Julie VOLPATTI (Babylone) : «L’enjeu de réputation des marques sur les réseaux sociaux n’est pas seulement d’émerger»

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Julie VOLPATTI (Babylone) : «L’enjeu de réputation des marques sur les réseaux sociaux n’est pas seulement d’émerger»

L’agence Babylone lance une offre structurée pour aider les marques et leurs dirigeants à faire autorité sur les réseaux sociaux. L’occasion pour mediaCom’ d’évoquer les spécificités de cette offre et l’accompagnement mis en place avec Julie VOLPATTI, Directrice Associée et Head of Digital de Babylone.

MEDIACOM’ Quel est le positionnement de l’agence Babylone ? 

Julie VOLPATTI Babylone est l’agence de réputation et thought leadership du groupe Babel. Avec 25 collaborateurs, l’agence entend répondre à deux enjeux majeurs : aider les entreprises à rayonner durablement et leurs dirigeants à porter et défendre leur Thought leadership. Pour ce faire, nous proposons une hybridation de nos expertises en conseil stratégique, relations médias, éditorial, social media, événements d’influence et communication de crise. Babylone accompagne un portefeuille clients issus de secteurs d’activités variés, comme E. Leclerc, American Express, Magellan Partners, Vinted, Ameublement Français, ou encore Cofidis. 

MEDIACOM’ La parole corporate est-elle suffisamment forte sur les réseaux sociaux ? 

Julie VOLPATTI L’enjeu de réputation des marques sur les réseaux sociaux n’est pas seulement d’émerger. Sur les réseaux sociaux, où se forment les perceptions, les opinions et les préférences, la parole corporate peine à exister au-delà des écosystèmes naturels des organisations. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les Français passent en moyenne 1h48 par jour sur les réseaux sociaux et y consomment près de 800 contenus. Dans ce flux ultra-compétitif, le temps moyen accordé à un contenu avant de scroller est inférieur à 2 secondes. Ce n’est pas le sujet le plus important qui émerge : c’est le plus accrocheur. 

MEDIACOM’ Face à ce constat, quelles solutions propose l’agence Babylone ? 

Julie VOLPATTI Alors que les entreprises n’ont jamais eu autant de choses à dire, leur parole institutionnelle n’est pas assez audible sur les plateformes. C’est pour répondre à ce défi que Babylone formalise son offre Social Corporate : une approche qui conçoit la communication institutionnelle non plus comme une parole que l’on adapte aux réseaux, mais comme une parole pensée dès l’origine pour fonctionner dans leurs logiques, sans renoncer à l’exigence stratégique. 

MEDIACOM’ Que propose cette nouvelle offre Social Corporate ? 

Julie VOLPATTI Concrètement, l’offre Social Corporate repose sur trois leviers complémentaires. D’abord, l’ingénierie éditoriale: construire des angles, des accroches et des narrations capables de capter l’attention dans un environnement ultra-concurrentiel, tout en servant les objectifs stratégiques de la marque. Ensuite, la maîtrise des formats natifs : adapter la forme aux usages et aux algorithmes de chaque plateforme (vidéo verticale, carrousels, posts LinkedIn) pour maximiser la portée organique. Enfin, l’incarnation : identifier au sein de l’organisation (dirigeants, experts, collaborateurs) les voix les plus légitimes pour porter les sujets, et les accompagner pour qu’elles s’expriment avec authenticité et impact. 

MEDIACOM’ La parole corporate a-t-elle sa place sur les réseaux sociaux ? 

Julie VOLPATTI Bien sûr ! il n’y a aucun interdit, tant que la marque est en cohérence avec son identité et son contrat moral qu’elle propose à son audience. Sur les réseaux sociaux, les codes de langage peuvent être différents d’autres canaux de communication, mais ils ne sont pas pour autant inaccessibles pour une parole corporate. D’ailleurs, un certain nombre de trends peuvent être utilisés par une organisation. Les marques qui parviennent à réunir des communautés larges sont celles qui acceptent parfois de lâcher prise et d’adopter ces codes sociaux. 

MEDIACOM’ Dans cette démarche, comment accompagnez-vous les dirigeants à franchir le pas ? 

Julie VOLPATTI Il y a toute une réflexion pédagogique à adopter avec le chef d’entreprise. Cela commence par une discussion fondamentale avec chaque dirigeant pour permettre de trouver le bon cadre dans lequel son expression va être la plus légitime et la plus naturelle. C’est définir ensuite un territoire de prise de parole sur lequel le dirigeant ou la dirigeante se sent naturellement plus à l’aise. C’est aussi l’aider à trouver la bonne tonalité d’expression. Nous gardons à l’esprit qu’une communication institutionnelle performante est celle qui sera la plus naturelle. 

MEDIACOM’ Les plateformes sociales font évoluer les algorithmes et les codes. Comment vous adaptez-vous à ces changements ? 

Julie VOLPATTI Chez Babylone, nous sommes en veille permanente pour suivre les évolutions des plateformes. Nous observons aussi les évolutions des performances des différents formats et puis nous discutons avec les plateformes pour suivre ces évolutions et l’impact pour le marché. Les plateformes sont ouvertes à ces discussions avec les annonceurs, et pas qu’uniquement dans une logique publicitaire. 

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