La concurrence féroce entre les applications de livraison de repas a favorisé la prolifération en Chine de commerçants dépourvus de locaux.
Opérant souvent d’immeubles résidentiels et se faisant passer pour des restaurants classiques en ligne, ils sont accusés de manquer aux règles d’hygiène et de sécurité alimentaire.
Ils usent de stratagèmes comme de faux documents officiels pour être listés sur les plateformes.
Les autorités ont infligé en avril 450 millions d’euros d’amende au total à sept plateformes pour n’avoir pas vérifié les licences d’établissements répertoriés sur leurs applications et avoir permis à des structures non homologuées de délivrer des repas.
Les règles entrées en vigueur lundi imposent aux plateformes de vérifier les commerçants référencés au moins une fois tous les six mois, ce qui transfère aux applications elles-mêmes une plus grande part de responsabilité.
En plus de posséder un point de vente physique, les commerçants doivent désormais dire clairement s’ils ne proposent pas de service de restauration sur place.
Les plateformes s’exposent désormais à des amendes pouvant atteindre entre une et dix fois le montant de leur chiffre d’affaires annuel en cas d’infractions délibérées et graves de la part de leur direction.
Les commerçants, quant à eux, en
courent des sanctions maximales de 200.000 yuans (25.000 euros) s’ils enfreignent les règles.
Certains commerçants, désignés sur les plateformes par l’appellation «cuisines transparentes», ont commencé à diffuser en direct des images de leur cuisine afin de dissiper les craintes des consommateurs sur les conditions de préparation des repas.
Taobao, qui gère l’une des plus grandes plateformes de livraison de repas en Chine, augmentera sur sa plateforme la visibilité des commerçants mettant en place ces «cuisines transparentes», a indiqué lundi un représentant de la plateforme au Guangming Daily, un organe de presse du Parti communiste.
Les plateformes de livraison de repas «ne peuvent se contenter de percevoir des commissions sans assumer leurs responsabilités, elles ne peuvent s’intéresser uniquement au trafic tout en négligeant la qualité», a déclaré lundi Sun Huichuan, directeur de la sécurité alimentaire dans l’Administration d’Etat pour la régulation du marché, cité par l’agence Chine Nouvelle.










