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med&you devient mY

med&you devient mY : une agence de communication santé augmentée. Avec ce nouveau de nom, mY affirme un changement d’échelle : « moins de lettres, plus d’expertises » et de talents pour une agence portée par de nouvelles ambitions. Dirigée depuis dix ans par Julie Thudin, mY se dote de nouvelles compétences créatives, stratégiques et digitales, renforcée par l’arrivée récente du Dr Thierry Kermorvant au sein du Groupe La Phratrie en tant que Directeur des Stratégies Santé. Historiquement reconnue pour son expertise dans le MedEd et l’évènementiel scientifique, med&you a construit au fil des années une réputation solide au service des équipes médicales et marketing des industries de santé.

Fever-Tree choisit BeInfluence pour piloter sa stratégie d’influence en France

L’agence BeInfluence Europe annonce l’arrivée de Fever-Tree France dans son portefeuille clients. Ce partenariat s’inscrit dans la dynamique de développement de l’agence sur le marché français et confirme sa capacité à accompagner des marques premium internationales dans des stratégies d’influence à forte valeur ajoutée.Dans ce cadre, BeInfluence déploie une stratégie d’influence sur-mesure, pensée pour conjuguer exigence éditoriale, pertinence culturelle et performance. L’agence structure son dispositif autour de trois piliers complémentaires, adaptés aux enjeux d’une marque évoluant dans l’univers exigeant du cocktail et de la mixologie.

ALTAVIA DISKO confirme sa dynamique avec 3 nouveaux gains

MG Motor a choisi l’agence Altavia Disko pour piloter sa stratégie de communication 360° sur le marché français. Monoprix confie également à l’agence la création et le déploiement de 4 temps forts majeurs de son plan d’actions commerciales 2026, du concept créatif à son déploiement dans plus de 330 points de vente de l’enseigne. Enfin, une marque du pôle Lactalis Nutrition Santé a également choisi Altavia Disko pour orchestrer son relancement en 2026.

La Roche-Posay lance les tickets UV

Dans le cadre de son engagement en faveur de l’amélioration des comportements en matière de santé publique, La Roche-Posay lance l’initiative « Buoni Sole » en Italie. Inspirée des systèmes de tickets-restaurant d’entreprise en vigueur dans toute l’Europe (notamment au Portugal, en Espagne, en France, en Allemagne ou en République tchèque), cette initiative de « tickets UV » vise à améliorer l’accès à la protection solaire pour les travailleurs en extérieur, tout en sensibilisant et en renforçant la conviction que la protection solaire est un droit fondamental des travailleurs. Pour relever ce défi, La Roche-Posay Italie, en collaboration avec BETC Paris et Havas, a développé Buoni Sole, une initiative B2B innovante conçue pour rendre la protection solaire plus accessible aux travailleurs en extérieur.

33%

Le DOOH programmatique (pDOOH) a représenté 33% des campagnes des acheteurs français au cours des 18 derniers mois

Source : Étude VIOOH

Netflix sanctionné en appel à 250.000 € d’amende pour promotion du tabac autour du documentaire sur Schumacher

Dans un arrêt daté du 31 mars, la cour a jugé la société Netflix Services France coupable d’avoir, «du 25 août 2021 au 27 avril 2022», fait une «publicité directe et indirecte en faveur du tabac (…) en diffusant sur le site YouTube la bande-annonce officielle du documentaire «Schumacher»». L’association Demain sera non fumeur (DNF), qui avait saisi la justice et qui a obtenu 30.000 euros de dommages et intérêts pour l’atteinte à la lutte contre le tabagisme (plus 5.000 euros de frais de procédure), s’est réjouie dans un communiqué de voir ainsi confirmée la condamnation prononcée par le Tribunal correctionnel de Paris en 2023. Pour la Cour d’appel, Netflix «ne saurait sérieusement soutenir que la bande-annonce ne revêtait aucun caractère publicitaire, eu égard au nombre d’images contenant des marques de cigarettes et leurs logos relevé», 23 en deux minutes, en «l’absence de tout avertissement». Ces faits caractérisant une infraction à la loi Evin, qui interdit la publicité pour le tabac, sont «d’autant plus graves qu’ils ont été commis sur une longue période» et «ont permis» de «toucher notamment un public jeune», poursuit l’arrêt. En revanche, Netflix France «n’avait aucune responsabilité dans la diffusion du documentaire» lui-même, «n’étant pas en charge de la production cinématographique», précise la Cour. Pour Demain sera non fumeur, cette décision «vient rappeler qu’en France, toute propagande ou publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac, des produits du tabac et du vapotage est strictement interdite». La Cour a rejeté l’argument de la liberté d’expression avancé par Netflix, estimant que la bande-annonce résultait «par définition d’un choix opéré au sein du documentaire», lequel n’avait pas «intégré l’objectif constitutionnel de protection de la santé publique». Elle n’a pas davantage retenu celui de la «liberté d’information, s’agissant d’images d’archives». Utiliser des «matériaux d’archives originaux est une pratique courante dans la réalisation de films et séries documentaires», a réagi Netflix, affirmant envisager de contester la décision en cassation. Très dépendante du sponsoring du tabac pendant des décennies, la Formule 1 a interdit la publicité pour le tabac en 2006, sous la pression croissante de l’Organisation mondiale de la santé et l’Union européenne. 

Carrefour sanctionné : 6,1 M€ d’amende pour retard dans ses négociations commerciales

Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a relevé «19 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs français au plus tard le 1er mars 2025», selon la décision publiée vendredi sur le site du ministère de l’Economie. 

«Dès lors que la négociation commerciale porte sur des produits destinés à une commercialisation en France, et quel que soit le droit du contrat, les accords sont soumis aux dispositions» du code de commerce, affirme la DGCCRF, en référence aux centrales d’achat européennes des distributeurs. 

Contacté, Carrefour a dénoncé cette «décision», «nouvelle illustration de l’absurdité bureaucratique de notre système de contrôle» selon le groupe, qui contestera «cette décision administrative sur tous les terrains juridiques possibles». «Il est seulement reproché à notre centrale d’achat européenne d’avoir signé avec quelques jours de retard des contrats avec de grandes multinationales qui avaient tout intérêt à jouer la montre», ajoute Carrefour, pour qui cette amende administrative «est uniquement liée au formalisme de la date butoir du 1er mars, c’est à dire une clause purement contractuelle, qui n’a rien à voir avec la matière première». 

Des sanctions similaires ont été infligées dernièrement. 

Fin mars, Aura Retail, centrale d’achat française des distributeurs Intermarché, Auchan et Casino, a été sanctionnée d’une amende de 5,46 millions d’euros pour n’avoir pas respecté l’année dernière la date limite fixée pour boucler les négociations commerciales avec certains fournisseurs. 

En février, c’est la centrale d’achat européenne d’E.Leclerc, Eurelec, qui avait écopé d’une amende de plus de 33 millions d’euros, accusée de ne pas avoir respecté la date butoir pour 70 contrats en 2025. 

Chaque année, du 1er décembre au 1er mars, supermarchés et industriels mènent des négociations, parfois brutales, qui déterminent in fine les prix en rayon des produits (hors marques propres des distributeurs). 

Seuls les distributeurs sont sanctionnés en cas de non respect de la date butoir, une spécificité française régulièrement dénoncée par le secteur. 

Intermarché vise 40% de ses ventes en MDD d’ici trois ans

Troisième distributeur alimentaire en France, Intermarché ambitionne de devenir «la marque préférée des Français en MDD», a assuré le patron du groupement, Thierry Cotillard, lors d’une conférence de presse. «Cela va être une belle compèt’ avec Carrefour, avec Leclerc, parce que tout le monde a ça en tête», a-t-il reconnu. 

Les marques de distributeurs, par opposition aux marques nationales comme Danone ou Nestlé, gagnent du terrain dans le caddie des Français depuis la crise inflationniste liée à la guerre en Ukraine. 

Et cette dynamique pourrait se poursuivre avec la guerre au Moyen- Orient. Selon une étude du cabinet NielsenIQ publiée, ces marques représentaient 35,6% du marché des produits de grande consommation en 2025, contre 33,7% en 2022, et 45,5% en volume, contre 43,8% en 2022. 

Chez Intermarché, les MDD constituaient 31,7% des ventes en 2022, et 35,2% actuellement, selon M. Cotillard. 

Leurs ventes ont cru de 5% sur un an pour atteindre 7,3 milliards d’euros en 2025. 

Un chiffre qui pourrait atteindre «10 milliards dans deux trois ans» grâce à la reprise de 600 points de ventes notamment auprès de Casino, selon le dirigeant. 

Pour atteindre les 40% de chiffre d’affaires, le groupe mise sur une politique de prix attractif, l’innovation et des engagements en matière de santé, avec des glaces au Nutri-Score A, par exemple, ou envers les agriculteurs. 

Intermarché, qui a déployé le dispositif Origin’Info, logo facultatif indiquant l’origine géographique des aliments, sur 300 produits, vise sa généralisation d’ici fin 2028. 

Le distributeur va également lancer en juin une gamme d’hygiène/beauté (OkClean) avec des produits composés d’ingrédients naturels et, en septembre, la gamme «Je réduis!» pour des produits à impact carbone réduit, comme des feuilles de lessive ou des tablettes de choviva, un substitut du chocolat fabriqué à partir de graines de tournesol. 

Intermarché s’appuie sur ses 54 usines, d’où proviennent 41% de ses produits à marque propre, «en moyenne 32% moins chers» que les marques nationales, et qui «permettent de sécuriser les approvisionnements» selon M. Cotillard. 

Dans cette logique, il a annoncé l’acquisition prochaine d’une société de négoce en bovins, Béchet bétail, qui réalise 170 millions d’euros de chiffre d’affaires. 

SFR condamné à 10 M€ pour publicités trompeuses sur Red by SFR

L’opérateur a été condamné le 19 mars par le tribunal correctionnel de Paris pour des «pratiques commerciales trompeuses», selon un message posté par SFR sur le réseau social X. Cette condamnation constitue un «signal fort en faveur de la transparence des pratiques commerciales dans le secteur des télécommunications», a salué l’association UFC-Que Choisir, qui avait saisi la justice en 2021 à la suite de plaintes de consommateurs. Il était reproché à l’opérateur d’avoir présenté les forfaits téléphoniques de sa gamme Red by SFR comme des abonnements à prix fixe, en indiquant que cela était «sans condition de durée», «sans prix qui doublent au bout d’un an» ou «garanti à vie». Selon un extrait du jugement publié sur X par SFR, la justice a estimé que ces «allégations de pérennité», mentionnées entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2020, étaient «fausses ou de nature à induire en erreur» les clients. «En réalité, et en contradiction totale avec ces engagements, l’opérateur a imposé des hausses unilatérales de prix de ses forfaits dès 2019», a indiqué dans un communiqué UFC-Que Choisir, qui précise avoir déposé plainte contre SFR en 2021 auprès du procureur de Paris, puis en 2022 devant le doyen des juges d’instruction. 

Publicis confirme ses objectifs 2026 malgré un premier trimestre en recul

«Nous confirmons nos objectifs annuels malgré l’environnement macroéconomique qui se dégrade», a déclaré Arthur Sadoun, le PDG de Publicis, lors d’un échange avec la presse. 

Publicis vise une croissance organique de son revenu net (chiffre d’affaires hors coûts refacturables aux clients) de 4% à 5% en 2026, d’après un communiqué. 

Son action était en légère hausse de 0,96% à 75,54 euros à la Bourse de Paris mardi vers 08H45 GMT. Au premier trimestre, son revenu net a diminué de 2,1% à 3,46 milliards d’euros. 

«Les variations de taux de change ont un impact négatif de 268 millions d’euros», a précisé le groupe. 

A taux de change et périmètre constants et hors impact des acquisitions et cessions, le revenu net est en hausse de 4,5% sur la période. 

L’activité de conseil en transformation numérique, qui représente 14% du revenu net, a notamment pâti de la guerre au Moyen-Orient avec le gel de plusieurs grands projets dans les pays du Golfe, a précisé M. Sadoun. 

Le groupe se dit toutefois confiant pour le reste de l’année grâce à des gains de nouveaux contrats et prévoit une «légère accélération séquentielle» de sa croissance organique au deuxième trimestre, «à condition que la situation macroéconomique ne se détériore pas de manière significative», selon un communiqué. 

Publicis a annoncé début avril devenir l’agence média mondiale de Microsoft, détrônant son rival japonais Dentsu, un contrat estimé à plus d’un milliard de dollars par les médias spécialisés Adweek et Campaign. 

Le numéro 2 mondial de la publicité a par ailleurs acquis au premier trimestre l’entreprise Adge.AI, spécialisée dans la mesure de performances de campagnes publicitaires à l’aide d’outils d’intelligence artificielle (IA), ainsi que l’agence américaine de marketing sportif 160over90. 

Ces deux rachats ont représenté environ 500 millions d’euros, soit la moitié de l’enveloppe prévue par le groupe pour des acquisitions cette année, a détaillé Arthur Sadoun. 

Comme toutes les agences de publicité et de conseils en numérique, le groupe fait face aux craintes d’investisseurs sur la concurrence que représente l’IA pour ces secteurs. 

med&you devient mY

med&you devient mY : une agence de communication santé augmentée. Avec ce nouveau de nom, mY affirme un changement d’échelle : « moins de lettres, plus d’expertises » et de talents pour une agence portée par de nouvelles ambitions. Dirigée depuis dix ans par Julie Thudin, mY se dote de nouvelles compétences créatives, stratégiques et digitales, renforcée par l’arrivée récente du Dr Thierry Kermorvant au sein du Groupe La Phratrie en tant que Directeur des Stratégies Santé. Historiquement reconnue pour son expertise dans le MedEd et l’évènementiel scientifique, med&you a construit au fil des années une réputation solide au service des équipes médicales et marketing des industries de santé.

Fever-Tree choisit BeInfluence pour piloter sa stratégie d’influence en France

L’agence BeInfluence Europe annonce l’arrivée de Fever-Tree France dans son portefeuille clients. Ce partenariat s’inscrit dans la dynamique de développement de l’agence sur le marché français et confirme sa capacité à accompagner des marques premium internationales dans des stratégies d’influence à forte valeur ajoutée.Dans ce cadre, BeInfluence déploie une stratégie d’influence sur-mesure, pensée pour conjuguer exigence éditoriale, pertinence culturelle et performance. L’agence structure son dispositif autour de trois piliers complémentaires, adaptés aux enjeux d’une marque évoluant dans l’univers exigeant du cocktail et de la mixologie.

ALTAVIA DISKO confirme sa dynamique avec 3 nouveaux gains

MG Motor a choisi l’agence Altavia Disko pour piloter sa stratégie de communication 360° sur le marché français. Monoprix confie également à l’agence la création et le déploiement de 4 temps forts majeurs de son plan d’actions commerciales 2026, du concept créatif à son déploiement dans plus de 330 points de vente de l’enseigne. Enfin, une marque du pôle Lactalis Nutrition Santé a également choisi Altavia Disko pour orchestrer son relancement en 2026.

La Roche-Posay lance les tickets UV

Dans le cadre de son engagement en faveur de l’amélioration des comportements en matière de santé publique, La Roche-Posay lance l’initiative « Buoni Sole » en Italie. Inspirée des systèmes de tickets-restaurant d’entreprise en vigueur dans toute l’Europe (notamment au Portugal, en Espagne, en France, en Allemagne ou en République tchèque), cette initiative de « tickets UV » vise à améliorer l’accès à la protection solaire pour les travailleurs en extérieur, tout en sensibilisant et en renforçant la conviction que la protection solaire est un droit fondamental des travailleurs. Pour relever ce défi, La Roche-Posay Italie, en collaboration avec BETC Paris et Havas, a développé Buoni Sole, une initiative B2B innovante conçue pour rendre la protection solaire plus accessible aux travailleurs en extérieur.

33%

Le DOOH programmatique (pDOOH) a représenté 33% des campagnes des acheteurs français au cours des 18 derniers mois

Source : Étude VIOOH

Netflix sanctionné en appel à 250.000 € d’amende pour promotion du tabac autour du documentaire sur Schumacher

Dans un arrêt daté du 31 mars, la cour a jugé la société Netflix Services France coupable d’avoir, «du 25 août 2021 au 27 avril 2022», fait une «publicité directe et indirecte en faveur du tabac (…) en diffusant sur le site YouTube la bande-annonce officielle du documentaire «Schumacher»». L’association Demain sera non fumeur (DNF), qui avait saisi la justice et qui a obtenu 30.000 euros de dommages et intérêts pour l’atteinte à la lutte contre le tabagisme (plus 5.000 euros de frais de procédure), s’est réjouie dans un communiqué de voir ainsi confirmée la condamnation prononcée par le Tribunal correctionnel de Paris en 2023. Pour la Cour d’appel, Netflix «ne saurait sérieusement soutenir que la bande-annonce ne revêtait aucun caractère publicitaire, eu égard au nombre d’images contenant des marques de cigarettes et leurs logos relevé», 23 en deux minutes, en «l’absence de tout avertissement». Ces faits caractérisant une infraction à la loi Evin, qui interdit la publicité pour le tabac, sont «d’autant plus graves qu’ils ont été commis sur une longue période» et «ont permis» de «toucher notamment un public jeune», poursuit l’arrêt. En revanche, Netflix France «n’avait aucune responsabilité dans la diffusion du documentaire» lui-même, «n’étant pas en charge de la production cinématographique», précise la Cour. Pour Demain sera non fumeur, cette décision «vient rappeler qu’en France, toute propagande ou publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac, des produits du tabac et du vapotage est strictement interdite». La Cour a rejeté l’argument de la liberté d’expression avancé par Netflix, estimant que la bande-annonce résultait «par définition d’un choix opéré au sein du documentaire», lequel n’avait pas «intégré l’objectif constitutionnel de protection de la santé publique». Elle n’a pas davantage retenu celui de la «liberté d’information, s’agissant d’images d’archives». Utiliser des «matériaux d’archives originaux est une pratique courante dans la réalisation de films et séries documentaires», a réagi Netflix, affirmant envisager de contester la décision en cassation. Très dépendante du sponsoring du tabac pendant des décennies, la Formule 1 a interdit la publicité pour le tabac en 2006, sous la pression croissante de l’Organisation mondiale de la santé et l’Union européenne. 

Carrefour sanctionné : 6,1 M€ d’amende pour retard dans ses négociations commerciales

Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a relevé «19 manquements à son obligation de signature des conventions conclues avec ses fournisseurs français au plus tard le 1er mars 2025», selon la décision publiée vendredi sur le site du ministère de l’Economie. 

«Dès lors que la négociation commerciale porte sur des produits destinés à une commercialisation en France, et quel que soit le droit du contrat, les accords sont soumis aux dispositions» du code de commerce, affirme la DGCCRF, en référence aux centrales d’achat européennes des distributeurs. 

Contacté, Carrefour a dénoncé cette «décision», «nouvelle illustration de l’absurdité bureaucratique de notre système de contrôle» selon le groupe, qui contestera «cette décision administrative sur tous les terrains juridiques possibles». «Il est seulement reproché à notre centrale d’achat européenne d’avoir signé avec quelques jours de retard des contrats avec de grandes multinationales qui avaient tout intérêt à jouer la montre», ajoute Carrefour, pour qui cette amende administrative «est uniquement liée au formalisme de la date butoir du 1er mars, c’est à dire une clause purement contractuelle, qui n’a rien à voir avec la matière première». 

Des sanctions similaires ont été infligées dernièrement. 

Fin mars, Aura Retail, centrale d’achat française des distributeurs Intermarché, Auchan et Casino, a été sanctionnée d’une amende de 5,46 millions d’euros pour n’avoir pas respecté l’année dernière la date limite fixée pour boucler les négociations commerciales avec certains fournisseurs. 

En février, c’est la centrale d’achat européenne d’E.Leclerc, Eurelec, qui avait écopé d’une amende de plus de 33 millions d’euros, accusée de ne pas avoir respecté la date butoir pour 70 contrats en 2025. 

Chaque année, du 1er décembre au 1er mars, supermarchés et industriels mènent des négociations, parfois brutales, qui déterminent in fine les prix en rayon des produits (hors marques propres des distributeurs). 

Seuls les distributeurs sont sanctionnés en cas de non respect de la date butoir, une spécificité française régulièrement dénoncée par le secteur. 

Intermarché vise 40% de ses ventes en MDD d’ici trois ans

Troisième distributeur alimentaire en France, Intermarché ambitionne de devenir «la marque préférée des Français en MDD», a assuré le patron du groupement, Thierry Cotillard, lors d’une conférence de presse. «Cela va être une belle compèt’ avec Carrefour, avec Leclerc, parce que tout le monde a ça en tête», a-t-il reconnu. 

Les marques de distributeurs, par opposition aux marques nationales comme Danone ou Nestlé, gagnent du terrain dans le caddie des Français depuis la crise inflationniste liée à la guerre en Ukraine. 

Et cette dynamique pourrait se poursuivre avec la guerre au Moyen- Orient. Selon une étude du cabinet NielsenIQ publiée, ces marques représentaient 35,6% du marché des produits de grande consommation en 2025, contre 33,7% en 2022, et 45,5% en volume, contre 43,8% en 2022. 

Chez Intermarché, les MDD constituaient 31,7% des ventes en 2022, et 35,2% actuellement, selon M. Cotillard. 

Leurs ventes ont cru de 5% sur un an pour atteindre 7,3 milliards d’euros en 2025. 

Un chiffre qui pourrait atteindre «10 milliards dans deux trois ans» grâce à la reprise de 600 points de ventes notamment auprès de Casino, selon le dirigeant. 

Pour atteindre les 40% de chiffre d’affaires, le groupe mise sur une politique de prix attractif, l’innovation et des engagements en matière de santé, avec des glaces au Nutri-Score A, par exemple, ou envers les agriculteurs. 

Intermarché, qui a déployé le dispositif Origin’Info, logo facultatif indiquant l’origine géographique des aliments, sur 300 produits, vise sa généralisation d’ici fin 2028. 

Le distributeur va également lancer en juin une gamme d’hygiène/beauté (OkClean) avec des produits composés d’ingrédients naturels et, en septembre, la gamme «Je réduis!» pour des produits à impact carbone réduit, comme des feuilles de lessive ou des tablettes de choviva, un substitut du chocolat fabriqué à partir de graines de tournesol. 

Intermarché s’appuie sur ses 54 usines, d’où proviennent 41% de ses produits à marque propre, «en moyenne 32% moins chers» que les marques nationales, et qui «permettent de sécuriser les approvisionnements» selon M. Cotillard. 

Dans cette logique, il a annoncé l’acquisition prochaine d’une société de négoce en bovins, Béchet bétail, qui réalise 170 millions d’euros de chiffre d’affaires. 

SFR condamné à 10 M€ pour publicités trompeuses sur Red by SFR

L’opérateur a été condamné le 19 mars par le tribunal correctionnel de Paris pour des «pratiques commerciales trompeuses», selon un message posté par SFR sur le réseau social X. Cette condamnation constitue un «signal fort en faveur de la transparence des pratiques commerciales dans le secteur des télécommunications», a salué l’association UFC-Que Choisir, qui avait saisi la justice en 2021 à la suite de plaintes de consommateurs. Il était reproché à l’opérateur d’avoir présenté les forfaits téléphoniques de sa gamme Red by SFR comme des abonnements à prix fixe, en indiquant que cela était «sans condition de durée», «sans prix qui doublent au bout d’un an» ou «garanti à vie». Selon un extrait du jugement publié sur X par SFR, la justice a estimé que ces «allégations de pérennité», mentionnées entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2020, étaient «fausses ou de nature à induire en erreur» les clients. «En réalité, et en contradiction totale avec ces engagements, l’opérateur a imposé des hausses unilatérales de prix de ses forfaits dès 2019», a indiqué dans un communiqué UFC-Que Choisir, qui précise avoir déposé plainte contre SFR en 2021 auprès du procureur de Paris, puis en 2022 devant le doyen des juges d’instruction. 

Publicis confirme ses objectifs 2026 malgré un premier trimestre en recul

«Nous confirmons nos objectifs annuels malgré l’environnement macroéconomique qui se dégrade», a déclaré Arthur Sadoun, le PDG de Publicis, lors d’un échange avec la presse. 

Publicis vise une croissance organique de son revenu net (chiffre d’affaires hors coûts refacturables aux clients) de 4% à 5% en 2026, d’après un communiqué. 

Son action était en légère hausse de 0,96% à 75,54 euros à la Bourse de Paris mardi vers 08H45 GMT. Au premier trimestre, son revenu net a diminué de 2,1% à 3,46 milliards d’euros. 

«Les variations de taux de change ont un impact négatif de 268 millions d’euros», a précisé le groupe. 

A taux de change et périmètre constants et hors impact des acquisitions et cessions, le revenu net est en hausse de 4,5% sur la période. 

L’activité de conseil en transformation numérique, qui représente 14% du revenu net, a notamment pâti de la guerre au Moyen-Orient avec le gel de plusieurs grands projets dans les pays du Golfe, a précisé M. Sadoun. 

Le groupe se dit toutefois confiant pour le reste de l’année grâce à des gains de nouveaux contrats et prévoit une «légère accélération séquentielle» de sa croissance organique au deuxième trimestre, «à condition que la situation macroéconomique ne se détériore pas de manière significative», selon un communiqué. 

Publicis a annoncé début avril devenir l’agence média mondiale de Microsoft, détrônant son rival japonais Dentsu, un contrat estimé à plus d’un milliard de dollars par les médias spécialisés Adweek et Campaign. 

Le numéro 2 mondial de la publicité a par ailleurs acquis au premier trimestre l’entreprise Adge.AI, spécialisée dans la mesure de performances de campagnes publicitaires à l’aide d’outils d’intelligence artificielle (IA), ainsi que l’agence américaine de marketing sportif 160over90. 

Ces deux rachats ont représenté environ 500 millions d’euros, soit la moitié de l’enveloppe prévue par le groupe pour des acquisitions cette année, a détaillé Arthur Sadoun. 

Comme toutes les agences de publicité et de conseils en numérique, le groupe fait face aux craintes d’investisseurs sur la concurrence que représente l’IA pour ces secteurs.