeur général de Bottega Veneta
Le groupe de luxe Kering a annoncé mardi que le directeur général de Bottega Veneta, Bartolomeo Rongone, quittera le groupe le 31 mars «pour de nouveaux projets professionnels», sans donner le nom d’un successeur.
«Le processus de sélection du prochain directeur général de Bottega Veneta est en cours et sa nomination sera annoncée prochainement», indique un bref communiqué. «Je tiens à remercier Leo Rongone pour son leadership et pour la contribution significative qu’il a apportée à Bottega Veneta ces six dernières années», déclare le directeur général de Kering Luca de Meo cité dans le communiqué, «il a franchi des étapes importantes avec ses équipes et a soutenu le développement constant de la Maison». Connue pour ses sacs à main tressés, Bottega Veneta est la marque de Kering (Gucci, Saint Laurent, Balenciaga) qui parvenait à tirer son épingle du jeu dans la période de chute des ventes du groupe ces dernières années. Sur les 9 premiers mois de 2025, les ventes de Bottega Veneta sont restées stables à 1,24 milliard d’euros alors que celles de la marque phare de Kering, Gucci, ont chuté de 24% et celles de Saint Laurent de 10%. Depuis son arrivée en tant que directeur général du groupe en septembre, Luca de Meo a nommé Francesca Bellettini, précédemment directrice générale adjointe de Kering, au poste de PDG de Gucci, et Philippine de Schonen au poste de directrice de la communication financière. Le nouveau directeur général a également finalisé la vente de l’activité beauté de Kering à L’Oréal pour environ 4 milliards de dollars en octobre et poursuivi la vente d’actifs, notamment son immeuble sur la cinquième avenue de New York. «La situation actuelle (…) renforce notre détermination à agir sans délai», avait déclaré Luca de Meo en septembre devant les actionnaires. «Cela exigera des choix clairs et forts», avait prévenu celui qui doit présenter au printemps son plan stratégique. Bartolomeo Rongone a commencé sa carrière comme analyste de marché dans le secteur du luxe. En 2001, il rejoint Fendi, marque du groupe LVMH. Il intègre le groupe Kering en 2012 comme directeur des opérations, puis en qualité de directeur d’exploitation d’Yves Saint Laurent. Il avait été nommé en septembre 2019 au poste de directeur général de Bottega Veneta.
O. REYNAUD (Aive) : «Nous misons sur un marché très stratégique : les États-Unis»
Lancée en janvier 2024, la solution de copilote IA de montage vidéo Aive continue de séduire de grands groupes. Après une levée de fonds en fin d’année 2025, la startup souhaite désormais partir à la conquête des États-Unis. ITW avec Olivier REYNAUD, Cofondateur de Aive.
Mediacom’ À quels besoins répond votre solution Aive ?
OLIVIER REYNAUD Aive est un moteur d’IA au service de la vidéo, intégrée à une plateforme collaborative. Aive, pour Artificial Intelligence for Video Experience, s’est fixée pour mission de libérer la créativité en automatisant la création et la distribution vidéo à grande échelle. Elle intègre pour cela une intelligence artificielle au coeur des industries qui utilisent la vidéo comme support à leur développement. À partir d’un contenu déjà créé par un créatif, notre solution a la capacité de générer toutes les déclinaisons souhaitées. Les professionnels ont besoin de version carrée, adaptée à un téléphone, des résumés, des versions multilingues, sous-titrée… : c’est tout cela que nous automatisons !
Mediacom’ Avec quels clients collaborez-vous ?
OLIVIER REYNAUD Nous collaborons déjà avec une quarantaine de grands comptes internationaux, parmi lesquels Publicis, LVMH, Clarins, le Groupe Seb, Meetic, TF1 PUB, Meta ou encore Datawords. Notre positionnement et notre stratégie go-to-market sont clairement orientés vers les grands groupes. Au-delà du contenu publicitaire, notre expertise s’étend à des formats éditoriaux variés: tables rondes, interviews, keynotes… Par exemple, l’interview d’un directeur pays à sous-titrer ou à découper pour en extraire les temps forts est un cas d’usage particulièrement efficace pour nos clients.
Mediacom’ Comment mesurez-vous la performance d’un contenu vidéo ?
OLIVIER REYNAUD Chez Aive, le Creative Score désigne une nouvelle manière de mesurer la performance d’un contenu vidéo en reliant directement ses caractéristiques créatives à ses résultats business. Concrètement, il s’agit d’un score qui croise : des signaux créatifs (rythme narratif, structure, émotions, lisibilité, densité visuelle, présence de marque), avec des KPIs marketing mesurables (taux de complétion, engagement, clic, conversion, ROAS). Grâce à son IA propriétaire MGT (Multimodal Generative Technology), Aive analyse automatiquement une vidéo image par image, son par son, et identifie les éléments créatifs qui influencent réellement la performance selon les plateformes, les formats et les audiences.
Mediacom’ Quel est le modèle économique mis en place ?
OLIVIER REYNAUD Avec Aive, nous proposons une licence annuelle pour un certain nombre d’utilisateurs et un certain volume de crédits IA intégrés. Nous proposons de la formation et un suivi des opérations. L’utilisation de notre solution est très simple pour les collaborateurs.
Mediacom’ Avez-vous un exemple de la performance réalisée avec Aive ?
OLIVIER REYNAUD Notre client Meetic a réalisé une grande étude sur l’impact d’Aive sur l’ensemble du 3ème trimestre 2025 sur plus de 275 campagnes. Résultat: 80% de temps économisé sur la production. Sur ce temps économisé, ils ont pu créer 4 fois plus de formats. De plus, les réalisations diffusées sur Facebook et Meta ont permis une hausse de la performance de +38% !
Mediacom’ Avec Aive, quelles sont les ambitions de développement ?
OLIVIER REYNAUD Nous misons sur un marché très stratégique, les Etats-Unis ! En Europe, nous ne fermons aucune porte. Nous travaillons déjà avec des acteurs en Allemagne, comme avec SumUp. L’Espagne et l’Italie sont aussi deux marchés intéressants pour notre développement. La fin d’année 2025 s’est conclue avec une importante levée de fonds. Notre solution a un impact mondial, c’est une belle fierté française !
OpenAI va tester la publicité dans ChatGPT
OpenAI a annoncé vendredi l’arrivée prochaine de la publicité dans ChatGPT, en débutant par une phase de test aux Etats-Unis pour les abonnés à prix réduit et les utilisateurs gratuits du très populaire assistant d’intelligence artificielle (IA), sous pression pour rentabiliser ses dépenses massives.
«Dans les prochaines semaines, nous nous préparons à démarrer le test de la publicité aux Etats-Unis pour les utilisateurs gratuits et de l’offre Go», abonnement premier prix, a annoncé OpenAI, confirmant un virage très attendu et commenté depuis des semaines dans la Silicon Valley. «Les abonnements Plus, Pro et Entreprise n’incluront pas de publicité», précise le groupe dans un long post de blog détaillant comment il entend introduire cette source de revenus tout en «maintenant la confiance» des utilisateurs dans les réponses de ChatGPT, l’agent conversationnel d’IA le plus utilisé au monde. Avec seulement une fraction de son milliard d’utilisateurs sous abonnement, OpenAI est sous pression pour générer de nouveaux revenus. Si sa valorisation a grimpé jusqu’à 500 milliards de dollars en fonds privés depuis 2022, et qu’une introduction en Bourse à 1.000 milliards est évoquée, le groupe brûle ses ressources à une vitesse alarmante. En cause : le coût colossal de la puissance informatique requise pour faire tourner l’IA. En sautant le pas, OpenAI aligne son modèle sur celui des mastodontes Google et Meta, dont la puissance repose en premier lieu sur la publicité adossée à leurs services gratuits. Contrairement à OpenAI, ces géants puisent dans ces recettes publicitaires générant des dizaines de milliards de dollars de bénéfices annuels, pour porter leurs ambitions dans l’IA. Amazon suit une trajectoire similaire, fort d’une activité publicitaire en pleine croissance sur ses services de vente et de vidéo.
«Monétiser l’attention» ? «La publicité n’est pas une distraction dans la course à l’IA générative; c’est le moyen pour OpenAI de s’y maintenir», a déclaré Jeremy Goldman, analyste chez Emarketer. «OpenAI admet une chose simple et lourde de conséquences: la compétition ne porte plus seulement sur la qualité des modèles, mais sur la capacité à monétiser l’attention sans sacrifier la confiance», a-t-il ajouté. «Notre priorité va à la confiance et l’expérience des utilisateurs avant les revenus», promet d’ailleurs la signatrice du post, la dirigeante française Fidji Simo, bras droit du patron d’OpenAI Sam Altman. Pour convaincre, la dirigeante détaille les principes censés régir cette introduction: «Les publicités n’influencent pas les réponses», les conversations «restent privées», les données «jamais vendues aux annonceurs», etc. Les publicités testées seront affichées en bas des réponses de ChatGPT, «clairement identifiées et distinctes» de celles-ci. «Nous n’optimisons pas le temps passé sur ChatGPT», assure encore Fidji Simo, alors que nombre d’entreprises de la tech, comme Meta (Facebook, Instagram), TikTok et Snapchat, sont accusées de concevoir leurs algorithmes pour maintenir les utilisateurs le plus longtemps possible sur ces plateformes, dont la rentabilité repose sur la publicité. L’engagement à préserver le bien-être des utilisateurs est aussi un sujet sensible pour OpenAI, accusé d’avoir donné la priorité à l’implication émotionnelle et à la liberté d’utilisation au détriment de la santé mentale des usagers. Plusieurs procédures judiciaires visant OpenAI et d’autres géants de la tech sont en cours aux Etats-Unis, notamment en lien avec des cas de suicides.









