Après plusieurs années à accompagner des marques comme Prada, L’Oréal, Yves Rocher ou HappyVore, l’agence créative indépendante HUMANFISH, annonce opérer un virage stratégique fort : devenir une agence 100% dédiée à la Gen-Z et aux nouvelles cultures de l’attention. Ce tournant stratégique est un vrai choix structurant qui engage l’agence dans la durée, tant dans son organisation que dans son offre. Dans ce contexte, l’agence annonce également la nomination de Stéphane Lecca (ex DG Publicis Events et ancien Président de la délégation Communication Événementielle de l’AACC) en tant que Directeur du Pôle Expérientiel.
Mlle Pitch décroche l’Or à la Nuit des Rois 2026
L’agence Mlle Pitch a remporté l’Or dans la catégorie Coup de cœur du jury à la Nuit des Rois 2026, pour deux campagnes réalisées pour le Samusocial de Paris dans le cadre des Mlle Pitch Awards 2025 : « Avis de la rue » (print) et « La pub qui vend du rêve » (film). Lancée en 2025 pour soutenir la collecte annuelle du Samusocial de Paris, cette campagne 360° a généré des résultats marquants Le tout grâce à un plan média 100% gracieux.
Alibaba voit ses profits reculer sous le poids de ses investissements dans l’IA
Le groupe de Hangzhou (est du pays) exploite certaines des plus grandes applications chinoises d’achat sur internet, comme Taobao (en Chine) et AliExpress (à l’étranger), ce qui fait de ses performances un indicateur du moral des consommateurs chinois. Le commerce en ligne est toutefois contrarié par une guerre des prix et une consommation morose en Chine, qui poussent Alibaba à accorder des rabais sur ses plateformes. Cette tendance s’est apaisée mais rogne toujours les bénéfices de la compagnie. Pour se diversifier, l’entreprise investit des dizaines de milliards d’euros dans l’IA. Mais ses actionnaires attendent de voir comment elle compte transformer ces montants faramineux en profits concrets. Le bénéfice net d’Alibaba pour l’exercice 2025-2026, qui s’est achevé le 31 mars, était de 105,9 milliards de yuans (13,3 milliards d’euros), contre 129,5 milliards de yuans l’année précédente, a annoncé le groupe dans un communiqué à la Bourse de Hong Kong. Il s’agit donc d’une chute de 18%. Le chiffre d’affaires était de 243,4 milliards de yuans (30,6 milliards d’euros) lors du dernier trimestre – en hausse de 3% sur un an.
«Avancées rapides» : «Les investissements d’Alibaba dans l’IA à tous les niveaux de sa chaîne technologique ont quitté le stade de l’incubation pour entrer dans celui de la commercialisation à grande échelle», s’est félicité Eddie Wu, directeur général du groupe. Au cours du dernier trimestre, l’entreprise «a réalisé des avancées rapides sur ses modèles, sur l’infrastructure cloud et les applications», a-t-il ajouté. Les modèles d’IA open Source (c’est-à-dire librement accessibles et modifiables) d’Alibaba, nommées «Qwen», sont populaires auprès des programmeurs du monde entier. L’entreprise a annoncé cette semaine avoir intégré les fonctions «agentiques» de Qwen – des outils capables d’effectuer des tâches complexes pour les utilisateurs – dans son application star Taobao. Eddie Wu a affirmé mercredi dans le communiqué voir un «potentiel énorme» dans ces agents IA, aptes à agir sans intervention humaine. Des analystes de Bloomberg Intelligence ont déclaré avant la publication des résultats qu’Alibaba «va probablement renforcer encore davantage l’intégration de l’IA dans son écosystème au cours de l’exercice 2027». Le groupe maintiendra «des dépenses élevées pour stimuler l’adoption (des outils d’IA) par les utilisateurs», prédisent-ils.
Investissement dans DeepSeek? : Alibaba, aux côtés d’un autre géant technologique national, Tencent, serait en discussion pour investir dans la start-up chinoise d’IA DeepSeek, qui a dévoilé en avril un nouveau modèle d’intelligence artificielle très attendu. Contactée, Alibaba n’a pas réagi dans l’immédiat à ces informations de presse, qui évoquaient une levée de fonds susceptible de valoriser DeepSeek jusqu’à 50 milliards de dollars (43 milliards d’euros). Les produits d’Alibaba dans l’IA séduisent jusqu’à présent par leur qualité. Son générateur vidéo HappyHorse a ainsi dominé des tests comparatifs réalisés lors de son lancement en avril. La publication des résultats d’Alibaba mercredi a lieu après que Tencent a annoncé plus tôt dans la journée un bénéfice trimestriel en hausse de 21%.
Minelli ferme définitivement : nouvel échec dans la mode française
«C’est avec le coeur lourd que nous vous annonçons que Minelli ferme définitivement ses portes», a déclaré la marque d’articles de maroquinerie et de chaussures fondée en 1973, dans une publication sur le réseau social Instagram. «Nos boutiques resteront ouvertes jusqu’au 30 mai» avec une remise de 60% sur l’ensemble des produits, mais «les commandes sur le site web sont malheureusement suspendues», est-il ajouté.
Les candidats au rachat de l’enseigne avaient jusqu’au 11 mai pour déposer leur dossier. Mais la demi-douzaine d’offres rendues publiques mardi par le greffe du tribunal sont pour la plupart très partielles, ne prévoyant la reprise que d’un ou deux des 21 points de vente de Minelli ou de la marque sans ses salariés.
Les marques de mode Maje (groupe SMCP) et Father and Sons, l’opticien Jimmy Fairly et la chaîne de boulangeries Mie Câline, ont ainsi manifesté leur intérêt pour une ou deux boutiques.
De manière plus surprenante, le groupe de transport et de logistique Baghaira a proposé de reprendre la marque Minelli, ses stocks (évalués à 2,7 millions d’euros) et «neuf salariés» du siège de Gémenos (Bouches-du-Rhône), mais pas ses 21 boutiques et leurs «77 salariés», pour 300.000 euros et en misant sur le commerce en ligne.
Enfin, un ancien acteur de la mode et de l’horlogerie, Philippe Sayada, propose une reprise globale pour seulement deux euros, dans des conditions à préciser.
La marque Minelli avait déjà été placée en redressement judiciaire en 2023 à Marseille.
Elle avait été alors sauvée par trois repreneurs, — des investisseurs et la marque de vêtements «Mes Demoiselles Paris» — et intégrée dans une nouvelle entité, «Maison Minelli», en redressement judiciaire depuis mars après une procédure de sauvegarde.
Ce sauvetage s’était fait au détriment de nombreux salariés, avec des effectifs passés alors de 600 à moins de 200. L’enseigne a perdu 3,7 millions d’euros lors de son dernier exercice publié, 2024-2025.
Claire’s, Jennyfer, Okaïdi, IKKS… De nombreuses marques d’accessoires ou de prêt-à-porter ont été placées en redressement judiciaire ou liquidées en France depuis deux ans, dans un secteur bousculé par les nouvelles habitudes de consommation, l’inflation des coûts de l’énergie, des matières premières et des loyers commerciaux, ou encore la concurrence de la seconde main et de la fast fashion, en particulier les sites asiatiques à très bas prix.
Ford relance son offensive européenne avec sept nouveaux modèles d’ici 2029
«D’ici fin 2029, Ford lancera cinq voitures entièrement nouvelles, fabriquées en Europe pour l’Europe», parmi lesquelles une citadine électrique et un «petit SUV», électrique lui aussi, a précisé le constructeur américain.
Pour les professionnels, ce sont deux déclinaisons de modèles existants qui verront le jour.
Le premier est un pick-up adapté aux services d’urgence, services forestiers, à l’exploitation minière et à l’armée.
«Les gouvernements européens et les entreprises au service de l’industrie de la défense recherchent de plus en plus des véhicules prêts à l’emploi offrant les capacités extrêmes requises par les forces armées», a déclaré le président de Ford Europe, Jim Baumbick, cité dans le communiqué.
L’autre véhicule, à l’inverse, est la version électrique d’une camionnette destinée à un usage en zones urbaines denses.
«Nous pouvons accélérer la réduction des émissions dès aujourd’hui grâce aux technologies hybrides qui permettent aux clients de rouler en mode électrique dès qu’ils le peuvent», a encore souligné le patron de Ford Europe.
L’Allemagne est au coeur des 4.000 suppressions de postes en Europe prévues par Ford, incarnation des déboires de l’automobile mondiale entre hausse des coûts, virage électrique et concurrence chinoise.
Ford a réduit la voilure ces dernières années en Europe, un marché très concurrentiel avec notamment l’offensive des constructeurs chinois dans l’électrique.
Le constructeur américain avait également noué en décembre un partenariat avec le français Renault Group pour développer d’ici début 2028 deux voitures électriques de marque Ford sur une plateforme de Renault dans le nord de la France, affichant «une nouvelle offensive produit ambitieuse de Ford en Europe», après y avoir largement réduit les effectifs et capacités de production ces dernières années.
Swatch x Audemars Piguet : la ruée spéculative tourne au chaos en boutique
Une «nuit comme une autre», explique ce jeune bien rodé dans ce système d’achat-revente, son unique activité. Samedi, le lancement des ventes de cette montre colorée, une collaboration avec l’horloger suisse de luxe Audemars Piguet, au prix de 400 euros environ et qui avait fait l’objet d’une forte campagne de communication sur les réseaux sociaux, a viré au chaos. Des échauffourées ont éclaté dans plusieurs villes du monde où des centaines de personnes ont formé de longues files d’attente, conduisant à l’intervention des forces de l’ordre, et à la fermeture de certains magasins. Le groupe Swatch a affirmé que l’organisation de certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir la ruée en boutique. Pour éviter les conflits, celle de Lyon n’a même pas ouvert le rideau. Lundi matin, plusieurs dizaines de jeunes faisaient donc toujours le pied de grue, emmitouflés dans leurs doudounes, en attendant la réouverture. Installés en rangs dans leurs chaises de camping, ils étaient séparés en différentes files, un numéro de passage chacun griffonné sur un bout de papier. «On s’organise pour pas que ça soit le bordel, éviter que les CRS viennent et que les voisins se plaignent», explique l’un d’entre eux, âgé de 25 ans. Dans le lot, rares sont les véritables passionnés d’horlogerie. «On espère tous la revendre pendant que la hype est forte», souligne un autre, en requérant l’anonymat comme ses voisins. Ils estiment la plus-value à grosso modo 1.000 euro par montre, au minimum: sur le site de revente en ligne Vinted, plusieurs annonces dépassaient dès samedi les 2.000 euros. Ce jour-là, Rafael, 20 ans, a voulu tenter sa chance au magasin Swatch de Genève, mais il est arrivé trop tard. Habitant à Vaulx-en-Velin, une banlieue populaire de Lyon, il s’est donc installé vers 2H00 du matin lundi à Lyon. «Une nuit comme une autre», résume-t-il.
«Juste pour l’argent» : Quand il avait 16 ans, Rafael a abandonné le lycée en découvrant qu’il pouvait gagner de l’argent facilement sur des objets achetés en exclusivité. Au départ, il les revendait sur des plateformes comme Leboncoin. De fil en aiguille, il s’est constitué un carnet d’adresses d’acquéreurs. Pour la Royal Pop, «j’ai déjà un acheteur», explique-t-il. Montres, cartes Pokémon, places de concert… Avec cette activité qu’il exerce à temps plein, Rafael empoche au moins un Smic par mois. Parfois c’est le jackpot. «En juin dernier, j’ai fait 11.000 euros», raconte-t-il. Il travaille beaucoup avec des particuliers, mais aussi avec des boutiques ou sites de revente spécialisés. Officiellement, il est autoentrepreneur. «Sauf que je déclare dix euros par mois…» D’autres sont plus néophytes. Pour Rayan, 22 ans et résidant en Isère, c’est occasionnel, un «complément» à son salaire de routier pour «arrondir les fins de mois». À Lille, où, comme à Lyon, le magasin n’a pas ouvert samedi, Aurèle, un étudiant de 20 ans, avoue aussi être là «vraiment juste pour l’argent». «Je ne connais même pas les modèles, mais on m’a dit «ça va se revendre hyper vite, hyper bien».» La boutique lilloise a rouvert dans la matinée, mais une affiche a été apposée sur la vitrine, indiquant que les montres tant convoitées ne seraient finalement pas disponibles dans ce point de vente, faute de stocks. Idem sur celle du magasin lyonnais, sauf que ce dernier a gardé portes closes.
Swatch : les actionnaires rejettent à nouveau l’offensive de l’activiste Steven Wood
Pour la seconde fois, cet investisseur américain très critique à l’égard de la gouvernance de l’entreprise briguait un siège au conseil d’administration, mais sa candidature a été rejetée par 79,6% des voix, a indiqué le groupe suisse dans un communiqué à l’issue de son assemblée générale annuelle. «Les actionnaires se sont clairement opposés à son élection», a déclaré Swatch Group dans le communiqué. Steven Wood, dont la société Greenwood Investors détient 0,5% du capital du groupe suisse, avait déjà fait une première tentative infructueuse l’an passé, estimant que le conseil d’administration avait besoin d’être renouvelé. Selon lui, l’entreprise a «un énorme potentiel» mais les actionnaires minoritaires ont peu de chances de faire entendre leur voix au sein du conseil d’administration, écrivait-il sur son blog en amont de l’assemblée générale. Or «sans supervision indépendante, sans regard neuf et représentation équilibrée, même les meilleures entreprises peuvent commencer à dysfonctionner comme le mécanisme d’une montre enrayée», avait-il insisté. L’entreprise est dirigée par Nick Hayek et présidée par Nayla Hayek, les héritiers du fondateur du groupe qui avait rajeuni l’horlogerie suisse dans les années 1980 avec sa célèbre montre en plastique multicolore. La candidature de Steven Wood était soutenue par la société Institutional Shareholder Services (ISS), qui émet des recommandations de votes, ainsi que par la fondation Ethos, qui représente des caisses de retraite en Suisse. Cette fondation, qui intervient régulièrement dans les assemblées générales, avait rappelé que le «pool Hayek», qui regroupe les héritiers ainsi que les personnes et institutions proches, détient 26,4% du capital mais contrôle 44,5% des droits de vote. La fondation Ethos jugeait, elle aussi, qu’un «conseil d’administration renouvelé, «disposant suffisamment d’indépendance et de diversité de compétences est une condition essentielle au succès durable de Swatch Group», avait-elle indiqué fin avril dans un communiqué détaillant ses intentions de vote. En 2025, le groupe, également propriétaire d’autres marques, dont Tissot, Longines et Omega, a vu son chiffre d’affaires fléchir de 5,9% à 6,28 milliards de francs suisses (6,85 milliards d’euros à taux actuels) tandis que son bénéfice net a dégringolé de 88,5% à 25 millions de francs suisses. Le groupe qui fabrique aussi des composants horlogers avait expliqué cette chute par sa volonté de maintenir l’emploi en attendant la reprise alors que le secteur a connu une année difficile entre la baisse de la demande en Chine et les droits de douane aux Etats-Unis. Fin 2025, le groupe horloger employait 31.796 personnes au niveau mondial.
Starbucks : une campagne polémique coûte son poste au patron en Corée du Sud
La polémique est née d’une promotion lancée lundi par la chaîne de cafés, qui présentait le 18 mai comme le «Tank Day» afin de faire la publicité de l’un de ses gobelets réutilisables.
Cet intitulé a suscité une vive indignation dans le pays, car il évoque les véhicules militaires utilisés contre les manifestants à Gwangju, et ce le jour même du 46ème anniversaire du soulèvement. Son Jung-hyun, directeur de Starbucks Corée, a été démis de ses fonctions en raison de cette controverse, a confirmé mardi un représentant de l’entreprise.
Les manifestations de 1980, un moment charnière dans la lutte de la Corée du Sud pour la démocratie, ont vu étudiants et citoyens se soulever contre le régime militaire, avant que l’armée n’écrase violemment le mouvement en l’espace de dix jours.
Les chiffres officiels font état de 165 civils tués lors de la répression, 65 personnes portées disparues et 376 autres décédées ultérieurement de leurs blessures, mais le bilan réel pourrait être plus élevé.
Le président sud-coréen Lee Jae Myung, qui a assisté lundi à une cérémonie commémorant le soulèvement, a condamné cette opération marketing de Starbucks, estimant qu’elle «tournait en dérision» les victimes. «Je suis révolté par cette conduite inhumaine et honteuse, une manoeuvre lucrative
qui bafoue les valeurs de la communauté sud-coréenne, les droits humains fondamentaux et la démocratie», a-t-il écrit sur la plateforme X.
Starbucks Corée a présenté des excuses officielles dans la foulée: «Nous nous inclinons sincèrement en signe d’excuses devant les âmes du 18 mai», a déclaré l’entreprise. «Nous avons reconnu que le libellé associé à notre promotion de vente en ligne de gobelets avait été utilisé de manière extrêmement inappropriée», a-t-elle ajouté.
Burberry repasse dans le vert grâce à son recentrage stratégique
Le bénéfice net s’affiche à 21 millions de livres, contre une perte de 75 millions sur l’exercice précédent. Mais le chiffre d’affaires recule de 2%, à 2,420 milliards de livres. «Notre stratégie porte ses fruits et il existe des opportunités claires de croissance supplémentaire» malgré «l’incertitude de l’environnement macroéconomique», estime le directeur général Joshua Schulman, cité dans le communiqué. Confronté comme l’ensemble du secteur du luxe à un ralentissement de la demande et à l’offensive protectionniste des Etats-Unis, Burberry a en outre pâti ces dernières années de choix stratégiques malheureux, notamment un pari raté de monter davantage en gamme, ce qui avait fait tomber dans le rouge son dernier résultat annuel. Le groupe a dès lors amorcé fin 2024 un recentrage d’urgence sur ses grands classiques, comme son trench coat et ses écharpes, pour enrayer le plongeon de ses résultats, avec des prix plus en rapport avec sa marque: le luxe, mais pas l’ultra luxe. «Les progrès sont obtenus grâce à des mesures menées sur de multiples fronts, notamment la capacité à attirer des clients de la génération Z malgré une concurrence intense», «un signe encourageant que la marque reste pertinente pour une clientèle plus jeune», souligne Richard Hunter, analyste chez Interactive Investor. «Cependant, la route est encore longue» et les investisseurs «ne sont pas encore pleinement convaincus d’un redressement durable, comme en témoigne une réaction étonnamment morose à la publication des chiffres», ajoute-t-il. Le titre perdait plus de 4,5% à la Bourse de Londres jeudi peu après l’ouverture. Le groupe a par ailleurs annoncé le départ à la retraite du président de son conseil d’administration, Gerry Murphy, qui sera remplacé en novembre par William Jackson, ancien directeur général du fonds britannique Bridgepoint. En dépit de ses récentes difficultés, l’entreprise fondée en 1856, à Basingstoke (sud de l’Angleterre) par un apprenti drapier, peut toujours compter sur sa renommée.
Société Générale sanctionnée : 20 millions d’euros pour manquements envers ses clients
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) fait état d’un «non-respect très étendu des dispositions législatives et réglementaires méritant d’être fermement sanctionné», après un contrôle sur place en 2023 et 2024. Assortie d’un blâme, il s’agit de la plus forte amende infligée par la commission des sanctions de l’ACPR depuis 2018. La banque est prise en défaut en sa qualité d’intermédiaire d’assurance, puisqu’elle commercialise automatiquement dans son offre groupée de services «Sobrio», aux côtés de produits essentiels comme la carte de paiement, une assurance dommages. Selon le superviseur bancaire, adossé à la Banque de France, la Société Générale «n’a pas respecté les obligations d’information précontractuelle et le devoir de conseil qui s’imposent à elle en sa qualité de distributeur de ce contrat assurance». La commission des sanctions de l’ACPR a estimé par ailleurs «qu’en retenant, en toute connaissance de cause, une analyse juridique de la nature du contrat et de ses obligations envers les assurés conforme à ses intérêts mais inexacte, la Société Générale a manqué à son devoir d’agir, en tant que courtier d’assurance, au mieux de l’intérêt de ses clients». La Société Générale «n’a manifestement pas agi au mieux des intérêts de ses clients et a privilégié ses propres intérêts financiers», écrit par ailleurs l’ACPR, qui fait état de «manquements graves et répétés à des obligations qui ne sont pas nouvelles et qui ont été prescrites dans le but de protéger les clients».
Contactée, la banque prend acte de la décision et assure avoir «réagi dès l’identification de certains dysfonctionnements soulevés par l’enquête de l’ACPR de 2024». «Pour ce qui nous est reproché dans le cadre de l’offre groupée de services Sobrio», elle examine «avec précision les suites à donner à cette décision y compris l’éventualité d’un recours devant le Conseil d’Etat». D’autres contrats comme «Certicompte», «Certi Epargne» ou «Mon Assurance Mobile» font également l’objet de manquements, aussi sanctionnés par le superviseur bancaire. La décision, rendue publique lundi, date du 13 mai. La Société Générale a déjà subi les foudres de l’ACPR en 2024 pour sa filiale Treezor (un million d’euros d’amende) ou encore en 2017 (5 millions d’euros) pour des manquements dans sa lutte contre le blanchiment d’argent. Le record reste détenu par la Banque Postale: l’ACPR lui avait infligé une amende de 50 millions d’euros en décembre 2018 pour des manquements dans son dispositif de lutte contre le financement du terrorisme.
HUMANFISH devient la “Gen-Z Culture Agency”
Après plusieurs années à accompagner des marques comme Prada, L’Oréal, Yves Rocher ou HappyVore, l’agence créative indépendante HUMANFISH, annonce opérer un virage stratégique fort : devenir une agence 100% dédiée à la Gen-Z et aux nouvelles cultures de l’attention. Ce tournant stratégique est un vrai choix structurant qui engage l’agence dans la durée, tant dans son organisation que dans son offre. Dans ce contexte, l’agence annonce également la nomination de Stéphane Lecca (ex DG Publicis Events et ancien Président de la délégation Communication Événementielle de l’AACC) en tant que Directeur du Pôle Expérientiel.
Mlle Pitch décroche l’Or à la Nuit des Rois 2026
L’agence Mlle Pitch a remporté l’Or dans la catégorie Coup de cœur du jury à la Nuit des Rois 2026, pour deux campagnes réalisées pour le Samusocial de Paris dans le cadre des Mlle Pitch Awards 2025 : « Avis de la rue » (print) et « La pub qui vend du rêve » (film). Lancée en 2025 pour soutenir la collecte annuelle du Samusocial de Paris, cette campagne 360° a généré des résultats marquants Le tout grâce à un plan média 100% gracieux.
Alibaba voit ses profits reculer sous le poids de ses investissements dans l’IA
Le groupe de Hangzhou (est du pays) exploite certaines des plus grandes applications chinoises d’achat sur internet, comme Taobao (en Chine) et AliExpress (à l’étranger), ce qui fait de ses performances un indicateur du moral des consommateurs chinois. Le commerce en ligne est toutefois contrarié par une guerre des prix et une consommation morose en Chine, qui poussent Alibaba à accorder des rabais sur ses plateformes. Cette tendance s’est apaisée mais rogne toujours les bénéfices de la compagnie. Pour se diversifier, l’entreprise investit des dizaines de milliards d’euros dans l’IA. Mais ses actionnaires attendent de voir comment elle compte transformer ces montants faramineux en profits concrets. Le bénéfice net d’Alibaba pour l’exercice 2025-2026, qui s’est achevé le 31 mars, était de 105,9 milliards de yuans (13,3 milliards d’euros), contre 129,5 milliards de yuans l’année précédente, a annoncé le groupe dans un communiqué à la Bourse de Hong Kong. Il s’agit donc d’une chute de 18%. Le chiffre d’affaires était de 243,4 milliards de yuans (30,6 milliards d’euros) lors du dernier trimestre – en hausse de 3% sur un an.
«Avancées rapides» : «Les investissements d’Alibaba dans l’IA à tous les niveaux de sa chaîne technologique ont quitté le stade de l’incubation pour entrer dans celui de la commercialisation à grande échelle», s’est félicité Eddie Wu, directeur général du groupe. Au cours du dernier trimestre, l’entreprise «a réalisé des avancées rapides sur ses modèles, sur l’infrastructure cloud et les applications», a-t-il ajouté. Les modèles d’IA open Source (c’est-à-dire librement accessibles et modifiables) d’Alibaba, nommées «Qwen», sont populaires auprès des programmeurs du monde entier. L’entreprise a annoncé cette semaine avoir intégré les fonctions «agentiques» de Qwen – des outils capables d’effectuer des tâches complexes pour les utilisateurs – dans son application star Taobao. Eddie Wu a affirmé mercredi dans le communiqué voir un «potentiel énorme» dans ces agents IA, aptes à agir sans intervention humaine. Des analystes de Bloomberg Intelligence ont déclaré avant la publication des résultats qu’Alibaba «va probablement renforcer encore davantage l’intégration de l’IA dans son écosystème au cours de l’exercice 2027». Le groupe maintiendra «des dépenses élevées pour stimuler l’adoption (des outils d’IA) par les utilisateurs», prédisent-ils.
Investissement dans DeepSeek? : Alibaba, aux côtés d’un autre géant technologique national, Tencent, serait en discussion pour investir dans la start-up chinoise d’IA DeepSeek, qui a dévoilé en avril un nouveau modèle d’intelligence artificielle très attendu. Contactée, Alibaba n’a pas réagi dans l’immédiat à ces informations de presse, qui évoquaient une levée de fonds susceptible de valoriser DeepSeek jusqu’à 50 milliards de dollars (43 milliards d’euros). Les produits d’Alibaba dans l’IA séduisent jusqu’à présent par leur qualité. Son générateur vidéo HappyHorse a ainsi dominé des tests comparatifs réalisés lors de son lancement en avril. La publication des résultats d’Alibaba mercredi a lieu après que Tencent a annoncé plus tôt dans la journée un bénéfice trimestriel en hausse de 21%.
Minelli ferme définitivement : nouvel échec dans la mode française
«C’est avec le coeur lourd que nous vous annonçons que Minelli ferme définitivement ses portes», a déclaré la marque d’articles de maroquinerie et de chaussures fondée en 1973, dans une publication sur le réseau social Instagram. «Nos boutiques resteront ouvertes jusqu’au 30 mai» avec une remise de 60% sur l’ensemble des produits, mais «les commandes sur le site web sont malheureusement suspendues», est-il ajouté.
Les candidats au rachat de l’enseigne avaient jusqu’au 11 mai pour déposer leur dossier. Mais la demi-douzaine d’offres rendues publiques mardi par le greffe du tribunal sont pour la plupart très partielles, ne prévoyant la reprise que d’un ou deux des 21 points de vente de Minelli ou de la marque sans ses salariés.
Les marques de mode Maje (groupe SMCP) et Father and Sons, l’opticien Jimmy Fairly et la chaîne de boulangeries Mie Câline, ont ainsi manifesté leur intérêt pour une ou deux boutiques.
De manière plus surprenante, le groupe de transport et de logistique Baghaira a proposé de reprendre la marque Minelli, ses stocks (évalués à 2,7 millions d’euros) et «neuf salariés» du siège de Gémenos (Bouches-du-Rhône), mais pas ses 21 boutiques et leurs «77 salariés», pour 300.000 euros et en misant sur le commerce en ligne.
Enfin, un ancien acteur de la mode et de l’horlogerie, Philippe Sayada, propose une reprise globale pour seulement deux euros, dans des conditions à préciser.
La marque Minelli avait déjà été placée en redressement judiciaire en 2023 à Marseille.
Elle avait été alors sauvée par trois repreneurs, — des investisseurs et la marque de vêtements «Mes Demoiselles Paris» — et intégrée dans une nouvelle entité, «Maison Minelli», en redressement judiciaire depuis mars après une procédure de sauvegarde.
Ce sauvetage s’était fait au détriment de nombreux salariés, avec des effectifs passés alors de 600 à moins de 200. L’enseigne a perdu 3,7 millions d’euros lors de son dernier exercice publié, 2024-2025.
Claire’s, Jennyfer, Okaïdi, IKKS… De nombreuses marques d’accessoires ou de prêt-à-porter ont été placées en redressement judiciaire ou liquidées en France depuis deux ans, dans un secteur bousculé par les nouvelles habitudes de consommation, l’inflation des coûts de l’énergie, des matières premières et des loyers commerciaux, ou encore la concurrence de la seconde main et de la fast fashion, en particulier les sites asiatiques à très bas prix.
Ford relance son offensive européenne avec sept nouveaux modèles d’ici 2029
«D’ici fin 2029, Ford lancera cinq voitures entièrement nouvelles, fabriquées en Europe pour l’Europe», parmi lesquelles une citadine électrique et un «petit SUV», électrique lui aussi, a précisé le constructeur américain.
Pour les professionnels, ce sont deux déclinaisons de modèles existants qui verront le jour.
Le premier est un pick-up adapté aux services d’urgence, services forestiers, à l’exploitation minière et à l’armée.
«Les gouvernements européens et les entreprises au service de l’industrie de la défense recherchent de plus en plus des véhicules prêts à l’emploi offrant les capacités extrêmes requises par les forces armées», a déclaré le président de Ford Europe, Jim Baumbick, cité dans le communiqué.
L’autre véhicule, à l’inverse, est la version électrique d’une camionnette destinée à un usage en zones urbaines denses.
«Nous pouvons accélérer la réduction des émissions dès aujourd’hui grâce aux technologies hybrides qui permettent aux clients de rouler en mode électrique dès qu’ils le peuvent», a encore souligné le patron de Ford Europe.
L’Allemagne est au coeur des 4.000 suppressions de postes en Europe prévues par Ford, incarnation des déboires de l’automobile mondiale entre hausse des coûts, virage électrique et concurrence chinoise.
Ford a réduit la voilure ces dernières années en Europe, un marché très concurrentiel avec notamment l’offensive des constructeurs chinois dans l’électrique.
Le constructeur américain avait également noué en décembre un partenariat avec le français Renault Group pour développer d’ici début 2028 deux voitures électriques de marque Ford sur une plateforme de Renault dans le nord de la France, affichant «une nouvelle offensive produit ambitieuse de Ford en Europe», après y avoir largement réduit les effectifs et capacités de production ces dernières années.
Swatch x Audemars Piguet : la ruée spéculative tourne au chaos en boutique
Une «nuit comme une autre», explique ce jeune bien rodé dans ce système d’achat-revente, son unique activité. Samedi, le lancement des ventes de cette montre colorée, une collaboration avec l’horloger suisse de luxe Audemars Piguet, au prix de 400 euros environ et qui avait fait l’objet d’une forte campagne de communication sur les réseaux sociaux, a viré au chaos. Des échauffourées ont éclaté dans plusieurs villes du monde où des centaines de personnes ont formé de longues files d’attente, conduisant à l’intervention des forces de l’ordre, et à la fermeture de certains magasins. Le groupe Swatch a affirmé que l’organisation de certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir la ruée en boutique. Pour éviter les conflits, celle de Lyon n’a même pas ouvert le rideau. Lundi matin, plusieurs dizaines de jeunes faisaient donc toujours le pied de grue, emmitouflés dans leurs doudounes, en attendant la réouverture. Installés en rangs dans leurs chaises de camping, ils étaient séparés en différentes files, un numéro de passage chacun griffonné sur un bout de papier. «On s’organise pour pas que ça soit le bordel, éviter que les CRS viennent et que les voisins se plaignent», explique l’un d’entre eux, âgé de 25 ans. Dans le lot, rares sont les véritables passionnés d’horlogerie. «On espère tous la revendre pendant que la hype est forte», souligne un autre, en requérant l’anonymat comme ses voisins. Ils estiment la plus-value à grosso modo 1.000 euro par montre, au minimum: sur le site de revente en ligne Vinted, plusieurs annonces dépassaient dès samedi les 2.000 euros. Ce jour-là, Rafael, 20 ans, a voulu tenter sa chance au magasin Swatch de Genève, mais il est arrivé trop tard. Habitant à Vaulx-en-Velin, une banlieue populaire de Lyon, il s’est donc installé vers 2H00 du matin lundi à Lyon. «Une nuit comme une autre», résume-t-il.
«Juste pour l’argent» : Quand il avait 16 ans, Rafael a abandonné le lycée en découvrant qu’il pouvait gagner de l’argent facilement sur des objets achetés en exclusivité. Au départ, il les revendait sur des plateformes comme Leboncoin. De fil en aiguille, il s’est constitué un carnet d’adresses d’acquéreurs. Pour la Royal Pop, «j’ai déjà un acheteur», explique-t-il. Montres, cartes Pokémon, places de concert… Avec cette activité qu’il exerce à temps plein, Rafael empoche au moins un Smic par mois. Parfois c’est le jackpot. «En juin dernier, j’ai fait 11.000 euros», raconte-t-il. Il travaille beaucoup avec des particuliers, mais aussi avec des boutiques ou sites de revente spécialisés. Officiellement, il est autoentrepreneur. «Sauf que je déclare dix euros par mois…» D’autres sont plus néophytes. Pour Rayan, 22 ans et résidant en Isère, c’est occasionnel, un «complément» à son salaire de routier pour «arrondir les fins de mois». À Lille, où, comme à Lyon, le magasin n’a pas ouvert samedi, Aurèle, un étudiant de 20 ans, avoue aussi être là «vraiment juste pour l’argent». «Je ne connais même pas les modèles, mais on m’a dit «ça va se revendre hyper vite, hyper bien».» La boutique lilloise a rouvert dans la matinée, mais une affiche a été apposée sur la vitrine, indiquant que les montres tant convoitées ne seraient finalement pas disponibles dans ce point de vente, faute de stocks. Idem sur celle du magasin lyonnais, sauf que ce dernier a gardé portes closes.
Swatch : les actionnaires rejettent à nouveau l’offensive de l’activiste Steven Wood
Pour la seconde fois, cet investisseur américain très critique à l’égard de la gouvernance de l’entreprise briguait un siège au conseil d’administration, mais sa candidature a été rejetée par 79,6% des voix, a indiqué le groupe suisse dans un communiqué à l’issue de son assemblée générale annuelle. «Les actionnaires se sont clairement opposés à son élection», a déclaré Swatch Group dans le communiqué. Steven Wood, dont la société Greenwood Investors détient 0,5% du capital du groupe suisse, avait déjà fait une première tentative infructueuse l’an passé, estimant que le conseil d’administration avait besoin d’être renouvelé. Selon lui, l’entreprise a «un énorme potentiel» mais les actionnaires minoritaires ont peu de chances de faire entendre leur voix au sein du conseil d’administration, écrivait-il sur son blog en amont de l’assemblée générale. Or «sans supervision indépendante, sans regard neuf et représentation équilibrée, même les meilleures entreprises peuvent commencer à dysfonctionner comme le mécanisme d’une montre enrayée», avait-il insisté. L’entreprise est dirigée par Nick Hayek et présidée par Nayla Hayek, les héritiers du fondateur du groupe qui avait rajeuni l’horlogerie suisse dans les années 1980 avec sa célèbre montre en plastique multicolore. La candidature de Steven Wood était soutenue par la société Institutional Shareholder Services (ISS), qui émet des recommandations de votes, ainsi que par la fondation Ethos, qui représente des caisses de retraite en Suisse. Cette fondation, qui intervient régulièrement dans les assemblées générales, avait rappelé que le «pool Hayek», qui regroupe les héritiers ainsi que les personnes et institutions proches, détient 26,4% du capital mais contrôle 44,5% des droits de vote. La fondation Ethos jugeait, elle aussi, qu’un «conseil d’administration renouvelé, «disposant suffisamment d’indépendance et de diversité de compétences est une condition essentielle au succès durable de Swatch Group», avait-elle indiqué fin avril dans un communiqué détaillant ses intentions de vote. En 2025, le groupe, également propriétaire d’autres marques, dont Tissot, Longines et Omega, a vu son chiffre d’affaires fléchir de 5,9% à 6,28 milliards de francs suisses (6,85 milliards d’euros à taux actuels) tandis que son bénéfice net a dégringolé de 88,5% à 25 millions de francs suisses. Le groupe qui fabrique aussi des composants horlogers avait expliqué cette chute par sa volonté de maintenir l’emploi en attendant la reprise alors que le secteur a connu une année difficile entre la baisse de la demande en Chine et les droits de douane aux Etats-Unis. Fin 2025, le groupe horloger employait 31.796 personnes au niveau mondial.
Starbucks : une campagne polémique coûte son poste au patron en Corée du Sud
La polémique est née d’une promotion lancée lundi par la chaîne de cafés, qui présentait le 18 mai comme le «Tank Day» afin de faire la publicité de l’un de ses gobelets réutilisables.
Cet intitulé a suscité une vive indignation dans le pays, car il évoque les véhicules militaires utilisés contre les manifestants à Gwangju, et ce le jour même du 46ème anniversaire du soulèvement. Son Jung-hyun, directeur de Starbucks Corée, a été démis de ses fonctions en raison de cette controverse, a confirmé mardi un représentant de l’entreprise.
Les manifestations de 1980, un moment charnière dans la lutte de la Corée du Sud pour la démocratie, ont vu étudiants et citoyens se soulever contre le régime militaire, avant que l’armée n’écrase violemment le mouvement en l’espace de dix jours.
Les chiffres officiels font état de 165 civils tués lors de la répression, 65 personnes portées disparues et 376 autres décédées ultérieurement de leurs blessures, mais le bilan réel pourrait être plus élevé.
Le président sud-coréen Lee Jae Myung, qui a assisté lundi à une cérémonie commémorant le soulèvement, a condamné cette opération marketing de Starbucks, estimant qu’elle «tournait en dérision» les victimes. «Je suis révolté par cette conduite inhumaine et honteuse, une manoeuvre lucrative
qui bafoue les valeurs de la communauté sud-coréenne, les droits humains fondamentaux et la démocratie», a-t-il écrit sur la plateforme X.
Starbucks Corée a présenté des excuses officielles dans la foulée: «Nous nous inclinons sincèrement en signe d’excuses devant les âmes du 18 mai», a déclaré l’entreprise. «Nous avons reconnu que le libellé associé à notre promotion de vente en ligne de gobelets avait été utilisé de manière extrêmement inappropriée», a-t-elle ajouté.
Burberry repasse dans le vert grâce à son recentrage stratégique
Le bénéfice net s’affiche à 21 millions de livres, contre une perte de 75 millions sur l’exercice précédent. Mais le chiffre d’affaires recule de 2%, à 2,420 milliards de livres. «Notre stratégie porte ses fruits et il existe des opportunités claires de croissance supplémentaire» malgré «l’incertitude de l’environnement macroéconomique», estime le directeur général Joshua Schulman, cité dans le communiqué. Confronté comme l’ensemble du secteur du luxe à un ralentissement de la demande et à l’offensive protectionniste des Etats-Unis, Burberry a en outre pâti ces dernières années de choix stratégiques malheureux, notamment un pari raté de monter davantage en gamme, ce qui avait fait tomber dans le rouge son dernier résultat annuel. Le groupe a dès lors amorcé fin 2024 un recentrage d’urgence sur ses grands classiques, comme son trench coat et ses écharpes, pour enrayer le plongeon de ses résultats, avec des prix plus en rapport avec sa marque: le luxe, mais pas l’ultra luxe. «Les progrès sont obtenus grâce à des mesures menées sur de multiples fronts, notamment la capacité à attirer des clients de la génération Z malgré une concurrence intense», «un signe encourageant que la marque reste pertinente pour une clientèle plus jeune», souligne Richard Hunter, analyste chez Interactive Investor. «Cependant, la route est encore longue» et les investisseurs «ne sont pas encore pleinement convaincus d’un redressement durable, comme en témoigne une réaction étonnamment morose à la publication des chiffres», ajoute-t-il. Le titre perdait plus de 4,5% à la Bourse de Londres jeudi peu après l’ouverture. Le groupe a par ailleurs annoncé le départ à la retraite du président de son conseil d’administration, Gerry Murphy, qui sera remplacé en novembre par William Jackson, ancien directeur général du fonds britannique Bridgepoint. En dépit de ses récentes difficultés, l’entreprise fondée en 1856, à Basingstoke (sud de l’Angleterre) par un apprenti drapier, peut toujours compter sur sa renommée.
Société Générale sanctionnée : 20 millions d’euros pour manquements envers ses clients
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) fait état d’un «non-respect très étendu des dispositions législatives et réglementaires méritant d’être fermement sanctionné», après un contrôle sur place en 2023 et 2024. Assortie d’un blâme, il s’agit de la plus forte amende infligée par la commission des sanctions de l’ACPR depuis 2018. La banque est prise en défaut en sa qualité d’intermédiaire d’assurance, puisqu’elle commercialise automatiquement dans son offre groupée de services «Sobrio», aux côtés de produits essentiels comme la carte de paiement, une assurance dommages. Selon le superviseur bancaire, adossé à la Banque de France, la Société Générale «n’a pas respecté les obligations d’information précontractuelle et le devoir de conseil qui s’imposent à elle en sa qualité de distributeur de ce contrat assurance». La commission des sanctions de l’ACPR a estimé par ailleurs «qu’en retenant, en toute connaissance de cause, une analyse juridique de la nature du contrat et de ses obligations envers les assurés conforme à ses intérêts mais inexacte, la Société Générale a manqué à son devoir d’agir, en tant que courtier d’assurance, au mieux de l’intérêt de ses clients». La Société Générale «n’a manifestement pas agi au mieux des intérêts de ses clients et a privilégié ses propres intérêts financiers», écrit par ailleurs l’ACPR, qui fait état de «manquements graves et répétés à des obligations qui ne sont pas nouvelles et qui ont été prescrites dans le but de protéger les clients».
Contactée, la banque prend acte de la décision et assure avoir «réagi dès l’identification de certains dysfonctionnements soulevés par l’enquête de l’ACPR de 2024». «Pour ce qui nous est reproché dans le cadre de l’offre groupée de services Sobrio», elle examine «avec précision les suites à donner à cette décision y compris l’éventualité d’un recours devant le Conseil d’Etat». D’autres contrats comme «Certicompte», «Certi Epargne» ou «Mon Assurance Mobile» font également l’objet de manquements, aussi sanctionnés par le superviseur bancaire. La décision, rendue publique lundi, date du 13 mai. La Société Générale a déjà subi les foudres de l’ACPR en 2024 pour sa filiale Treezor (un million d’euros d’amende) ou encore en 2017 (5 millions d’euros) pour des manquements dans sa lutte contre le blanchiment d’argent. Le record reste détenu par la Banque Postale: l’ACPR lui avait infligé une amende de 50 millions d’euros en décembre 2018 pour des manquements dans son dispositif de lutte contre le financement du terrorisme.









