Pierre et Vacances vise un retour à la rentabilité dès 2021

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Déficitaire depuis 2011, Pierre et Vacances vise un retour à la rentabilité dès 2021 grâce à un nouveau plan stratégique ambitieux, qui passe par des réductions de coûts et des suppressions de poste et mise sur la montée en gamme de ses sites et un développement «ciblé». 

«Ce plan devrait générer une trésorerie de 350 millions d’euros d’ici trois ans. Ce n’est pas uniquement un plan d’économies, il faut vraiment donner une impulsion au groupe, le remettre sur les rails de manière pérenne», souligne Yann Caillère, directeur général du numéro un européen des résidences de loisirs. 

Dans les comptes, la nouvelle stratégie devrait néanmoins se traduire par un plan d’économies de 50 millions d’euros d’ici 2024. 

Sur un effectif total 12.850 salariés, le groupe annonce que 220 postes vont être supprimés au siège, «dont 40 sont déjà vacants. La majorité sera en France et le reste en Hollande». 

L’objectif, selon Yann Caillère, «c’est d’augmenter notre bénéfice opérationnel courant (Ebit) d’au moins 150 millions d’euros». 

L’an dernier, cet Ebit s’était établi à 30,9 millions d’euros, après avoir quasiment triplé sur un an, tandis que Pierre et Vacances-Center Parcs (PVCP) réduisait sa perte nette annuelle de 46 à 33 millions d’euros. 

Dès l’exercice 2020-2021, «on doit redevenir profitables, en 2022 la marge opérationnelle courante devrait être de 5%, et on vise une marge à plus de 9% pour 2024» pour les activités Tourisme, principal métier du groupe, précise M. Caillère. 

Le groupe est déjà sous le coup d’un plan de transformation lancé en novembre 2019 par Olivier Brémond, fils du président-fondateur Gérard Brémond, qui n’est cependant resté qu’une année au poste de directeur général, après avoir mené toute sa carrière dans la production audiovisuelle. 

Il est depuis passé dans la holding familiale du groupe. 

Son successeur depuis septembre, Yann Caillère, dont le projet stratégique à horizon 2024 présenté mercredi a été baptisé «Change Up», veut «aller très vite». 

«Le constat était qu’on perdait de l’argent de manière récurrente, et je trouvais aussi que l’organisation n’était pas assez agile et manquait de sens des responsabilités», met en avant cet homme de 66 ans qui a occupé des postes de direction dans plusieurs grands groupes du secteur tourisme, comme Accor, Louvre Hotels, ou encore Disneyland Resort Paris. 

«Comment on va y arriver? Je change l’organisation complètement en créant une holding, légère, et sept «business lines» autonomes avec chacune un patron et un projet» pour les activités Tourisme, soit Center Parcs, Pierre et Vacances, Pierre et Vacances Espagne, maeva.com, Adagio, Senioriales, et enfin la gestion du patrimoine, détaille le directeur général.