Air France présente une nouvelle campagne publicitaire afin de continuer à soutenir sa stratégie de montée en gamme et accompagner le lancement de ses nouveaux produits. Le 8 mars 2026 a marqué son retour en télévision en France grâce à la diffusion de son film de marque, dévoilé pour la première fois au printemps 2022. Dans la lignée de cette publicité, la nouvelle campagne composée de onze visuels et vidéos se dévoilera progressivement en France et sur certains marchés stratégiques de la compagnie. Conçues en collaboration avec l’agence Aura by Omnicom, les nouvelles créations publicitaires mettent à l’honneur le savoir-faire artisanal français et illustrent l’ambition de la compagnie : offrir le meilleur de la France à ses clients et faire rayonner l’élégance toujours plus haut. Dans la continuité du film de marque, un nouveau visuel, décliné en vidéo classique et en 3D, a été réalisé par le talentueux duo de photographes Sofia Sanchez et Mauro Mongiello. Dix nouveaux visuels, réalisés par le photographe Clark Franklin et le réalisateur Nans Noiron, mettent en lumière les produits et services phares et exclusifs d’Air France.
Marie Roux est promue Directrice des ventes d’eTAIL Agency
L’agence eTAIL Agency, Agence spécialisée Amazon & marketplaces qui accompagne les marques dans leur stratégie, leur contenu, leurs opérations et leur publicité pour accélérer leurs ventes, fait évoluer son équipe de direction en annonçant la promotion de Marie Roux au poste de Directrice des ventes. Dans le cadre de sa mission, Marie Roux devra développer les parts du marché d’eTAIL Agency en structurant une mécanique de vente scalable. Elle aura aussi la charge de faire grandir le réseau de partenaires pour construire des relations de long terme et générer de nouvelles opportunités commerciales. Enfin, elle devra accentuer le positionnement de l’agence dans le secteur home/maison, mais aussi accompagner les annonceurs désireux de compléter leurs activités B2B en se tournant vers le B2C.
Infobip lance AgentOS pour orchestrer des parcours clients autonomes et pilotés par l’IA à grande échelle
Cette année, Infobip, plateforme mondiale de communications cloud axée sur l’IA, célèbre son 20ᵉ anniversaire. À cette occasion, l’entreprise lance AgentOS, sa solution entièrement gérée et IA native. Ce nouveau produit s’appuie sur les Agents IA récemment déployés par Infobip, constituant le socle intelligent des communications clients autonomes. Ce lancement marque une étape majeure dans l’évolution d’Infobip, passant d’une plateforme de communication à une couche d’orchestration intelligente adaptée aux exigences de l’ère de l’IA. Grâce à cela, les entreprises pourront transformer des campagnes et workflows traditionnels à des interactions autonomes, guidées par des objectifs.
Hermès plonge la Fashion Week dans une forêt crépusculaire, Celine célèbre l’allure parisienne
Hermès a proposé samedi des looks mystérieux et assurés lors d’une balade en forêt crépusculaire, dans les odeurs d’humus et de mousse, au sixième jour de la Semaine de la mode féminine automne/hiver 2026 à Paris, tandis que Celine a célébré la Parisienne.
Nadège Vanhée-Cybulski, à la tête de la ligne féminine d’Hermès depuis 2014, avait convié ses hôtes dans les locaux de la Garde républicaine, dans le Marais, parés d’un tapis de mousse et de lichen, sous un ciel étoilé. Intitulée «Entre chien et loup», la collection s’inspire de ce moment en fin de journée, en forêt, où l’ombre des arbres prennent des allures mystérieuses. Elles sont ici traversées par des promeneuses en cuissardes à talons plats et pantalons jodhpurs. La femme Hermès «s’avance et réveille un monde invisible, telle Hécate, la déesse à la torche illuminant les ténèbres: d’un pas délié, elle habite l’instant et traverse l’espace», a écrit la styliste dans sa note d’intention, distribuée à l’occasion du défilé. Prônant une «sensualité savamment harnachée mais jamais entravée», Hermès habille ses mannequins de combinaisons en cuir, de robes courtes zippées sur le devant, de manteaux à cols en mouton toscan, mais aussi de cyclistes sous des vestes à poches plaquées sur la poitrine. Dans des couleurs allant du jaune soufre au bordeaux, en passant par le vert forêt, pour une allure décidée.
Parisienne : Chez Celine, qui avait choisi de présenter sa ligne au sein de l’Institut de France, en bord de Seine, Michael Rider, directeur artistique depuis un peu plus d’un an de cette maison créée en 1945 et propriété de LVMH, a fait l’éloge de la Parisienne. Dans un communiqué, le styliste américain, qui a succédé à Hedi Slimane, a dit s’être inspiré des «personnes
qui ont du style et portent de beaux vêtements de façon personnelle», car, selon lui, «une allure peut changer la journée, changer notre démarche et ce que l’on ressent». Celine propose un vestiaire élégant, sophistiqué, sans négliger le confort, pour pouvoir arpenter les pavés de la capitale, avec des derbies ou des escarpins à petit talon. Pour le soir, le créateur propose un total look noir, du chapeau d’inspiration andalouse au col roulé, jusqu’aux bottes et au sac à main. En soirée, Pierpaolo Piccioli a dévoilé pour Balenciaga une ligne hommes et femmes dans un immeuble des Champs-Élysées, intitulée «Clair-obscur», où le noir prédominait, agrémenté de touches de couleur – fuchsia, rouge, vert, et de photos de visages sur certains vêtements. Inspiré par la série «Euphoria», dont le set dévoilait des images de la prochaine saison, le styliste italien a marié robes drapées au tombé fluide à des bombers en cuir courts sur leggings. La Fashion Week parisienne se poursuivra dimanche avec notamment les défilés de Lacoste, Jean-Paul Gaultier et McQueen.
Levi’s parie sur la mode féminine et le «lifestyle denim» pour relancer sa croissance
Féminiser la clientèle et l’habiller aussi «de la tête aux pieds»: le leader mondial du denim Levi’s veut se départir de son image de marque masculine centrée sur le seul jean, explique sa patronne Michelle Gass, qui veut franchir la barre des 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires.
«Si le jean est notre fondation, le style de vie denim est notre futur», affirme Michelle Gass lors d’un entretien dans le magasin phare du groupe américain en France, sur les Champs-Elysées à Paris. Créée en 1853 pour fournir des pantalons robustes aux mineurs, bûcherons et ouvriers américains, Levi Strauss & Co veut aujourd’hui vendre autant de hauts que de bas. «Il y a quelques années, nous vendions sept bas pour un haut. Nous en sommes aujourd’hui à deux pour un», révèle la dirigeante. «C’est passionnant de défricher ces espaces vierges», estime la patronne de Levi’s, qui investit dans des catégories autrefois négligées comme les hauts, les pulls ou les vêtements d’extérieur. Première femme à diriger Levi’s, Michelle Gass a fixé un autre chantier prioritaire: la mode féminine. Les ventes sur ce créneau ont doublé en dix ans mais ne représentent encore que 38% du total et la PDG a «les yeux rivés sur l’objectif de 50%».
Beyoncé et Super Bowl : «Nous sommes tellement connus comme une entreprise masculine que nous avons pris des mesures pour mettre les femmes à l’avant de nombre de nos magasins», comme sur les Champs- Elysées où les vêtements pour femmes sont accessibles dès l’entrée, montre-t-elle. «Les gars savent que nous vendons leurs (jeans) 501. Ils ont juste besoin d’aller en bas pour les trouver.» Pour façonner une image plus féminine, Levi’s a pris comme ambassadrice la chanteuse américaine Beyoncé, qui a créé une chanson sur la marque. Des collaborations ont aussi été nouées avec Nike/Jordan et des artistes comme la Coréenne Rosé ou la star de NBA Shai Gilgeous-Alexander, car Levi’s cherche à rester «pertinent pour de multiples générations, en particulier celle des 18-30 ans qui façonne une grande partie des tendances». Accueillir début 2026 au Levi’s Stadium de Santa Clara (Californie) la finale du championnat de football américain Super Bowl et son concert de Bad Bunny a aussi «été un atout de marque phénoménal avec des centaines de millions d’yeux sur notre logo», dit Michelle Gass. Et pour toucher davantage de consommateurs et mieux contrôler son image, Levi’s se détourne de son modèle historique de vente en gros, afin de «devenir (son) propre détaillant en vente directe», en magasins ou sur sa boutique en ligne, explique la dirigeante. «Sur nos 3.200 boutiques mondiales, 1.200 sont détenues et exploitées directement par nos soins, et les autres sont en franchises», détaille la PDG. Au dernier trimestre 2025, la vente directe représentait 49% des revenus totaux de Levi’s.
Collection premium : Depuis son arrivée début 2024, la native du Maine, État rural du nord-est des États-Unis, a réduit de 15% les effectifs siège, arrêté la production de chaussures et vendu la marque Dockers. «La stratégie, c’est une question de choix difficiles», justifie-t-elle. Ces choix semblent validés par les résultats de l’institution californienne, dont le chiffre d’affaires a augmenté de 4% en 2025 pour atteindre 6,3 milliards de dollars. Le bénéfice net a lui bondi de 210 millions en 2024 à 578 millions de dollars en 2025
Fnac Darty : le conseil d’administraion émet un avis favorbale à l’OPA lancé par Daniel Kretinsky
Le conseil d’administration de Fnac Darty a émis un «avis favorable et unanime» sur le projet d’offre publique d’achat (OPA) lancé en janvier par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en vue d’une prise de contrôle majoritaire du groupe français, a annoncé ce dernier mardi. Les membres du conseil d’administration du spécialiste de l’électronique et des produits culturels «considèrent que l’offre est conforme aux intérêts de Fnac Darty, de ses actionnaires et de ses salariés», selon un communiqué. L’OPA, qui doit encore être approuvée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), «devrait être clôturée au cours du second semestre 2026». M. Kretinsky est déjà le principal actionnaire de Fnac Darty, à hauteur de 28,5% du capital. Avec cette OPA, il compte franchir le seuil de 50%. Déposée auprès de l’AMF, l’offre de la société EP Group, contrôlée par M.Kretinsky, propose un prix de 36 euros par action, valorisant l’entreprise àplus d’un milliard d’euros. Le milliardaire s’engage ainsi à racheter jusqu’à 20.642.133 actions en circulation, un nombre qui pourra atteindre 21.734. 515, «en cas d’émission d’actions nouvelles pendant la période d’offre», selon l’avis de l’AMF publié mardi. M. Kretinsky s’engage aussi à acquérir les 564.098 obligations convertibles et/ou échangeables en actions (dites «Océanes») de Fnac Darty, au prix unitaire de 81,12 euros. Dévoilée fin janvier, l’offre, qui n’entraînera pas de retrait de la Bourse, avait déjà reçu un accueil favorable des administrateurs, qui se sont réunis lundi pour rendre leur avis, aidés d’un rapport d’expertise confirmant son «caractère équitable», selon le communiqué. En prenant la majorité de Fnac Darty, M. Kretinsky empêcherait de facto le géant chinois du commerce en ligne JD.com d’obtenir davantage de poids dans les décisions de l’entreprise. JD.com est en train d’acquérir le distributeur allemand Ceconomy, qui détient lui-même plus de 20% du capital de Fnac Darty, ce qui confère au groupe chinois de manière indirecte la place de deuxième actionnaire de l’entreprise française. Fnac Darty est tombé dans le rouge en 2025, subissant une perte nette de 146 millions d’euros liée aux difficultés de Nature et Découvertes, qu’il cherche à vendre, et à des dépréciations comptables. Son chiffre d’affaires a grimpé de 25% à 10,3 milliards d’euros du fait de l’intégration de l’italien Unieuro, racheté fin 2024. Hors effets de change et à nombre de magasins comparable, ses ventes ont été quasiment stables (+0,7%).
Au Mipim, l’immobilier cherche un nouvel élan dans un contexte géopolitique
Les professionnels de l’immobilier se réunissent de lundi à vendredi à Cannes, pour leur salon international annuel, dans un contexte géopolitique déjà compliqué et rendu encore plus incertain par la guerre au Moyen-Orient.
Comme en 2022, où l’invasion de l’Ukraine par la Russie deux semaines avant le Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim) avait déstabilisé ses participants, l’édition 2026 du salon se déroule une semaine après le début de l’offensive américano-israélienne en Iran. «En terme de présence, il n’y a pas de changement normalement», indique Nicolas Boffi, nouveau directeur du Mipim depuis septembre, qui suit la situation de près, notamment pour ses collaborateurs basés au Moyen-Orient. Les délégations en provenance d’Arabie Saoudite et d’Oman ont confirmé leur venue à l’événement qui a accueilli plus de 20.000 participants en 2025, principalement des investisseurs, des promoteurs, des aménageurs, des gérants de biens immobiliers et des acteurs publics de la ville. La question de la guerre au Moyen-Orient sera «une des grandes discussions au Mipim», selon Irène Fossé, directrice de la recherche et de la stratégie du gestionnaire de fonds immobiliers AEW. Il est néanmoins encore trop tôt pour évaluer les impacts que pourrait avoir le conflit sur l’inflation, les taux d’intérêt, les investissements et globalement l’immobilier. «Cela dépendra de la durée du conflit et de son embrasement», complète Nicolas Boffi, qui estime que «la géopolitique a plus d’impact sur l’immobilier aujourd’hui», car «le monde actuel est un monde incertain avec un contexte géopolitique plus compliqué». En 2025, le secteur immobilier a dû composer avec des inquiétudes géopolitiques, des incertitudes politiques en France, les annonces de droits de douane renforcés par Donald Trump aux Etats-Unis et une utilisation des bureaux par les entreprises toujours en-dessous des niveaux pré-Covid.
«Nouvel élan» : Malgré cela, l’immobilier «s’en est plutôt bien tiré», avec des investissements qui progressent en France et en Europe, souligne Irène Fossé. Les collectes et levées de fonds sont redevenues positives l’année dernière, donc «il y a un peu plus d’argent disponible pour l’immobilier», assure Nicolas Verdillon, directeur investissements France du conseiller en immobilier d’entreprise CBRE. Le Mipim se voit donc dans «une sortie de crise assumée, avec un nouvel élan», assure son organisateur M. Boffi, qui a invité pour le discours d’ouverture l’économiste Philippe Aghion, prix Nobel de l’économie, pour parler de technologies, de croissance et d’activités qui déclinent au profit d’autres qui émergent. Le maître mot des professionnels actuellement est la diversification, pour ne pas trop dépendre de l’immobilier de bureaux, en berne depuis plusieurs années à cause de l’essor du télétravail et du manque de confiance des patrons qui préfèrent investir dans leur activité plutôt que dans leurs locaux. En 2025, 1,6 million de mètres carrés de bureaux ont été loués ou vendus à des nouveaux occupants en région parisienne, au plus bas depuis 2002 (hors Covid), selon Alexandre Fontaine, directeur bureaux Ile-de-France de CBRE.
Le géant du jouet Lego poursuit sa croissance et bat un nouveau record
Le numéro un mondial du jouet, le danois Lego, a annoncé mardi des ventes et des bénéfices record pour son exercice 2025, une année «fantastique», selon son patron, malgré un environnement instable.
Le groupe a dégagé l’an passé un bénéfice net en hausse de 21%, à 16,71 milliards de couronnes (2,22 milliards d’euros), le plus important jamais enregistré. Son chiffre d’affaires a bondi de 12% à 83,53 milliards de couronnes (11,18 milliards d’euros). «Je ne dirais pas que la volatilité et tout ce qui se passe (dans le monde, ndlr) n’a aucun impact sur nous, mais je pense que nous avons une dynamique telle que nous gagnons des parts de marché d’une manière qui nous permet de croître malgré tout», a dit le directeur général de Lego, Niels Christiansen. «Si les prix du pétrole augmentent, il est probable que le coût de nos matières premières augmente aussi; quand les consommateurs deviennent nerveux, ils ont tendance à être un peu plus réticents à dépenser ou à dépenser un peu plus lentement», reconnaît-il. Mais «au fond, ça ne change rien: si vous réussissez à gagner des parts de marché, vous pouvez en quelque sorte compenser certains de ces effets négatifs». Ses ventes au consommateur (hors licences, etc.) ont augmenté de 16% sur l’ensemble des marchés, même en Chine, où le groupe renoue avec la croissance après des années d’investissement. En 2025, le marché du jouet a connu une croissance de 7%, a relevé le groupe dans son rapport annuel. «Si l’on regarde le secteur du jouet sur les trois dernières années (…) il est en gros resté stable dans le temps. Et même s’il est resté stable, nous avons enregistré une croissance à deux chiffres chaque année», a dit M. Christiansen, qui table sur une croissance à un chiffre, «dans le haut de la fourchette» pour 2026.
La «brique intelligente» : Selon lui, la recette du succès de Lego, entreprise familiale non cotée, consiste à combiner innovation et optimisation de sa production, à travers ses six usines. «Nous produisons au plus près des marchés et des consommateurs. Nous pouvons fabriquer très tard dans le processus, ce qui nous permet de savoir ce qui est réellement très demandé et ce qui fonctionne bien», a expliqué M. Christiansen. Lego, dont le nom est une contraction du danois «joue bien» («leg godt»), mise aussi sur les partenariats – comme avec Pokemon ou la FIFA – et l’innovation technologique pour séduire les consommateurs. «Pour nous, en tant que marque, il est important d’être présents dans toutes les passions qui sont pertinentes», a insisté le patron du géant de la brique en plastique. Le groupe a récemment sorti la brique intelligente (Lego Smart Brick), après sept ans de travail et 20 brevets. Connectée, elle anime toute construction dans laquelle elle est insérée. «Il y a eu l’époque où il n’y avait que des briques carrées, puis sont arrivées toutes sortes de formes, puis les mini figures, puis les moteurs et les mouvements. À chaque fois, cela a ajouté un nouveau niveau de modularité au système et permis de faire davantage de choses», rappelle M. Christiansen. Le portefeuille du fabricant danois, dont le siège se trouve à Billund, au centre du Danemark, compte actuellement 860 produits, dont la moitié sont nouveaux. Ils sont disponibles en ligne et dans les 1.112 magasins du groupe à travers le monde.
La SNCF se prépare à défier Trenitalia sur la grande vitesse italienne
La SNCF compte se lancer en 2027 sur le marché italien des trains à grande vitesse après avoir gagné vendredi un recours contre l’opérateur local.
Rete Ferroviaria Italiana (RFI) va devoir proposer au moins 18 sillons quotidiens à SNCF Voyageurs sur les lignes Turin-Venise et Turin-Rome, a indiqué l’autorité italienne de la concurrence (AGCM) dans un communiqué. Ces créneaux d’autorisation de circulation sur le réseau, avec des horaires à préciser, seront disponibles pendant dix ans, un temps nécessaire à la stabilisation de son offre, selon l’AGCM. SNCF Voyageurs s’est félicité de cette décision qui va lui permettre de lancer «une nouvelle offre pour la grande vitesse dans le pays» à partir de septembre 2027, via une filiale dotée de 15 trains, a indiqué la société dans un communiqué. La SNCF n’opère pour le moment en Italie que sur la ligne internationale Milan-Turin-Paris et prévoyait initialement d’étendre son offre locale en 2025. Mais elle a accusé RFI de bloquer son arrivée en faveur de sa société soeur Trenitalia, via le blocage de ces sillons. Accusé d’»abus de position dominante», RFI n’a pas été reconnu coupable d’une infraction. La mesure annoncée vendredi vise cependant «à rendre l’entrée du nouvel opérateur sur le marché efficace et durable», a souligné l’autorité de la concurrence. Trenitalia a critiqué de son côté une décision «qui finit par revêtir un caractère punitif à l’égard de l’opérateur historique», selon l’autorité. Avec l’ouverture prochaine de ces lignes, la SNCF sera la deuxième concurrente de Trenitalia après la société Italo (détenue à 50% par l’armateur MSC). SNCF Voyageurs juge cependant que le nombre de sillons accordés n’est «pas suffisant» pour réaliser l’ensemble de son
plan industriel, qui prévoit un total de 13 allers-retours quotidiens (9 de Turin à Naples 2 et 4 de Turin à Venise). «Sans ce niveau minimal d’activité, la société ne dispose pas des conditions nécessaires pour justifier l’investissement et poursuivre ses opérations», a souligné SNCF Voyageurs, demandant «la mise en oeuvre rapide» d’engagements supplémentaires, ainsi que «la certitude de pouvoir accéder aux installations de maintenance en Italie et d’obtenir l’homologation des trains». En présentant sa stratégie en 2024, SNCF Voyageurs avait indiqué qu’elle espérait conquérir 15% des parts du marché italien de la grande vitesse d’ici une décennie et transporter dix millions de passagers par an entre Turin, Milan, Rome, Naples et Venise. En Espagne, la société française a réussi à conquérir de larges parts de marché grâce à son offre low-cost Ouigo, qui a cassé les prix par rapport aux tarifs pratiqués par la compagnie locale Renfe. Trenitalia, de son côté, est en concurrence avec la SNCF en France depuis quatre ans, avec des trajets depuis Paris vers Lyon, Marseille et Milan, sans être encore rentable, et compte concurrencer à terme l’Eurostar sur la ligne transmanche Paris-Londres.
Casino peine à trouver un accord avec ses créanciers sur la restructuration de sa dette
Aucun accord n’a encore été trouvé entre le groupe Casino (Monoprix, Franprix, Cdiscount…), son actionnaire principal FRH et ses créanciers pour alléger le poids de sa dette, et les discussions « vont donc se poursuivre », a indiqué le groupe jeudi. Casino, passé sous le contrôle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en 2024, après des années de pertes et de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, et a engagé fin 2025 des négociations avec ses créanciers (banques et fonds anglo-saxons) pour diminuer ce montant. Le groupe « entend mener à biens ses travaux en vue de l’adaptation et du renforcement de sa structure financière d’ici la fin du second trimestre 2026 », précise Casino dans un communiqué publié dans la soirée. En novembre, France Retail Holdings (FRH), détenu majoritairement par M. Kretinsky et actionnaire principal du groupe Casino, avait réclamé de baisser sa dette à 800 millions d’euros (soit un abandon de 600 millions d’euros de créances), en échange d’une augmentation de capital de 300 millions d’euros. Casino indique jeudi que FRH « a soumis le 17 février 2026 une nouvelle proposition visant à parvenir à une solution consensuelle, en proposant notamment une injection de liquidité et un renforcement des fonds propres plus importants » qu’en novembre. FRH pose cette fois 400 millions d’euros sur la table, pour une dette contenue à 900 millions d’euros (soit un abandon de 500 millions d’euros de créances). L’une des pierres d’achoppement est liée au contrôle actionnarial de FRH: l’actionnaire principal compte bien le rester largement, en gardant un minimum de 66%. Les créanciers exigent eux un rééquilibrage de la gouvernance, revendiquant 49,9% du capital, tout en laissant de fait la majorité des 50,1% à FRH. Le groupe avait indiqué précédemment qu’il repoussait jusqu’au 31 mars au plus tard la publication de ses résultats annuels dans leur totalité, en raison de « la poursuite des négociations » concernant sa « structure financière ».
Air France lance une nouvelle campagne publicitaire pour continuer à illustrer sa montée en gamme
Air France présente une nouvelle campagne publicitaire afin de continuer à soutenir sa stratégie de montée en gamme et accompagner le lancement de ses nouveaux produits. Le 8 mars 2026 a marqué son retour en télévision en France grâce à la diffusion de son film de marque, dévoilé pour la première fois au printemps 2022. Dans la lignée de cette publicité, la nouvelle campagne composée de onze visuels et vidéos se dévoilera progressivement en France et sur certains marchés stratégiques de la compagnie. Conçues en collaboration avec l’agence Aura by Omnicom, les nouvelles créations publicitaires mettent à l’honneur le savoir-faire artisanal français et illustrent l’ambition de la compagnie : offrir le meilleur de la France à ses clients et faire rayonner l’élégance toujours plus haut. Dans la continuité du film de marque, un nouveau visuel, décliné en vidéo classique et en 3D, a été réalisé par le talentueux duo de photographes Sofia Sanchez et Mauro Mongiello. Dix nouveaux visuels, réalisés par le photographe Clark Franklin et le réalisateur Nans Noiron, mettent en lumière les produits et services phares et exclusifs d’Air France.
Marie Roux est promue Directrice des ventes d’eTAIL Agency
L’agence eTAIL Agency, Agence spécialisée Amazon & marketplaces qui accompagne les marques dans leur stratégie, leur contenu, leurs opérations et leur publicité pour accélérer leurs ventes, fait évoluer son équipe de direction en annonçant la promotion de Marie Roux au poste de Directrice des ventes. Dans le cadre de sa mission, Marie Roux devra développer les parts du marché d’eTAIL Agency en structurant une mécanique de vente scalable. Elle aura aussi la charge de faire grandir le réseau de partenaires pour construire des relations de long terme et générer de nouvelles opportunités commerciales. Enfin, elle devra accentuer le positionnement de l’agence dans le secteur home/maison, mais aussi accompagner les annonceurs désireux de compléter leurs activités B2B en se tournant vers le B2C.
Infobip lance AgentOS pour orchestrer des parcours clients autonomes et pilotés par l’IA à grande échelle
Cette année, Infobip, plateforme mondiale de communications cloud axée sur l’IA, célèbre son 20ᵉ anniversaire. À cette occasion, l’entreprise lance AgentOS, sa solution entièrement gérée et IA native. Ce nouveau produit s’appuie sur les Agents IA récemment déployés par Infobip, constituant le socle intelligent des communications clients autonomes. Ce lancement marque une étape majeure dans l’évolution d’Infobip, passant d’une plateforme de communication à une couche d’orchestration intelligente adaptée aux exigences de l’ère de l’IA. Grâce à cela, les entreprises pourront transformer des campagnes et workflows traditionnels à des interactions autonomes, guidées par des objectifs.
Hermès plonge la Fashion Week dans une forêt crépusculaire, Celine célèbre l’allure parisienne
Hermès a proposé samedi des looks mystérieux et assurés lors d’une balade en forêt crépusculaire, dans les odeurs d’humus et de mousse, au sixième jour de la Semaine de la mode féminine automne/hiver 2026 à Paris, tandis que Celine a célébré la Parisienne.
Nadège Vanhée-Cybulski, à la tête de la ligne féminine d’Hermès depuis 2014, avait convié ses hôtes dans les locaux de la Garde républicaine, dans le Marais, parés d’un tapis de mousse et de lichen, sous un ciel étoilé. Intitulée «Entre chien et loup», la collection s’inspire de ce moment en fin de journée, en forêt, où l’ombre des arbres prennent des allures mystérieuses. Elles sont ici traversées par des promeneuses en cuissardes à talons plats et pantalons jodhpurs. La femme Hermès «s’avance et réveille un monde invisible, telle Hécate, la déesse à la torche illuminant les ténèbres: d’un pas délié, elle habite l’instant et traverse l’espace», a écrit la styliste dans sa note d’intention, distribuée à l’occasion du défilé. Prônant une «sensualité savamment harnachée mais jamais entravée», Hermès habille ses mannequins de combinaisons en cuir, de robes courtes zippées sur le devant, de manteaux à cols en mouton toscan, mais aussi de cyclistes sous des vestes à poches plaquées sur la poitrine. Dans des couleurs allant du jaune soufre au bordeaux, en passant par le vert forêt, pour une allure décidée.
Parisienne : Chez Celine, qui avait choisi de présenter sa ligne au sein de l’Institut de France, en bord de Seine, Michael Rider, directeur artistique depuis un peu plus d’un an de cette maison créée en 1945 et propriété de LVMH, a fait l’éloge de la Parisienne. Dans un communiqué, le styliste américain, qui a succédé à Hedi Slimane, a dit s’être inspiré des «personnes
qui ont du style et portent de beaux vêtements de façon personnelle», car, selon lui, «une allure peut changer la journée, changer notre démarche et ce que l’on ressent». Celine propose un vestiaire élégant, sophistiqué, sans négliger le confort, pour pouvoir arpenter les pavés de la capitale, avec des derbies ou des escarpins à petit talon. Pour le soir, le créateur propose un total look noir, du chapeau d’inspiration andalouse au col roulé, jusqu’aux bottes et au sac à main. En soirée, Pierpaolo Piccioli a dévoilé pour Balenciaga une ligne hommes et femmes dans un immeuble des Champs-Élysées, intitulée «Clair-obscur», où le noir prédominait, agrémenté de touches de couleur – fuchsia, rouge, vert, et de photos de visages sur certains vêtements. Inspiré par la série «Euphoria», dont le set dévoilait des images de la prochaine saison, le styliste italien a marié robes drapées au tombé fluide à des bombers en cuir courts sur leggings. La Fashion Week parisienne se poursuivra dimanche avec notamment les défilés de Lacoste, Jean-Paul Gaultier et McQueen.
Levi’s parie sur la mode féminine et le «lifestyle denim» pour relancer sa croissance
Féminiser la clientèle et l’habiller aussi «de la tête aux pieds»: le leader mondial du denim Levi’s veut se départir de son image de marque masculine centrée sur le seul jean, explique sa patronne Michelle Gass, qui veut franchir la barre des 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires.
«Si le jean est notre fondation, le style de vie denim est notre futur», affirme Michelle Gass lors d’un entretien dans le magasin phare du groupe américain en France, sur les Champs-Elysées à Paris. Créée en 1853 pour fournir des pantalons robustes aux mineurs, bûcherons et ouvriers américains, Levi Strauss & Co veut aujourd’hui vendre autant de hauts que de bas. «Il y a quelques années, nous vendions sept bas pour un haut. Nous en sommes aujourd’hui à deux pour un», révèle la dirigeante. «C’est passionnant de défricher ces espaces vierges», estime la patronne de Levi’s, qui investit dans des catégories autrefois négligées comme les hauts, les pulls ou les vêtements d’extérieur. Première femme à diriger Levi’s, Michelle Gass a fixé un autre chantier prioritaire: la mode féminine. Les ventes sur ce créneau ont doublé en dix ans mais ne représentent encore que 38% du total et la PDG a «les yeux rivés sur l’objectif de 50%».
Beyoncé et Super Bowl : «Nous sommes tellement connus comme une entreprise masculine que nous avons pris des mesures pour mettre les femmes à l’avant de nombre de nos magasins», comme sur les Champs- Elysées où les vêtements pour femmes sont accessibles dès l’entrée, montre-t-elle. «Les gars savent que nous vendons leurs (jeans) 501. Ils ont juste besoin d’aller en bas pour les trouver.» Pour façonner une image plus féminine, Levi’s a pris comme ambassadrice la chanteuse américaine Beyoncé, qui a créé une chanson sur la marque. Des collaborations ont aussi été nouées avec Nike/Jordan et des artistes comme la Coréenne Rosé ou la star de NBA Shai Gilgeous-Alexander, car Levi’s cherche à rester «pertinent pour de multiples générations, en particulier celle des 18-30 ans qui façonne une grande partie des tendances». Accueillir début 2026 au Levi’s Stadium de Santa Clara (Californie) la finale du championnat de football américain Super Bowl et son concert de Bad Bunny a aussi «été un atout de marque phénoménal avec des centaines de millions d’yeux sur notre logo», dit Michelle Gass. Et pour toucher davantage de consommateurs et mieux contrôler son image, Levi’s se détourne de son modèle historique de vente en gros, afin de «devenir (son) propre détaillant en vente directe», en magasins ou sur sa boutique en ligne, explique la dirigeante. «Sur nos 3.200 boutiques mondiales, 1.200 sont détenues et exploitées directement par nos soins, et les autres sont en franchises», détaille la PDG. Au dernier trimestre 2025, la vente directe représentait 49% des revenus totaux de Levi’s.
Collection premium : Depuis son arrivée début 2024, la native du Maine, État rural du nord-est des États-Unis, a réduit de 15% les effectifs siège, arrêté la production de chaussures et vendu la marque Dockers. «La stratégie, c’est une question de choix difficiles», justifie-t-elle. Ces choix semblent validés par les résultats de l’institution californienne, dont le chiffre d’affaires a augmenté de 4% en 2025 pour atteindre 6,3 milliards de dollars. Le bénéfice net a lui bondi de 210 millions en 2024 à 578 millions de dollars en 2025
Fnac Darty : le conseil d’administraion émet un avis favorbale à l’OPA lancé par Daniel Kretinsky
Le conseil d’administration de Fnac Darty a émis un «avis favorable et unanime» sur le projet d’offre publique d’achat (OPA) lancé en janvier par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en vue d’une prise de contrôle majoritaire du groupe français, a annoncé ce dernier mardi. Les membres du conseil d’administration du spécialiste de l’électronique et des produits culturels «considèrent que l’offre est conforme aux intérêts de Fnac Darty, de ses actionnaires et de ses salariés», selon un communiqué. L’OPA, qui doit encore être approuvée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), «devrait être clôturée au cours du second semestre 2026». M. Kretinsky est déjà le principal actionnaire de Fnac Darty, à hauteur de 28,5% du capital. Avec cette OPA, il compte franchir le seuil de 50%. Déposée auprès de l’AMF, l’offre de la société EP Group, contrôlée par M.Kretinsky, propose un prix de 36 euros par action, valorisant l’entreprise àplus d’un milliard d’euros. Le milliardaire s’engage ainsi à racheter jusqu’à 20.642.133 actions en circulation, un nombre qui pourra atteindre 21.734. 515, «en cas d’émission d’actions nouvelles pendant la période d’offre», selon l’avis de l’AMF publié mardi. M. Kretinsky s’engage aussi à acquérir les 564.098 obligations convertibles et/ou échangeables en actions (dites «Océanes») de Fnac Darty, au prix unitaire de 81,12 euros. Dévoilée fin janvier, l’offre, qui n’entraînera pas de retrait de la Bourse, avait déjà reçu un accueil favorable des administrateurs, qui se sont réunis lundi pour rendre leur avis, aidés d’un rapport d’expertise confirmant son «caractère équitable», selon le communiqué. En prenant la majorité de Fnac Darty, M. Kretinsky empêcherait de facto le géant chinois du commerce en ligne JD.com d’obtenir davantage de poids dans les décisions de l’entreprise. JD.com est en train d’acquérir le distributeur allemand Ceconomy, qui détient lui-même plus de 20% du capital de Fnac Darty, ce qui confère au groupe chinois de manière indirecte la place de deuxième actionnaire de l’entreprise française. Fnac Darty est tombé dans le rouge en 2025, subissant une perte nette de 146 millions d’euros liée aux difficultés de Nature et Découvertes, qu’il cherche à vendre, et à des dépréciations comptables. Son chiffre d’affaires a grimpé de 25% à 10,3 milliards d’euros du fait de l’intégration de l’italien Unieuro, racheté fin 2024. Hors effets de change et à nombre de magasins comparable, ses ventes ont été quasiment stables (+0,7%).
Au Mipim, l’immobilier cherche un nouvel élan dans un contexte géopolitique
Les professionnels de l’immobilier se réunissent de lundi à vendredi à Cannes, pour leur salon international annuel, dans un contexte géopolitique déjà compliqué et rendu encore plus incertain par la guerre au Moyen-Orient.
Comme en 2022, où l’invasion de l’Ukraine par la Russie deux semaines avant le Marché international des professionnels de l’immobilier (Mipim) avait déstabilisé ses participants, l’édition 2026 du salon se déroule une semaine après le début de l’offensive américano-israélienne en Iran. «En terme de présence, il n’y a pas de changement normalement», indique Nicolas Boffi, nouveau directeur du Mipim depuis septembre, qui suit la situation de près, notamment pour ses collaborateurs basés au Moyen-Orient. Les délégations en provenance d’Arabie Saoudite et d’Oman ont confirmé leur venue à l’événement qui a accueilli plus de 20.000 participants en 2025, principalement des investisseurs, des promoteurs, des aménageurs, des gérants de biens immobiliers et des acteurs publics de la ville. La question de la guerre au Moyen-Orient sera «une des grandes discussions au Mipim», selon Irène Fossé, directrice de la recherche et de la stratégie du gestionnaire de fonds immobiliers AEW. Il est néanmoins encore trop tôt pour évaluer les impacts que pourrait avoir le conflit sur l’inflation, les taux d’intérêt, les investissements et globalement l’immobilier. «Cela dépendra de la durée du conflit et de son embrasement», complète Nicolas Boffi, qui estime que «la géopolitique a plus d’impact sur l’immobilier aujourd’hui», car «le monde actuel est un monde incertain avec un contexte géopolitique plus compliqué». En 2025, le secteur immobilier a dû composer avec des inquiétudes géopolitiques, des incertitudes politiques en France, les annonces de droits de douane renforcés par Donald Trump aux Etats-Unis et une utilisation des bureaux par les entreprises toujours en-dessous des niveaux pré-Covid.
«Nouvel élan» : Malgré cela, l’immobilier «s’en est plutôt bien tiré», avec des investissements qui progressent en France et en Europe, souligne Irène Fossé. Les collectes et levées de fonds sont redevenues positives l’année dernière, donc «il y a un peu plus d’argent disponible pour l’immobilier», assure Nicolas Verdillon, directeur investissements France du conseiller en immobilier d’entreprise CBRE. Le Mipim se voit donc dans «une sortie de crise assumée, avec un nouvel élan», assure son organisateur M. Boffi, qui a invité pour le discours d’ouverture l’économiste Philippe Aghion, prix Nobel de l’économie, pour parler de technologies, de croissance et d’activités qui déclinent au profit d’autres qui émergent. Le maître mot des professionnels actuellement est la diversification, pour ne pas trop dépendre de l’immobilier de bureaux, en berne depuis plusieurs années à cause de l’essor du télétravail et du manque de confiance des patrons qui préfèrent investir dans leur activité plutôt que dans leurs locaux. En 2025, 1,6 million de mètres carrés de bureaux ont été loués ou vendus à des nouveaux occupants en région parisienne, au plus bas depuis 2002 (hors Covid), selon Alexandre Fontaine, directeur bureaux Ile-de-France de CBRE.
Le géant du jouet Lego poursuit sa croissance et bat un nouveau record
Le numéro un mondial du jouet, le danois Lego, a annoncé mardi des ventes et des bénéfices record pour son exercice 2025, une année «fantastique», selon son patron, malgré un environnement instable.
Le groupe a dégagé l’an passé un bénéfice net en hausse de 21%, à 16,71 milliards de couronnes (2,22 milliards d’euros), le plus important jamais enregistré. Son chiffre d’affaires a bondi de 12% à 83,53 milliards de couronnes (11,18 milliards d’euros). «Je ne dirais pas que la volatilité et tout ce qui se passe (dans le monde, ndlr) n’a aucun impact sur nous, mais je pense que nous avons une dynamique telle que nous gagnons des parts de marché d’une manière qui nous permet de croître malgré tout», a dit le directeur général de Lego, Niels Christiansen. «Si les prix du pétrole augmentent, il est probable que le coût de nos matières premières augmente aussi; quand les consommateurs deviennent nerveux, ils ont tendance à être un peu plus réticents à dépenser ou à dépenser un peu plus lentement», reconnaît-il. Mais «au fond, ça ne change rien: si vous réussissez à gagner des parts de marché, vous pouvez en quelque sorte compenser certains de ces effets négatifs». Ses ventes au consommateur (hors licences, etc.) ont augmenté de 16% sur l’ensemble des marchés, même en Chine, où le groupe renoue avec la croissance après des années d’investissement. En 2025, le marché du jouet a connu une croissance de 7%, a relevé le groupe dans son rapport annuel. «Si l’on regarde le secteur du jouet sur les trois dernières années (…) il est en gros resté stable dans le temps. Et même s’il est resté stable, nous avons enregistré une croissance à deux chiffres chaque année», a dit M. Christiansen, qui table sur une croissance à un chiffre, «dans le haut de la fourchette» pour 2026.
La «brique intelligente» : Selon lui, la recette du succès de Lego, entreprise familiale non cotée, consiste à combiner innovation et optimisation de sa production, à travers ses six usines. «Nous produisons au plus près des marchés et des consommateurs. Nous pouvons fabriquer très tard dans le processus, ce qui nous permet de savoir ce qui est réellement très demandé et ce qui fonctionne bien», a expliqué M. Christiansen. Lego, dont le nom est une contraction du danois «joue bien» («leg godt»), mise aussi sur les partenariats – comme avec Pokemon ou la FIFA – et l’innovation technologique pour séduire les consommateurs. «Pour nous, en tant que marque, il est important d’être présents dans toutes les passions qui sont pertinentes», a insisté le patron du géant de la brique en plastique. Le groupe a récemment sorti la brique intelligente (Lego Smart Brick), après sept ans de travail et 20 brevets. Connectée, elle anime toute construction dans laquelle elle est insérée. «Il y a eu l’époque où il n’y avait que des briques carrées, puis sont arrivées toutes sortes de formes, puis les mini figures, puis les moteurs et les mouvements. À chaque fois, cela a ajouté un nouveau niveau de modularité au système et permis de faire davantage de choses», rappelle M. Christiansen. Le portefeuille du fabricant danois, dont le siège se trouve à Billund, au centre du Danemark, compte actuellement 860 produits, dont la moitié sont nouveaux. Ils sont disponibles en ligne et dans les 1.112 magasins du groupe à travers le monde.
La SNCF se prépare à défier Trenitalia sur la grande vitesse italienne
La SNCF compte se lancer en 2027 sur le marché italien des trains à grande vitesse après avoir gagné vendredi un recours contre l’opérateur local.
Rete Ferroviaria Italiana (RFI) va devoir proposer au moins 18 sillons quotidiens à SNCF Voyageurs sur les lignes Turin-Venise et Turin-Rome, a indiqué l’autorité italienne de la concurrence (AGCM) dans un communiqué. Ces créneaux d’autorisation de circulation sur le réseau, avec des horaires à préciser, seront disponibles pendant dix ans, un temps nécessaire à la stabilisation de son offre, selon l’AGCM. SNCF Voyageurs s’est félicité de cette décision qui va lui permettre de lancer «une nouvelle offre pour la grande vitesse dans le pays» à partir de septembre 2027, via une filiale dotée de 15 trains, a indiqué la société dans un communiqué. La SNCF n’opère pour le moment en Italie que sur la ligne internationale Milan-Turin-Paris et prévoyait initialement d’étendre son offre locale en 2025. Mais elle a accusé RFI de bloquer son arrivée en faveur de sa société soeur Trenitalia, via le blocage de ces sillons. Accusé d’»abus de position dominante», RFI n’a pas été reconnu coupable d’une infraction. La mesure annoncée vendredi vise cependant «à rendre l’entrée du nouvel opérateur sur le marché efficace et durable», a souligné l’autorité de la concurrence. Trenitalia a critiqué de son côté une décision «qui finit par revêtir un caractère punitif à l’égard de l’opérateur historique», selon l’autorité. Avec l’ouverture prochaine de ces lignes, la SNCF sera la deuxième concurrente de Trenitalia après la société Italo (détenue à 50% par l’armateur MSC). SNCF Voyageurs juge cependant que le nombre de sillons accordés n’est «pas suffisant» pour réaliser l’ensemble de son
plan industriel, qui prévoit un total de 13 allers-retours quotidiens (9 de Turin à Naples 2 et 4 de Turin à Venise). «Sans ce niveau minimal d’activité, la société ne dispose pas des conditions nécessaires pour justifier l’investissement et poursuivre ses opérations», a souligné SNCF Voyageurs, demandant «la mise en oeuvre rapide» d’engagements supplémentaires, ainsi que «la certitude de pouvoir accéder aux installations de maintenance en Italie et d’obtenir l’homologation des trains». En présentant sa stratégie en 2024, SNCF Voyageurs avait indiqué qu’elle espérait conquérir 15% des parts du marché italien de la grande vitesse d’ici une décennie et transporter dix millions de passagers par an entre Turin, Milan, Rome, Naples et Venise. En Espagne, la société française a réussi à conquérir de larges parts de marché grâce à son offre low-cost Ouigo, qui a cassé les prix par rapport aux tarifs pratiqués par la compagnie locale Renfe. Trenitalia, de son côté, est en concurrence avec la SNCF en France depuis quatre ans, avec des trajets depuis Paris vers Lyon, Marseille et Milan, sans être encore rentable, et compte concurrencer à terme l’Eurostar sur la ligne transmanche Paris-Londres.
Casino peine à trouver un accord avec ses créanciers sur la restructuration de sa dette
Aucun accord n’a encore été trouvé entre le groupe Casino (Monoprix, Franprix, Cdiscount…), son actionnaire principal FRH et ses créanciers pour alléger le poids de sa dette, et les discussions « vont donc se poursuivre », a indiqué le groupe jeudi. Casino, passé sous le contrôle du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en 2024, après des années de pertes et de surendettement, doit rembourser 1,4 milliard d’euros en mars 2027, et a engagé fin 2025 des négociations avec ses créanciers (banques et fonds anglo-saxons) pour diminuer ce montant. Le groupe « entend mener à biens ses travaux en vue de l’adaptation et du renforcement de sa structure financière d’ici la fin du second trimestre 2026 », précise Casino dans un communiqué publié dans la soirée. En novembre, France Retail Holdings (FRH), détenu majoritairement par M. Kretinsky et actionnaire principal du groupe Casino, avait réclamé de baisser sa dette à 800 millions d’euros (soit un abandon de 600 millions d’euros de créances), en échange d’une augmentation de capital de 300 millions d’euros. Casino indique jeudi que FRH « a soumis le 17 février 2026 une nouvelle proposition visant à parvenir à une solution consensuelle, en proposant notamment une injection de liquidité et un renforcement des fonds propres plus importants » qu’en novembre. FRH pose cette fois 400 millions d’euros sur la table, pour une dette contenue à 900 millions d’euros (soit un abandon de 500 millions d’euros de créances). L’une des pierres d’achoppement est liée au contrôle actionnarial de FRH: l’actionnaire principal compte bien le rester largement, en gardant un minimum de 66%. Les créanciers exigent eux un rééquilibrage de la gouvernance, revendiquant 49,9% du capital, tout en laissant de fait la majorité des 50,1% à FRH. Le groupe avait indiqué précédemment qu’il repoussait jusqu’au 31 mars au plus tard la publication de ses résultats annuels dans leur totalité, en raison de « la poursuite des négociations » concernant sa « structure financière ».











