Jules BLONDEAU (BeInfluence) : «Nos prévisions nous rapprochent d’un objectif ambitieux : doubler notre CA»

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Jules BLONDEAU (BeInfluence) : «Nos prévisions nous rapprochent d’un objectif ambitieux : doubler notre CA»

À l’heure où les marques recherchent des dispositifs toujours plus expérientiels, mediaCom’ a rencontré Jules Blondeau, Head of Consulting & New Business de BeInfluence. L’occasion de revenir sur l’accompagnement de Carrefour lors de l’ouverture de son restaurant éphémère et de décrypter l’évolution du marketing d’influence, désormais pensé comme un véritable levier de construction de marque et d’engagement des consommateurs. 

MEDIACOM’ Quel est le positionnement de BeInfluence ? 

Jules BLONDEAU BeInfluence est née à Bruxelles en 2019 avec la conviction que les créateurs allaient redéfinir la façon dont les marques communiquent. Aujourd’hui, nous sommes 80 collaborateurs répartis dans 4 bureaux (Paris, Bruxelles, Genève et Londres) et avons développé des campagnes dans près de 35 pays. Ce qui me rend fier, c’est la diversité de notre portefeuille : plus d’une centaine de clients actifs qui vont de Carrefour à la Commission Européenne, d’Amazon à Fever Tree, de Décathlon à BNP Paribas. Ce qui me rend encore plus fier, c’est la part de clients que l’on accompagne de manière annuelle ou pluriannuelle (50%), ce qui prouve l’impact que peuvent avoir nos équipes sur leur stratégie. 

MEDIACOM’ Comment avez-vous accompagné votre client Carrefour ? 

Jules BLONDEAU L’enjeu de cette campagne était simple sur le papier : proposer une activation forte et originale pour fêter les 50 ans des produits Carrefour. Nous avons décidé d’éviter d’apporter une réponse trop simpliste ou trop fainéante en termes de déploiement. Notre réponse s’est donc construite autour d’une question simple : comment prouver la qualité par le réel, sans que le logo Carrefour ne vienne parasiter l’expérience ? De là est née l’idée du restaurant Le Cinquante (Paris 18ème). 

MEDIACOM’ En quoi cette activation est-elle un coup marketing audacieux ? 

Jules BLONDEAU D’abord, l’opération a entretenu le mystère pendant plusieurs semaines : présenté comme un nouveau restaurant tendance, le projet n’a révélé qu’a posteriori son lien avec la marque Carrefour. Ensuite, l’enseigne a réussi à revaloriser l’image de ses produits de marque propre en démontrant qu’un chef reconnu pouvait élaborer un menu bistronomique à partir d’ingrédients du quotidien. 

MEDIACOM’ Pour cette campagne, le relais par des influenceurs est-il encore pertinent ? 

Jules BLONDEAU Le relais des créateurs est au coeur du dispositif ! C’est aujourd’hui la stratégie de la plupart des restaurants qui se lancent… Il fallait donc suivre ces codes pour convaincre les audiences les plus aguerries à ce type de dispositif qu’il s’agissait d’un restaurant parfaitement normal. C’est ainsi que l’on a rendu le restaurant sold-out en 1h30 et que l’on a construit une vraie envie chez l’ensemble des amateurs de bonnes adresses de venir tester le menu. C’était également un enjeu de targeting puisque nous avons notamment travaillé avec les créateurs du programme Ambassadeur de Carrefour qui ont été sélectionnés justement pour leur capacité à toucher l’ensemble des Français. 

MEDIACOM’ En quoi le prisme du Show Don’t Tell marque-t-il une nouvelle vision de l’influence ? 

Jules BLONDEAU La plupart des marques et agences se servent des créateurs uniquement en relais média de campagnes réfléchies et pensées par des marketeux. Ici, l’enjeu était de co-construire un dispositif avec tout ce qui fait la force de la creator economy : l’expertise d’Hugo Riboulet, gagnant de «Top Chef», dans la starification des produits Carrefour et la confiance octroyée aux créateurs. 

MEDIACOM’ Travaillez-vous sur de nouvelles activations de ce type ? 

Jules BLONDEAU En effet, nous préparons actuellement une activation de même nature, combinant expérience réelle, relais d’influence, créativité et amplification via le paid media. C’est ce que nous appelons chez BeInfluence le « creator-led marketing », une approche qui nous permet d’infuser les contenus sur l’ensemble du parcours client et de maximiser la performance des prises de parole de nos clients. 

MEDIACOM’ Comment se porte BeInfluence ? 

Jules BLONDEAU BeInfluence se porte bien : nous avons doublé nos effectifs en 2025 et nos perspectives nous rapprochent d’un objectif ambitieux, celui de doubler notre chiffre d’affaires en 2026. Dans le même temps, nous poursuivons notre stratégie de diversification, notamment avec l’ouverture récente de nouveaux bureaux à Genève et à Londres. L’enjeu à horizon 2031 reste inchangé : devenir la plus grande agence de creator-led marketing en Europe, avant de nous développer sur d’autres marchés comme les États-Unis, l’Afrique ou le Moyen-Orient, et de remporter les prix créatifs les plus prestigieux de notre industrie. 

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